July 27, 2020

FAImaison

Municipales 2020

Avant les deux tours des élections municipales 2020, FAImaison a adressé huit questions à l'ensemble des listes candidates pour connaître leur opinion sur la protection des données personnelles, la promotion du logiciel libre et des alternatives aux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, et tous les autres), la vidéo surveillance et la reconnaissance faciale. Vous retrouverez le contenu exhaustif du questionnaire en cliquant ici.

Nous aurions été ravi·es de pouvoir échanger sur ces sujets d'importance, à l'heure de la dématérialisation des services publics et dans un contexte d'utilisation de nombreux services numériques pendant le confinement, des services audio et vidéo à « stopcovid ». Nous avons reçu trois réponses, de Saint-Herblain en Commun, Rezé à gauche toute et Nantes ensemble dont vous trouverez le contenu en fin de cet article. Quelles que soient les causes de ce nombre réduit de réponses, nous pensons qu'il est indispensable de poursuivre ce travail de sensibilisation et de questionnement des élu·es. FAImaison continuera d'informer et d'être actif sur ces thèmes.

Si ces sujets t'intéressent, n'hésite pas à passer nous voir par exemple pour un apéromaison (le 3ème jeudi de chaque mois) ou à la permanence à B17. Tous les renseignements sont ici

Réponse de Saint-Herblain en commun (reçue dans le cadre du premier tour) :

Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?

Saint-Herblain en Commun envisage de former les citoyens et citoyennes notamment par le biais d’ateliers, en partenariat avec les CSC et l’accueil municipal au public. Le collectif souhaite s’appuyer sur les acteurs de son territoire, pour être au plus proches des habitant.e.s et de leurs réalités.

Comment garantir la bonne application du RGPD (règlement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?

Le référent RGPD (Monsieur Stéphane POIBEAU, Responsable du Service des Systèmes d’Information, comme délégué à la protection des données [DPO]) est obligatoire au sein des services municipaux, il existe déjà sur la ville de Saint-Herblain. Saint-Herblain en Commun tient à maintenir confiance et transparence vis-à-vis des aministré.e.s et des agents de la commune.

Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?

Le premier garde-fou auquel s’engage Saint-Herblain en Commun est la formation des agents. Le service informatique de la ville a été sensibilisé à ce sujet par le biais de formations. Par le passé, les systèmes informatiques de la commune ont déjà été attaqués mais aucune conséquence n’a été répertoriée.

Comptez-vous favoriser l'usage des logiciels libres dans l'ensemble de l'administration ? Comment ?

Saint-Herblain en Commun envisage de mettre en place les formations et les outils libres à disposition des agents de la commune.

Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?

Le collectif s’affirme pour la prééminence des moyens humains sur les techniques et numériques, notamment sur la thématique de la sécurité.

Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?

Saint-Herblain en commun est contre la technologie de reconnaissance faciale.

Réponse de Rezé à gauche toute (reçue dans le cadre du premier tour)

Réponses publiées sur le site de liste Rezé à gauche toute

Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?

Ce n’est pas à proprement parler une compétence de la commune. Néanmoins, des leviers existent et c’est ainsi que nous souhaitons réorienter le projet de la galerie numérique de la médiathèque vers un programme d’éducation populaire sur les questions de numérique. Les jeunes et les séniors font partie des publics naturels de la médiathèque.

Comment garantir la bonne application du RGPD (réglement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?

Le RGPD est obligatoire et à ce titre les services de la ville sont déjà tenus de l’appliquer dans leur action. Néanmoins nous souhaitons le mettre en avant, afin qu’il soit compris et utilisé par l’ensemble de la population. Avec une page explicative sur le site de la mairie qui à ce jour ne retourne aucun résultat pour « RGPD ». Dans la même idée, nous proposons d’identifier le ou la responsable RGPD de la commune dans les mentions légales du site web afin que tout·e citoyen·ne puisse faire valoir simplement ses droits de consultation, de rectification, de transmission, mais également de suppression définitive de ses données.

Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?

C’est à nouveau du ressort des services communaux concernés. En terme d’orientation politique, nous proposons de favoriser l’usage des logiciels libres dans les services. De part leur audit libre, nous considérons qu’ils offrent une protection supplémentaire face à ces attaques. De même, nous comptons mettre en place une politique de limitation des données collectées et de leur conservation par la commune. Réduire la quantité de données sensibles, c’est aussi réduire les risques et les conséquences d’attaques informatiques.

Comptez-vous favoriser l’usage des logiciels libres dans l’ensemble de l’administration ? Comment ?

Oui, notamment en les privilégiant pour tout ce qui relève des achats publics. En les proposant sur les postes des personnels de la ville et ceux utilisés par le public, en lieu et place des logiciels privateurs existants. Rapidement dans les domaines où les équivalents sont immédiatement connus (navigation internet, bureautique, email), puis progressivement pour les applications-métiers et les systèmes d’exploitation.

Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?

Nous y sommes opposé·es et avons été les seul·es à voter contre la surveillance de masse de la population au conseil municipal de Rezé.

Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?

Nous y sommes opposé·es puisqu’elle est concomitante de la vidéosurveillance. Davantage même, puisque les risques pour les libertés individuelles sont encore plus graves.

Que pensez-vous du portail captif requérant le passage par les GAFAMs pour l’accès au réseau WiFi Rezé-public ?

Nous y sommes fermement opposé·es, comme indiqué au point 7.2 de notre programme.

Réponse de Nantes ensemble (reçue dans le cadre du premier tour)

Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?

Nous souhaitons renforcer les Tiers-Lieux, des lieux de proximité au sein des quartiers qui seront des lieux de co-réparation et de réemploi. Au sein de ces lieux, des associations seront encouragées à organiser des ateliers de médiation et d’acculturation au numérique responsable, et donc à la prise de conscience des dangers de l’exploitation des données individuelles. Ces ateliers permettent aussi de parler de diffuser les bonnes pratiques en matière de numérique.

Nous prévoyons la mise en place d’une équipe de médiateur.rice.s dédiée à l’éducation numérique au sein même des lieux gérés par la Ville ou la Métropole, et interviendrons dans les écoles, les entreprises.

Comment garantir la bonne application du RGPD (réglement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?

La Charte Métropolitaine de la Donnée atteint aujourd’hui un niveau satisfaisant de respect de la RGPD. Nous souhaitons aller plus loin et y intégrer les principes de la sobriété numérique, qui visent à limiter le déploiement de nouveaux logiciels et applications. Le DPO sera chargé de veiller au respect de ces principes.

  • Nos partenaires et sous-traitants seront sélectionnés selon des critères Numérique Responsable qui imposent un cahier des charges strict en matière de respect de la protection des données.
  • Les sites de la ville et la métropole devront proposer une interface utilisateur claire et éco-conçue, mettant en avant l’accord d’utilisation de données, conformément à l’application de la RGPD notamment en cas d’utilisation des cookies.
  • Nous créerons un comité Numérique rassemblant les différents corps de la société civile et économique d’experts du numérique responsable. Ce comité sera chargé de passer en revue la politique numérique publique et sera garant de l’intérêt écologique et sociétal des mesures.
  • Ce comité aura aussi pour but de favoriser la mise en commun de la feuille de route numérique des organismes publiques et des organismes privés et s’assurer que la politique numérique sert les stratégies environnementales.

Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?

Comptez-vous favoriser l'usage des logiciels libres dans l'ensemble de l'administration ? Comment ?

Oui. Nous voulons expérimenter les logiciels libres à l’échelle de la métropole. Les valeurs de l’opensource et du libre rejoignent dans une large mesure celles de notre liste : travail communautaire, service de l’intérêt général, transparence et juste prix.

Nous travaillerons selon un calendrier inspiré par le retour d’expérience de la mairie de Fontaine :

  • 1er temps : choix de logiciels libres d’infrastructure (messagerie, serveur de fichiers, annuaire informatique, etc.)
  • 2è temps : migration des logiciels tournant sur PC sous Windows vers du libre (eg. : Thunderbird pour les mails, Firefox pour le web)
  • 3è temps : changement de suite bureautique. Ce changement devra être accompagné de sessions de formation pour les aider à migrer leurs connaissances et leurs données.
  • 4è temps : migration du système d’exploitation. Ce processus, complexe, devra être conduit selon le principe de l’apprentissage par l’exemple plutôt que par la contrainte.

Ce processus devra se faire avec le concours de tou.te.s et sous la supervision de la direction de systèmes informatiques. Il s’agit à la fois d’un changement culturel dans l’approche du numérique et de l’informatique et d’un changement technique important qui demandera une rigueur particulière et des moyens humains associés.

Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?

Contre (est-ce qu’on a besoin d’argumenter ?)

Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?

Contre (est-ce qu’on a besoin d’argulenter ? )

Depuis quelques mois, l'accès Internet via Nantes Wifi public ouvre automatiquement une page sur le moteur de recherche Google. Seriez-vous d'accord de modifier cela pour proposer par défaut https://qwant.fr ou https://start.duckduckgo.com ?

Qwant : Oui ! C’est une initiative nationale et plus il y aura d’utilisateurs, plus le moteur de recherche prendra de l’ampleur devant Google. C’est notre devoir de soutenir les initiatives numériques « locales ».

by FAImaison at July 27, 2020 10:00 PM

July 17, 2020

French Data Network

Assemblée Générale 2020 – le retour !

Après avoir été reportée une première fois par effet du confinement de ce printemps, l’Assemblée Générale 2020 portant sur l’année 2019 de French Data Network aura lieu le samedi 5 septembre 2020, à partir de 9h, à l’Electrolab (un grand merci aux personnes de l’Electrolab pour leur accueil et l’aide à l’organisation \o/). Outre les […]

by Khrys at July 17, 2020 09:35 AM

July 15, 2020

Le Blog de SCANI

Bilan moral 2019

Il est encore arrivé tard, mais mieux vaut tard que jamais.

On peut le consulter ici.

C’est le bilan moral 2019. Accompagné de son inévitable kyrielle de chiffres dans le bilan financier qu’on peut, quant à lui, retrouver ici.

Comme chaque année, ce bilan est une première version destinée à être amendée et complétée en fonction des débats et discussions qui auront lieu jusqu’au 15 septembre au sein de l’assemblée générale de la coopérative. Ces éléments seront intégrés au fur et à mesure de leur réception sur cette page.

by bruno at July 15, 2020 08:51 AM

July 11, 2020

Le Blog de SCANI

Premier pylône public équipé

Dans le cadre du « newdeal mobile », les quatre gros opérateurs de téléphonie mobile en France ont obtenu le renouvellement d’autorisation ou l’attribution de nouvelles fréquences de façon gratuite (un cadeau de quelques 3 milliards d’euro) contre l’engagement d’aller (pour résumer) couvrir la pampa à minima en 3G, idéalement en 4G.

Dans notre département, ce « deal » s’est soldé par la construction de 25 nouveaux pylônes (aux frais du contribuable) qui ont ensuite été équipés (par Free au nord de l’Yonne et Bouygues au sud et à l’ouest, de ce qu’on sait) pour permettre de boucher un certain nombre de trous de couverture.

On parle ici de téléphonie mobile, pas d’internet fixe. La puissance publique paie le terrain, le pylône et son installation, l’opérateur paie son matériel et son installation sur le pylône et il n’y a aucun coût de location, chacun devant prendre soin de ses affaires.

Plus haut, toujours plus haut

Lors du vote du budget relatif à ces constructions (on parle quand même en millions d’euro pour 25 pylônes), quelques élus de notre département ont, à juste titre, souligné qu’investir autant d’argent uniquement pour que 4 multinationales puissent vendre leurs services, c’était un peu « too much » et que tant qu’à monter des pylônes, il faudrait veiller à ce que (par exemple) notre petit opérateur local puisse également y avoir accès (SCANI, donc).

Avant avoir eu le temps de dire « ouf », et sans que nous ayons été consultés, la décision est prise de rehausser tous les pylônes de plusieurs mètres. De notre côté, on préfère militer pour que tous les acteurs, petits comme gros, puissent utiliser ces infrastructures, mais beaucoup considèrent que ces quelques mètres en plus sont « pour SCANI ». Fort heureusement, nos antennes ne sont pas si grosses et 50 centimètres suffisent amplement. Ça laisse de la place pour les copains suivants !

Début 2019, cette affaire de nouveaux pylônes et de rehausse fini par arriver à nos oreilles. On notera qu’au moment ou on écrit ces lignes (1 an 1/2 plus tard, donc) on ne connaît pas la localisation précise de la majorité de ces pylônes … Personne n’a été en mesure de nous fournir la liste.

Ça n’a pas grande importance dans la mesure ou SCANI ne déploie du réseau que là ou il y en a besoin. Si d’aventure un membre repérait un de ces pylônes lors de ses promenades, on finirait bien par avoir l’information.

Revenons en à début 2019. La mairie de la commune nouvelle de Charny Orée de Puisaye nous indique 4 implantations, respectivement sur Villefranche, Chevillon, Dicy et Prunoy. 4 villages en manque criant de débit et proche de notre relais principal du secteur situé au sud de Charny. On se dirige donc vers l’équipement de ces 4 pylônes et on installe, au printemps 2019, deux premiers coffrets prévus pour accueillir notre petit matériel en bas des pylônes (à droite sur la photo). On prépare l’installation électrique et le câblage et on laisse l’arrivée en attente sous le tableau électrique installé par Bouygues (au centre sur la photo).

Pour le courant, on fait comment ?

S’engage alors un chemin de croix pour arriver à brancher ce câble : la solution la plus commune est que chaque opérateur dispose de son propre compteur électrique, mais la perspective de plusieurs milliers d’euro de mise en service et d’un abonnement mensuel pour une consommation équivalente à celle d’un frigo de camping car ne nous séduit pas énormément.

On fini par parvenir à convaincre Bouygues de nous laisser nous alimenter chez eux. C’était à la fin de l’été 2019. Reste un tout petit détail : qui fait ce branchement ? Bien entendu, on sait faire, proprement et, sauf incident, sans coupure d’alimentation, mais, s’agissant de l’installation d’un autre opérateur, on préfère que ce soit quelqu’un qui soit officiellement mandaté par l’opérateur en question qui effectue l’opération.

A force de tergiversation et à la fin du confinement, on fini par avoir un RDV pour mettre en service l’électricité sur les 4 implantations. Rendez-vous qui se solde, pour résumer, par « oh ben c’est une clé standard pour le tableau électrique et y’a des disjoncteurs en rabe déjà installés, faites votre vie, vous avez pas l’air d’une bande de vandale ». Quasi un an d’attente pour ça .. si on avait su, on se serait branchés en septembre 2019.

Préparation en amont

Qui dit nouveau relais, surtout à cette hauteur, dit arrivée potentielle de quelques nouveaux membres. Nous avons donc commencé par renforcer le réseau en amont pour permettre d’amener sur place un débit suffisant.

L’opération a consisté à changer deux antennes en haut du château d’eau situé au sud de Charny. On remercie au passage la Fédération des Eaux de Puisaye pour leur prompte réponse et on s’excuse pour les deux annulations de dernière minute.

Cette opération permet le renfort de deux des trois liaison principales du secteur :

  • La primaire, ralliant la zone de Grandchamp ou nous disposons d’une collecte fibre. C’est par là que le trafic s’écoule en temps normal
  • La secondaire, ralliant le plateau de Taingy ou nous disposons d’une ligne VDSL de secours
  • La tertiaire, ralliant la zone du Val d’Ocre, elle même connectée aux zones d’Auxerre et de Joigny (toutes deux munies d’une collecte fibre)

Plus tard, si le nouveau secteur couvert par les 4 fameux pylônes venait à s’étoffer, une antenne directionnelle dédiée serait installée sur ce château d’eau et un plan (encore hypothétique) est possible pour relier directement l’un des 4 pylônes à la zone existante de Joigny

Maintenant, il faut monter

Le jour J est arrivé, il va falloir grimper. Ça n’a l’air de rien, 45 mètres, mais sans nacelle, il faut non seulement monter le bonhomme mais aussi le peu de matériel dont il a besoin en haut. L’antenne de réception (1kg), un routeur (1kg) et les 3 antennes d’émission (500 grammes chacune), de l’eau, quelques outils … Mais surtout, les câbles pour brancher tout ça en bas du pylône.

C’est finalement ça qui est le plus lourd et le plus enquiquinant à monter, le vent n’aidant pas à ce que tout reste bien droit et ne s’emmêle pas dans la quantité de lamelles et de boulons qui traînent un peu partout dans le corps d’un pylône.

Et une fois le matériel installé en haut, il faut descendre et fixer les câbles aux lamelles prévues tout le long de l’échelle, sans oublier la petite photo souvenir :

Côté sécurité, ces gros engins sont tout de même forts sympathiques et embarquent, tout le long, un rail dans lequel on glisse un bloc anti-chute, lui même accroché au bonhomme, qui ne risque donc rien d’autre que de la fatigue :

La mise en sécurité de la personne qui monte est importante, mais une fois qu’il est perché, il ne faut pas que ceux qui sont en bas oublient que des objets peuvent dégringoler. On a beau attacher ou ranger les outils au maximum, on a quand même vu un mètre et une boite en plastique faire le grand saut. Casque recommandé !

Ce n’était pas le premier pylône équipé par SCANI, mais c’était le premier du « newdeal mobile » et c’est quand même chouette d’avoir réussi, donc deuxième petite photo souvenir (qui donne une idée de la taille de nos antennes)

Remerciements

Ce nouveau relais n’aurait pas été possible sans :

  • l’attention des élus de notre département qui ont défendu la possibilité pour les petits opérateurs d’accéder à ces équipements publics (un merci particulier à Nicolas et à Thierry)
  • l’accompagnement et les autorisations de la commune nouvelle de Charny Orée de Puisaye (un merci particulier à Michel)
  • la bienveillance de la Fédération des Eaux de Puisaye Forterre (la liste des mercis particuliers serait trop longue)
  • l’autorisation de Bouygues pour se brancher sur leur TGBT pour alimenter notre relais (un merci particulier à Thierry)
  • la pugnacité et l’entêtement des locaux qui ont fait les repérages, la coordination, la logistique, les coups de fil, les relances, etc. (un merci particulier à Morvan)

Plus que 3 pylônes avant d’attaquer les 21 suivants ! 🙂

by bruno at July 11, 2020 08:42 AM

June 23, 2020

Franciliens

Services pour les adhérents 🎉

Nous sommes heureuxes d’annoncer que nous avons décidé d’ouvrir gratuitement à nos adhérentes plusieurs services !

Compte Jabber (XMPP)

XMPP est un système de messagerie instantanée (chat). C’est une bonne alternative à des systèmes de messageries centralisées (comme WhatsApp pour ne pas le citer). En effet, XMPP permet une architecture décentralisée car tous les messages ne sont pas stockés au même endroit ou pas la même entité. Nous avons donc mis en place notre propre serveur et c’est ainsi que Franciliens.net vous propose de vous créer un compte @franciliens.net.

Pour commencer avec XMPP, voici une liste de logiciels compatibles:

Et un bon tutoriel pour démarrer: https://www.chapril.org/XMPP.html

Références

Résolveur DNS Secondaire

Imagine deux secondes si tu devais retenir et taper le numéro de téléphone de chaque personne que tu voulais appeler. Galère! C’est pareil pour les sites web, tu devrais retenir 91.198.174.192 pour te connecter à wikipedia.org par exemple. Non, à la place, tu tapes wikipedia.org, et ton ordinateur s’occupe du reste.

Pour faire cette traduction d’un numéro en un nom, ton ordinateur utilise un résolveur DNS.
Un résolveur, c’est un ordinateur qui transforme un nom de domaine (ex:wikipedia.org) en un numéro (ex:91.198.174.192). Un annuaire en ligne quoi.

Si jamais le résolveur que ton ordinateur utilise par défaut n’est plus joignable, tu ne sera plus en mesure de te promener sur le net sans connaître l’IP du site que tu souhaites consulter. Il est donc souvent pratique d’avoir un résolveur de secours, et c’est ce que peux te fournir Franciliens.net !

Reverse DNS

A l’inverse du résolveur DNS présenté ci-dessus qui te permet d’obtenir une adresse IP depuis un nom de domaine, le « reverse DNS » permet d’obtenir un domaine depuis une IP.

En pratique, c’est principalement utilisé pour vérifier que l’émetteur d’un email est bien celui qu’ielle prétend être. Lorsqu’on reçoit un mail on peut vérifier que le domaine de l’email de l’émetteur (toto@franciliens.net) correspond bien au domaine associé à l’IP de l’émetteur (contenu dans l’entête de l’email).

Franciliens.net vous propose de mettre en place une entrée dans son serveur DNS afin que vos destinataires puissent vérifier votre identité et donc de ne pas finir dans leur spams. Bien évidemment, comme nous pouvons fournir cette garantie uniquement pour les adresses IP que nous gérons, ce service s’adresse aux personnes qui hébergent un serveur sur une adresse IP assignée par Franciliens.net (via un abonnement VPN ou xDSL).

MX Secondaire

Ça c’est quand ton serveur de mail autohébergé décide de te lâcher un vendredi soir alors que tu viens juste de partir en randonnée à la montagne pour une semaine. Si ça arrive et que tu n’as pas de MX secondaire, les emails envoyés vers toi seront perdus.

Pour rappel lorsque quelq’un.e t’envoie un email, le programme avec lequel ielle rédige son email (MUA de son petit nom) transmet l’email à un son serveur (ou le serveur de son fournisseur de mail) qui le transmet ensuite à ton serveur.

Lorsque tu consultes tes emails, tu te connectes sur ton logiciel (ton MUA), ce dernier récupère les emails stockés sur ton serveur.

Si ton serveur n’est pas joignable, le serveur de la personne qui t’envoie l’email va réessayer plusieurs fois (en général 5 jours). Si ton serveur n’est pas joignable au delà de cette durée, l’email sera perdu.

En pratique le MX secondaire est très peu utilisé car cela implique que le serveur ne sont pas joignable pendant 5 jours (ça dépend de la configuration du serveur qui envoie l’email).

Réferences

by Keoma at June 23, 2020 11:47 PM

June 15, 2020

Franciliens

Abonnements VPN – Pause de nouvelles souscriptions

Fondée en 2010, Franciliens.net aura dix ans à l’automne 2020.
Aujourd’hui nous sommes plus de 160 adhérents.
Sans fêter l’anniversaire avant l’heure, nous pouvons déjà faire un constat : nous avons grandi !

C’est une très bonne nouvelle qui nous oblige à faire une révision de ce qu’est notre infrastructure technique, qui avait été pensée pour une toute petite structure aux moyens très limités. Aujourd’hui nous constatons en effet que nous touchons aux limites de notre infrastructure et nous devons l’adapter à notre nouvelle taille, tout particulièrement pour le VPN, qui compte désormais plus de 40 abonnés.

Pendant que nous faisons grandir nos capacités, notre souci est de ne pas fournir un service dégradé à nos abonnés actuels.

Pour cela, nous choisissons de suspendre temporairement la vente du service VPN.

Que se passe-t-il du point de vue pratique ?

  • Tu es abonnée VPN ? Aucun changement pour toi
  • Tu souhaites devenir abonnée VPN ? Pour l’instant, tu peux nous envoyer ta demande : nous la prendrons en compte et nous la traiterons dès lors que nous aurons augmenté notre capacité

Et nous travaillons pour accueillir toutes les abonnées et abonnés de nos prochains dix ans 🎊

by Anne at June 15, 2020 11:25 PM

May 31, 2020

FAImaison

Assemblée générale 2020

L'assemblée générale ordinaire (AGO) a eu lieu le samedi 15 février 2020 au 1 place de la Gare de l'État dans la salle A de la Maison des syndicats, à Nantes.

