October 26, 2020

Alsace Réseau Neutre

Samedi 9 janvier 2021 - Atelier "Libérons-nous du pistage"

Horaire : 14h00 à 18h00

Lieu HACKSTUB / Aube - 97 avenue de Colmar - Strasbourg

Atelier "Libérons-nous du pistage" par ARN (CEN/CCN)

Lors de cet atelier, des bénévoles d'Alsace Réseau Neutre, votre Fournisseur d'Accès à Internet associatif et local, vous proposent différents parcours pour reprendre le contrôle sur vos données numériques en vous accompagnant dans l'adoption de solutions alternatives. 

Les parcours au choix :  

 - Configurer votre navigateur

 - Découvrir / installer Linux

 - Auto-hébergement YunoHost

 - Découvrir LineageOS 

  (L'inscription est fortement recommandée pour nous permettre de préparer nos événements au mieux.) 

Entrée libre

 

by scapharnaum at October 26, 2020 01:31 PM

Samedi 14 novembre 2020 - Ateliers "Libérons-nous du pistage"

Horaire : 14h00 à 18h00

Lieu HACKSTUB / Aube - 97 avenue de Colmar - Strasbourg

Atelier "Libérons-nous du pistage" par ARN (CEN/CCN)

Lors de cet atelier, des bénévoles d'Alsace Réseau Neutre, votre Fournisseur d'Accès à Internet associatif et local, vous proposent différents parcours pour reprendre le contrôle sur vos données numériques en vous accompagnant dans l'adoption de solutions alternatives. 

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Entrée libre.

 

by scapharnaum at October 26, 2020 01:26 PM

Samedi 7 novembre 2020 - Rencontres intergalactiques de l'Antipub - Molodoï

Horaire : à 14h00

Lieu Molodoï - rue du Ban-de-la-Roche. 

Atelier

Atelier organisé dans le cadre de l'AG du RAP.

https://antipub.org/asso/groupes-locaux/

 

Entrée  : Inscription auprès du RAP - contact.strasbourg (arobase) antipub.org

 

by scapharnaum at October 26, 2020 11:42 AM

October 25, 2020

Lorraine Data Network

Projection + débat : Quadrature du Net : 11 ans de défense des Droits et Libertés

Pour les gens intéressés par un petit tour d’horizon de l’historique des travaux de la quadrature du net, l’association Graoulug organise une projection-débat ce samedi 31 octobre 2020 dont les modalités sont précisées dans le lien suivant :

https://www.graoulug.org/wordpress/?p=894

Mise à jour : nous adaptons la séance en téléconférence uniquement en raison de l’actualité. Ainsi, nous vous donnons rendez-vous dès 9H30 sur le salon https://lab.graoulug.org/projection-debat

by sacrediou at October 25, 2020 06:44 PM

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 04/11/2020, de 20:30 à 23:59 :

L’association se réunissait physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets.
Avec le couvre-feu, ça ne sera pas possible.

Cependant, la réunion aura bien lieu à partir de 20h30, uniquement en ligne.

Toutes les informations sont disponible sur le pad de la réunion :

https://pad.sebian.fr/p/reunionldn80

by Alexandre BAILLY at October 25, 2020 04:29 PM

October 15, 2020

Le Blog de SCANI

Être au courant

Le réseau de SCANI comporte de multiples relais. Ils sont souvent situés chez des membres, mais un membre de SCANI, c’est un particulier, une entreprise ou une collectivité. Et quand on parle de collectivité, on parle de plusieurs personnes. Il n’est pas rare que tout le monde ne sache pas ce qu’est un relais ni à quoi ça peut bien servir. Parfois, certains ignorent même leur existence puisqu’on s’arrange pour qu’ils restent le plus discret possible.

Des histoires de relais en rade, nous en avons plein nos carrioles. De la simple coupure de courant à cause de travaux ou d’incidents sur le réseau électrique au petit rongeur qui a décidé de s’employer à grignoter un câble. Mais le cas le plus enquiquinant (principalement parce qu’il faut se déplacer pour remettre le courant), c’est celui du disjoncteur volontairement coupé par quelqu’un qui ne sait pas qu’il va casser un morceau d’internet en faisant ça.

Ce cas arrive majoritairement dans les églises, et très souvent en fin de journée le vendredi ou le samedi après qu’un évènement s’y soit déroulé : la personne qui reste pour terminer de ranger ne sait pas comment éteindre toutes ces lumières et fini donc par attaquer directement le tableau électrique, et PAF le relais de SCANI.