Publication des bilans et compte-rendus suite à l'assemblée générale

Sont disponible au format PDF :

by FAImaison at May 31, 2020 10:00 PM

Hébergement matériel

FAImaison mutualise entre ses membres de l'espace au sein d'une baie du datacenter, il est possible d'y faire héberger du matériel. Le tarif mensuel de location comprend le coût du réseau, de l'électricité, et de l'espace.

Hébergement de petites machines

Il est possible de faire héberger une machine « hors format », de type NUC, Raspberry PI, brique internet, ordinateur portable ou toute autre avec une consommation raisonnable (< à 30W de moyenne).

Hébergement de machine rackables

La location de U pour y placer une machine rackable n'est plus possible faute de place suffisante en baie pour le moment.

Tarifs

Tarif libre

by FAImaison at May 31, 2020 10:00 PM

April 30, 2020

FAImaison

Interview pour Radio Canut

Nous avons été sollicité·e·s le 24 avril 2020 par Radio Canut (Lyon) pour une interview sur les libertés numériques en général et l'application StopCovid en particulier.

C'est ainsi que MeTaL_PoU et Chre ont participé à l'émission « On est pas des cadeaux ! » et on pu échanger avec -so- le 27 avril sur ces sujets.

Vous pouvez écouter cette émission [1h] diffusée à l'antenne le 1er mai 2020 ici :

Sur le site de l'émission « on n'est pas des cadeaux »

(copie locale de l'interview)

Et n'oubliez pas au passage d'apprécier la savoureuse bande son !

by FAImaison at April 30, 2020 10:00 PM

April 29, 2020

Le Blog de SCANI

Mobilisations citoyennes

Depuis le début de la crise, l’espace médiatique est, dans sa grande majorité, occupé par les grandes déclarations de nos gouvernants qui tentent, par tous les moyens possibles, d’entretenir le mythe de l’état providence et de rassurer du mieux qu’ils peuvent l’ensemble de la population.

Dans le même temps, des manques criants dans l’organisation publique nationale sont apparus. On peut heureusement compter sur nos organisations plus locales, au premier rang desquels on trouve nos communes.

La « société civile », mot de novlangue utilisé depuis quelques années pour désigner tantôt les associations ou tantôt les individus, prend cette crise de plein fouet (et ce n’est pas terminé) mais se mobilise du mieux qu’elle peut, parfois avec la complicité de nos élus locaux.

En quelques semaines à peine, et sans que ce panorama ne soit exhaustif (si vous avez d’autres infos, n’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires), plusieurs initiatives sont nées. Les actifs de SCANI participent à l’une ou plusieurs de ces initiatives, on vous en parle donc un peu :

Makers 89 contre le Covid

À l’initiative du fablab des Beaux Boulons à Auxerre, rapidement rejoint par le Maillet de Joigny et des makers du Sénonais et d’un peu partout dans le département, le collectif fédère aujourd’hui une centaine d’imprimantes 3D qui produisent en continu des visières de protection, des fixations pour masques, des systèmes d’ouverture de portes avec le coude, etc …

Après que chacun ait épuisé ses stocks personnels, une cagnotte helloasso a permis les premières commandes de réassort de matière première, rapidement complétée par une donation de la Fondation Free de près 200kg de fil pour les imprimantes 3D. La région devrait également prendre en charge une partie des frais engagés, mais la méthode choisie est bien plus complexe et symptomatique des modes verticaux de fonctionnement (il faut dénicher la facture, l’envoyer à un fablab à l’autre bout de la région qui a reçu une subvention globale de la région et qui est, si on a bien tout saisi, chargé de la répartir entre tous ceux qui ont engagé des frais .. l’histoire ne dit pas si un particulier pourra se faire rembourser directement)

A cette occasion, même si la chose n’est pas simple sans pouvoir se réunir, nous avons rapidement mis en place une organisation qui fonctionne plutôt bien :

  • Le fabmanager Auxerrois se charge de la coordination générale et de tenir les comptes (près de 4000 visières produites !)
  • Deux ou trois personnes, déjà amenées à se déplacer pour leur activité professionnelle, assurent le transport et la répartition de la matière première
  • Sur l’Auxerrois, un bout de jardin (le désormais fameux « 93 ») a été aménagé avec une petite armoire de stockage, un parasol et du matériel de désinfection, permettant la récupération de matière première et le dépôt d’objets par les makers
  • Pour une grande partie des EHPAD, la production de visières a été centralisée à Toucy puis la redistribution a été directement gérée en interne par les établissements
  • Un partenariat a été noué avec un transporteur de matériel médical et les pharmacie, permettant de faire voyager les objets imprimés partout dans le département

La couture Jovinienne

A l’initiative de la mairie de Joigny et de la communauté de commune du Jovinien, plus de 70 couturières et couturiers sont à l’œuvre depuis 3 semaines pour produire des masques en tissus. La collectivité fourni le tissus et les élastiques, les élus se chargent de la distribution du tissus, du ramassage des masques et de la distribution.

Un centre de couture, équipé en machines, a été crée en respectant les distances de sécurité et accueil les personnes non équipées à domicile mais qui savent utiliser les machines à coudre.

Services numériques locaux

On parle beaucoup de la nécessité de relocaliser une partie de la production des biens et services dont nous avons besoin au quotidien. La crise actuelle a mis en évidence une trop grande interdépendance des continents, des pays et même parfois des régions ou des départements.

S’il semble évident qu’il faudra, à l’avenir, assurer les capacité de production de médicament et de matériel, beaucoup semblent se reposer sur internet comme si c’était un acquis infaillible et qui sera toujours disponible.

Pour remettre les choses en perspective, Youtube a fêté son 15e anniversaire le mois dernier, Gmail n’existait pas lors de la présidentielle de 2002, si Zoom (célèbre service de communication vidéo en ligne) était humain, il rentrerait en CE1 en septembre prochain et si la légende dit qu’Internet a été conçu par l’armée américaine pour résister à une guerre nucléaire, la réalité est qu’il s’agit d’un réseau principalement financé et maintenu par des entreprises privées dont l’objectif premier, malgré ce qu’en disent leurs publicités, est le profit financier.

Dès lors, il semble curieux qu’on fasse reposer la quasi totalité de nos interactions sociales et nos activités économiques et citoyennes sur ce seul outil sans se poser un minimum de questions.

La principale question tient en quelques mots : « si demain tel service disparaît d’internet (parce qu’il n’est plus rentable) ou que la connexion au réseau est tout simplement impossible (parce que l’opérateur chargé d’entretenir le réseau fait défaut), que se passe-t-il ? ».

Les réponses sont beaucoup moins évidentes à apporter, mais pour amoindrir l’impact de ce type d’incident, SCANI, déploie son un réseau Icaunais depuis 7 ans en s’assurant qu’il soit une propriété collective (tant qu’il y aura des membres et de l’électricité, le réseau devrait continuer à fonctionner).

Nous avons, depuis le début de la crise, mis en place, avec, entre autre, la complicité de F.E.L.I.N et l’aide de la CCJ, une plateforme d’hébergement de services et déploie des outils de conférence audio et vidéo, de discussion en ligne, d’hébergement de fichiers et de vidéos, d’organisation, de prise de note, etc.

L’ensemble de ces outils sont rassemblés sur le portail Jovinien-Solidaire.

Et demain ?

Comme on dit, « c’est à la fin du festival qu’on compte les bouses ». En réalité, on en a déjà aperçu quelques unes : le délabrement de l’hôpital public, plus de la moitié du secteur privé au chômage partiel, les retraits massifs de l’assurance vie qui vont mettre l’état en difficulté d’ici quelques semaines. La suite sera, de l’avis de quelques spécialistes encore trop peu écoutés, bien pire.

Il y a 7 ans, quelques fadas, ignorant que c’était impossible, ont fondé un fabricant d’accès à internet associatif. Ce FAI est devenu SCANI. Des années, des mois, des jours, des heures innombrables passées à connecter l’Yonne avec une obsession en tête : faire qu’ici (et ailleurs), internet soit élevé au rang qu’il mérite : celui de commun.

Nous ne sommes pas seuls, et ça fait chaud au cœur chaque jour. Les communs, sacrifiés sur les autels de la mondialisation et de la consommation, sont toujours en vie et se développent à tous les niveaux, dans toutes les strates de la société et dans toutes les activités.

Pour les défenseurs et faiseurs des communs, les récents évènements sont à la fois une épreuve et une formidable chance de faire la preuve que ce modèle de société non seulement fait sens, mais est résilient et pertinent.

Certains d’entre nous travaillent littéralement 18 heures par jour depuis mi-mars. À organiser la communication entre les collectifs, à rassembler du matériel, à dénicher des matières premières, à venir en aide à nos soignants, à accompagner ceux qui ont du mal avec les outils numériques, ou à proposer leur aide là ou elle est nécessaire tout simplement.

Cet investissement spontané est impressionnant : en temps normal, ces personnes et ces collectifs sont souvent relégués au second rang. L’économie est plus importante, c’est elle qui prime, et si possible l’économie de gros sous. Et quand l’économie s’arrête, que reste-t-il ?

  • Les services publics à bout de souffle, déjà quasiment en mort cérébrale après des décennies de casse méticuleusement organisée ;
  • la passion du monde associatif et coopératif qui ne fonde pas son activité sur l’argent roi.

Est-ce suffisant pour amortir les chocs à venir ? Certainement pas. Mais comment mettre plus de gens en mouvement ? Que faire avec quelqu’un qui propose son aide mais à qui on ne sait répondre que « euhhh ben viens, intéresse toi, et trouve toi même à quoi tu peux te rendre utile ! » ? Quels sont les domaines qu’il faudrait collectivement considérer comme prioritaires et dans lesquels toute notre énergie disponible devrait être investie ? Ce sont encore beaucoup de questions et elles sont passablement déprimantes.

On se console en se disant que le monde a d’autres choses à penser aujourd’hui, mais on a tout de même l’impression qu’il y a urgence. Que si ce n’est pas maintenant qu’on arrive à faire comprendre l’importance de s’investir personnellement et localement, on n’y parviendra jamais.

Mais comme on n’est pas du genre à se laisser abattre, on se lance dans une idée un peu folle : quitte à être là en attendant une probable seconde vague et un nouveau confinement, on va profiter du temps libéré pour favoriser l’échange de compétences. Vous voulez apprendre et/ou transmettre ce que vous savez ? Vous avez un micro sur votre ordinateur et, idéalement, une caméra ? Envoyez un mail à formation@scani.fr en précisant vos sujets de prédilection (à la fois dans ce que vous voudriez apprendre et ce que vous voudriez transmettre).

Pas de sujets imposés. On risque bien entendu de parler d’informatique et de réseau, mais on voudrait aussi parler culture (de l’esprit et du sol), de musique, …

Le ministre de l’éducation nationale veut une nation apprenante ? Prenons-le au pied de la lettre, apprenons à nous connaître et à travailler ensemble à améliorer (pour ne pas dire « rendre moins pire ») nos avenirs communs.

Et dès qu’on pourra de nouveau se réunir, on ira plus vite, puisqu’on se sera déjà apprivoisés !

by bruno at April 29, 2020 04:24 PM

April 28, 2020

French Data Network

Après talk, FDN propose un nouvel outil de vidéoconférence : bbb

Après talk.fdn.fr, outil de visio-conférence basé sur Jitsi, des bénévoles de FDN ont mis en place bbb.fdn.fr, basé sur BigBlueButton, qui permet des visio-conférences avec plus de monde,  un·e maître·sse de cérémonie et fonctionnalité de prise de parole,  un « tableau blanc », possibilité de partage d’écran,  d’enregistrement de la présentation et plein d’autres choses encore (notes […]

by Khrys at April 28, 2020 08:42 AM

FDN lance ses instances Invidious et Nitter !

Les bénévoles de FDN sont à fond pendant cette période de confinement ! Nouveaux outils mis en place : une instance Invidious, interface alternative pour YouTube et une instance Nitter, interface alternative pour Twitter. Elles vous permettront de visionner les vidéos YouTube ou de suivre vos comptes favoris sur Twitter sans publicité, pas ou peu […]

by Khrys at April 28, 2020 08:18 AM

April 10, 2020

FAImaison

Arpentage du rapport de Mounir Mahjoubi sur le tracage des données mobiles dans le cadre de la lutte contre le coronavirus

Jeudi 9 avril 2020, nous avons organisé l'arpentage du rapport de Mounir Mahjoubi, intitulé Traçage des données mobiles dans la lutte contre le Covid-19 et publié le 6 avril 2020. Cette note parlementaire a été transmise le 6 avril 2020 aux député·e·s. Nous avions envie de vous partager ce qui s'est passé pendant ces deux heures et ce que nous en avons retenu, car cela nous paraît indispensable.

EDIT : Une version lue, enregistrée par les camarades de Radio-Galère de Marseille , à écouter ci-dessous, ou à télécharger (émission Privé·e·s de sortie du 17 Avril) :

L'arpentage est un outil d'éducation populaire qui permet de lire, à plusieurs, un texte (livre, brochure, etc). Le texte est découpé en autant de morceaux qu'il y a de participant·e·s. Chacun·e lit individuellement son extrait, s'en imprègne et en restitue sa lecture au groupe. Chaque participant·e a pu partager sa lecture à partir de trois questions :

  • qu'est-ce que je savais déjà dans ce que j'ai lu ?
  • qu'est-ce que j'ai appris dans ce que j'ai lu ?
  • quelles questions ont été levées dans ce que j'ai lu ?

Le rapport fait une quarantaine de pages, nous étions neuf. Cinq pages par personne et vingt minutes plus tard, nous avions fini de lire et avons discuté et partagé pendant encore une heure et demie. Voici ce que nous en avons retenu, les remarques et interrogations soulevées lors de nos échanges sur le sujet.

De quoi est-il question dans cette étude ?

Ce document fait un état des lieux du pistage des populations par le biais des smartphones pendant la pandémie, en s'appuyant notamment sur ce qui se passe à l'étranger. Mounir Mahjoubi y recense trois objectifs distincts :

  1. L’observation des pratiques collectives de mobilité et de confinement (i.e. cartographie des déplacements de population).
  2. L’identification des sujets “contact” (i.e. backtracking ou contact tracking).
  3. Le contrôle des confinements individuels

Y sont évoquées plusieurs technologies : le bornage téléphonique, des applications GPS, des applications Bluetooth, les systèmes de cartes bancaires et de transport, la vidéosurveillance dotée ou non d’intelligence artificielle.

Pour chaque objectif, sont déclinées les différentes technologies possibles, et y sont analysés les "potentiels" et les "limites".

Les applications de traçage bluetooth

Il est largement question d'applications utilisant le bluetooth du téléphone. Leur but serait de savoir si notre téléphone a été à proximité du téléphone d'une personne infectée et d'en être informé·e. Ce type de système nous a questionné à plusieurs titres.

Tout d'abord, le rapport précise que l'efficacité de ce type d'outils sécuritaires n'est pas prouvée. De façon plus globale, le rapport ne mentionne que peu cette question et évoque un vague contrôle citoyen.

[Les applications bluetooth] n’ont pas encore fait la preuve de leur efficacité sanitaire.

Les opportunités offertes par les nouvelles technologies ont pour clé de voûte l’acceptation populaire. Celle-ci repose sur plusieurs exigences, dont une proportionnalité des méthodes aux objectifs, une pleine transparence des pratiques, et notamment des codes informatiques, et une véritable gouvernance indépendante de contrôle, en capacité d’évaluer efficacement et à tout moment les pratiques et leurs performances sanitaires.

− Citations issues du rapport, page 4

On apprend dans le rapport qu'il faut que 60% de la population soit équipée de l'application bluetooth pour espérer en voir des effets. La France compterait un taux d'équipement de smartphones à hauteur de 80%. On comprend alors que l'on atteindra très difficilement 60% d'installation de ce genre d'application si on se base sur le simple volontariat. Les hypothèses avancées pour augmenter le taux d'équipement de la population seraient de passer par une phase de promotion propagande dans les médias, l'utilisation de personnes faisant autorité (professionnels de la santé, ...), d'utiliser des méthodes coercitives, voire d'imposer l'installation de l'application en demandant de l'aide aux éditeurs de système d'exploitation (android, ios, ...) et/ou aux opérateurs mobiles.

Comment fonctionne ce genre d'applications ? Elles gardent la liste des identifiants des téléphones mobiles qui ont été proches les uns des autres en les communicant via Bluetooth. Dans le rapport, il est mis en évidence que l'identité du propriétaire du téléphone et que les informations personnelles ne sont pas nécessaires au fonctionnement de l'application : un simple identifiant unique par mobile est utilisé. Une liste de questions arrive :

  • Combien de personnes portent le téléphone d'un·e autre ? On peut donc en conclure que quand bien même l'identifiant est porté par un téléphone on identifie assez fortement la personne porteuse elle-même.
  • Quid aussi du fait qu'on oblige les gens à avoir le bluetooth allumé en permanence alors que d'une part, cela peut poser problème en terme de sécurité et d'autre part, que cette technique est utilisée par les professionnels du marketing pour nous suivre à la trace ?

En plus de cette efficacité non-prouvée, le rapport souligne d'autres problèmes comme le faux sentiment de sécurité qui en découle :

  • Une personne peut se trouver dans une zone infectée mais sans qu'un téléphone équipé ne soit présent (le risque est là mais l'application ne sert à rien)
  • L'anxiété générée due au fait que nous pouvons être notifié à tout moment lors d'une possible infection.

Fadettes et backtracking

Avant même l'utilisation d'applications mobiles, il a déjà été envisagé de tracer les personnes via leur opérateur mobile : en requérant les factures détaillées (fadettes), mais aussi l'historique de géolocalisation enregistré par les antennes relais (bornage). C'est ce bornage qui permet le fameux « backtracking ».

C'est le cas entre autres en Allemagne ce qui a suscité un tollé. L'idée d'une application exploitant le bluetooth émerge alors, avec l'aide d'autres partenaires Européens.

Un des critères d'acceptabilité serait de la rendre open-source, le code serait donc consultable par toutes et tous. Quand bien même l'application serait open-source, ça ne la rendrait pas plus acceptable. Ce genre d'outils rejoint la longue liste des dispositifs techno-solutionistes très dangereux du point de vue des libertés publiques et individuelles. Les bénéfices sont douteux et les menaces pour la population bien réelles.

Le rapport ajoute que ce genre d'applications ne serait efficace que couplé avec des tests de dépistage massif, ce qui est attendu depuis le mois de janvier en France.

La question du consentement

Se pose aussi la question du libre consentement d'avoir nos données traitées et nos vies tracées :

  • Que restera-t-il comme activité libre pour les personnes refusant légitimement d'être équipées d'un tel dispositif ?
  • Comme les lois sécuritaires du terrorisme ont servi à assigner à résidence des militants écologistes, l'urgence sanitaire ne permettra-t-elle pas de confiner à demeure des groupes politiques, syndicaux, de croyance, sexuels ou autre ?
  • Quelles sont les garanties sur la fin de mise en place de ce dispositif ?
  • Existe-t-il un contre-pouvoir pour surveiller la mise en place de ce dispositif ?
  • Quelles seront les garanties de voir désinstallée cette application après la crise sanitaire ?
  • Comment garantir que la finalité n'évoluera pas dans le temps ? (dérive étatique pour confiner des personnes sous prétexte sanitaire en fonction de leur sensibilité politique, de croyance, sexuelle...)

Ce qu'on en a retenu

Les moyens techniques sont déjà là, il suffit de les exploiter de façon plus importante qu'aujourd'hui, notamment en ajoutant des passerelles entre les acteurs privés qui collectent ces informations et l'État.

Pour fonctionner, de nombreuses applications mobiles récupèrent et stockent les coordonnées GPS de leurs utilisateurs.

Il en va ainsi d’applications populaires, telles que GoogleMaps, Waze, Facebook, Instagram, Whatsapp ou encore Lime. Les historiques ainsi constitués par les applications les plus utilisées peuvent ainsi être agrégés et anonymisés pour témoigner de mouvements de population à l’échelle d’un continent, d’un pays, d’une ville ou d’un quartier.

− Citation issue du rapport, page 11

La question des libertés individuelles, de libre circulation et de rassemblement passe très au second plan en raison de la gravité de la situation sanitaire. Nous sommes face à de simples « promesses » d'utiliser ces dispositifs uniquement pour notre bien. L'Histoire, y compris récente avec l'intégration dans le droit commun de l'état d'urgence lié au terrorisme, nous démontre qu'on ne doit pas faire confiance à ces discours, et que ces outils de contrôle social continueront très probablement à être utilisés après la crise actuelle.

Pour l’Etat, l’enjeu de données fiables et détaillées sur les mouvements de population est double :

  • A l’échelle nationale et régionale : Adapter par anticipation les capacités médicales, sociales et sécuritaires en fonction du nombre réel de personnes présentes à un endroit donné.
  • A l’échelle d’un quartier : Détecter les espaces publics anormalement fréquentés en temps de confinement pour permettre d’adapter localement les réponses sociales, sanitaires et sécuritaires.

− Citation issue du rapport, page 6

Nous savons également qu'avoir un discours qui ne va pas dans le sens de plus de sécurité est difficilement audible. C'est déjà le cas dans un contexte terroriste, c'est encore plus vrai lorsqu'il s'agit de santé ou de vies à sauver.

Quelle porte de sortie ?

  • Il faut tester et dépister la population
  • Il faut des moyens de se protéger (des masques, du gel hydro alcoolique et du savon)
  • Il faut une prise de conscience que chaque geste d'hygiène contribuant à retarder le virus donne plus de chances à nos hopitaux de pouvoir suivre la cadence
  • Il faut plus de moyens pour l'hôpital public

À la lecture de ce rapport, on peut voir que la peur semble tout pouvoir justifier. En particulier, que peut-on opposer lorsqu'il s'agit de sauver des vies ? Pour autant, il n'est fait mention nulle part d'une réelle efficacité de tels outils de contrôle sur la lutte contre la diffusion du virus.

Dans certains pays, des dispositifs étatiques de collecte et de traitement massif de données sans consentement des utilisateurs ont été mis en place dans le cadre de mesures exceptionnelles. L'efficacité réelle de ces dispositifs reste à ce jour mal évaluée.

− Citation issue du rapport, page 4

Nous avons également remarqué l'utilisation de nombreux éléments de langage destinés à aseptiser la réalité, par exemple :

La Chine, Taïwan et la Corée du Sud exploitent de nombreux leviers technologiques, parfois avec succès, mais en questionnant les libertés.

− Citation issue du rapport, page 2

Des questions sur la réalité de l'anonymisation des données restent en suspens. Ainsi, dans le cas de l'utilisation via bluetooth, sachant que chaque téléphone a un référent unique, comment garantir que les données ne seront pas liées à une personne physique ? En outre, l'anonymisation des données de géolocalisation est aussi questionnable : la géolocalisation dit où nous habitons par exemple. De même, l'utilisation de détection, en champs proche, de deux appareils permet, en partant d'un téléphone donné, de savoir à quelle distance probable se trouvent leurs porteurs (un appareil croisé il y a 10 minutes est forcément proche de l'appareil observé, par exemple).