Du coup, QUE FAIRE ? Il y a bien la solution de mettre une étiquette à proximité, mais elle risque de se décoller assez rapidement. On peut aussi envisager le scotch rouge sur le disjoncteur mais le problème de décollement potentiel est le même et entraver le bon fonctionnement d’un disjoncteur n’est vraiment pas une bonne idée.

Nous travaillons de manière très étroite avec le Maillet de Joigny, un petit fablab qui se développe doucement. Nous avons donc cherché un moyen de signalisation forte, de protection d’abaissement fortuit de disjoncteur tout en n’empêchant pas son bon fonctionnement, et voilà le résultat :

Un petit tour d’imprimante 3D avec du PLA (à base de maïs et non de pétrole) rouge, et voilà notre capot en place sur le disjoncteur qui nous a joué des tours ces dernières semaines à l’église de Béon :

Mais ce n’est pas la seule histoire de courant chez SCANI en ce moment. Nous finalisons le tableau électrique de la future salle technique qui abritera quelques serveurs à l’usage de la coopérative mais également de l’association F.E.L.I.N et probablement de quelques autres collectifs dans les mois qui viennent (image d’illustration de cet article). Nous y reviendrons en temps utiles !

by bruno at October 15, 2020 08:33 AM

October 04, 2020

Le Blog de SCANI

Vote de clôture de l’année 2019

Nous démarrons ce jour les votes relatifs au bilan 2019 de SCANI

Vous pouvez retrouver les éléments moraux et financiers aux adresses suivantes :

Les membres peuvent voter directement sur leur espace https://cooperateurs.scani.fr/ ou bien venir voter à la permanence du mardi, ou encore envoyer simplement leurs directives de vote par email.

Lors des débats qui ont eu lieu du 15 juillet au 15 septembre, plusieurs questions ont été proposées. Un nombre croissants de contributions a été enregistré (en comparaison avec les années précédentes). Pour autant, personne n’a manifesté le souhait d’organiser des réunions physiques. La crise sanitaire actuelle y est peut être pour quelque chose.

Voici en quelques mots une restitution des diverses contributions (celles-ci ont été consignées au fur et à mesure sur le site documentaire de SCANI1)

Corrections de coquilles

La liste des résolutions à voter mentionnait le renouvellement du mandat de Franck Mouchel alors qu’il n’en a pas manifesté le souhait. La résolution 6 sera donc supprimée de la liste des éléments à voter (coquille repérée par Christophe)

Ajouts à la marge

Un lien vers la vidéo fédérale expliquant le baromètre FTTH a été ajoutée page 20.

A propos de la stratégie moyen/long terme

Un membre, considérant que la vocation de SCANI est de « boucher les trous », propose de mettre d’accent sur l’essaimage de ce que nous faisons autour de nous. C’est déjà en partie le cas au travers des actions que nous menons dans le cadre de notre fédération, mais il y aurait effectivement fort à faire pour encourager la naissance d’autres fabricants d’accès internet locaux partout en France. Ça pourrait être l’objet d’une réorientation partielle des forces que nous mettons actuellement dans la formation et l’accompagnement, qui, en plus de d’adresser aux publics locaux qui veulent comprendre et aider, pourrait bénéficier à d’autres futurs actifs de nouvelles structures ailleurs.

Un grand nombre de spécificités de SCANI ne sont pas connues, ni du grand public, ni même d’une bonne partie des membres. Il semblerait utile de travailler la mise en avant de ces points :

  • La neutralité du réseau
  • La prise de décision horizontale et démocratique
  • L’organisation différente du travail
  • La co-propriété du réseau et des activités par les membres eux-même

A propos de la pérennité du réseau de SCANI

Il semble, comme mentionné dans le bilan moral 2019, qu’on se dirige vers une baisse globale de l’arrivée de nouveaux connectés sur le réseau radio. Le challenge d’aller exploiter les réseaux fibres en cours de déploiement est donc plus que jamais d’actualité. Pour autant, certains membres soulignent les points suivants :

  • L’abonnement à 30 € sur le réseau SCANI, s’il fourni suffisamment de débit, peut convenir à de nombreux membres, même si un réseau FTTH  est disponible à leur adresse (mais proposant des abonnements souvent > 40 €). Pour autant, quelques membres ont souligné qu’il semblait contre-productif voir nocif de se lancer dans une guerre des prix.
  • Les hameaux et lieux isolés ne seront probablement pas couverts dans l’immédiat voir pas du tout, de petits morceaux de réseau SCANI, s’appuyant sur les réseaux FTTH avoisinants, pourront y apporter le débit nécessaire.
  • Certains membres suggèrent que SCANI pourrait officiellement ajouter à l’arc de ses compétences la gestion de réseaux wifi internes à des bâtiments (pour des entreprises ou des administrations), voir le conseil en matière de numérique. Ce sont des pistes qui avaient été étudiées il y a plusieurs années sans pour autant aboutir à un résultat concret. Il avait notamment été question de grouper les forces financières de petites communes pour financer des emplois d’informaticiens qui passeraient X heures par semaine dans telle commune et Y autres dans telle autre. Le côté coopératif de cette activité est moins évident à gérer, mais la coopération peut s’entendre du côté de la gouvernance qui pilote des activités salariées.

A propos du projet SCANI Soldaire

Les avis sont assez contrastés. Certains pensent que les structures publiques et para-publiques d’aides aux plus démunies sont déjà suffisamment nombreuses et que ça ne doit pas être le rôle de SCANI, d’autres soutiennent au contraire l’initiative sans pour autant trouver de solution au principal problème :

Un point de consensus s’est dégagé des débats en amont de ceux de l’assemblée générale : si SCANI se met à proposer des tarifs solidaire, ce n’est pas le rôle de la coopérative de déterminer QUI peut y avoir accès. Nous avons pris contact avec de nombreuses structures sociales qui nous ont toutes dit qu’il était simple de flécher de possibles bénéficiaires vers nous si on le souhaitait, mais qu’ils ne seraient pas en mesure de nous dire, plus tard, si telle ou telle personne peut ou ne peut pas continuer à bénéficier d’une offre solidaire.

Ceci implique un suivi pour le moins désagréable consistant à demander à intervalle régulier (6 mois ? Un an ?) à chaque bénéficiaire s’il est toujours concerné. On pourrait avoir tendance à vouloir conditionner ce genre d’offre au revenu du foyer, mais quelle légitimité aurait SCANI à demander une feuille d’imposition ? Des bénévoles voudraient-ils seulement s’occuper de ça ?

Bref, le principe en lui même n’est pas tranché et la méthode, si on y allait quand même, non plus. Il serait donc pertinent qu’un vote ai lieu sur le principe de fond avant d’aller plus loin.

A propos des conseils

Nous n’avons enregistré aucune candidature aux conseils d’administration et de surveillance. Si ce n’est pas impératif, étant donné la composition actuelle, il faudra tout de même que de nouvelles forces vives se manifestent à l’avenir pour assurer la continuité des conseils.

1https://doc.scani.fr/books/la-gouvernance/page/synth%C3%A8se-des-contributions-de-lag-de-cl%C3%B4ture-2019

by bruno at October 04, 2020 01:08 PM

October 02, 2020

Alsace Réseau Neutre

Samedi 10 octobre 2020 - Atelier "Libérons-nous du pistage"

Horaire : 14h00 à 18h00

Lieu HACKSTUB / Aube - 97 avenue de Colmar - Strasbourg

Atelier "Libérons-nous du pistage" par ARN (CEN/CCN)

Lors de cet atelier, des bénévoles d'Alsace Réseau Neutre, votre Fournisseur d'Accès à Internet associatif et local, vous proposent différents parcours pour reprendre le contrôle sur vos données numériques en vous accompagnant dans l'adoption de solutions alternatives. 

Les parcours au choix :  

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Entrée libre : 

 

by scapharnaum at October 02, 2020 12:03 AM

October 01, 2020

Alsace Réseau Neutre

Vendredi 02 octobre 2020 - Hack Ver Alli - Le Numérique, menace ou espoir ?

Horaire : 20h00 à 22h00

Lieu HACKSTUB / Aube - 97 avenue de Colmar

Projection / Débat

ARN et Hackstub vous invite à visionner une rediffusion de la conférence de Françoise Berthoud , Ingénieure de recherche en informatique au CNRS. S’en suivra une discussion sur la thématique écologie et numérique et une session hackstub plus classique.