Telles que présentées par nos gouvernants et relayées par les médias, ces solutions de pistage semblent rencontrer un large écho favorable auprès de la population. Comment penser autrement lorsqu'elles sont présentées comme l'unique solution viable pour sortir du confinement ? Il est probable que plus le temps passe, plus la population se saisira de la première solution à portée de main pour se déconfiner, sans réflexion préalable.

C'est pourquoi il convient de défaire cet argumentaire fallacieux et orienté, en expliquant que d'autres solutions peuvent permettre de sortir de cette situation.

Sachez qu'entre le moment de notre arpentage et maintenant, Google et Apple on annoncé qu'ils allaient unir leurs efforts avec une techno"solution" commune...

Pour approfondir sur ce sujet, vous pouvez lire l'éditorial de Serge Halimi qui permet de comprendre dans quoi cette volonté de tracer les populations s'inscrit, quelles sont les extensions possibles et aussi d'apprendre que ce genre de dispositif, mis en place lors de moments particuliers, restent toujours après que ces événements soient passés. Ce sont donc des menaces durables une fois qu'elles sont là.

Nous avons, au cours de cet arpentage, parlé des ouvrages suivants :

  • la stratégie du choc de Naomi Klein (existe aussi en vidéo) - parce que cet ouvrage résonne encore plus dans la période actuelle
  • Surveiller et punir, de Michel Foucault
  • la théorie du drone (accès libre pendant le confinement) - sur l'aspect psychologique de ces engins panoptiques
  • Ni dieu ni maitre, une histoire de l'anarchisme livre 1 et 2 (existe aussi en vidéo)

by FAImaison at April 10, 2020 10:00 PM

April 07, 2020

Alsace Réseau Neutre

Lettre ouverte pour des services numériques viables dans l’Éducation nationale et lʼEnseignement supérieur

Communiqué de presse du 07/04/2020
Google filtre ta pensée. Apple Sait où est ta mère. Facebook contrôle ce que tu peux lire. Amazon sait quels cadeaux tu auras. Microsoft formate tes enfants. Campagne La Quadrature Du Net contre les GAFAM

La présente lettre est soutenue par une partie du Collectif des Hébergeurs Alternatifs Transparents Ouverts Neutres et Solidaires (CHATONS). Les organisations signataires : 42L, Alolise, ARN, ARTCODE.re, Colibris Outils Libres, Défis, Devloprog, Hadoly, Leprette.fr, Le Samarien, siick, Sleto, Sud-Ouest.org, Zici.

Depuis le début de l'épisode de confinement, nos organisations ont constaté des dysfonctionnements aux conséquences regrettables dans l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur.

Alors que le gouvernement et le CNED soutiennent qu'ils ont mis en place un système permettant la continuité des cours pour tous, la réalité semble bien différente. Les témoignages montrent la surcharge des serveurs de classes virtuelles et des Espaces Numériques de Travail, et montrent combien les enseignants sont laissés seuls pour pallier les manquements techniques des institutions nationales.

Conscient de ces manquements, la Direction Générale de l'Enseignement Supérieur est même allée jusqu'à publier un document incitant à l'usage de services mis à disposition par le monde associatif (exemple : Framasoft).

L'État a ignoré à de nombreuses reprises les appels des associations à utiliser massivement des services sous Logiciel Libre et a préféré signer un partenariat avec Microsoft en 2015. L'État a continué à dégrader les moyens disponibles dans la fonction publique. Force est de constater que cette stratégie ne permet pas de faire face à la crise actuelle.

La société civile a un rôle essentiel à tenir dans cette période difficile mais elle n'a pas vocation à être une alternative aux missions de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur. Ces institutions se doivent de garantir la continuité de la formation pour tous. Le monde associatif, vu son sous-financement et la politique désavantageuse de l'emploi à son égard, ne peut pas garantir une mobilisation suffisante pour répondre aux besoins de 870 000 enseignants et 12 800 000 élèves.

À défaut d'être correctement informés et orientés, c'est en masse qu'enseignants et élèves se tournent vers les services en ligne des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft). Le modèle économique de ces entreprises repose sur la collecte de données personnelles, l'enfermement numérique, l'extraterritorialité de la loi et l'opacité de leurs pratiques. Autant de menaces mettant en danger la vie privée, les données personnelles et l'intérêt général.

Nous appelons l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur à prendre des mesures correctives et curatives.

En renforçant les capacités de leurs services numériques, tant nationaux que locaux. C'est réalisable avec le soutien des équipes techniques et des référents numériques, l'augmentation des moyens techniques et de l'offre de services alternatifs basés sur du Logiciel Libre.

Ces derniers ont montré leur efficacité auprès d'un public varié aussi bien pour le partage de ressources, l'édition collaborative de documents que pour la visioconférence.

En informant davantage les équipes pédagogiques sur le cadre légal de l'utilisation des outils numériques et de l'incompatibilité des conditions générales d'utilisation de certains services avec le contexte de l'enseignement et sur le RGPD (Le Règlement Général sur la Protection des Données nᵒ 2016/679).

En orientant les enseignants et les élèves sur l'utilisation de services libres et décentralisés, pour garantir leur autonomie et la sécurité de leurs données personnelles.

La mise en place de ces mesures doit se faire dans le respect de certains principes, en tirant les enseignements de la situation actuelle :

  • Donner la priorité au Logiciel Libre et soutenir son développement.
  • Assurer la gestion des services en interne.
  • S'appuyer sur les équipes de terrain.
  • Interdire toute obligation d'usage de services exploitant la vie privée des élèves ou ne respectant pas le RGPD, notamment ceux des GAFAM.
  • Informer correctement sur les contraintes réglementaires à respecter par les enseignants et les élèves.



EDIT d'Alsace Réseau Neutre : Depuis l'écriture de cet appel, nous constatons avec joie que des logiciels comme peertube ont été déployés par les académies. C'est un bon début, nous encourageons les équipes concernées à continuer dans ce sens.

by Anonyme at April 07, 2020 12:01 PM

April 06, 2020

Le Blog de SCANI

Ausweiß digitale

On ne va pas s’étendre sur le déni des responsabilités de chacun que constituent les autorisations dérogatoires que nous sommes tous censés remplir pour la quatrième semaine consécutive, chacun a son avis sur la question.

Nous allons nous intéresser à la nouveauté du jour : l’attestation dérogatoire numérique. Notre ministre de l’intérieur jure la main sur le cœur qu’elle ne donne pas lieu à la collecte de données personnelles. Qu’en est-il réellement ?

Petite dissection de la solution mise en œuvre. Il s’agit d’une page web tout ce qu’il y a de plus banale sur laquelle on va rentrer nos informations et cocher la ou les cases correspondantes aux motifs de la sortie. Une fois qu’on clic sur le bouton « valider », un fichier PDF est téléchargé, reprenant en gros le formalisme de l’attestation papier, y ajoutant un QRCode. On retrouve ce même QRCode sur la deuxième page, en plus grand.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe du QRCode, il s’agit d’une représentation graphique d’une série de données textuelles dont la lecture peut se faire simplement par l’analyse de l’image. Par exemple, le QRCode suivant contient simplement le mot « SCANI » :

Les carrés dans les trois coins servent à la caméra qui va lire l’image à calibrer la reconnaissance, ce sont des sortes de références. Plus d’infos sur le fonctionnement de la lecture des QRCode et l’organisation des données dans l’image par ici.

Que se passe-t-il lorsqu’on génère l’attestation sur la page du ministère de l’intérieur ? Dans l’immense majorité des cas, c’est la page elle même (c’est à dire la version de la page que votre ordinateur ou téléphone a téléchargé) qui génère le fichier PDF. Un programme javascript est contenu dans la page. Les données que vous avez saisi ne repartent donc pas vers les serveurs du ministère pour y être traités.

Sur ce point, Mr Castaner n’a donc pas menti : il n’y a pas de fichage.

Sauf … Lorsque le navigateur que vous utilisez ne dispose pas de moyens de faire fonctionner le code javascript de la page (soit parce qu’il est trop vieux soit parce que vous, ou une extension, avez désactivé javascript). Dans ces cas précis, la page renvoi le contenu de votre saisie aux serveurs du ministère qui vont fabriquer le QRCode et le fichier PDF puis vous le renvoyer. Personne ne peut, dans ces cas, vérifier que le ministère ne conserve pas ces données.

Par la suite, le fichier est donc stocké sur le terminal que vous avez utilisé pour générer l’attestation : votre ordinateur, une tablette, un smartphone .. Vous pouvez même l’imprimer.

Plus loin dans la vie de cette attestation, il est possible qu’elle soit contrôlée par un représentant des forces de l’ordre, qui va donc scanner le QRCode pour lire son contenu. Nous allons prendre l’exemple du gros QRCode que nous avons généré sur le site du ministère de l’intérieur en tête d’article. Il contient :

Cree le: 06/04/2020 a 13h11; Nom: SCANI; Prenom: SCANI; Naissance: 01/12/2012 a Cheny; Adresse: Groupe Géographique 89300 Joigny; Sortie: 06/04/2020 a 13h10; Motifs: missions

On voit donc qu’on y retrouve la date et l’heure que nous avons saisi sur la page .. ainsi que la date et l’heure que le terminal a fourni au moment ou nous avons envoyé le formulaire. Impossible donc de « tricher » en remplissant vite fait le formulaire au coin de la rue avant de se faire aborder par un gendarme.

Les plus geeks auront très vite fait de sortir leur propre version du générateur, permettant de modifier à loisir le contenu de ce qui suit « Cree le: » dans le QRCode. Il aurait été possible d’embarquer, dans ce QRCode, une signature numérique quelconque permettant de vérifier que c’était bien le ministère qui avait émis le document. La solution de vérification aurait toute fois été plus complexe et probablement difficile à déployer rapidement dans tous les smartphone des forces de l’ordre missionnées pour les contrôles.

Tout comme le cas ou la page envoi les informations au ministère lorsque javascript n’est pas disponible dans le navigateur, nous n’avons aucun moyen de vérifier que, lors des contrôles, les informations lues dans le QRCode ne sont pas collectées et stockées.

by bruno at April 06, 2020 11:27 AM

April 05, 2020

FAImaison

Crise sanitaire : FAImaison propose des outils de télé-coopération

Face à l'épidémie de COVID-19, limiter temporairement les contacts physiques nous demande de nous organiser collectivement (cours, réunions…) à distance, par Internet notamment.

À l'instar de framasoft, qui subit une grosse affluence ces jours-ci, des bénévoles de FAImaison ont mis en place quelques outils de télé-coopération en accès libre et gratuit.

Ils s'utilisent gratuitement, dans le navigateur, sans rien installer, et quel que soit le système d'exploitation (GNU/Linux, Windows, OSX, Android, iOS…).

EDIT du 6 Avril : nouvel outil : mumble !

Les 4 outils sont…

1. BigBlueButton : conférences et cours à distance

➡️ https://bbb.faimaison.net/

Permet une visio-conférence avec un·e maître·sse de cérémonie et un « tableau » central, partage d'écran, mise en place de sondage, prise de notes collaborative, enregistrement de la présentation. BigBlueButton fonctionne aussi sur mobile depuis le navigateur.

Notre serveur est dimensionnée pour tenir une vingtaine de conférences en parallèles avec 2 à 10 participant·e·s par conférence.

2. Jitsi meet : visio-conférence

➡️ https://videoconf.faimaison.net/

Visio-conférence / audio-conférence et partage d'écran.

L'usage sur ordiphone nécessite une application, disponible pour Android sur f-droid ou playstore.

ℹ️ Un guide d'utilisation de jitsi par jcfrog.

Astuce : si ça fonctionne mal sous Firefox, essaye avec le navigateur Chromium ou Chrome.

Astuce : Jitsi meet fonctionne bien jusqu'à 4-5 personnes, beaucoup moins bien au dela

(identique à framatalk)

3. Etherpad Lite : documents collaboratifs

➡️ https://pad.faimaison.net/

Rédaction collaborative de texte.

(identique aux framapads)

4. Mumble : audio-conférence

Conférences audio + chat, y compris avec de nombreux·ses participant·e·s.

➡️ https://mumble.faimaison.net (interface web, sans rien installer)

➡️ mumble://mumble.faimaison.net (en utilisant le logiciel mumble)

Astuce : si ça n'est pas stable via l'interface web, essaye en installant le logiciel mumble sur ton ordi.

Quelques règles

L'accès est libre et gratuit, FAImaison ne fait aucun commerce ou usage de vos données, cependant quelques bonnes pratiques :

  • Si ta structure le permet, essaye de favoriser l'installation d'outils en interne plutôt que d'utiliser ceux de FAImaison ou de framasoft.
  • si la vidéo t'es inutile, tu peux t'en tenir à l'audio, ça économise les ressources ;

⚠️ Pour l'instant aucune garantie que ces services ne soient pérénisés au-delà de la crise sanitaire. ⚠️

Tu veux aider ?

Quelques idées :

  • Faire un don à FAImaison (les dons en mots gentils sont acceptés 🥰)
  • Apporter ton aide au Groupe de Soutien en cas de Crise Numérique (GSCN) : adminsys, support…
  • Si c'est dans tes cordes, installer toi aussi des services en accès libres (et communiquer dessus, par exemple ou )
  • Rejoindre ou monter un CHATONS, parce que le long terme, c'est bien aussi 😊.

Pour aller plus loin…

by FAImaison at April 05, 2020 10:00 PM

April 01, 2020

French Data Network

Les adresses IP et noms de domaines chez FDN passent au point médian !

Désormais les adresses IP chez FDN seront neutres en genre et le point médian employé. Il ne faudra donc plus dire, pour notre résolveur DNS public « 80.67.169.12 » mais bien « 80⋅67⋅169⋅12 ». À ce jour la Haute Autorité Inclusive n’a pas encore statué sur la neutralisation d’adresse IPv6, ce qui en soit n’a […]

by Khrys at April 01, 2020 01:15 PM

March 31, 2020

Iloth

BIM!Doc – Pour toujours plus de collaboration !

Faisant écho au prolongement de la période de confinement liée au COVID19, l’équipe d’Iloth a décidé de poursuivre son effort d’assistance aux organisations confinées !

Après la plateforme de visioconférence libre et ouverte BIM!Allo, nous avons le plaisir de vous annoncer la plateforme BIM!Doc !

Celle-ci permet, entre-autres :

  • L’édition collaborative d’un document (qui remplacera à terme notre pad.bim.land, car plus moderne !*)
  • Un tableur partagé
  • Des sondages collaboratifs
  • L’utilisation d’un outil Kanban collaboratif
  • Un tableau blanc partagé
  • La création de présentations (slides) à plusieurs
  • Et même une interface de programmation collaborative !

Vous l’aurez compris, le mot d’ordre est la collaboration !

Il est d’ailleurs possible de s’inscrire pour créer des “équipes” avec qui partager facilement des documents, et avoir une gestion de droit de lecture et d’écriture au sein de l’équipe.

Nous espérons qu’au travers de cette plateforme, les associations, organisations et personnes confinées pourront continuer de travailler et de s’organiser.

Ce service repose sur une instance de CryptPad hébergée sur nos serveurs à Montpellier, et se veut être une alternative aux outils de type Google Docs, suite Office365 et autres solutions GAFAM.

Dans la lignée des principes d’Iloth, ce service se veut respectueux de votre vie privée : nous ne pouvons pas accéder aux documents produits car ils sont chiffrés et nous ne collectons aucune données personnelles dans un quelconque but de monétisation. Vous pouvez d’ailleurs lire les conditions d’utilisation de la plateforme ici : https://doc.bim.land/terms.html

Non, vraiment, vous pouvez les lire et les comprendre, contrairement à celles des plateformes GAFAM ;)

L’équipe d’Iloth

* Pas d’inquiétude, on revient vers vous très bientôt pour une transition en douceur de vos pages :)

by c b at March 31, 2020 11:48 AM

March 19, 2020

French Data Network

FDN propose désormais un service de vidéo-conférence (instance jitsi)

Afin de désengorger les services de Framasoft (au passage, merci à elleux pour toutes les chouettes choses qu’iels font !!!) FDN a mis en place une instance Jitsi pour proposer un service de vidéo-conférence, c’est ici : https://talk.fdn.fr/ Il y a également plein d’autres instances sur cette page : https://framatalk.org/accueil/fr/info/ !

by Khrys at March 19, 2020 02:51 PM

March 15, 2020

Iloth

BIM!Allo – Ouverture d’un service de visio-conférence libre et ouvert !

En pleine pandémie internationale, et épidémie nationale, la consigne est claire : RESTER CHEZ SOI ! Dans ces conditions, maintenir une vie sociale, associative ou professionnelle peut être difficile…mais pas question de baisser les bras !

Pour vous aider à garder le contact, nous avons décidé d’offrir un tout nouveau service de visio-conférence sur la plateforme BIM! : le service BIM!Allo.

Derrière ce service se cache une instance de Jitsi Meets, un logiciel Open Source éprouvé par Framasoft avec son service Framatalk. Ce service permet de faire des visio-conférences à plusieurs, sans avoir besoin de créer de compte, ni d’entrer la moindre donnée personnelle, et ce, de façon sécurisée et respectueuse de la vie privée.

Cette plateforme est ouverte à toutes les associations, ou groupes d’individus ressentant le besoin de s’organiser, de se rencontrer ou de discuter librement, tout en évitant les risques sanitaires. Pour iloth, cette plateforme nous permettra de maintenir des réunions de travail et des meetings communautaires malgré la distance !

Nous avons testé le service sur diverses plateformes (Windows, Linux, Android, iPhone) et via plusieurs navigateurs (Firefox, Chromium, application mobile dédiée). Le seul bug que nous avons rencontré est que, parfois, les nouveaux arrivants sur navigateur Firefox n’arrivent pas à entendre les autres. Il s’agit d’un bug connu. Si cela vous arrive, raccrocher et rejoindre l’appel permet généralement de corriger le problème.

Nous ne sommes pas les seuls à proposer ce service. Voici une liste non-exhaustive d’autres CHATONS qui le propose : meet.artifaille.fr, meet.alolise.org, meet.tedomum.net, visio.colibris-outilslibres.org.

[ Mise à jour ] L’équipe Framasoft a recensé tous les services similaires sur cette page !

N’hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez la moindre difficulté !

L’équipe Iloth

by c b at March 15, 2020 10:16 PM

Le Blog de SCANI

Pérennité des infrastructures

À l’heure ou toutes les attentions, et c’est bien normal, sont portées sur le système de santé et les organes vitaux du pays, chez SCANI, nous nous sommes questionnés à propos du recours massif aux outils de communication, notamment Internet, durant cette crise.

Nul doute que la situation ira en s’améliorant. Pourtant, certains pointent du doigt depuis quelques jours les faiblesses systémiques de nos pays occidentaux et leur devenir durant cette crise, manifestement plus intense et soudaine qu’en 2008, et après.

Internet, ce n’est pas magique. Ce sont des femmes et des hommes qui travaillent. Et quand on ne va plus au travail, même si beaucoup de choses peuvent se faire à distance, qui va aller redémarrer telle machine ou réparer telle fibre cassée en cas de confinement ? Telle entreprise, fusse-t-elle stratégique, sera-elle en mesure de poursuivre ses activités à une heure ou l’état enterrera peut être des banques ?

Dans ces conditions, quelle est la pérennité de nos réseaux de communication nationaux et internationaux, sur le court terme et sur le long terme ?

Certains le savent, mais par ici, on aime bien faire les choses nous même. Non pour une question d’égo mais pour être certain de pouvoir maîtriser nos réseaux sans dépendre du bon vouloir de telle ou telle grande entreprise.

Pourtant, de nombreux éléments qui constituent le réseau de SCANI sont délégués ou dépendent au moins en partie d’autres structures. Nous avons donc édité une page nommée pompeusement « plan de continuité d’activité ». Vous pouvez la consulter ici.

Le recours massif au télétravail a également un impact à très court terme sur le réseau de SCANI. Un guide des bonnes pratiques en temps de confinement a donc été également écrit.

Enfin, nous avons proposé à la mairie de Joigny (qui abrite notre QG) de mettre l’accent sur l’installation rapide de connexions pour ceux qui se retrouveraient à devoir télétravailler sans avoir la connexion idoine. Une communication publique a été faite en ce sens.

Se pose à présent la question des services auxquels nous accédons au travers d’Internet. Nombreux sont ceux qui comptent sur Netflix pour se détendre, sur Google ou Dropbox pour échanger des documents, sur Twitter ou Facebook pour s’informer de la situation. Ils sont tous forts bien faits, rapides, fonctionnels immédiatement … Mais demain ?

Depuis un peu plus d’un an, une initiative Icaunaise a été lancée : F.E.L.I.N. L’objectif est simple : proposer des services locaux. Faute de temps bénévole disponible et de retards pris dans l’aménagement de locaux, le projet n’est pas encore très développé. Mais l’occasion fait le larron : pour anticiper la suite des évènements, nous mettons en place, ces jours ci, des infrastructures matérielles afin d’héberger des services similaires directement dans la partie de réseau de SCANI que nous maîtrisons.

Ils ne sont peut être pas aussi performants et jolis, ils connaîtrons assurément des pannes et des maintenances, ne seront peut être utiles qu’à une frange de libristes convaincus ou de collapsologues acharnés, mais ils sont libres, ils sont ici, et on pourra les réparer au besoin.

Mise à jour du 31 mars 2019

La plateforme de virtualisation a pris de l’ampleur et dispose à présent d’une assise confortable et de plusieurs services déjà actifs.

L’ensemble de ce qui s’y trouve est référencé sur le portail Jovinien-Solidaire.

Nous démarrons également une réflexion autour des initiatives à lancer dans le cas ou les interconnexions entre réseaux subiraient des interruptions à plus ou moins long terme.

Une racine DNS alternative est en test avec la complicité de Stéphane Bortzmeyer. L’objectif, derrière ce concept qui peut sembler barbare, est de reproduire, à l’échelle du réseau de SCANI, le comportement de l’annuaire mondial (le DNS) qui permet (entre autre) de transformer un nom intelligible (par exemple « blog.scani.fr ») en adresse IP que les ordinateurs savent manipuler pour s’échanger des données. Sans cette brique essentielle, même si le réseau est toujours fonctionnel à l’échelle locale et qu’on y trouve des services, il ne seront pas accessibles, ou relativement difficilement.

Se pose ensuite la question de ce à quoi on veut pouvoir avoir accès dans l’hypothèse ou nous sommes isolés du reste d’internet. On a bien évidemment pensé à quelques petites choses, mais vous avez peut-être des idées :

  • Des outils de conférence audio & vidéo, de stockage de fichier, de diffusion vidéo, de travail à plusieurs mains sur des textes
  • Des archives de fichiers pour permettre d’installer des systèmes d’exploitation libres (Linux, FreeBSD, …)
  • Des copies de sites importants (Wikipedia par exemple)

La gestion particulière des archives de fichier permettant l’installation et la gestion de systèmes d’exploitation va nécessiter un peu de temps et de capacité de stockage. Le stockage devrait être prêt en fin de semaine. Dans le même temps, les personnes familières avec ce type de service sont invités à venir jouer avec nous !

Et si tout ça ne sert pas réellement en mode « crise », ça aura le mérite d’exister, d’avoir appris à le faire et ça pourra toujours servir localement plutôt que d’aller solliciter le réseau 🙂

by bruno at March 15, 2020 05:03 PM

March 09, 2020

Le Blog de SCANI

Vote de l’assemblé générale

Cette semaine débute la période de vote d’assemblée générale suite au débat lancé début décembre.

Vous pouvez retrouver ici l’appel à débat original et ici le compte-rendu des contributions reçues.