Résumé : Envisagé comme solution technologique à la transition énergétique et plus globalement aux questions environnementales, le numérique est largement promu depuis plus de 10 ans, par les sphères politiques, industrielles ; voire par les citoyens et les chercheurs eux mêmes. Quels effets aujourd’hui sur l’environnement pour quels impacts environnementaux ? Ne serait il pas temps d’ouvrir les deux yeux sur une réalité qui a dépassé nos fantasmes collectifs ?

Entrée libre : 

 

by scapharnaum at October 01, 2020 11:43 PM

September 28, 2020

Le Blog de SCANI

Problèmes électriques en série

Ce n’est un secret pour personne, « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ».

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais le réseau de notre coopérative, bien que redondant à bien des endroits, est tout de même fortement dépendant de l’électricité. Un relais est éteint et c’est tous les membres situés « derrière » lui qui n’ont plus de réseau sans forcément savoir pourquoi.

lustration ces quelques derniers jours :

Le vendredi 25 septembre, le réseau en Puisaye a clignoté pas mal suite à divers soucis d’électricité sur le réseau d’Enedis, notamment du côté de Taingy.

Le samedi 26 septembre, un des pylônes « New Deal Mobile » s’est retrouvé sans électricité de 15h30 à 22h30 suite à la casse d’une ligne haute tension du côté de Villefranche-Saint-Phal. Ça n’a gêné qu’un membre, seul connecté à ce relais pour l’instant, mais qui s’est quand même déplacé à Joigny pour venir chercher les clés du pylône, pour finir par le trouver totalement éteint en milieu de soirée, puis qui a croisé les équipes Enedis en plein champ entrain de travailler.

Le dimanche 27 septembre, c’est au tour de notre arrivée fibre principale dans le secteur de Grandchamp/Charny de subir une coupure électrique entre 6h30 et 14h45. Cet incident a eu un peu plus d’impact, mais le secteur bénéficie toujours de l’ancien lien de sortie vers Taingy qui a été réactivé vers 10h30, ce qui a permis de maintenir un service à la quasi totalité des membres du secteur pendant le reste de la coupure.

Cette dernière était, par ailleurs, assez impressionnante .. s’agissant d’un .. incendie de compteur. Eh non, il n’y a pas que les Linky qui prennent feu !

On profite de ce petit florilège pour remercier chaleureusement les équipes d’Enedis qui, quelle que soit la météo, bossent sur le terrain de jour comme de nuit, la semaine comme le weekend, que ce soit pour 1000 personnes ou une seule.

On regrette simplement de ne toujours pas avoir accès à une base de donnée temps réel de ces travaux afin de faire apparaître ces informations sur nos cartes de supervision du réseau pour gagner du temps (par exemple samedi : il n’y avait aucun intérêt à faire 60km de voiture pour aller chercher les clés d’un pylône qui était simplement éteint …)

by bruno at September 28, 2020 11:49 AM

September 22, 2020

Aquilenet

Quelques nouvelles

 Bonjour,
 
 Voici un article pour vous donner quelques nouvelles ici aussi, car nous n'en donnons pas beaucoup sur notre site Internet: nous sommes plus actifs sur nos listes de diffusion, auprès de nos adhérents ou lors des rencontres à la Mezzanine notre local associatif.
 
  •  Rencontres à la Mezzanine
 Vous pouvez venir nous rencontrer à la Mezzanine, notre local associatif, ouvert tous les mardis. Le  3e étant réservé à la réunion de notre collégiale (qui accepte les observateurs).
 
  •  Amélioration de notre réseau
 Notre réseau a multiplié sa vitesse pas par 2 ou 3 mais par 10, oui il les tuyaux sont 10 fois plus gros ! Dit en informaticien la bande passante du transit de notre centre d'hébergement passe d'un débit de 100Mbps à 1Gbps.  Voici les graphiques de notre consommation: http://shinken.aquilenet.fr/weathermap.png et https://grafana.aquilenet.fr (nous en avons pour l'instant sous le pied).
Une petite photo des équipements qui sont dans notre baie du centre d'hébergement:  https://atelier.aquilenet.fr/attachments/download/850/IMG_20200827_234523.jpg
  • Visio conférence
 Lors du confinement nous avons mis en place un nouvel outil pour que nos adhérents puissent continuer à voir leur camarades avec l'outil de visio-conférences Jitsi puis BigBlueButton. Ce dernier est resté en place et fonctionne très bien, nous l'utilisons désormais pour nos réunions.
 
  • Émission à la Clé des Ondes

 La voix soyeuse du camarade Yves-Marie s'est posée sur les ondes de la clé des ondes, voici l'émission:

  • Liste des biens communs

 Une liste de diffusion sur la notion des communs active et très riche sur le sujet: http://bienscommuns.org

  A bientôt peut-être !

by Sacha at September 22, 2020 08:13 PM

September 09, 2020

French Data Network

FDN : Assemblée Générale 2020

Nous avons enfin pu nous réunir en Assemblée Générale ce samedi 5 septembre 2020 (l’AG ayant été initialement prévue pour le 21 mars 2020 mais reportée pour cause de covid) dans les locaux de l’Électrolab à Nanterre. Nous étions 114 à être présent·es ou représenté·es et quelques membres nous suivaient via retransmission vidéo (que vous […]

by Khrys at September 09, 2020 07:18 PM

August 19, 2020

Fédération FDN

Conférence de présentation du rapport sur l’état de l’internet en France - le débat (25 juin 2020)

L’Arcep a publié le 25 juin l’édition 2020 de son rapport sur l’état d’internet en France, remis au Parlement et présenté lors d’une conférence de presse en ligne suivie d’un débat entre Sébastien Soriano, président de l’Arcep, et Benjamin Bayart, co-fondateur de la Quadrature du Net et co-président de la Fédération FDN, sur le thème : « Les réseaux dans la crise sanitaire : quelles leçons en tirer ? ».

 

Voir la vidéo

Lien PeerTube

 

Transcription

Sébastien Soriano : Rebonjour et bienvenue à notre présentation annuelle du rapport sur l’état d’internet et maintenant nous passons à la phase de débat. Je suis ravi d’accueillir Benjamin Bayart : cofondateur de la Quadrature du net et vice-président de l’association Fédération FDN. Donc je suis très heureux que l’on puisse avoir cette discussion. L’idée c’est de refaire le match par rapport à cette séquence particulière du confinement, sur laquelle on est conscient que ça amené les pouvoirs publics à une posture un peu particulière pour accompagner cette gestion des réseaux et naturellement c’est bien qu’on en parle. Premier sujet : la question de la gestion des réseaux pendant la crise. Qu’est-ce que ça interroge sur la neutralité du net de manière générale ? Est-ce qu’il faut aller plus loin dans cette neutralité et ouvrir vers les terminaux ? Vers les plateformes structurantes ? Il y a un débat au niveau européen sur cette question. Et puis si on peut aussi se dire un mot sur l’environnement, je pense que ce serait utile. Notamment on voit parfois une tentation et une opposition entre la générosité d’internet et l’exigence environnementale. Et on peut avoir parfois dans certaines élaborations autour de l’environnement une idée de restriction. C’est-à-dire « Il faut arrêter les forfaits illimités » ; « Il faut arrêter tel ou tel type d’usage ». Et quelque part ça interroge aussi la neutralité. Je vous propose qu’on commence : honneur aux invités. Benjamin Bayart, à vous la parole !
 
 
Benjamin Bayart : Merci Sébastien. Pour moi, dans la particularité d’usage d’internet pendant le confinement et pendant la crise sanitaire, il y a trois éléments clefs qui me paraissent très structurants. Le premier, c’est que ça fait partie des moments où on voit bien que le déploiement des réseaux doit être pensé comme un aménagement du territoire. Et que partout où ce n’est pas assez le cas, ça donne des résultats discutables. Typiquement, on se rend compte que toutes les zones blanches ou gris clair (où il y a soit de l’ADSL pas très rapide, soit carrément rien) ce sont des zones dans lesquelles on ne peut pas télétravailler. Ce sont des zones dans lesquelles on est obligé d’aller au bureau pour avoir un peu d’accès réseau et pouvoir bosser avec l’ordinateur. Ça c’est un problème. Il y a un deuxième élément qui est celui dont tout le monde parlait au début du confinement, ça a duré peut être une petite semaine, qui en fait pour moi se résume à la résilience par la capacité. Et pour le coup, ça c’est un gain immense qu’on a en France et en Europe sur la neutralité du net : le fait que le réseau soit à peu près neutre oblige à traiter sa résilience par la sur-capacité (donc à avoir plus d’accès dispo que ce qu’on utilise à un moment donné pour rester neutre en cas de pic d’utilisation). Que c’est ça qui permet que sur un réseau internet neutre, les usages changent du tout au tout pendant deux mois et que le réseau ne s’effondre pas. Et puis le troisième élément, c’est le retard dans l’usage du numérique dans un certain nombre de TPE et de PME et qui lui se traduit mécaniquement par le fait que dans ces entreprises-là, le télétravail a été fait un peu en mode panique, avec pas les bons outils, avec pas les bons équipements, avec « pas habitué à le faire », etc. Et donc ça, pour moi, ça fait partie des éléments qui posent question.
 