La question posée à l’assemblée générale est la suivante :

Autorisez-vous les actifs de SCANI à lancer des appels à la libre souscription au capital de SCANI pour le financement d’opérations limitées dans le temps et ne relevant pas des dépenses de fonctionnement régulier de la coopérative ?

Vous pouvez voter directement en vous connectant à votre compte, en envoyant un email à l’adresse habituelle ou en passant à la permanence demain à Joigny !

Nos excuses pour les multiples envois de mail à l’assemblée générale. Nous avons subit un petit soucis de configuration sur le serveur mail ces derniers jours qui a mené à plusieurs essais d’envoi qui se sont tous … débloqués en même temps.

Pour la petite histoire, le problème provenait de l’ajout récent de l’IPv6 sur le serveur de mail (nouveau protocole d’adressage qui permet de dépasser les limites de quantités d’adresses disponibles sur internet). Le logiciel s’occupant du mail sur le serveur n’était pas configuré correctement pour accepter les mails provenant de lui même sur ces nouvelles adresses mais le soucis ne s’est manifesté qu’après un redémarrage du serveur effectué en milieu de semaine dernière.

by bruno at March 09, 2020 06:27 PM

Alsace Réseau Neutre

Dérives sécuritaires et surveillance, jusqu'où irons nous ?

Communiqué de presse du 09/03/2020
Ancienne prison panoptique en ruine. Une tour centrale permet d'observer chaque cellule. CC BY-SA 3.0 I, Friman

Le 10 mars à Strasbourg se tiendra le procès de Jules, militant strasbourgeois. Il risque 1 an de prison et 15 000€ d'amende1 pour avoir refusé de donner son ADN et ses empreintes lors d'une garde à vue dont il est ressorti libre. Les associations Alsace Réseau Neutre et Hackstub, espaces de critique et de construction du numérique, soutiennent Jules dans son choix du refus et demandent l'arrêt de la surenchère sécuritaire, particulièrement forte avec le développement des nouveaux outils numériques.

Depuis sa création en 1998, le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) ne cesse d'enfler. En ce début d'année, le fichier contient 2,9 millions de profils ADN2. Si on estime que chaque profil permet par filiation d'identifier environ 2 à 3 autres personnes ceci porte le nombre de personnes identifiables à environ 10 millions. A l'origine, conçu pour identifier les auteurs des crimes sexuels, ce fichier, étendu à la plupart des crimes et délits, fait aujourd'hui l'objet d'une politique visant à l'identification générale de la population par le recueil d'un maximum de profils.

Mais ce fichier n'est de loin pas le seul dispositif numérique dédié à la sécurité, mis en place dans un cadre et un contexte précis, et qui au fil du temps a dérivé de son usage initial.

Par ailleurs, au niveau local, plusieurs villes sont en train de déployer des dispositifs de détection de comportements et d'évènements basés sur la reconnaissance faciale3, certaines rêvent de drones dans leurs projets4. La région PACA a même déployé dans des lycées des systèmes de suivis inspirés de la gestion des mouvements des détenus5! L'Eurométropole de Strasbourg n'est pas en reste, avec plus de 600 caméras, une cartographie en temps réel de suivi des foules, ainsi que plusieurs micros audio dans nos rues3.

Des fichiers plus larges, plus facilement consultables, des dispositifs toujours plus massifs et intrusifs. Est-ce là les signes d'une société dans laquelle tout le monde deviendrait suspect ?

ARN & Hackstub dénoncent le fichage généralisé, que ce soit par les institutions ou les entreprises du numérique. Ces méthodes font peser une menace disproportionnée sur la protection de la vie privée et sont incompatibles avec les principes d'une société démocratique.

1984 de George Orwell n'était pas destiné à devenir un mode d'emploi.

Autres dispositifs, histoires semblables :

  • Le fichier de Traitement d'antécédents judiciaires (TAJ). Ce fichier, créé en 2011, contient aujourd'hui 18,9 millions de fiches de personnes6, qu'elles soient victimes, suspectes ou déclarées non coupables. Il est depuis utilisé pour alimenter des algorithmes de reconnaissance faciale7.
  • Le fichier des cartes d'identité et des passeports qui a suivi la même trajectoire. Initialement, la police et la gendarmerie avaient le droit d'y accéder dans le cadre de l'anti-terrorisme ( la loi du 23 janvier 2006). Plusieurs lois, dont celle sur le renseignement, sont venues étendre les motifs d'accès si bien qu'aujourd'hui la simple suspicion de trouble à l'ordre public suffit8.
  • La dérive des fichiers porte aussi sur les informations qu'ils contiennent. Un décret publié le 22 février dernier autorise les gendarmes à consigner, dans une application de prises de notes, des photos mais aussi des données relatives «à la prétendue origine raciale ou ethnique, aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, à l’appartenance syndicale, à la santé ou à la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle». Ces données peuvent ensuite être exportées vers d'autres fichiers9.
  • La loi sur le renseignement de 2015 a permis la pose d'équipements destinés à écouter l'ensemble des communications internet de la population10.
  • Depuis un an, plusieurs allocataires du RSA et utilisateurs du navigateur Tor Browser favorisant l'anonymat, nous ont rapporté que la CAF effectue des contrôles à domicile basés sur la provenance des communications11.
  • L’article 154 de la loi de finance 2020 autorise les administrations fiscales à analyser automatiquement les réseaux et médias sociaux, en vue de détecter des fraudeurs12.

À propos d'Alsace Réseau Neutre et Hackstub

Alsace Réseau Neutre est une association à but non lucratif qui participe à la construction d'un internet qui respecte les libertés fondamentales de ses usagers. L'association propose depuis 3 ans les ateliers "Libérons-nous du pistage" permettant aux personnes participantes de limiter les données transmises à leur insu lors de leur utilisation quotidienne d'internet. ARN est également fournisseur d'accès internet et de services en ligne, il est ainsi possible d'être raccordé à internet sur Strasbourg, mais également d'utiliser divers services proposés par l'association comme sans-nuage.fr.
=> Prochain "Libérons-nous du pistage" le samedi 21 mars au Shadok à 14h.

Hackstub, le Hackerspace de Strasbourg, est un espace dédié à la critique de la technologie et à la création. L'association propose notamment un évènement mensuel autour des enjeux du numérique, de la culture du logiciel libre ou de l'éthique Hacker.
=> Prochain évènement le 24 avril à 19h au Shadok: "Hack Ver Alli - Créer une page web simple pour son asso".

  1. Chacun des refus est passible d'un maximum de 1 an d'emprisonnement et 15.000€ d'amendes. Nous ne savons pas si ils sont cumulables.
  2. https://www.cnil.fr/fr/donnees-genetiques-les-reserves-de-la-cnil-sur-lamendement-portant-sur-lelargissement-du-fnaeg
  3. p63 et p71 https://an2v.org/pixel_2020.pdf
  4. Saint Étienne https://www.laquadrature.net/2019/04/15/mouchards-et-drone-a-saint-etienne-le-maire-veut-etouffer-le-debat/
  5. "en détectant des déplacements non souhaités" https://www.laquadrature.net/wp-content/uploads/sites/8/2018/12/1545041934529-2_exp%C3%A9_portique_virtuel_lyc%C3%A9es.pdf
  6. https://www.cnil.fr/fr/taj-traitement-dantecedents-judiciaires
  7. https://www.laquadrature.net/2019/11/18/la-reconnaissance-faciale-des-manifestants-est-deja-autorisee/
  8. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041615919&categorieLien=id
  9. Signalement donnés lors d'ateliers. On peut trouver des témoignages en ligne: https://nantes.indymedia.org/articles/45908
  10. https://www.nextinpact.com/news/108145-renseignement-trois-boites-noires-moins-10-personnes-a-risque-identifiees-en-france.htm
  11. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=JORFARTI000039684091&cidTexte=JORFTEXT000039683923&categorieLien=id

by ljf at March 09, 2020 12:20 AM

March 06, 2020

FAImaison

Que fait la Police ? Elle se renseigne…

Les FAI membres de la FFDN ont reçu une sollicitation amicale de la Direction Centrale de la Police Judiciaire visant à favoriser une collaboration. En gros, l’idée est de faciliter le travail de la police en identifiant une personne à contacter pour obtenir des renseignements et en recensant les catégories de données disponibles pour chaque utilisateur.

FAImaison, comme la plupart des autres membres de la FFDN, choisit de ne pas répondre à cette demande. Sans doute que les opérateurs commerciaux n’ont pas eu les mêmes précautions...

Pour une présentation complète du sujet, nous vous conseillons l’article de Neutrinet (et en plus, c’est drôle).

A compléter pour les plus courageux par l’article de La Quadrature du net sur l’action en cours devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), contre le régime français de conservation généralisée des données de connexion et loi Renseignement.

by FAImaison at March 06, 2020 11:00 PM

March 04, 2020

FAImaison

Quelle place pour le numérique dans les municipales de 2020 ?

De nombreux sujets sont abordés pendant les municipales, mais les questions liées à l'informatique libre, l'accès Internet ou l'intimité numérique sont particulièrement absentes des débats. C'est pourquoi FAImaison a choisi de questionner les personnes candidates sur ces questions.

Dans le cadre de ces élections municipales 2020, FAImaison a donc concocté et envoyé un questionnaire aux têtes de liste suivantes :

Pour Nantes :

  • Johana Rolland
  • Valérie Oppelt
  • Laurence Garnier
  • Eleanore Revel
  • Nicolas Bazille
  • Julie Laernoes
  • Riwan Chami
  • Hugo Sonnier

Pour Saint-Herblain :

  • Matthieu Annereau
  • Jean-François Tallio
  • Bertrand Affilé

Pour Rezé :

  • Hervé Neau
  • Gerard Allard
  • Philippe Sellier
  • François Nicolas
  • Eric Buquen
  • Jean-Michel Soccoja
  • Yannick Louarn

Et voici le questionnaire !

  1. Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?
  2. Comment garantir la bonne application du RGPD (réglement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?
  3. Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?
  4. Comptez-vous favoriser l'usage des logiciels libres dans l'ensemble de l'administration ? Comment ?
  5. Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?
  6. Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?
  7. Depuis quelques mois, l'accès Internet via Nantes Wifi public ouvre automatiquement une page sur le moteur de recherche Google (entreprise des GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Seriez-vous d'accord de modifier cela pour proposer par défaut Qwant ou DuckDuckGo ?
  8. (question pour les listes de Rezé uniquement) Que pensez-vous du portail captif requérant le passage par les GAFAMs pour l'accès au réseau WiFi Rezé-public ?

Un billet sera publié à l'issu du premier tour du dimanche 15 mars 2020 avec les réponses reçues.

by FAImaison at March 04, 2020 11:00 PM

French Data Network

Assemblée Générale 2020

[Mise à jour du 14 mars 2020] Suite à la situation actuelle, l’Assemblée Générale de FDN est reportée à une date ultérieure. Nous vous donnerons plus d’informations dès que nous serons en mesure d’y voir plus clair.   L’Assemblée Générale 2020 portant sur l’année 2019 de French Data Network aura lieu le samedi 21 mars […]

by Khrys at March 04, 2020 10:28 AM

March 01, 2020

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 04/03/2020, de 20:00 à 23:59 :

L’association se réunit physiquement le premier mercredi du mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets depuis le mois dernier (et éventuellement travailler dessus). C’est aussi l’occasion de se voir régulièrement entre adhérents.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer mercredi 4 mars, à partir de 20h.

La prochaine réunion aura lieu à la MJC des 3 Maisons, à Nancy.

http://www.mjc3maisons.fr/

Logistique :

  • Il n’y a pas d’inscription, c’est porte ouverte.
  • Venir de préférence avec un ordinateur (diffusion de documents, écriture collaborative du compte-rendu, sessions de travail, etc.).
  • Pour du covoiturage, contacter la communauté sur la liste de diffusion principale.
<noscript>Pas de javascript, pas de jolie carte OSM <img alt="🙁" class="wp-smiley" src="https://s.w.org/images/core/emoji/12.0.0-1/72x72/1f641.png" style="height: 1em;" /></noscript> <><><><><>

by Alexandre BAILLY at March 01, 2020 11:54 AM

February 26, 2020

French Data Network

FDNCamp des 22-23 février 2020

Le week-end dernier c’était  FDNCamp au local de La Quadrature à Paris \o/ On était un peu tristes, car il est probable que ce soit la dernière fois qu’on puisse faire un Camp dans ces lieux, La Quadrature devant déménager prochainement. Du coup, on a essayé de tirer profit au maximum du four (qui […]

by Khrys at February 26, 2020 08:30 AM

February 20, 2020

Franciliens

Assemblée Générale Extraordinaire 2020

Bonjour à toutes et à tous !

Votre association Franciliens.net vous convoque à son Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) le samedi 22 février 2020 à 15H00 au 8 rue Fouilloux à Ivry-sur-Seine (94).

Les décisions relevant d’une Assemblée Générale Ordinaire (AGO), comme l’élection du nouveau bureau, seront prises lors de cette AGE.

Elle sera suivie d’échanges, discussions sur les thèmes de l’association, d’un repas en commun organisé par l’association, et de projection(s) surprise(s) en lien avec les domaines de l’association.

Dimanche 23 février nous serons à nouveau au 8 rue Fouilloux à Ivry-sur-Seine (94) pour une journée d’ateliers afin de donner suite aux bonnes idées de la veille, et autour de la Brique Internet. Adresse : 8 rue Fouilloux à Ivry-sur-Seine (94) https://www.openstreetmap.org/?mlat=48.8078&mlon=2.3929#map=15/48.8078/2.3929

  • Bus : Arrêt Parmentier (Ligne 182) + 2 min à pied
  • Bus : Arrêt Fort D’Ivry (Ligne 132) + 5 min à pied
  • Vélib : Station 42021 Raspail – Manufacture des Oeillets + 4 min à pied
  • Métro : Arrêt Mairie d’Ivry (Ligne 7) + 14 min à pied
  • Train : Gare d’Ivry sur Seine (RER C) + 15 min à pied

Ordre du jour

  1. Rapport moral du président
  2. Rapport financier du trésorier
  3. Actions pour la Fibre
  4. Élection du nouveau bureau
  5. Modification des statuts sous réserve de quorum
  6. Modification du règlement intérieur
  7. Vie de l’association

Nous encourageons les membres déjà impliqués, ou souhaitant s’impliquer davantage à se présenter au Bureau. Un bureau achalandé est essentiel à la vie de l’association, et donc au bon fonctionnement des services fournis aux abonnés.

Aussi, nous rappelons que seuls les membres à jour de cotisation, et membre depuis 1 an, ont le droit de vote. Il sera aussi possible de vérifier et régler sa cotisation sur place.

L’AG est le moment le plus fort de la vie de notre association : la participation est un signe d’implication dans sa vie ! En cas d’absence, nous vous encourageons à donner procuration à un autre membre. Pour cela, envoyez un message au bureau afin de désigner votre représentant après vous être assuré de sa présence à l’AG.

La modification des statuts nécessite un quorum de 2/3 des adhérents ayant droit de vote lors de l’AGE.

by Anne at February 20, 2020 12:54 AM

February 16, 2020

Illyse

De la fibre optique dans la Loire et des VPNs

Des news !

En ce début d’année 2020, Illyse est fière de vous annoncer deux grandes nouvelles :

  • Ouverture des offres fibres optiques dans la Loire
  • Baisse de la tarification VPNs

Ouverture des offres fibres optiques dans la Loire

Il y a de cela un peu plus d’un an environ, nous avons lancé une campagne de dons pour nous aider à financer l’ouverture d’une porte de collecte FTTH sur la DSP la Loire (RIP THD42).

Cela nous permet aujourd’hui de proposer des abonnements à la fibre optique à l’échelle d’un département.

Tout d’abord, nous souhaitons vous dire à toutes et à tous

MERCI !

  • Merci aux participantes et aux participants qui ont permis le financement de ce projet,
  • Merci d’en avoir parlé autour de vous,
  • Merci de nous avoir soutenu et/ou de continuer à nous soutenir,
  • Merci à toutes les autres personnes que l’on aurait oublié et sans qui cela n’aurait pas été possible.

Grâce à vous toutes et tous et depuis peu, Illyse peut enfin proposer des accès en fibre optique dans la Loire (sur le réseau de délégation de service public THD42) et éventuellement dans l’Ardèche et la Drôme (réseau Ardèche-Drôme Numérique), en utilisant la collecte fournie par Axione.

Nous sommes actuellement en discussion pour opérer également sur le réseau de délégation de service public de l’Isère.

Malheureusement, les zones sans délégation de service public (département du Rhône et métropoles de Lyon, Saint-Étienne, Roanne et Vienne) ne nous sont pas accessibles pour le moment.

Si cela vous intéresse, et pour ne pas que cette news soit trop longue, vous pouvez consulter la page Acces internet par fibre optique pour avoir plus d’information concernant l’offre, la tarification ainsi que pour souscrire à l’abonnement.

Baisse de la tarification VPNs

Cela faisait un moment qu’Illyse l’envisageait, désormais c’est fait !

Notre volume d’adhérent actuel nous permet de revoir la tarification des offres VPNs à la baisse.

Illyse est heureuse de vous informer qu’il existe désormais deux tarifications pour l’offre VPN:

  • Le tarif « Standard » à 6€/mois,
  • Le tarif « Militant » à 8€/mois

Ces deux tarifications vous permettent d’accéder exactement au même service. Vous avez le choix si vous le souhaitez de soutenir un peu plus Illyse financièrement au travers de l’offre VPN Militant.

Pour être honnête, l’introduction du « VPN Militant » a pour origine plusieurs sondages lors des assemblés générales de l’association. Plusieurs membres n’envisageaient pas de modifier leur virement automatique si Illyse baissait ses tarifs VPNs.

Si vous avez souscrit à notre offre VPN, vous avez donc deux possibilités :

  • Ne rien faire, votre offre VPN sera automatiquement aligné sur la tarification Militante.
  • Nous envoyer un mail ou nous rencontrer (aux permanences, prochainement au Salon Primevère et aux JDLL) pour nous informer que vous souhaitez changer de tarification. À la suite de quoi, il faudra aussi que vous modifiez le montant de votre virement automatique.

Encore une fois, Merci à vous toutes et tous pour votre soutien, cela ne serait pas possible sans vous.

by Romain Deville at February 16, 2020 04:54 PM

February 15, 2020

Iloth

Apéro iloth le 25 février !

C’est l’heure d’un nouvel apéro ! :) Retrouvez-nous mardi 25 février au Faubourg boutique des partages, à Montpellier (15 rue Faubourg de Nîmes), de 19h à 22h. On sera dans la salle de réunion au fond.

Qu’est-ce qu’on fait pendant un apéro iloth ? On se retrouve autour d’un verre pour discuter internet neutre, services décentralisés, et pour passer un bon moment avec un FAI local !

Amenez vos idées et vos bières ! ;)

L’équipe iloth.

by c b at February 15, 2020 09:00 AM

February 11, 2020

Alsace Réseau Neutre

Samedi 21 mars 2020 - Atelier "Libérons-nous du pistage"

Horaire : 14h00 à 18h00

Lieu SHADOK - Presqu'île André Malraux

Atelier "Libérons-nous du pistage" par ARN (CEN/CCN)

Lors de cet atelier, des bénévoles d'Alsace Réseau Neutre, votre Fournisseur d'Accès à Internet associatif et local, vous proposent différents parcours pour reprendre le contrôle sur vos données numériques en vous accompagnant dans l'adoption de solutions alternatives. 

Les parcours au choix :  

 - Configurer votre navigateur

 - Découvrir / installer Linux

 - Auto-hébergement YunoHost

 - Découvrir LineageOS 

  (L'inscription est fortement recommandée pour nous permettre de préparer nos événements au mieux.) 

Entrée libre : Rez-de-chaussée du Shadok.

 

by scapharnaum at February 11, 2020 04:15 AM

Vendredi 6 Mars 2020 - Hack Ver Alli - QGIS

Horaire : 19h00 à 22h00

Lieu SHADOK - Presqu'île André Malraux

Présentation / Discussion  

Présenté par Jennyfer.

QGIS est un outil de traitement de l'information géographique, utilisé dans le cadre professionnel, gérant les images matricielles, vectorielles, ainsi que les bases de données.

Cartographie / SIG

Entrée libre : Rez-de-chaussée du Shadok.

 

by scapharnaum at February 11, 2020 04:07 AM

February 09, 2020

Lorraine Data Network

Assemblée Générale Ordinaire (AGO) 2019

Rendez-vous le 22/02/2020, de 14:00 à 18:00 :

L’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) 2019 se tiendra le samedi 22 février 2020, à la MJC 3 maisons, de 14h à 18h.

Tous les adhérent⋅e⋅s (et les curieuses/curieux) y sont convié⋅e⋅s et sont invité⋅e⋅s à confirmer ou non leur venue.

Si vous ne pouvez pas participer à l’AGO, vous êtes fortement invité⋅e⋅s à donner procuration à un⋅e autre adhérent⋅e, en respectant les contraintes définies lors de la dernière Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) :

  1. chaque adhérent⋅e ne peut être porteur que de 2 procurations au maximum (cf. article 5.2 du règlement intérieur) ;
  2. vous pouvez donner procuration par courriel (signé ou non), par courrier postal ou via un document papier que l’adhérent⋅e à qui vous donnez procuration devra remettre en mains propres au secrétaire de séance avant le début de l’AGO.

Ordre du jour AGO :

  1. Vérification des procurations et renouvellement des cotisations du dernier moment (espèces ou chèque).
  2. Récapitulatif des actions depuis la dernière AGO (un bilan d’activités 2019 sera proposé en amont sur la liste de diffusion des bénévoles).
  3. Projets en cours.
  4. Bilan financier 2019.
  5. Projets pour 2020.

Seuls les adhérent⋅es à jour de cotisation pourront participer aux votes.

<noscript>Pas de javascript, pas de jolie carte OSM <img alt="🙁" class="wp-smiley" src="https://s.w.org/images/core/emoji/12.0.0-1/72x72/1f641.png" style="height: 1em;" /></noscript> <><><><><>

by Alexandre BAILLY at February 09, 2020 04:41 PM

February 07, 2020

Franciliens

Mise à jour du firmware du modem DLink DSL-3785

Le DLink DSL-3785 est un modem-routeur qui peut être utilisé pour accéder à internet via un abonnement à un FAI associatif tel que Franciliens.net.

La configuration de ce modem pour accéder à internet est présentée ici, cependant il présente le défaut d’avoir un bug (non gestion des caractères spéciaux dans le login de connexion, firmware version EU_1.00) qui le rend inutilisable pour les abonnés Franciliens.net à la sortie d’usine. Ce document présente la procédure de mise à jour du firmware pour le rendre utilisable.