 
SS : Très bien, merci d’avoir lancé le débat. Je dois dire que [rire] c’est pas drôle puisque je rejoins assez largement ce que vous avez indiqué. Sur le fait que les réseaux doivent être déployés dans une logique d’intérêt général : je dirais que c’est ce qu’on essaie de faire mais en s’appuyant sur les forces du marché. C’est là où forcément c’est une équation qui a ses limites. C’est utiliser la puissance d’investissement du marché et la prise de risque que peut prendre un investisseur privé mais en même temps éviter les mauvais côtés qui sont : l’écrémage, le fait qu'on aille dans les zones prioritaires, que les foyers les moins solvables peuvent être oubliés. Donc c’est dans cette logique-là que s’inscrit le plan France Très Haut Débit - on pourra en reparler - et c’est dans cette logique-là que s’inscrit le New Deal Mobile pour apporter la 4G le plus loin possible dans les campagnes. Sur la résilience par la capacité je pense qu’il y a un vrai sujet : j’aimerais bien vous interroger là-dessus, Benjamin Bayart. Dans le débat sur la neutralité du net, ça se cristallise souvent autour du zéro rating. Donc zéro rating ; typiquement, dans une offre de zéro rating, vous avez 20 gigaoctets par mois dans votre abonnement mobile plus WhatsApp illimité (par exemple). Et quand vous voyez ce genre d’offre vous vous dites « c’est génial ! » parce qu'on peut continuer à avoir WhatsApp, qui est un service de communication sur lequel beaucoup de gens ont fondé beaucoup de leurs communications sans avoir à compter et puis par ailleurs, quand on va faire une vidéo ou autre, faut faire un petit peu plus attention. Et là vous avez un débat, vous avez un arbitrage court terme long terme : C’est-à-dire que nous, en tant que régulateur et gardien de la neutralité du net, on a tendance à dire : OK c’est vrai que c’est bien à court terme pour le consommateur mais en fait à long terme le problème c’est que si on peut comme ça spécialiser les usages, on a plus intérêt — comme vous le dites Benjamin — à bien dimensionner les offres et à faire des offres très riches quels que soient les usages et on n'a pas intérêt à dimensionner son réseau pour supporter effectivement des usages neutres. Je souscris complètement à cette histoire en longue période. Maintenant dans le confinement  je trouve que la question est un peu différente : on peut avoir tout d’un coup un accroissement des usages qui n'était pas forcément anticipable (parce qu’on ne peut pas forcément demander aux opérateurs d’avoir anticipé le fait que les réseaux puissent tout d’un coup supporter un pays qui s’est confiné). Et on n'a pas la capacité à répondre rapidement en accroissant les capacités. Puisqu’on ne va pas se mettre à déployer un réseau en fibre optique dans tout le pays en deux semaines. Donc dans ces situations particulières dans lesquelles cette courbe de rétroaction qu’on veut créer entre la demande et l’offre - qui est une courbe de rétroaction de moyen terme, quand on est comme ça dans des situations d'urgence à court terme, comment est ce qu’on peut les concilier ?
 