Pré-requis

  • télécharger la mise à jour du firmware
    • soit en le demandant au service client dlink (téléphone 0176548417)
    • soit en le téléchargeant sur le site support de dlink (archive non disponible à la date d’écriture de ce document 02/02/2020)
    • ou encore directement ici soit en le téléchargeant ici

Étapes à suivre

  • Câbler le modem à l’alimentation électrique et au réseau téléphonique
  • Se connecter au modem soit via le wifi (mot de passe au dos du modem généralement) ou en ethernet
  • Lancer la page d’administration du modem (http://192.168.1.1/ pour ce produit)
  • Vous accéder alors à la page d’administration qui vous demande un mot de passe (admin) pour configurer votre connexion.
  • Aller dans le menu Management > Upgrade Firmware
  • Téléverser la mise à jour (fichier DSL-3785_Firmware_RevA_EU101_10312017.bin) puis lancer la mise à jour.
  • Appuyer sur OK une fois la mise à jour terminée
  • Il est ensuite conseillé de faire un reset du modem (insérer une aiguille dans le petit trou à l’arrière du modem pendant quelques secondes)

Vous êtes maintenant prêt à configurer votre connexion internet.

by Anne at February 07, 2020 03:52 PM

Configurer sa connexion Internet VDSL avec Franciliens.net

Cette page présente rapidement comment configurer sa connexion VDSL avec un abonnement Franciliens.net

Pré-requis

  • l’identifiant et mot de passe fournis par Franciliens.net
  • un modem compatible VDSL (dans le cas présent c’est un modem DLink DSL-3785, ce modèle est buggé à la sortie d’usine, une mise à jour du firmware est nécessaire et présentée ici)

Étapes à suivre

  1. Câbler le modem à l’alimentation électrique et au réseau téléphonique
  2. Se connecter au modem soit via le wifi (mot de passe au dos du modem généralement) ou en ethernet
  3. Lancer la page d’administration du modem (http://192.168.1.1/ pour ce produit)
  1. Vous accédez alors à la page d’administration qui vous demande un mot de passe (admin) pour configurer votre connexion

  1. Une fois le mot de passe validé, un assistant se lance pour vous assister dans la configuration
  1. Choisir le mode VDSL et s’assurer de mettre VLAN à 835
  1. Choisir le type de connexion PPPoE
  1. Entrer identifiant et le mot de passe
  1. Configurer le wifi (vous pouvez laisser les infos par défaut)
  1. Définir le nouveau mot de passe de la page d’administration
  1. Page de résumé, cliquer sur Finish

Si la ligne est fonctionnelle, il vous est possible de naviguer sur Internet et de tester la qualité de votre connexion

Félicitations, vous naviguez sur un Internet Libre et Neutre !

by Anne at February 07, 2020 03:51 PM

French Data Network

FDN ouvre son instance PeerTube !

Vous pouvez désormais retrouver les vidéos de l’association sur tube.fdn.fr \o/

by Khrys at February 07, 2020 08:38 AM

Prochain FDNCamp : les 22-23 février au Garage

Le prochain FDNCamp se tiendra le week-end des 22-23 février au local de la Quadrature (60, rue des Orteaux – Paris 20ème). N’hésitez pas à passer nous voir, on devrait être sur place du samedi 9h-9h30 au dimanche après-midi ! C’est ouvert à toutes les personnes, membres ou non membres, et c’est une excellente occasion […]

by Khrys at February 07, 2020 08:34 AM

February 01, 2020

Franciliens

Réunion de février

La prochaine réunion aura lieu mercredi 5 février à partir de 19h environ à Easter Eggs au 44 rue de l’ouest 75014 (au numéro 8 à l’intérieur de la cour ; appeler « April » à l’interphone).

Afficher une carte plus grande

Les personnes souhaitant assister à distance pourront le faire via le logiciel Mumble (plus d’informations ici : https://wiki.mumble.info/wiki/Main_Page).
Pour connaître les détails de la retransmission, écrire un courriel au bureau de l’association.

by ToumToum at February 01, 2020 04:22 PM

January 20, 2020

Le Blog de SCANI

Femtocell en rade

Depuis début janvier, les femtocell Orange des membres de SCANI tombent en panne les unes après les autres.

Le symptôme est le suivant :

  • A l’instant T, tout va bien
  • La femtocell redémarre (suite à une coupure de courant, par exemple, ou le simple fait de l’avoir débranchée)
  • Elle ne retombe jamais en marche
  • Si on la branche sur une box d’un opérateur national bien connu, elle fonctionne sans soucis
  • Si on la branche sur le réseau de SCANI, elle ne fonctionne pas

Après plusieurs discussions en ligne et par téléphone, le support d’Orange se borne à tourner en rond, ou, au mieux, à conseiller à ses clients de demander « une IP fullstack » à son opérateur. L’enfumage technocratique a toujours été un bon moyen de se débarrasser d’un appel gênant dans une hotline.

Manque de pot pour Orange, chez SCANI, on ne fait que ça, des IP fullstack. Pour ceux qui sont encore entrain de se gratter la tête, une IP fullstack, c’est le fonctionnement normal sur internet. Vous avez une connexion, vous avez une adresse IP rien qu’à vous. Par opposition aux IP partagées entre plusieurs clients d’un opérateur qui gère comme il peu la pénurie et sa croissance (chez SCANI, on est petits et on a un peu de stock, donc ça va)

Du coup, il semble bien qu’Orange ait, quelque part entre décembre et janvier, mis en route un filtrage des adresses depuis lesquelles ses femtocell ont le droit de se connecter. « vous êtes un opérateur connu, pas de soucis. Vous êtes un nabot dans un coin reculé de la campagne, allez vous faire voir ».

Il leur aurait été très simple de relever l’ensemble des adresses ou sont utilisées leurs femtocell, de les grouper par opérateurs et de vérifier manuellement cette liste, mais non, ils ont préféré appliquer une méthode bien plus sale.

Malgré pas mal de tentatives, nous ne savons toujours pas comment être inscrits sur cette liste (ni même si un moyen existe). Et le signaler à notre régulateur national n’a rien donné non plus.

Heureusement que quelques personnes ont la chance de pouvoir s’équiper avec des smartphone récents permettant le wificalling. Mais rien ne dit que cette fonctionnalité là ne sera pas également réduite à une liste d’opérateurs sur laquelle nous ne serons probablement pas …

(l’image d’illustration de cet article est l’un des premiers relais implantés par SCANI il y a 6 ans, dans l’ombre d’un pylône géré par FPS sur lequel nous avions renoncé à monter)


Mise à jour du 28 janvier 2020

En fin de semaine dernière, il semble que notre article de blog ait fini son tour et ait fini par atterrir sur le bureau d’une personne qui bosse sur les femtocell chez Orange.

Du coup, depuis vendredi, on a récupéré la femto HS d’un des membre et on dissèque le problème en long en large et en travers en enregistrant ce qui passe sur le réseau pour le disséquer. Pour les plus technophiles d’entre vous, voilà ce qu’on constate :

  • La femto reboot environ tous les quart d’heure, faute d’avoir pu s’initialiser.
  • Sur les 10/12 premières minutes, elle envoi des requêtes NTP en rafale vers un serveur chez Orange, quelque chose comme 10 par secondes, puis se calme pendant quelques minutes en n’en faisant plus qu’une par seconde (mais vers deux serveurs) avant de finir par rebooter
  • Du côté IPSEC, on se dit qu’il doit y avoir un tunnel de contrôle et un tunnel de passage d’appel, mais au démarrage de la femto, la connexion IKE ne se termine pas comme il faut avec un formidable « len mismatch : isakmp 2124/ip 1364 »

Mais tout ceci n’arrive pas toujours … De la joie d’auditer un équipement sans y avoir un accès direct et en faisant conjectures sur conjectures.

D’après notre contact chez Orange, toutes les femto concernées ont disparues de la circulation le 6 janvier (sauf une le 8 …). Du côté des membres de SCANI, certaines (qui n’avaient pas été redémarrées) fonctionnaient encore le 13 janvier. Et bien entendu, il n’y a eu aucune modification d’ampleur sur le réseau de SCANI qui pourrait avoir un rapport avec tout ça dans la première quinzaine de janvier.

Bref, on a encore l’arrière train dans les dunes de la plage, mais au moins, on a quelqu’un à qui parler au bon endroit et on a donc bon espoir d’arriver au moins à savoir pourquoi, et au mieux à résoudre le problème \o/


Mise à jour du 28 février 2020

Hier matin, un membre de SCANI a signalé qu’après avoir râlé auprès du support Orange et s’être pris une fin de non recevoir sur le thème « SCANI n’est pas un réseau autorisé », sa femtocell était retombée en marche hier. Et du coup, toutes les autres probablement aussi (nous n’avons pas pu joindre tout le monde).

Notre contact chez Orange ne sait pas non plus pourquoi, bref, on est dans le flou le plus total, ne sachant ni pourquoi c’est tombé en rade, ni pourquoi c’est revenu, ni si la situation va durer.

Mise à jour du 1er mars 2020

Attention, la suite est un brin technique !

Le cœur du réseau SCANI (situé à Paris) a connu un incident le 27 février en début d’après midi. Concrètement, rien de bien méchant, un routeur a cessé de fonctionner comme il fallait et le trafic a automatiquement été dérouté vers le second, donnant lieu à une interruption vers certaines destinations sur internet de l’ordre de quelques minutes.

Lors de cet incident, le routeur incriminé a tout simplement annoncé aux autres opérateurs auquel il est connecté que le réseau de SCANI avait disparu. Du coup, le trafic sortant vers internet continuait à passer par lui, mais l’ensemble du trafic entrant passait par l’autre.

C’est à ce moment précis que les femtos Orange se sont mises à fonctionner de nouveau.

Le 28 au soir, nous avons rétabli le fonctionnement normal du routeur fautif, sans faire le lien avec le retour des femtos. La météo étant ce qu’elle est en ce moment, le département subit beaucoup de coupures de courant un peu partout, et cet après midi, un des membres de SCANI en Puisaye nous disait « ah ben la femto qui remarche ça n’a pas durer longtemps : elle est de nouveau en panne ». C’est à ce moment qu’on a commencé à se dire que la disparition partielle du routeur et son retour était douteuses.

On a donc, ce soir, volontairement coupé le-dit routeur (enfin, une partie seulement, sans impact sur le trafic des membres) et avons constaté que les femtos refonctionnaient. Après quelques tests, nous avons donc fini par prendre contact avec nos camarades de chez Hivane (l’opérateur qui nous permet de joindre Orange depuis ce routeur) pour tenter de pousser les investigations.

Hivane est un opérateur associatif qui a pour objectif de fournir des ressources réseaux aux petites structures comme nous. Il souffre parfois d’attaques réseau assez violentes dites « attaques par déni de service », consistant à bourrer les tuyaux jusqu’à plus soif pour rendre injoignable une machine ou un réseau en particulier. Pour limiter la portée de ces attaques et protéger ses utilisateurs (dont SCANI), Hivane a donc mis en place une limitation de débit sur certains protocoles souvent utilisées dans le cadre d’attaques par déni de service (dans le cas qui nous intéresse, le NTP, protocole servant aux ordinateurs à se mettre à l’heure à travers internet et permettant d’éviter de mettre une pile qui a pour rôle de garder l’heure qu’il est dans un appareil quand il est débranché).

Le fonctionnement normal de NTP est, pour simplifier, le suivant :

  • Bonjour, tu sais quelle heure il est ? Chez moi, il est telle heure !
  • Salut, quand j’ai reçu ta demande, il était telle heure. Et maintenant que je te réponds, il est telle heure.
  • Ok, bien reçu. Quand j’ai reçu ta réponse, il était telle heure chez moi, du coup, j’ai mis à jour mon horloge, maintenant il est telle heure.
  • Oui, mais on dirait que pendant qu’on se parle, le temps passe. A vue de nez, d’après ce qu’on se dit là, le trajet entre nous dure 34 millisecondes, donc il faut encore que tu te décale d’un peu dans le futur pour que tu sois bon.
  • Ok merci A+.

Si on résume donc, il faut quelque chose comme 5 messages entre deux machines pour qu’elles se mettent à la même heure. Dans la réalité, c’est un peu plus, et surtout, le processus se répète régulièrement pour s’assurer que les horloges ne dérivent pas.

Mais les femtos d’Orange, elles, elles envoient plusieurs centaines de fois cette quantité de messages pour tenter de se mettre à l’heure. On ne saura probablement jamais pourquoi mais ce n’est pas un comportement normal. Du coup, la limitation de débit installée par Hivane pour protéger nos réseaux empêchait une mise à l’heure convenable de la femto.

On pourrait se dire que ce n’est pas bien grave, mais la femto utilise ensuite tout un tas de protocoles de sécurité pour se connecter au réseau de l’opérateur et permettre de passer des coups de fil … Et l’heure qu’il est est un des éléments de base de la cryptographie sur internet.

La solution mise en œuvre pour éviter le problème est donc de lever la limitation de débit vers et depuis le réseau d’Orange ou sont hébergés les serveurs utilisés par les femtos. On va également tenter de leur susurrer à l’oreille que rien ne sert d’être aussi agressifs sur le NTP pour avoir une heure qui va bien (après tout, les femtos Bouygues -pour ne citer qu’eux- y arrivent fort bien)

On tient au passage à remercier monsieur Y. chez Orange qui a pris contact avec nous pour tenter de résoudre le problème ainsi que tous ses collègues.

by bruno at January 20, 2020 10:20 AM

January 18, 2020

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 05/02/2020, de 20:00 à 23:59 :

L’association se réunit physiquement le premier mercredi du mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets depuis le mois dernier (et éventuellement travailler dessus). C’est aussi l’occasion de se voir régulièrement entre adhérents.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer mercredi 5 février, à partir de 20h.

La prochaine réunion aura lieu à la MJC des 3 Maisons, à Nancy.

http://www.mjc3maisons.fr/

Logistique :

  • Il n’y a pas d’inscription, c’est porte ouverte.
  • Venir de préférence avec un ordinateur (diffusion de documents, écriture collaborative du compte-rendu, sessions de travail, etc.).
  • Pour du covoiturage, contacter la communauté sur la liste de diffusion principale.
<noscript>Pas de javascript, pas de jolie carte OSM <img alt="🙁" class="wp-smiley" src="https://s.w.org/images/core/emoji/12.0.0-1/72x72/1f641.png" style="height: 1em;" /></noscript> <><><><><>

by Alexandre BAILLY at January 18, 2020 05:07 PM

January 14, 2020

Le Blog de SCANI

Interconnexion de réseaux

Vous le savez peut être, ou peut être pas … Du coup, petit précis rapide de fabrication d’internet.

Dans le mot « internet », on entends deux choses :

  • Net, pour Network, réseau. Jusque là, rien de bien compliqué.
  • Inter, c’est le préfixe idoine pour désigner quelque chose qui se trouve entre d’autres choses.

Internet, c’est donc ça. La chose qui est entre les réseaux. Par exemple, lorsque vous regardez votre série favorite sur Netflix, le flux de donnée qui compose les images que vous voyez et le son que vous entendez provient d’une machine située sur le réseau géré par Netflix.

Pour qu’Internet fonctionne bien, il faut donc que les réseaux soient reliés les uns aux autres. Chez SCANI, c’est le cas avec bon nombre d’opérateurs au travers de deux plateformes technique d’échange de donnée (on nomme ça un « point d’échange » en français, « internet exchange » en anglais). Être connectés à au moins deux camarades de jeu est la condition sinéquanone pour « faire partie d’internet ». Sans ces interconnexions, votre réseau est simplement le client d’un autre réseau.

Ceci concerne le « haut » d’internet. Mais l’interconnexion existe aussi à tous les autres niveaux. Si le cœur de métier de SCANI est de construire un réseau pour connecter ses membres entre eux, on ne souhaite pas forcément réinventer la poudre et, s’ils nous sont accessibles et qu’ils sont performants, on ne va pas s’enquiquiner à construire des réseaux là ou il en existe déjà.

Par exemple, pour relier l’Yonne à Paris (qui est le seul endroit en France ou on peut espérer s’interconnecter convenablement aux autres opérateurs), on ne s’est pas amusés à creuser les champs. On utilise quelques morceaux de réseaux de gros opérateurs nationaux et internationaux qui nous permettent de faire circuler nos données entre notre morceau de réseau parisien et le réseau radio qu’on construit dans l’Yonne, le tout via Dijon, Lyon, Besançon et Strasbourg.

Des réseaux, on en trouve dans tous les sens. Le nerf de la guerre est de savoir d’où ils démarrent et jusqu’où ils vont. Si on trouve en prime qui en est le propriétaire, c’est génial.

Aujourd’hui, on va s’intéresser à trois réseaux avec lesquels SCANI essaie d’obtenir une interconnexion

Le réseau BFC Fibre

On vous a déjà parlé ici même de BFC Fibre. Il s’agit d’une filiale d’Orange qui est entrain de construire (avec l’argent de nos impôts) et va ensuite exploiter pendant 15 ans le réseau fibre optique devant être déployé dans le Migennois, une partie du Jovinien, le Florentinois et une partie de l’Aillantais. Pour un total de 57000 prises, ce réseau vient juste de démarrer avec la livraison des 400 premières prises ce mois ci à Migennes. Les premiers raccordements finaux sont en cours.

L’intérêt de SCANI dans cette interconnexion est de pouvoir aller livrer des connexion fibre optique directement chez les particuliers, entreprises et collectivités concernées par ce déploiement.

Pour schématiser, on dérive un bout de notre réseau fibre optique à un endroit donné sur le réseau BFC Fibre, et HOP, on peut l’emmener, à travers ce nouveau réseau, vers chaque point qu’il dessert ou desservira à l’avenir.

Enfin, ça, c’est la théorie. La loi ELAN de 2018 oblige les réseaux d’initiative publique à proposer ce type d’interconnexion (dite « offre activée »), mais dans le cas de BFC Fibre, point d’offre activée, il nous faudra donc, si on veut tout exploiter, venir interconnecter nous même l’ensemble des plaques géographiques du réseau (Migennes, Saint Florentin, Joigny, Aillant, …) et déployer du matériel dans chaque armoire.

Même si c’est un coût non négligeable, on aimerai bien le faire quand même. Nous avons donc demandé poliment, en janvier 2019. Nous sommes un an plus tard, nous n’avons réussi à obtenir qu’une estimation financière. Aucun plan du réseau, aucun contrat à signer … Bref, c’est pas gagné ! Nous avons rendez-vous fin janvier avec l’ARCEP, notre autorité de régulation nationale, pour tenter de savoir comment s’y prendre.

Pour plus d’infos sur cette négociation, c’est par ici.

Le réseau RCube

Là, on est beaucoup plus proche de notre métier actuel. RCube est un réseau hybride fibre / radio géré par la région Bourgogne Franche Comté. Il est l’évolution de l’ancien réseau Wimax qui a été modernisé en 2017 et 2018.

Il utilise les principes et technologies de la 4G, mais il ne faut pas tout confondre : ce n’est pas de la téléphonie mobile mais bien d’internet fixe : il s’agit d’accrocher des antennes sur les bâtiments. Si la région déploie ce réseau, elle ne vends pas de service aux utilisateurs finaux et ne l’a pas connecté à internet. Ce travail reste à la charge des fournisseurs d’accès.

De la même façon que le réseau BFC Fibre, l’idée de base pour SCANI est donc de se brancher à un endroit du réseau RCube pour bénéficier directement de toute sa couverture existante pour rapatrier ensuite le trafic sur notre réseau propre et d’aller jusqu’aux autres opérateurs avec qui nous sommes connectés.

Là, plutôt que de parler à un grand mur qui ne répond presque jamais; on s’adresse à la région. Même si les relations n’ont pas toujours été très cordiales, la situation s’est beaucoup améliorée et il faut reconnaître que c’est tout de même bien plus simple de finir par se mettre d’accord avec des élus et des fonctionnaires qu’avec Orange.

Nous avions suggéré un fonctionnement bénéfique pour tous il y a 2 ans, mais faute d’insister, ça n’avait rien donné. Fin 2019, lors d’un déploiement dans le Gâtinais, un élu nous signale que notre point de départ sélectionné est éligible RCube et se questionne très justement sur la mutualisation possible.

L’idée consiste à utiliser RCube pour connecter deux morceaux totalement isolés de notre réseau propre. C’était précisément l’objet de nos propositions, on se dit donc qu’on va essayer, car qui ne tente rien n’a rien.

On se fait repérer par la région qui nous questionne sur nos objectifs à connecter en 4G le clocher d’une église. Préférant la transparence, on leur explique qu’on est entrain de mettre en œuvre indirectement ce qu’on leur avait proposé il y a quelques mois. Le sujet refait donc surface et fait son bout de chemin à Dijon et à Besançon.

Après avoir connecté une petite dizaine de membres à ce clocher, lui même connecté en 4G à un opérateur tiers via le réseau RCube, puis à notre réseau à nous au moyen d’un tunnel virtuel, la conclusion est là : même si c’est globalement moins performant qu’une collecte fibre optique, ça peut fonctionner pour un nombre réduit de membres (on établi actuellement la limite à 15)

Fort de cette expérimentation, nos discussions avec la région avancent bien. On va donc pouvoir probablement interconnecter en un ou deux points distincts le réseau de SCANI et RCube.

Outre le fait que cela permet de démarrer des collectes dans des endroits jusqu’ici difficilement accessibles, c’est aussi la possibilité de relier des sites totalement isolés sans attendre d’avoir 2 ou 3 personnes intéressées. Plus largement, cette opération permettra de relier toute personne qui soit directement à porté du réseau RCube.

Le réseau Altitude Infrastructure

Ce réseau vient tout juste d’être voté par le département. Sur un principe fonctionnel relativement proche de celui de BFC Fibre, il est toute fois géré par un autre acteur (Altitude Infrastructure).

Même si la façon dont ce réseau a été voté ne nous a pas semblé être la bonne (notamment du côté de l’embargo sur les documents que nos élus auraient dû pouvoir consulter au calme pour prendre une délibération éclairée), il faut reconnaître que, si ce qui est indiqué sur le papier est tenu, c’est clairement un meilleur deal que celui effectué il y a quelques années pour BFC Fibre.

L’une des bonnes nouvelles, c’est que ce réseau proposera des offres activées, permettant beaucoup plus de simplicité d’exploitation pour nous.

L’autre bonne nouvelle, c’est que c’est Altitude qui est venu directement vers nous en ce début 2020 afin de discuter des modalités de cette interconnexion et, plus largement, de la façon d’articuler nos actions respectives.

A suivre, donc !

by bruno at January 14, 2020 09:39 AM

January 09, 2020

FAImaison

Atelier « Network & Magic : qui voit quoi sur Internet ? »

Viens découvrir comment fonctionne Internet, le réseau des réseaux, au travers d’un atelier qui met en jeu les différents acteurs du réseau et de sa surveillance.

Atelier gratuit, ludique, et non technique accessible à toutes et tous.

Atelier organisé par FAImaison et Café vie privée nantes

Informations pratiques

by FAImaison at January 09, 2020 11:00 PM

January 03, 2020

Franciliens

Premier « Premier Samedi du Libre » de l’année !

Comme chaque 1er samedi du mois, Franciliens.net sera présent au PSL demain, samedi 4 janvier, pour accueillir les curieux·ses des Fournisseurs d’Accès Internet associatifs, pour discuter neutralité du net, protection de la vie privée, données personnelles, et bien sûr auto-hébergement en présentant et aidant à l’installation de briques internet !

RDV donc demain au Carrefour numérique, à la Cité des Sciences et de l’Industrie (étage −1), 30, Avenue Corentin Cariou — 75 019 Paris, Métro Porte de la Villette

Afficher une carte plus grande

Ouverture à 14h, mais attention, le Carrefour Numérique fermera à 16h30 en raison des grèves dans les transports.

Si vous voulez participer au before et/ou à l’after, toutes les infos sont ici :

https://premier-samedi.org/

Plus de détails sur l’Agenda du libre : https://www.agendadulibre.org/events/21428

by yhargla at January 03, 2020 09:21 PM

Le Blog de SCANI

À la chasse au problème

Aux alentours de noël, quelques habitants des hameaux de Precy sur Vrin ont commencé à rencontrer des baisses significatives de débit. Arrivée de nouveaux objets connectés ou bien engouement pour le surf sur internet en cette période de fête ? Que néni, nous avons un problème sur un lien radio du réseau. Et vu la chute sur la courbe, ce n’est pas un petit problème :

On découvre donc en prime que ça ne date pas d’hier et que la situation a connu deux chutes conséquentes début octobre et début novembre.

Après avoir tenté de jouer avec les fréquences et autres configurations faisables à distance, il faut se rendre à l’évidence, il y a soit un problème de matériel, soit une antenne qui bouge, soit un obstacle qui pousse entre les deux. Il faut donc aller enquêter sur place, ce que nous avons fait ce vendredi 3 janvier après-midi. Pour vous souhaiter la bonne année, petit reportage sur le terrain !

Le lien relie un poteau (photo en tête d’article, installé en bordure de route à un endroit stratégique pour prolonger le réseau) à un immeuble situé non loin d’une de nos arrivée fibre :

Comme on n’aime pas trop grimper sur des tours juste pour vérifier si une antenne est désaxée, on profite de l’occasion pour amener avec nous un peu de matériel de remplacement.

Les antennes déployées il y a 2 ou 3 ans sont régulièrement au maxi de leur utilisation, on va donc monter un cran au dessus, puisqu’il y a suffisamment de membres au bout pour justifier l’investissement dans du nouveau matériel.

L’accès au toit de ce bâtiment est relativement simple et nous y sommes en quelques minutes. Voilà l’installation à notre arrivée, pas de soucis apparent :

Le nouveau matériel avait été monté et configuré ce matin, en prévision de l’intervention et pour gagner du temps (rien de plus désagréable que de perdre un boulon sur un toit en gravier ou de devoir passer 1h à taper au clavier). Le remplacement des antennes a donc pris une dizaine de minutes pour arriver à ça :

L’intérêt des nouvelles antennes installées est que la tête d’émission est totalement isolée dans un carénage en métal, évitant ainsi de recevoir des perturbations par l’arrière ou les côtés (et, par la même, d’émettre des ondes dans ces directions qui pourraient perturber d’autres antennes ailleurs). Bref, c’est mieux !

Les anciennes seront réutilisées dans des endroits moins urbains ou les perturbations sont moindres.

Une fois la modification effectuée, il faut se rendre à l’évidence, même si on a gagné un peu de débit, on est loin de ce qu’on avait cet été. Le problème doit donc se situer de l’autre côté ou entre les deux.

Après avoir regardé avec attention le poteau en face, on se demande si l’antenne située tout en haut ne pique pas un peu du nez (ce qui arrive parfois vu le nombre de système de fixation en jeu).

Au moment de vouloir aller la redresser, on se rend compte que le poteau bouge énormément à sa base lorsqu’on appuie dessus. Hors de question d’y monter à l’échelle, donc.

On s’aperçoit aussi que l’antenne, en plus de piquer du nez, ne pointe pas du tout dans la bonne direction. Une seule possibilité donc : le poteau a tourné. Il va donc falloir le stabiliser et trouver un moyen de remettre l’antenne d’en haut dans la bonne direction.

Ne pouvant y accéder sans une nacelle, on décide donc d’ajouter une autre antenne au plus haut possible sans prendre de risques et de la brancher à la place de celle d’en haut. On voit bien sur cette photo l’ampleur de la rotation du poteau en regardant l’antenne du haut et celle située au niveau du haut de l’échelle :

Et voilà que ça va tout de suite beaucoup mieux comme en témoigne la supervision du lien indiquant le débit théorique maximum :

L’étape suivante dans la résolution complète du problème sera d’assurer la stabilisation du poteau, probablement avec un ferraillage et une petite dalle béton au pied, opération qui sera effectuée par les membres locaux de la coopérative d’ici le printemps.

by bruno at January 03, 2020 03:13 PM

December 31, 2019

Le Blog de SCANI

2019 en chiffres

Suite à un fil twitter et une remarque fort judicieuse, les chiffres 2019 sont rapatriés par ici pour la postérité.

En ce 31 décembre, la coopérative compte 695 membres et dispose de 31260 € de capital versés par ces mêmes membres. 31.47% de ce capital est détenu par des collectivités locales (mairies et intercommunalités essentiellement) avec un investissement notable de 6300 € de la commune de Joigny.

Le réseau compte 755 connexions actives pour 1389km de ponts radios au travers de 1446 antennes et autres switchs ou routeurs installés dans l’Yonne.

On a compté (sans grande assiduité, il faut bien le noter), 1091 heures de travail dont 67% de façon volontaire et bénévole. C’est probablement moins de la moitié du travail réellement effectué.

Côté wifi public, les quelques 80 points d’accès déployés sur le territoire ont supporté 270000 connexions de plus de 10 minutes dans l’année provenant de 15394 appareils différents (la carte des points d’accès est disponible ici)

Côté finances, les ventes de la coopérative s’élèvent à 200k€. Les dépenses se montent à 205k€ 190k€, ce qui ne générera pas de déficit, 35k€ de ces dépenses étant, en prime, de l’investissement en matériel qui sera amorti sur 3 ans.

Sur les sommes encaissées, il y a eu 2800 € de rejets de prélèvements (principalement pour défaut de provision), ce qui a occasionné des frais bancaires non négligeables s’élevant à plus de 600 €.

Du côté chiffres rigolos, le système d’information (l’outil qui nous sert un peu à tout) a assuré la génération de 6147 factures. La base de donnée fait 1.2Go. La banque d’image 12Go. La banque documentaire 1Go. Les backups des configurations 122Mo. Le cache de tuiles cartographiques OSM 447Mo.

Du côté cœur de réseau, on dispose trois routeurs à en Ile de France qui supportent 3 transitaires (des opérateurs permettant à SCANI de joindre tout le reste des réseaux qui composent internet) et de 2 points d’échange (qui permettent de joindre directement une bonne partie des opérateurs européens) pour une capacité globale maximale de 5Gbps. La capacité entre le cœur de réseau et notre beau département est un peu inférieure à 2Gbps et la consommation réelle aux heures de pointes est de l’ordre de 4/500Mbps :

Pour finir, une image valant 1000 mots, voilà ce qu’on peut faire avec un peu d’huile de coude et 7 ans devant soi (malgré les apparences, ça ne dépasse pas les contours de l’Yonne) :

Tu voudrais faire pareil dans ton coin ? On viendra pas (ou pas beaucoup/longtemps), mais on aide avec plaisir et on a des copains de la Fédération FDN un peu partout ! Hésite pas à faire coucou en ligne ou en vrai … et si jamais t’as du temps à perdre, on accueil des stagiaires tout au long de l’année !

Pour ceux qui se posent la question, l’image en tête d’article est un « Sankey Graph » des flux financiers globaux de la coopérative, généré avec d3js.

by bruno at December 31, 2019 09:39 AM

December 30, 2019

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 08/01/2020, de 20:00 à 23:59 :

L’association se réunit physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets depuis le mois dernier (et éventuellement travailler dessus). C’est aussi l’occasion de se voir régulièrement entre adhérents.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer mercredi 8 janvier, à partir de 20h.

La prochaine réunion aura lieu à la MJC des 3 Maisons, à Nancy.

http://www.mjc3maisons.fr/

Logistique :

  • Il n’y a pas d’inscription, c’est porte ouverte.
  • Venir de préférence avec un ordinateur (diffusion de documents, écriture collaborative du compte-rendu, sessions de travail, etc.).
  • Pour du covoiturage, contacter la communauté sur la liste de diffusion principale.
<noscript>Pas de javascript, pas de jolie carte OSM <img alt="🙁" class="wp-smiley" src="https://s.w.org/images/core/emoji/12.0.0-1/72x72/1f641.png" style="height: 1em;" /></noscript> <><><><><>

by Alexandre BAILLY at December 30, 2019 11:14 AM

December 15, 2019

French Data Network

FDN signe l’appel onestla.tech

FDN a signé l’appel des travailleuses et travailleurs du numérique pour une autre réforme des retraites. L’occasion de nous souvenir que l’objet de l’association est la promotion, l’utilisation et le développement des réseaux Internet et Usenet dans le respect de leur éthique en favorisant en particulier les utilisations à des fins de recherche ou d’éducation […]

by Khrys at December 15, 2019 06:06 PM

December 11, 2019

Le Blog de SCANI

Fibre dans l’Yonne, seconde partie

Comme vu dans l’épisode précédent (que nous vous conseillons vivement de lire avant de commencer celui-ci), le département choisi ce vendredi l’opérateur d’opérateur qui va exploiter le 3e et dernier morceau de réseau fibre dans notre département. On continue donc la série « explications ».

Comme le département est un farceur, jusqu’à présent, le déploiement BFC Fibre par Orange (Migenne, Joigny, Saint Florentin…) qui est en cours était nommé « étape 1 » et celui dont nous parlons aujourd’hui « étape 2 ». Nous avions donc pris le parti, dans l’article précédent, de parler de « phases », en incluant dans tout ceci la zone AMII que le département ne traite pas en tant que « phase 1 » puisque c’est elle qui avait commencé en premier.

Pour s’y retrouver, donc :

  • Zone AMII, Agglo Auxerroise et Sens, Orange investi son argent à lui, le département ne lui donne pas de nom autre que « zone AMII », nous parlons de « phase 1 »
  • Zone BFC Fibre, Migennois, Jovinien, Florentinois et quelques zones de Puisaye, Orange investi nos impôts, le département parle de « phase 1 » ou « étape 1 », nous parlons de « phase 2 »
  • Zone Altitude, dont nous parlons ici, le département parle de « phase 2 » ou « étape 2 », nous parlons de « phase 3 »

D’après les documents qui sont tombés du ciel dernièrement, il semble que le choix penche très fortement pour Altitude Telecom. Cette chute divine ayant eu la bonne idée de faire tomber le projet de contrat, on a quelques notes de lectures à partager avec vous ! Oui, on partagera peut être le document, mais uniquement après le vote qui doit théoriquement avoir lieu vendredi et l’éventuel avis que donnera le département sur ce partage.

Cadre général

Pour bien introduire le sujet, le document pose d’emblée le cadre financier. Le réseau représente un coût de 144 M€ à quoi il convient d’ajouter 57 M€ pour les raccordements, on ne saura pas de quels raccordement il s’agit, mais on imagine qu’il s’agit probablement des raccordement finaux des abonnés. On voit plus loin dans la lecture que ces raccordements sont moyennés pour un tarif unitaire de 250 €. Comme le réseau est prévu pour 115000 prises, les raccordements se chiffrent donc plutôt à 29 M€, à moins que ne soient d’autres raccordements. Bref, si un initié du projet pouvait nous éclairer…

On continue ensuite sur l’enveloppe économique globale de l’ensemble des plans d’aménagement numérique publics qui s’élève à 260M€, promettant « l’emploi de corps de métiers variés et générant en tant que tels, une valeur économique et sociale considérable« , le chantage à l’emploi joue plein tube, alors même que très peu de formation qualifiante ne sont disponible dans notre département et que les sous-traitants employés par Orange depuis des lustres ne viennent même pas, pour la majorité, de la région Bourgogne Franche Comté… mais ce n’est finalement qu’un petit détail d’élément de langage.

Combien ça va coûter, cette affaire ?

On va commencer à taper dans le dur.

La convention actuellement en négociation avec Altitude Telecom ne comporte… aucune subvention publique. On tient à saluer l’emploi du mot « subvention » en lieu et place de l’habituel « investissement ». On trouve ça dommage que quand c’est 0 on dise « subvention », alors que quand c’est 50M€, on dit « investissement ».

C’est donc une fort bonne nouvelle : nos impôts ne devraient pas être mobilisés pour cette opération. Nous signons donc une convention de 30 ans qui ne va rien nous coûter et même… rapporter de l’argent dans les caisses publiques !

Sauf que, et l’idée n’est pas idiote, le département compte quand même sur l’argent des EPCI (les communautés de communes) mais revoit le tarif demandé à la baisse. En lieu et place de 100 € par prise, les EPCI ne seront plus mises à contribution que sur une base (à affiner) de 50 € par prise. Eh oui, si cette troisième phase de déploiement se fait à coût 0 pour la puissance publique, la seconde phase, elle, coûte beaucoup d’argent. Il est donc logique de pratiquer une péréquation pour ne pas pénaliser les communes traitées en phase 2 vis à vis de celles traitées en phase 3… d’autant que si on se fie aux calendriers, les phases 2 et 3 risquent de se terminer quasi en même temps, aux alentours de 2023 (bon, les plannings, ça n’engage que ceux qui y croient… chez SCANI, on ajoutera volontiers 5 à 10 ans à ces prévisions pour le moins optimistes)

Les poupées russes

Il faut savoir que lorsqu’un opérateur est retenu dans le cadre d’une délégation de service public, il crée systématiquement une entreprise séparée qui se chargera d’exécuter le contrat. C’est le cas pour Orange sur la phase 2 avec l’entreprise « BFC Fibre », Altitude créera donc une « société adhoc » pour les 115000 prises à fabriquer, à gérer et à vendre aux fournisseurs d’accès. On ne sait pas son nom, mais étant donné les habitudes d’Altitude en la matière, on risque de se retrouver avec un Net89 ou un Net-Yonne.

On sait donc que ce projet ne réclamera aucun argent public, et la convention précise que le département devra être prévenu et donner son accord si l’entreprise adhoc voit arriver de nouveaux actionnaires, ceci probablement pour éviter qu’Altitude ne revende le bébé à peine le bain fini de couler.

Par contre, elle se réserve le droit d’inviter la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) à son capital qui doit, assez rapidement, être augmenté de 100.000 € à 11M€. On voit donc qu’il y a quand même un peu une question d’argent public, puisque la CDC n’est pas une organisation privée. La encore, rien de bien méchant, la CDC étant le bras armé de l’investissement privé de l’état depuis fort longtemps. C’est aussi une bonne nouvelle dans la mesure ou, si le projet est bénéficiaire, une partie de ces bénéfices seront reversés à la CDC et reviendront donc dans les caisses de l’état.

Suivent quelques obligations d’Altitude, notamment l’engagement de ne pas favoriser leurs partenaires habituels dans le réseau (puisqu’il est censé fonctionner de façon neutre et non discriminatoire pour tous les opérateurs du marché), d’assurer l’indépendance des salariés de l’entreprise vis à vis de la maison mère, d’assurer qu’en fin de convention (dans 30 ans, donc), les salariés puissent continuer leur mission, soit en régie avec le département, soit avec un nouveau délégataire et, cerise sur le gateau, d’appliquer une politique forte en matière de réinsertion et d’économie sociale et solidaire.

Rentrons dans le détail

En ce qui concerne les diverses autorisations, règlement d’indemnités, de droits de passage, d’achat de matériel, de travaux, bref, de tout ce qui doit être payé pour établir et faire fonctionner le réseau, Altitude se débrouille. On ne sait pas quel sera le prix payé pour chaque ligne par les opérateurs, le catalogue tarifaire étant précisé dans l’un des 34 annexes sur lesquels nous n’avons pas encore mis la main, mais là aussi, ils se débrouillent. Le département n’a donc rien à débourser mais ne gagne pas non plus un centime. Pas un centime ? Pas tout à fait.

Le département exerce un contrôle assez serré sur ce qui est fait par Altitude. Ces actions ont un coût qui est compensé par Altitude à hauteur de 150.000 € les premières années, puis 100.000 pour finir à 50.000. Mais ce n’est pas tout, tous les 10 ans, 300.000 € sont prévus pour réaliser un audit indépendant du réseau. Ces sommes ne sont pas vraiment une recette dans la mesure ou ils viennent compenser des dépenses humaines.

La coopération entre Altitude et le département ne s’arrête pas là. En plus de la création de ce nouveau réseau optique, Altitude hérite de la gestion des diverses montées en débit (39 zones géographiques en tout) et doit verser une somme de 20.000 € annuel en contre partie.

Et surtout, à la fin du contrat de la phase 2 avec Orange dont nous parlions dans le précédent article, Altitude récupérera l’ensemble des prises du réseau et versera, les 5 premières années (2033 – 2038) 40 € HT / ans / prise au département, puis 80 € HT / ans / prise jusqu’à la fin de la convention en 2050. La phase 2 gérée par BFC Fibre (Orange) compte environ 40.000 prises. Si on compte sur un taux de pénétration de 60%, ça représente tout de même autour de 25M€ de recette publiques. Une belle revanche sur la situation actuelle ou, manifestement, il n’est pas prévu que BFC Fibre reverse un quelconque centime au département sur l’exploitation faite du réseau qui a pourtant été payé par nos impôts.

Et le côté technique ?

L’établissement de ce nouveau réseau prévoit bien entendu la réutilisation du génie civil existant (Orange et Enedis principalement). Altitude fait son affaire de régler à ces deux entreprises les montants qui leurs seront dus. Pour la petite histoire, si c’est effectivement louable de réutiliser les trous qui existent déjà plutôt que d’en creuser de nouveaux, ça entraîne également un effet pervers : le réseau est installé dans des ouvrages qui appartiennent à Orange. Il reste donc tributaire de la politique interne d’un autre acteur privé .. Un peu raide pour un réseau d’initiative publique.

Le réseau se devra d’être interconnecté avec les autres réseaux d’initiative publique, on imagine donc celui de BFC Fibre, le réseau fibre régional le long de l’autoroute et le réseau radio 4G/LTE fixe RCube.

Il est également précisé qu’Altitude se devra de faire évoluer le catalogue de services en fonction des usages et besoins des opérateurs présents sur le réseau avec une contrainte forte imposant à la société adhoc de répondre aux demandes de devis pour des prestations catalogue en 2 semaines et de faire droit aux demandes de devis raisonnables de prestations absentes du catalogue en 4 semaines. C’est une très bonne nouvelle pour nous qui ramons depuis plus de 12 mois pour contractualiser avec Orange sur la phase 2.

La convention prévoit la possibilité d’exploiter le réseau de façon passive pour les opérateurs (la situation que nous décrivions dans l’article précédent, qui, si elle est pertinente pour un gros acteur avec beaucoup d’utilisateurs finaux, est plutôt inabordable pour une structure comme SCANI) mais aussi des offres GFU (Groupement Fermé d’Utilisateurs) permettant par exemple à une commune de relier ensemble tous ses bâtiments publics et de ne souscrire qu’une seule connexion à internet puis de gérer elle-même son réseau interne, mais aussi des offres activées pour permettre l’accès au réseau pour des opérateurs de plus petite taille qu’Orange.

Il est d’ailleurs explicitement fait mention dans la convention qu’Altitude se doit porter une « vigilance particulière dans la définition des services proposés à permettre à tout opérateur national ou local de s’y raccorder en écartant toute condition technique de nature à constituer une barrière à l’entrée ». Le clin d’oeil à SCANI est appréciable et apprécié !

C’est quoi une offre activée ?

Vous vous souvenez, dans le précédent article, du petit croquis réalisé avec amour par Eric qui montrait les différents coûts des éléments du réseau fibre ? Eh bien avec une offre activée, nul besoin d’aller installer des éléments de réseau dans tous ces endroits ni de louer les fibres une par une. En contrepartie d’un prix mensuel plus élevé par prise (autour de 20 € au lieu de 12 €), c’est Altitude qui s’occupera de gérer toute la partie finale du réseau et de livrer en un point unique toutes les connexions demandées par l’opérateur. Ainsi, SCANI pourrait ne brancher qu’une ou deux paires de fibres dans le département pour pouvoir connecter tous ses membres.

L’équation économique n’est pertinente que pour un petit volume de prises, ce qui est précisément ce qui nous intéresse. La loi ELAN, votée à l’automne 2018, impose aux réseaux d’initiative publique de proposer ce type d’offre.

Ça y est, on sait tout ?

Non, loin de là. Beaucoup de lignes de la convention font référence aux annexes que nous n’avons pas (encore) réussi à obtenir, ça risque donc de mériter un troisième épisode à notre série…

D’ici là, nous avons refait l’exercice du diagramme de l’article précédent pour éclaircir les esprits sur cette 3e phase :

Et SCANI dans tout ça ?

SCANI dispose aujourd’hui de 6 points de collecte fibre optique entre 100Mbps et 1000Mbps réparties entre Sens, Charny, Migennes, Joigny, Auxerre et Avallon qui écoulent 90% du trafic des membres de la coopérative entre l’Yonne et notre coeur de réseau situé à Paris. Depuis début 2016, SCANI a payé 130.000 € pour ces collectes. Ce prix élevé est censé s’expliquer de par les garanties apportées, notamment de débit toujours disponible (c’est effectivement le cas) et de rétablissement en 4 heures en cas de panne (ça, c’est moins évident, la seule grosse panne que nous ayons connu s’étant soldée par une remise en état plus d’une semaine après l’incident). Nous n’avons pas d’autre choix, aujourd’hui, que d’utiliser ces collectes, la seule alternative assez performante étant située le long de l’autoroute A6 à laquelle il est fort difficile d’accéder physiquement.

Mais demain, si le réseau fibre est déployé et tient ses promesses en terme de souplesse de solutions technique, ce coût pourrait drastiquement baisser, permettant plus d’investissement dans les déploiements de câblage en fibre jusqu’à nos membres et, pour les plus éloignés, le renforcement du réseau radio pour arriver à fournir des débits acceptables (>40 ou 50Mbps) à tous.

L’interconnexion des divers réseaux (notamment l’axe optique régional de long de l’autoroute et le réseau actuellement déployé par Orange sur le projet BFC Fibre) permettrait de simplifier l’infrastructure générale du réseau d’une part et d’assurer plus de redondance d’autre part (en ne faisant plus reposer le transport uniquement sur le réseau d’Orange). Plus de problèmes de difficultés d’accès aux divers réseaux puisqu’il est prévu qu’ils soient tous interconnectés.

Il serait également possible, grâce aux offres GFU, d’envisager des déploiements conséquents pour des commune et des intercommunalités et les offres sur mesure peuvent permettre la connexion de point wifi sur la voie publique ou le raccordement direct de nos points hauts de distribution radio.

Au pays des bisounours

Revenons un peu sur terre. 115000 prises déployées en 3 ans, c’est une mission impossible. Il faut bien se rendre compte qu’Orange qui travaille actuellement sur le Migennois depuis plus d’un an n’a pas encore activé les 4000 prises concernées.

Orange, 1 an, 4000 prises.

Comment pouvoir espérer 115000 prises en 3 ans ?

L’équation n’est pas uniquement temporelle. On ne peut pas simplement ajouter plus de gens pour travailler sur le réseau et espérer qu’il sortira plus vite de terre. Il faut pouvoir :

  • s’approvisionner en fibre (les commandes passées aujourd’hui seront livrées dans le meilleur des cas en 2021, mais plus probablement en 2023) ;
  • il faut des gens qui soient formés pour travailler dans tous les métiers nécessaires et nous n’en avons pas (sans compter qu’Orange, avec les 700M€ dernièrement récoltés auprès de l’union européenne a probablement déjà lancé une masse infernale de recrutements directs et d’accroissement des équipes de ses sous-traitants) ;
  • il faut des autorisations de voiries (ça, c’est assez simple), de pose de câbles en façades privées (c’est déjà plus compliqué) et d’usage de poteaux d’Orange (qui ne fait aucune difficulté à ses filiales mais qui sera peut être moins clément avec ses concurrents) et d’Enedis (qui refuse encore et toujours, notamment sur le secteur de Migennes, ce qui explique une partie du retard actuellement constaté sur cette zone) ;
  • Et c’est sans compter sur le renforcement nécessaire de certains poteaux, les ouvrages souterrain endommagés qui demandent de lourds travaux d’excavation et de dévoiement de réseaux existants, les impondérables de travaux (météo, incidents de chantiers…).