 
BB : En fait, pour moi, il y a une bonne façon de le décrire qui est d’expliquer que la neutralité du réseau c’est le contraire de l’optimisation. L’optimisation des réseaux rend les réseaux inaptes. Je m’explique : si on fait des réseaux très optimisés on dit « Les professionnels, ils ont telle et telle exigence, il leur faut du débit garanti, des garanties de temps de rétablissement, etc. », et donc l’accès à l’internet de l’entreprise sera vachement plus mieux parce qu’il y aura tel et tel bidule dessus. Et sitôt que l’usage change, quel que soit le motif du changement, le réseau est inadapté. Puisqu’il a été optimisé pour un usage et que dès que l’usage bouge, le réseau il n'est pas optimisé comme il faut et donc il va être moins résilient. Et pour moi c’est parce qu’on a fait le travail de long terme de non adaptation et de non optimisation des réseaux, de dire « on a besoin que les réseaux soient en capacité, pas qu’ils soient pour un usage optimal, il faut pas qu’ils s’effondrent dès qu’on s’éloigne de cet usage optimal », c’est ça qui fait que ça continue à fonctionner quand les usages bougent beaucoup. Et comment on fait pour s’adapter en temps de crise ? En fait, ça dépend quoi. En effet, c’est pas en deux semaines qu’on va déployer un réseau de fibre optique, mais je trouve que pendant ces deux semaines-là on voit bien que la façon dont on a déployé le réseau de fibre optique est à mon sens fait à l’envers : c’est-à-dire que le Parisien moyen qui doit télétravailler, il peut utiliser de l’ADSL et du VDSL haut débit, il peut utiliser du câble qui patate à mort, il peut utiliser de la 4G qui dépote, il peut utiliser de la fibre. Et l’habitant d’un village de la Creuse : ben non. Il a peut être un de ces réseaux mais pas tous les choix en même temps. Et ça, pour le coup, c’est du choix de long terme, c’est trop tard quand la crise arrive. C’est avant qu’il faut le voir. C’est pour ça que pour moi, typiquement, le New Deal Mobile est plus intéressant que l’urgence à amener la 4G ou la 5G dans le premier arrondissement de Paris. C’est-à-dire que déployer la 5G à Paris, en tout cas en terme de capacité réseau, ça sert à rien. Si on me dit que dans les zones blanches, dans la Creuse, quitte à poser une antenne, elle sera immédiatement compatible 5G, c’est formidable ! Mais c’est bien dans ce sens-là que je le réfléchis. Et après, sur la façon de s’adapter quand la crise survient : ça ne peut pas se faire en changeant la boucle locale, ça peut se faire en changeant des intercos ; parce que pour le coup, monter certaines interconnexions ça peut se faire dans des délais très courts et d’ailleurs il y en a eu pas mal de montées pendant le confinement. Où les opérateurs de tel ou tel point d'interconnexion qui était très peu sollicité en temps normal se retrouvait hyper sursollicité parce que, que sais je, tout le monde se mettait à utiliser Zoom, alors que presque personne ne s’en servait. Parce que les réseaux sollicités étaient les réseaux grand public au lieu d’être les réseaux entreprises. C’est pas très compliqué de redimensionner une interconnexion. Et puis on a trouvé des solutions beaucoup plus efficaces précisément parce qu'il y avait ce verrou très fort de la neutralité du net. C’est-à-dire qu’en fait on a dit aux opérateurs « c’est pas bien de prioriser », ils ont cherché d’autres solutions pour faire de la contention sur les deux énormes gouffres de trafic que sont Netflix et YouTube. Et on a trouvé des solutions intelligentes qui ont été de dire à Netflix « OK, pendant la période si vous pouvez mettre de la haute déf au lieu du 4K c’est pas mal. Ça va diviser par deux le trafic, tout le monde pourra regarder sa série et cependant le trafic sera réduit et ça va bien se passer ». Où en fait on a trouvé en discutant avec les fournisseurs de contenu des solutions beaucoup plus intelligentes pour gérer la congestion que juste en traitant par non-neutralité des réseaux. La non-neutralité des réseaux qui revenait à dire « parce que Jean Paul Durand il est en télétravail, sa box coupe tous les flux vidéo de type Netflix YouTube and co ». Ça apportait une réponse mais qui n’était pas la bonne. C’était beaucoup plus intelligent de voir avec les plateformes comment on peut, dans certaines zones et sous certaines conditions (typiquement dans les pays d’Europe où il y a pas assez de très haut débit ou dans les zones où il n'y a que de l’ADSL ou, etc.) réduire un peu le débit sans filtrer les services. Et c’est beaucoup plus intéressant et beaucoup plus intelligent de jouer sur la capacité des utilisateurs à modérer leur usage, et des plateformes à piloter ce qu’elles produisent comme contenu, que de faire faire l’intervention par le réseau qui va amener des effets de bord beaucoup plus néfastes, soit à très court terme - typiquement si on avait dit « on coupe Netflix » ça amenait des effets beaucoup plus néfastes que simplement de dire à Netflix « OK si vous pouvez diminuer un petit peu la qualité des vidéos ça devrait fonctionner ». Je trouve qu’on a trouvé des solutions extrêmement intelligentes et qu’en fait on les a trouvées parce que la neutralité du net était une contrainte. Si on n'avait pas eu cette contrainte, l’approche qui consistait à dire «  les opérateurs peuvent prioriser comme ils veulent » aurait donné n’importe quoi. Typiquement, si je prends un parallèle de marché, on a un peu oublié mais au début du mois de mars, la réponse des opérateurs a été de dire « OK on va déplafonner certains forfaits mobiles, les gens qui avaient typiquement des tout petits forfaits à quelques euros donc avec très peu de volume de data, vous pouvez utiliser des grands volumes etc., on déplafonne, on ouvre ». Les opérateurs ont pris cette approche qui est relativement positive, je trouve. Alors que d’autres opérateurs commerciaux, par exemple l’honorable corporation des pharmaciens est arrivée à la conclusion que le litre de gel hydro-alcoolique était plus cher que le château Yyquem juste parce qu’il y avait une très forte demande et très peu de dispo et qu’il y avait le moyen de faire des sous. Voilà, je trouve qu’on a deux comportements du marché face à une crise, face à une potentielle pénurie. J’aime mieux la méthode où le marché cherche à s’adapter en rendant service aux gens de manière intelligente plutôt que juste à chercher une source de profit immédiate. Je suis très agréablement satisfait de la capacité de ce qu’ont fait mes confrères opérateurs grand public à s’adapter intelligemment alors qu’ils auraient pu s’adapter bêtement et je pense que ce qui les as tordus un peu dans les amener dans cette forme d’intelligence c’est le fait qu’il y ait le règlement européen sur la neutralité des réseaux.
 