Et une fois que le réseau principal sera posé, il faudra encore des équipes conséquentes pour installer les fibres entre le boîtier installé dans la rue et l’ensemble des habitations (ça, c’est pas compris dans le « la fibre pour tous en 2022 », il faut être bien clair).

Le document d’analyse produit par le département montre la courbe d’adoption (et donc d’installation complète jusqu’à l’abonné). Les plus optimistes disent qu’on arrivera à 80% en 6 ou 7 ans, les plus pessimistes parlent de 80% d’adoption sur… quelque chose comme 20 ans.

Donc c’est mort. On fait quoi ?

Face à cette dure réalité, le seul bon réflexe est de commencer par le plus urgent. Il s’agit ici de décisions politiques. Pour notre part, si on nous confiait le soin de réaliser le planning, nous commencerions par connecter la maison qui dispose actuellement du moins de débit dans l’Yonne, puis celle juste au dessus, et ainsi de suite. Ce qui est pratique avec les endroits ou internet est pourri, c’est que ça ne concerne généralement pas qu’une seule maison. Les données de qualité de connexion sont très facilement disponibles, il est donc aisé de viser juste dès le début.

On peut éventuellement considérer que les grands pôles industriels et tertiaires sont prioritaires, et suivraient peut être les pôles touristiques pour ne pas louper le rendez-vous économique fort de 2024.

Quoi qu’il en soit, planifier le déploiement en essayant de contenter tout un chacun n’est pas une bonne stratégie. Quitte à être efficace et à vouloir un réseau rentabilisé rapidement, autant commencer par là ou on sait que les utilisateurs finaux seront au rendez-vous, et quoi de mieux que ceux qui n’ont rien aujourd’hui ? Si nécessaire, SCANI tient une liste à jour des communes où nous œuvrons.

En dehors de gérer correctement les priorités de déploiement, le lancement d’une politique volontariste sur la formation serait également une bonne idée. Il n’aura échappé à personne que quelques personnes se sont manifestées en tant que porteuses pour le projet Territoire Zéro Chomeurs dans l’Yonne. Il y a probablement une articulation à trouver là dessus.

Pour aller plus loin, puisque l’intégralité du déploiement n’est pas réaliste en 3 ans, SCANI peut tout à fait aider les lieux les plus reculés en s’appuyant sur le réseau de la délégation de service public pour terminer ensuite le trajet jusqu’aux habitats les plus isolés en radio, en attendant que la fibre puisse y être déployée en temps opportuns.

Ce n’est toute fois pas une solution universelle : nous ne sommes pas des magiciens. SCANI n’a pas pour vocation d’aller connecter des zones géographiques entières et nous attendons de nos membres certains engagements coopératifs qu’on ne peut pas exiger de tout un chacun. Par ailleurs, nos offres ne comprennent que la connexion internet, ni téléphone ni télévision, ce qui, pour certains utilisateurs n’est pas envisageable et nous respectons cet avis sans vouloir pour autant adapter nos principes et notre éthique à ce type de demande.

Pour finir sur le sujet technique et pratique, on pourrait être tenté de dire « si Altitude n’est pas en capacité de tenir sa promesse, il suffit de demander à un autre », mais personne d’autre ne peut réussir dans les temps et le choix n’est pas si étendu que ça. L’appel lancé par le département a reçu 5 réponses :

  • Orange, dont on connais déjà la performance et le coût
  • Altitude, qui, finalement, a rendu une offre qui n’est pas si délirante
  • SFR, qui essuie énormément de critiques un peu partout en France
  • COVAGE, qui a dernièrement été racheté par SFR
  • Axione, filiale de Bouygues, qui aurait peut être pu rendre une offre intéressante mais qui semble, d’après le comparatif du département, avoir fourni l’offre la plus chère

Et puis… c’est à peu près tout. À notre connaissance, TDF œuvre aussi dans le domaine mais n’a pas répondu à l’appel. Pour les personnes intéressées, vous pouvez retrouver les différents acteurs qui ont ou sont entrain de déployer des réseaux d’initiatives publique sur une carte tenue par notre fédération.

Alors on peut parfaitement faire confiance à un petit acteur pour faire de petites zones géographique, et donc trouver possiblement tout un tas de petits acteurs qui traiteront chacun une zone. Orange, SFR, Free et Bouygues ne viendront juste pas exploiter ces petits bouts de réseaux, retour donc à la case départ, vous vous souvenez, quand, il y a plusieurs années, des élus locaux cherchaient désespérément à réaliser eux même de petits réseaux optiques et qu’ils s’y sont cassés les dents faute d’opérateurs d’envergure prêts à venir exploiter.

À moins que la majorité des utilisateurs se satisfassent de ne pas avoir « internet by Orange », on sait jamais, on n’est pas à l’abri d’un coup de bol 🙂

Vous nous trouverez bien un petit dessert après un si bon repas ?

Mais OUI ! Mousse au chocolat, île flottante, coupe rhum-raisin ? Ah, attendez, on a un dessert spécial !

Pour terminer ce (trop) long article, et même si nous ne sommes pas les premiers à « lever le loup », nous voudrions souligner un aspect beaucoup plus éthique que technique, à savoir le conflit d’intérêt manifeste entre l’élue désignée pour représenter le département (Malika Ounes) et Eiffage (grande entreprise de BTP dont Malika Ounes est directrice commerciale) qui se trouve être l’un des partenaires habituels d’Altitude dans les projets de déploiement optique (dont certains ne se passent pas toujours bien).

Il serait de bon ton qu’un autre élu du département pilote le projet ou qu’Altitude s’engage à ne pas faire appel à Eiffage directement ou indirectement sur la DSP de l’Yonne (ce qui risquerai d’allonger encore les plannings)

Conclusion

En dehors de quelques loups exposés ci dessus, et même si on préférerais que le département gère son réseau lui-même, il faut reconnaître que la situation théorique peinte par l’offre d’Altitude semble plus juste et souple que les situations qu’on connaît aujourd’hui avec Orange.

Mais on préfère juger les actes, et c’est peu commode, puisqu’il faudra attendre 2050 pour voir si toutes les promesses sont tenues.

by bruno at December 11, 2019 11:16 AM

December 09, 2019

Le Blog de SCANI

L’argent de la fibre

Notre conseil départemental aborde, lors de sa prochaine assemblée, le sujet de la fibre. Manifestement pour demander une rallonge budgétaire aux communautés de communes, et peut-être aussi (enfin, on espère) pour annoncer quel opérateur a été retenu pour prendre en charge la troisième phase de déploiement de la fibre dans l’Yonne (qui est censée être la dernière, c’est à dire qu’elle devrait couvrir 100% des habitations, entreprises, collectivités, …)

C’est donc l’occasion d’un peu de vulgarisation. Oui, chez SCANI, on aime bien expliquer. Et aussi de quelques questions, notamment, l’avancée du retard de déploiement, l’accessibilité des réseaux fibre optique aux petits opérateurs ainsi que les méthodes d’amortissement de l’investissement des deniers publics.

Au final, l’idée pour SCANI, c’est d’aller exploiter ce réseau qui est financé par nos impôts. Comme tous les autres opérateurs, ni plus ni moins. Vous allez voir, ce n’est pas si simple que ça.

Attention, ça va être long.

Opérateur d’opérateurs

C’est une notion importante à comprendre. Lorsqu’un opérateur (mettons Orange) déploie la fibre optique dans une zone donnée, soit avec son argent propre soit avec celui de nos impôts, il se doit de proposer une offre raisonnable d’accès à tous les autres opérateurs. La notion d’offre raisonnable reste toujours discutable, mais la morale de l’histoire, c’est que même si c’est SFR qui déploie la fibre, ça ne vous empêche théoriquement pas de vous abonner chez Orange ou chez … SCANI.

Théoriquement …

Phase 1, la zone AMII by Orange

Lorsque l’état a commencé à se mêler du déploiement de la fibre optique, on distinguait deux grands cas : les « zones denses » (comprendre les endroits où il y a beaucoup de locaux à raccorder dans un espace géographique restreint … des zones urbaines en somme), et des « zones moins denses ».

L’état a donc commencé par émettre un Appel a Manifestation d’Intention d’Investissement (AMII) histoire de savoir qui comptait faire quoi à quel endroit. Le deal était globalement assez simple : si un opérateur souhaite s’engager sur une ville (mettons Auxerre), l’ensemble des collectivités (locales comme nationales) lui assurent une sorte d’exclusivité territoriale contre un engagement à ce que les travaux soient réalisés dans un temps donné.

En réalité, le temps donné n’est jamais respecté (L’auxerrois devait être 100% fibré fin 2018, nous sommes quasi début 2020 et c’est loin d’être terminé) et l’exclusivité n’en est pas réellement une puisqu’elle est en fait matérialisée par une petite phrase qui indique simplement que si une collectivité souhaite aider un opérateur à s’installer sur son territoire, elle se doit de faire bénéficier l’opérateur de la zone AMII des mêmes facilités.

Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes. Orange a été le seul opérateur a répondre à l’AMII sur le territoire de l’Yonne, indiquant qu’il comptait se débrouiller avec son argent pour déployer la fibre jusqu’aux abonnés finaux dans l’agglomération Auxerroise (sa version de l’époque de la signature, si notre mémoire est bonne, excluant deux communes ayant rejoint l’agglo par la suite) et dans la ville de Sens.

D’après la carte tenue à jour par le régulateur, nous en sommes, au 30 septembre 2019, à quelque chose entre 50 et 80% de couverture dans Auxerre, entre 25 et 50% à Sens et, exception notable, à plus de 80% à Saint Georges sur Baulche.

On apprends ce jour que l’Union Européenne a octroyé un prêt de 700 millions d’euro à Orange pour les aider à tenir les délais auxquels ils se sont engagés. L’histoire ne dit pas à quel taux ni quel délais de remboursement.

Le modèle économique de la fibre

Avant d’expliquer les phases suivantes, quelques mots sur comment ça marche au niveau de l’argent.

On ne va pas s’amuser à lister tous les acronymes et leur impact sur les histoires d’argent ou de topologie technique de réseau, mais on en distingue deux principaux :

Le FTTO, qui consiste à créer des réseaux fibres dédiés, principalement pour les entreprises ou les gros utilisateurs. C’est ce dont nous nous servons chez SCANI pour alimenter notre réseau radio. La moralité à retenir, c’est que le FTTO existe depuis bien longtemps, est disponible partout (ce n’est qu’une question d’argent) et revient fort cher (plus de 50 fois plus cher pour un débit équivalent) mais avec des garanties (parfois très théoriques) de bon fonctionnement et d’entretien.

Le FTTH, qui consiste à déployer massivement un réseau principalement pensé pour les particuliers qui viendra remplacer la bonne vieille ligne téléphonique en cuivre. On se situe ici sur des tarifs finaux similaires à ceux de l’ADSL (entre 30 et 50 € par mois) et le même type de garantie (si c’est en rade, tu patiente).

Le présent article parle bien entendu du FTTH.

Lorsque vous êtes « abonnés à la fibre », mettons pour 40 € par mois à Auxerre et chez SFR, quelle part de cet argent sert à quoi ?

  • Sauf produits étrange dont certains fournisseurs d’accès on le secret et qui permet de réduire cette part, 6.67 € partent directement à l’état en TVA. Restent donc 33.33 €.
  • Ensuite, si l’opérateur que vous avez choisi a participé au cofinancement (c’est à dire précommander et payer un nombre conséquent de lignes optiques à Orange), il va payer entre 5 et 6€ par mois à Orange. S’il n’a pas la capacité de financer au moins 5% des lignes (palier minimum pour être considéré comme « cofinanceur »), ce sera un tarif fixe de 13.20 € par mois. Ce tarif ne concerne que le circuit entre votre domicile et la première armoire de rue (PM). Restent donc entre 20 et 28 € selon la taille de votre opérateur.
  • Ensuite, sur le chemin de la fibre, il y a des liens entre ces armoires de rue (PM) et les centres névralgiques du réseau (NRO). Ceux-ci coûtent assez cher à la mise en service (entre 1000 et 30000 € en fonction du nombre de fibres et de la distance) mais ont un coût mensuel quasi dérisoire (3.20 € pour une seule fibre de moins d’1km, jusqu’à 110 € par mois pour 6 fibres de plus de 15km). Celles-ci sont par ailleurs possiblement partagés par plusieurs dizaines d’abonnés, on peut considérer un coût marginal de 10 centimes.
  • Une fois arrivé au NRO (on en compte, de mémoire, 2 ou 3 à Auxerre), il faut ensuite aller jusqu’au coeur de réseau de l’opérateur (généralement à Paris, plus marginalement à Lyon). Le coût est difficilement estimable, mais on sait que, lorsqu’on loue ce type de prestation, la facturation se fait au débit sur la base de 5 € par megabit/s de consommation en heure de pointe. Si on compte une consommation moyenne de 2Mbps par client, on se déleste donc de 10 € supplémentaires.

Restent donc entre 10 et 18 € qui permettent de payer les salariés, la hotline, les actionnaires, les droits des chaînes de télés, les coups de fil que vous passez avec votre téléphone, l’amortissement de tout le matériel qui a été déployé, etc.

Dans le cas de SCANI, nous avons estimé le coût de mise en service d’une zone comprenant une quarantaine d’abonnés à 35000 € avec un retour sur investissent dans un délais de l’ordre de 10 à 15 ans.

Un petit schéma pour bien comprendre. Sachant que chaque lien a ce coût (dans l’exemple ci dessous il y a donc 4 maisons, ce qui coûtera 1400 € de mise en service et 48,80 € par mois). Ces coûts sont sensiblement identiques quels que soient les acteurs et les phases de déploiements.

Phase 2, BFC Fibre by Orange

Avoir de la fibre en 2018, 2019, 2020, 2035 dans l’Auxerrois et à Sens, c’est bien. En avoir partout dans l’Yonne (oui, même à Guedelon), ce serait pas plus mal. Avant 2095 ce serait mieux.

La puissance publique est donc partie en quête d’une façon de faire que ça arrive. Dans le même temps, les gros opérateurs cherchaient à limiter le nombre d’interlocuteurs. Impossible donc, pour une commune seule, de missionner un gros opérateur pour déployer la fibre. Même si elle paie tout. Même avec un pont d’or. Même avec du Chablis. C’est dire.

L’europe a joué le même jeu, indiquant qu’elle ne participerait à aucun financement si celui-ci ne concernait pas un projet à une échelle régionale.

Toujours dans le même temps, nous avons réduit le nombre des régions et avons rejoint nos camarades de Franche Comté.

Tous les départements de la nouvelle région ne sont pas partie prenante, mais la majorité se sont réunis au sein d’une société publique locale (SPL) qui a, ensuite, émis un appel d’offre puis choisi Orange pour piloter le déploiement du réseau sur l’ensemble des départements. Il faut retenir que l’ensemble de l’investissement est réalisé sur fonds publics, que tout le monde met la main à la poche (europe, état, région, département, communauté de commune) , que le réseau est propriété du département mais que le département s’est engagé à laisser la société publique locale décider de son avenir pour 99 ans, et que cette même société publique locale a confié les clés du réseau à Orange pour 15 ans.

Dans l’Yonne, le montant total investi pour cette seconde phase se monte a plusieurs dizaines de million d’euro pour un coût moyen à la prise FTTH de l’ordre de 800 € (les personnes disposant de chiffres plus précis sont invités à se faire connaître :-))

C’est donc Orange, via sa filiale BFC Fibre, qui se charge de vendre ce réseau. Non pas aux utilsateurs finaux mais bien aux autres opérateurs (dont Orange), qui, eux, vont vendre leurs offres.

Si on regarde le détail du catalogue publié par BFC Fibre, on retrouve à quelques centimes près les tarifs qu’Orange pratique sur la zone AMII. La où le réseau a été financé sur ses fonds privés. On en reparle juste après ce chapitre.

On note que ce réseau est en cours de finalisation sur le Migennois et sera probablement en début de commercialisation en mars 2020 … Juste avant l’échéance que l’on connaît tous. Avec donc 2 ans de retard au moins.

On vous a préparé un petit diagramme qui montre les relations entre toutes les parties prenantes. Les traits bleus indiquent des choix, nominations, appels d’offres ou autres formes d’influences, les traits rouges sont des flux financiers.

Il est intéressant de noter que le réseau ainsi fabriqué, bien que propriété du département de l’Yonne, est soumis aux décisions collectives des 4 autres départements et sera majoritairement déposé sur des infrastructures privées appartenant à Orange.

Rends l’argent !

On récapitule, à Sens et dans l’Auxerrois, Orange a dépensé ses sous pour mettre des fibres partout et vend ce réseau aux opérateurs pour amortir l’argent investi et finir par gagner de l’argent (on peut aussi dire « rentabiliser l’investissement »). Jusque là, rien de très anormal, même si on sait à présent qu’Orange comptait bien depuis fort longtemps sur les 700 millions de Bruxelles.

Ailleurs dans l’Yonne, Orange a dépensé NOS sous pour mettre des fibres partout et vend ce réseau aux opérateurs au même prix que celui qu’il a fabriqué avec ses sous à lui pour …. amortir l’argent investi … qui n’est pas à lui.

La question que nous nous posons donc (et depuis un moment), est la suivante : est-ce qu’une partie de l’argent collecté par BFC Fibre auprès de tous les opérateurs sera reversé ? A qui ? Selon quels principes ? Bref, puisque BFC Fibre vends les mêmes prestations sur la phase 2 qu’Orange sur la phase 1 et au même prix mais que ce sont nos impôts qui ont payé le réseau, il semblerait juste que l’excédent revienne aux financeurs (Europe, État, Région, Département, EPCI).

Phase 3, à qui le tour ?

Un brin échaudés par cette histoire de société publique locale et par les retards à répétition, le département a lancé la phase 3, qui doit finaliser le réseau FTTH global du département. Celle-ci doit voir arriver un acteur uniquement à l’échelle du département. C’est probablement un des sujet de la réunion du 13 décembre.

Qui va remporter le marché ? Orange aura-t-il le monopole sur l’ensemble du département ? Selon quelles conditions ? À quels tarifs ? Est-ce que ce nouveau morceau de réseau respectera la loi en proposant une offre activée (page 23) permettant à de petits acteurs comme nous d’exploiter facilement le réseau et à un coût raisonnable ?

Des bruits circulent à propos d’Altitude Infrastructure … réponse au prochain épisode 🙂

by bruno at December 09, 2019 09:40 PM

December 07, 2019

Fédération FDN

Réseaux communautaires et régulation des télécoms

Quel est le rôle de la régulation des télécoms et pourquoi doit-elle prendre en compte les FAI associatifs ? Ce texte de Steve Song, traduit par des bénévoles de Framalang et de la Fédération FDN, fait un tour d'horizon de la question.

Source : Community Networks and Telecommunications Regulation
License : CC-BY 4.0
Auteur : Steve Song, Association for Progressive Communication
Traduction Framalang / Fédération FDN : zorun, bikepunk, swifter, khrys

La régulation ne devrait pas se limiter aux grands opérateurs

Le monde physique des infrastructures de communication, avec ses câbles et ses ondes radio, est fondamentalement différent du monde numérique que permet Internet, où l'innovation sans limite est la règle. Partout où un accès abordable à Internet est possible, il y a très peu de barrières à la création et diffusion d'œuvres numériques. Bien que ce soit en train de changer, Internet reste un espace très peu régulé. Un producteur de contenu n'a pas besoin de licence ou de certification pour créer : la volonté d'y investir du temps et des efforts est suffisante.

Les infrastructures de télécommunication, de leur côté, viennent d'un monde bien différent. Basées sur une approche pyramidale et un contrôle centralisé, la conception de ces réseaux se distingue radicalement de l'approche bien plus organique d'Internet, un réseau de réseaux qui se construit de manière décentralisée. On peut expliquer cette différence de plusieurs manières. À l'époque où les premiers réseaux de télécommunication à grande échelle se sont développés, leur construction était tellement complexe et coûteuse que, dans la plupart des cas, seuls les États s'y attelaient. Dans la lignée des services postaux, les États se chargeaient de développer les infrastructures de télécommunication en les considérant comme un bien public.

Cette situation a commencé à changer au début des années 1990 lorsque, partout dans le monde, les gouvernements ont commencé à privatiser à tour de bras pour remédier à certaines inefficacités des monopoles d'infrastructure gérés par l'État, mais aussi pour augmenter leurs recettes. Dans la plupart des pays, la privatisation s'est accompagnée d'un processus de libéralisation du marché, ouvrant les secteurs en question à la concurrence pour la première fois. Une partie de cette privatisation a impliqué la mise en place de réglementations et d'autorités de régulation ayant pour mission d'assurer non seulement que l'intérêt public soit préservé, mais aussi que le marché libéral ainsi créé soit équitable, ouvert et concurrentiel.

De manière naturelle à l'époque, ces autorités de régulation ont été pensées pour réguler de grandes entreprises nationales. En effet, construire un réseau de communication complet nécessitait des millions voire des milliards de dollars d'investissement : il faut construire le réseau capillaire pour desservir les abonnés (appelé « boucle locale » ou « réseau du dernier kilomètre »), le réseau national de collecte (« backhaul ») qui interconnecte ces réseaux capillaires, et enfin les interconnexions internationales.

C'est pourquoi la plupart des cadres réglementaires en télécommunication sont conçus pour s'adresser à ces grandes entreprises, supposant donc une certaine capacité organisationnelle. Par exemple, la plupart des processus et exigences réglementaires présupposent que l'acteur en question dispose d'un service juridique dédié, avec du temps et des ressources suffisantes pour interagir avec l'autorité de régulation, produire des rapports, et répondre à des consultations sur les évolutions de la régulation. De plus, avec l'arrivée de la mise aux enchères des fréquences mobiles très convoitées par les opérateurs mobiles, il est implicitement tenu pour acquis que tout opérateur dispose des millions de dollars nécessaires pour participer à ces enchères.

Ce modèle a commencé à montrer ses limites avec le développement rapide du Wi-Fi. Les équipements Wi-Fi utilisent des bandes de fréquences dites « libres », c'est à dire ne nécessitant pas de licence : la régulation se fait plutôt par des moyens technologiques qui permettent la cohabitation de divers acteurs sur les mêmes fréquences. Cette absence de licence permet un coût d'entrée très faible, à la fois pour les fabriquants et pour les utilisateurs. Ainsi, le Wi-Fi est vite devenu un double succès, à la fois comme technologie d'accès sur la boucle locale mais également comme technologie de collecte (backhaul). On estime d'ailleurs que le marché du Wi-Fi atteindra 15,6 milliards de dollars d'ici 20221. Le Wi-Fi a permis à tout un chacun de construire des réseaux haut débit d'une manière que les autorités de régulation n'avaient pas anticipé. Il a notamment permis à des initiatives indépendantes de fournir de la connectivité là où elle n'existait pas encore ou était jugée trop coûteuse. Il a enfin permis l'émergence de petits opérateurs, à la fois sous forme de réseaux communautaires à but non lucratif, mais également sous forme de Fournisseurs d'Accès à Internet (FAI) commerciaux qui exploitent eux aussi des boucles locales radio en Wi-Fi (WISP pour « Wireless Internet Service Provider »).

On peut aussi expliquer le succès du Wi-Fi comme technologie d'accès à petite échelle par la diversification des infrastructures telecom. Historiquement, les opérateurs telecom géraient l'intégralité de l'infrastructure réseau, depuis les câbles sous-marins jusqu'à la boucle locale reliant les abonnés, en passant par les réseaux de collecte en fibre optique ou en faisceau hertzien. Désormais, de plus en plus d'infrastructures réseau sont accessibles à n'importe quel opérateur via des offres de gros, notamment sur la collecte, abaissant ainsi le coût d'entrée pour les petits opérateurs : ils peuvent alors se concentrer sur la boucle locale et la desserte des abonnés finaux.

En conclusion, il faut noter que les technologies de communication ont connu une baisse de coûts spectaculaire. Non seulement le Wi-Fi est-il devenu extrêmement abordable, mais d'autres technologies comme les faisceaux hertziens ou les stations de base GSM/LTE ont aussi vu leur prix chuter. Même la fibre optique est désormais assez abordable pour être à la portée des réseaux communautaires et des petits opérateurs.

Toutes ces évolutions représentent un potentiel énorme pour les réseaux communautaires.

Toutefois, la régulation n'a, dans l'ensemble, pas encore rattrapé son retard quant à ces évolutions. La plupart des cadres réglementaires ne permettent pas facilement aux initiatives communautaires d'en tirer parti. D'ailleurs, beaucoup de réseaux communautaires existent en dépit des cadres réglementaires existants, et non grâce à eux.

La régulation doit évoluer

Dans l'ensemble, les cadres réglementaires se concentrent sur l'accès internet haut débit fourni par un nombre restreint d'opérateurs mobiles nationaux. Cela constitue un obstacle pour les autres modèles d'accès, qui peuvent être complémentaires là où le modèle économique des acteurs existants ne leur permet pas de fournir efficacement des services dans des zones reculées.

Les autorités de régulation doivent reconnaître les réseaux communautaires et les petits opérateurs comme une composante essentielle de leur stratégie de régulation : en effet, ces acteurs représentent une approche complémentaire qui peut combler les manquements sectoriels ou géographiques des autres acteurs. Il ne s'agit pas de remplacer une approche par une autre, mais plutôt de reconnaître que plusieurs économies cohabitent dans un même pays. L'historien Fernand Braudel 2 explique que l'on peut comprendre les économies selon trois niveaux distincts :

  • l'économie ordinaire de la vie quotidienne, où la production locale est consommée localement ;
  • l'économie de marché des villes et de l'échange, du commerce, des monnaies, des transports, etc. ;
  • et au-dessus, le capitalisme mondial, avec sa compétition pour le contrôle de circuits commerciaux complets, voire de pans entiers de l'économie.

La régulation devrait reconnaître l'existence de ces différents niveaux d'économie et leur intérêt pour fournir des accès à Internet abordables.

Métaphoriquement, on peut imaginer que le but de la régulation serait de remplir un bocal de cailloux. La régulation actuelle ne tient compte que des gros cailloux. Quand on essaie de remplir le bocal, on peut mettre au mieux trois ou quatre gros cailloux. Le bocal peut sembler plein, mais si on voulait remplir l'espace restant avec de l'eau, ça remplirait plus de la moitié du volume du bocal. Il est nécessaire de mettre en place une régulation qui remplirait le bocal en permettant aux plus petits cailloux et même aux grains de sable de cohabiter avec les gros cailloux.

Cette approche reconnaît et continue de valoriser les grands opérateurs, mais reconnaît également que les petits opérateurs et même les opérateurs de subsistance ont un rôle important à jouer. Il est important de faire remarquer que les petits opérateurs et les réseaux communautaires ne sont pas forcément conçus pour croître jusqu'à la taille des grands opérateurs, mais plutôt pour servir la zone géographique et le secteur de niche pour lesquels ils se sont crées.

Pour que ces acteurs se développent, il est nécessaire de faire émerger de nouveaux modes de régulation plus capacitants.

Autorisations

De nombreux pays laissent encore à désirer en ce qui concerne les autorisations de construire et d'exploiter des réseaux de communication électroniques, et n'ont toujours pas de règles basées sur la neutralité technologique et sur de simples déclarations. Souvent, le seul type d'autorisation disponible concerne l'échelle nationale, et implique des frais et des contraintes administratives conséquents. Quelques pays comme le Brésil et l'Inde ont adopté des systèmes d'autorisation au niveau régional ou municipal, mais ces procédures restent très bureaucratiques et sont hors de la portée technique et financière de la plupart des opérateurs potentiels. En revanche, dans des pays comme la Nouvelle-Zélande ou les États-Unis, aucune autorisation spécifique n'est requise en-dessous d'une certaine taille. Pour remédier à cette situation, il est nécessaire, d'une part de sensibiliser les décideurs et les organismes de réglementation aux bonnes pratiques existantes et d'autre part, de renforcer leurs capacités d'action.

Accès au spectre radioélectrique

Bien que le Wi-Fi ait connu une croissance exponentielle par son utilisation des bandes de fréquences « libres », les bandes soumises à licence ont également connu une demande croissante. On attend désormais des opérateurs qu'ils mettent des millions de dollars sur la table des enchères pour obtenir des licences sur ces bandes de fréquence à usage exclusif. Cela crée un obstacle insurmontable pour la quasi-totalité des acteurs souhaitant accéder au spectre. Même les opérateurs les mieux dotés peuvent se trouver obligés de répercuter ce coût d'accès au spectre sur les consommateurs. Il est donc nécessaire de s'inspirer du succès des fréquences libres en libérant de nouvelles fréquences sur le même principe. Il devient également nécessaire de mettre en place des solutions intermédiaires, entre absence totale de licence d'un côté et licence accordée à l'échelle nationale de l'autre. On peut citer l'allocation dynamique du spectre, nécessaire par exemple pour utiliser les anciennes fréquences de télévision analogique (TVWS pour « TV White Space »), ou la bande de fréquence CBRS 3. On peut également imaginer un système de licences spécifiques pour les zones rurales et mal desservies. En bref, il y a de la place pour une large gamme d'alternatives créatives. Enfin, de nouvelles technologies radio qui utilisent des bandes très larges de fréquence avec de la détection de signal suggèrent que nous sommes potentiellement à la veille d'un changement de paradigme dans la gestion du spectre.

Accès aux infrastructures passives et aux réseaux de collecte

Avec l'augmentation de la demande en débit et en particulier la croissance du streaming via des services comme YouTube ou Netflix, il devient crucial pour les opérateurs de pouvoir accéder à des services de collecte longue-distance à très haut débit à des prix raisonnable. Cela devient l'un des facteurs les plus critiques pour pouvoir fournir des accès Internet à un tarif abordable. Pour assurer un accès équitable à cette ressource, il est nécessaire de mettre en place des politiques ouvertes d'accès. Peut-être plus important encore, la tarification de ces services de collecte doit refléter le caractère stratégique de ces réseaux à l'échelle nationale. Tout comme les routes ou les chemins de fer, les réseaux de collecte longue-distance et leur tarification doivent être pensés de manière à maximiser le trafic, pour permettre la pleine réalisation du potentiel d'externalités positives que ces réseaux représentent. De même, les infrastructures passives telles que les points hauts utilisés pour la radiodiffusion ou les poteaux électriques doivent être pensées du point de vue d'une diversité d'opérateurs qui pourraient en tirer partie.

Transparence

Même si un réseau en fibre optique est disponible à proximité, il est souvent très difficile pour un nouvel opérateur de savoir où se trouve le point de présence le plus proche afin de planifier et d'estimer les coûts d'accès à ce réseau. Il est également difficile de savoir à qui ont été attribuées des licences pour des fréquences radio potentiellement inoccupées ou inutilisées dans les zones rurales. De même, il est nécessaire d'avoir des informations concernant l'emplacement des pylônes pour que les collectivités et tout autre acteur puissent identifier les lacunes de connectivité et déterminer la meilleure approche pour y remédier. Les informations sur le déploiement de la fibre optique, des pylônes et du spectre devraient être en accès libre. C'est essentiel tant pour des questions de transparence, car des transactions de plusieurs millions de dollars sont effectuées, que pour des questions d'identifier les lacunes du marché et de pouvoir y répondre.

Taxation

Pour finir, de nombreuses taxes peuvent freiner le démarrage et l'exploitation d'un réseau. Dans certains pays, les frais de douane à l'importation représentent jusqu'à 40 % du coût total de l'équipement. Les autres taxes comprennent, entre autres, les redevances par pylône et par équipement installé, ainsi que des contributions aux fonds de service universel. Ces coûts supplémentaires doivent être financés par les utilisateurs finaux, ce qui limite encore davantage le caractère abordable du service.

Conclusion

La grande accessibilité de la production de contenus numériques sur Internet a permis une explosion de créativité des contenus et des services, se traduisant par une nécessité croissante d'être connecté à Internet. Quiconque ne disposant pas d'un accès à Internet abordable est de plus en plus laissé pour compte sur le plan social et économique. Afin de garantir à tous un accès abordable aux moyens de communication, nous devons libérer le même type d'énergie qui a stimulé la croissance de contenus et de services sur Internet. C'est en réduisant les obstacles à la création et au fonctionnement des réseaux communautaires que l'on permettra aux personnes mal desservies de répondre à leurs propres besoins. Ainsi, toute la frustration accumulée à cause du manque de connectivité pourra être canalisée dans des projets locaux, où les voisins s'entraident en mettant en place des solutions alternatives d'accès à Internet à la fois abordables et durables. Les autorités de régulation doivent comprendre que les réseaux communautaires sont complémentaires et ont un rôle essentiel à jouer dans la fourniture d'un accès à Internet accessible à tous.

  • 1. MarketsandMarkets. (23 mars 2018). Le marché Wi-Fi vaudra 15,60 milliards USD d'ici 2022.
  • 2. voir : http://dannyreviews.com/h/Civilization_and_Capitalism.html
  • 3. Le CBRS (service radio à large bande, ndt) est un cadre réglementaire en cours d'élaboration aux États-Unis. Il applique les mêmes principes d'allocation dynamique du spectre que pour le TVWS (portions de spectre inutilisées de la télévision, ndt), mais pour la fourniture de services LTE (Long Term Evolution, nom technique de la 4G, ndt) dans la bande de fréquences 3,5 GHz. Cette approche est pensée pour être adaptée à la fois aux petits et aux grands opérateurs.

by bikepunk at December 07, 2019 12:47 PM

December 04, 2019

FAImaison

La nouvelle plateforme de virtualisation est disponible !

Voici l'annonce officielle de la disponibilité aux adhérents de la nouvelle plateforme de virtualisation1 !

Vous rêviez d'avoir un serveur chez FAImaison sur Internet avec toute la redondance matérielle2 possible, FAImaison l'a fait !

Effectivement après plusieurs mois de discussions et de travail, nous avons un socle solide pour accueillir nos machines virtuelles.

Pour les tarifs, nous fonctionnons toujours à prix libre. Et nous pouvons espérer qu'à terme les coûts de revient des machines virtuelles se réduisent d'ici quelques temps.

Comment avoir une machine virtuelle sur la nouvelle infrastructure ?

Si vous souhaitez une machine virtuelle, il faut s'adresser à la liste suivi-virtu@faimaison.net.
Ensuite avec votre nouveau compte, vous accéderez à l'interface de gestion. Pour le déploiement de votre machine virtuelle, nous pouvons vous aider et notamment vous guider sur le chiffrement des données avec LUKS.
Dans tous les cas, vous avez accès à la séquence de démarrage de votre machine virtuelle.
Si vous avez une VM sur l'ancienne infrastructure, il faudra la réinstaller si vous souhaitez migrer vers la nouvelle infrastructure.

Quelle est la suite ?

Il reste à réaliser la documentation d'utilisation des VM sous PROXMOX chez FAImaison sur notre wiki. Un coup de main serait le bienvenu, si vous êtes intéressés n'hesitez pas à envoyer un mail sur la liste discussions@faimaison.net

Nous réaliserons aussi un atelier spécifique en janvier 2020 après les premiers tests de nos adhérents afin de partager les connaissances autour de cette infrastructure.

Pour la suite, l'association espère mettre à disposition un service de sauvegarde pour les adhérents (le serveur est déjà en place)…

L'équipe virtu reste à votre disposition pour toute question ou demande via la liste suivi-virtu@faimaison.net

Vous pouvez vous lâcher !

Un grand merci à l'équipe virtu : gilou, cthuluh, lidstah et tonio


  1. La plateforme est composée de 3 hyperviseurs PROXMOX (serveurs) soit un total de 150 Go de RAM et de 36 CORE.
    Pour le stockage, nous commençons avec 16To dont 10To sont alloués aux adhérents. Il est possible d'ajouter du stockage par des tiroirs de disques de 16To utiles. 

  2. Les 3 serveurs PROXMOX sont en cluster : en cas d'arrêt ou maintenance d'un serveur, il est possible de déplacer les VM sur les 2 autres.
    Le stockage est protégé par un RAID en cas de perte d'un disque et par 2 contrôleurs disques en redondance. 

by FAImaison at December 04, 2019 11:00 PM

November 29, 2019

FAImaison

Atelier « Alternatives pour se protéger sur Android »

Le collectif Café vie privée Nantes vous invite le mardi 3 décembre 2019 à partir de 19 heures au bar associatif La Dérive à Nantes pour un atelier gratuit « alternatives pour se protéger sur Android ».

Reprenez le contrôle de votre mobile ! (Vous pouvez venir avec votre appareil si vous le souhaitez)

Informations pratiques

by FAImaison at November 29, 2019 11:00 PM

November 27, 2019

French Data Network

FDNCamp des 23-24 novembre 2019

Le week-end dernier c’était à nouveau FDNCamp au local de La Quadrature à Paris \o/ Les membres de FDN en recevront bientôt un compte rendu détaillé par mail, c’était fort sympathique, avec des nouvelles têtes venant des quatre coins de la France (et même de Suisse ^_^) et beaucoup de monde ! Les adminsys ont […]

by Khrys at November 27, 2019 06:30 AM

November 26, 2019

Le Blog de SCANI

La poule, la régulation et l’oeuf

Comme vous l’avez peut être lu ici même ou ailleurs, SCANI essaie en ce moment de se mettre en ordre de marche pour aller exploiter les réseaux fibre optique. Dans le cas qui nous occupe, il s’agit de discuter avec BFC Fibre, filiale d’Orange choisie pour établir et exploiter le réseau financé avec nos impôts.

La marge de négociation est ridiculement petite pour une raison bien compréhensible : afin de ne pas créer de distorsions de concurrence, tous les opérateurs doivent être traités de façon égale (même Orange).

Par contre, avant de pouvoir exploiter un réseau, il faut passer par la case contrat. S’il n’a fallu que quelques mois (!) pour obtenir une idée tarifaire, on s’est aussi rendu compte que la structure du réseau en cours de construction allait fortement faire varier les coûts. En effet, relier deux abonnés situés sur une même armoire de rue coûte bien moins cher que de relier deux abonnés situés sur deux armoires distinctes.

Il faut donc qu’on parvienne à obtenir les cartes indiquant quelles rues sont reliées sur quelles armoires. On parle de « zones arrières de point de mutualisation ». Mais attention, bien que ce réseau soit financé par nos impôts, point d’opendata ou de libre accès à l’information. Pour obtenir ces informations, il faut être inscrit sur une liste. Celle-ci a été instaurée par une décision du régulateur transcrite dans notre droit sous le doux nom de R9.2.

Le régulateur, dans sa grande sagesse, a limité les inscriptions à cette liste aux « opérateurs inscrits auprès de l’autorité et justifiant de la conclusion ou la négociation d’une convention d’accès avec un tiers dans le but de bénéficier des dispositions de l’article L. 34-8-3 du CPCE relatives à l’accès à la partie terminale des réseaux fibre. »

En gros, pour pouvoir être invité en boite, il faut connaître quelqu’un dans la boite. Nous avons donc demandé à BFC Fibre de nous faire un courrier expliquant que nous discutions ensemble :

Nous recontactons donc le régulateur muni de ce précieux sésame. Et l’ARCEP nous renvoi une réponse laconique :

Bon alors bon, du coup, pour pouvoir signer un contrat il faut savoir si ça vaut le coup, pour savoir si ça vaut le coup faut avoir les zones arrières de PM, pour avoir les zones arrières de PM il faut être inscrit sur la liste R9-2, pour être inscrit sur la liste R9-2 il faut avoir signé un contrat.

On serait presque tenté de mettre une vidéo de shadocks dans cet article.

Il ne faut pas perdre espoir, on va finir par y arriver !


Edit du 28 novembre 2019 :

On a eu l’ARCEP au téléphone cet après midi, pour eux, nul besoin d’être inscrit sur la liste R9-2 pour obtenir communication des informations dont nous avons besoin … La balle est donc dans le camp de BFC Fibre !


Edit du 2 décembre 2019 :

Orange nous a répondu. « Se déclarer opérateur via le formulaire à remplir en ligne sur le site de l’Arcep ne serait pas in fine une solution plus simple ? ».

Autant dire que ça rend un peu hystérique, dans la mesure ou nous leur avons déjà envoyé notre récépissé de déclaration L33 au début de nos discussions (il y a presque un an) …

by bruno at November 26, 2019 04:20 PM

November 24, 2019

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 04/12/2019, de 20:00 à 23:59 :

L’association se réunit physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets depuis le mois dernier (et éventuellement travailler dessus). C’est aussi l’occasion de se voir régulièrement entre adhérents.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer le premier mercredi de chaque mois à 20h.

La prochaine réunion aura lieu à la MJC des 3 Maisons, à Nancy.

http://www.mjc3maisons.fr/

Logistique :

  • Il n’y a pas d’inscription, c’est porte ouverte.
  • Venir de préférence avec un ordinateur (diffusion de documents, écriture collaborative du compte-rendu, sessions de travail, etc.).
  • Pour du covoiturage, contacter la communauté sur la liste de diffusion principale.
<noscript>Pas de javascript, pas de jolie carte OSM <img alt="🙁" class="wp-smiley" src="https://s.w.org/images/core/emoji/12.0.0-1/72x72/1f641.png" style="height: 1em;" /></noscript> <><><><><>

by Alexandre BAILLY at November 24, 2019 11:02 AM

November 12, 2019

Alsace Réseau Neutre

Jeudi 12 décembre 2019 - Hack Ver Alli - Infographie & Logiciels libres

Horaire : 19h00 à 22h00

Lieu SHADOK - Presqu'île André Malraux

Présentation / Discussion

De nos jours, réaliser de l'infographie n'est plus un domaine réservé aux agences de communication.

En effet, depuis la démocratisation de l'ordinateur et de l'informatique, de façon plus générale, il est tout à fait possible pour chacun d'entre nous de s'emparer des logiciels graphiques disponibles. Certes, certains d'entre eux sont propriétaires et jouissent d'une solide réputation dans la conscience collective ; ils sont, d'ailleurs, largement utilisés dans les milieux professionnels, tels que : les maisons d'édition, les agences de communication, les imprimeurs, etc. ... 

Mais il existe, aussi, d'excellents logiciels graphiques libres, qui permettent de fournir des fichiers aux différents standards utilisés dans la chaîne graphique, jusqu'en production.

Entrée libre : Rez-de-chaussée du Shadok.

 

by scapharnaum at November 12, 2019 12:31 AM

November 08, 2019

Rezine

Bastille vs Wild

Bonjour à toutes et tous,

Voici un retour sur la coupure d'une partie du réseau radio dépendant de Bastille entre le 20 octobre 18h et le 22 octobre 18h.

Comme vous l'avez sans doute remarqué, le dimanche 20 octobre, il y a eu du vent sur Grenoble. Lors du dernier gros épisode venteux qui avait fait tourner nos antennes à Bastille, nous avions resserré l'ensemble des fixations des mâts et antennes. C'est donc avec dépit que nous avons vu que, suite au vent, une vingtaine d'abonné⋅e⋅s dépendant de Bastille se sont retrouvé⋅e⋅s dans le noir...

Nous sommes donc montés à Bastille le mardi 22 octobre afin de remettre les mâts dans le bon axe et de resserrer une fois de plus les fixations. Sauf que : les fixations étaient parfaitement serrées ! Le problème était en fait d'un autre ordre. Cette photo parle d'elle même :

En bref, les rafales ont plié notre mât. Puisque nous étions montés avec une meuleuse (oui... c'est visiblement souvent pratique d'en avoir une sur soi), une attelle de secours a permis de redresser le mât et de rétablir l'accès internet.

Une intervention plus pérenne avec un remplacement des 2 mâts par du matériel plus solide est planifiée le 9 novembre et occasionnera une coupure du réseau de Bastille pendant quelque temps (quelques heures). Nous tiendrons informé les personnes concerné⋅e⋅s directement par mail.

Merci aux 2 bénévoles ayant pu se libérer un mardi après-midi pour rétablir la situation !

Rézine

November 08, 2019 07:09 PM

November 02, 2019

Fédération FDN

Pourquoi s'intéresser à la régulation des télécom ?

Une des grandes activités de notre fédération est de travailler à la régulation des télécom, en intervenant auprès de l'ARCEP pour essayer d'obtenir des conditions permettant (à nous, mais pas seulement) d'opérer correctement.

Ça vous paraît peut-être quelque chose d'obscur, et qui ne vous concerne pas directement, d'autant que la régulation des télécom, c'est du droit et de la technique, et c'est loin d'être à la portée de tout le monde. Et pourtant, c'est quelque chose d'assez important, pour les internautes que nous sommes, et il est en fait essentiel de s'intéresser à cette chose un peu étrange qu'est la régulation des télécom. Et si les détails sont effectivement un peu velus, le principe général et les enjeux sont à la portée de tout le monde.

Pour vous en convaincre, nos président·e·s ont pris le micro pour vous raconter un peu ce que c'est que la régulation des télécom, pourquoi nous nous y intéressons, et pourquoi ça pourrait servir que vous vous y intéressiez aussi un peu. Nous avons découpé ça en quatre petites vidéos, d'environ trois minutes chacune, qui abordent la chose de manière tout à fait accessible à tout le monde. Donc n'hésitez pas à y jeter un œil !


Un grand merci à nos camarades de l'association NetFreaks qui ont géré l'enregistrement et le montage, ainsi qu'aux bénévoles qui ont sous-titré ces vidéos pour que tout le monde puisse y avoir accès.

by elzen at November 02, 2019 11:42 AM

November 01, 2019

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 06/11/2019, de 20:00 à 23:59 :

L’association se réunit physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets depuis le mois dernier (et éventuellement travailler dessus). C’est aussi l’occasion de se voir régulièrement entre adhérents.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer le premier mercredi de chaque mois à 20h.

La prochaine réunion aura lieu à la MJC des 3 Maisons, à Nancy.

http://www.mjc3maisons.fr/

Logistique :

  • Il n’y a pas d’inscription, c’est porte ouverte.
  • Venir de préférence avec un ordinateur (diffusion de documents, écriture collaborative du compte-rendu, sessions de travail, etc.).
  • Pour du covoiturage, contacter la communauté sur la liste de diffusion principale.
<noscript>Pas de javascript, pas de jolie carte OSM <img alt="🙁" class="wp-smiley" src="https://s.w.org/images/core/emoji/12.0.0-1/72x72/1f641.png" style="height: 1em;" /></noscript> <><><><><>

by Alexandre BAILLY at November 01, 2019 02:49 PM