 
SS : OK, OK. Merci, effectivement c’est intéressant comme analyse. Ce sont les architectes qui disent toujours que quand ils n'ont pas de contraintes, ils ne savent pas créer. Donc voilà, sans doute que la contrainte de la neutralité a été un élément de créativité. Alors nous, à l'ARCEP, on n'a pas réussi encore à ce jour à avoir une vision claire de l’impact qu’ont eu les efforts sur la qualité de service, donc ça c’est un élément sur lequel on a du mal à vraiment voir, on n'a pas vu, en fait, des baisses de trafic du jour au lendemain chez les grands OTT [Over the Top] quand les mesures de changement de qualité ont été prises. Donc ça été difficile pour nous de vraiment mesurer ce qu’il s’est passé. En tout cas on a vu que ça tenait, quoi. Mais effectivement, quel est l’impact précis de ces mesures de qualité, ça n’a pas été évident à mesurer. Un autre élément qui est apparu pendant cette période avec l’épisode de Disney+, c’est la question de la manière dont les grands OTT donc on vient de se parler de… comment dire ? Du dimensionnement des flux notamment par rapport à la qualité vidéo. Il y a un autre sujet qui est : comment est-ce que les grands OTT s’organisent pour acheminer leurs trafics et donc notamment autour de Disney+ ; ce qui est apparu, c’est que visiblement cet acteur avait fait un choix pour acheminer son trafic qui était un choix de passer par plusieurs canaux, des transitaires, et des CDN [Content Delivery Network] ; ce qui n’aidait pas forcément à anticiper le dimensionnement des interconnexions des opérateurs vis-à-vis de ces différents intermédiaires pour faire face, le cas échéant, à des afflux de trafic. Au-delà de Disney+ on a eu quelques retours d’opérateurs sur des mises à jours logicielles notamment sur des grands acteurs du jeu qui poussaient des mises à jour sans prévenir en fait les grands FAI et là-dessus la question que je me posais c’est : est-ce que, selon vous, on peut aller encore plus loin dans ce dialogue avec les opérateurs ? Pardon, ce dialogue entre les opérateurs et les grands OTT ; si oui : faut-il le faire en se disant « c’est des grandes personnes, ils vont trouver leurs numéros de téléphones respectifs et se parler » ?
 
 
BB : [rire]
 
 
SS : Est-ce que les pouvoirs publics peuvent jouer un rôle pour les accompagner, est ce qu’il faut envisager (je pose la question de manière un peu bourrine) - faudrait-il envisager une obligation de dialogue, notamment pour les grands OTT, d’aller discuter de leurs interconnexions avec les opérateurs ?
 
 
BB : Je comprends que l’idée est séduisante. Ça sert à rien de faire discuter les éléphants avec les souris. Ça marchera pas. J’y crois pas. La seule chose, enfin, dit de manière assez crue, en fait, pour moi, le principe de la neutralité du net c’est ce que je disais au début : il ne faut pas optimiser les réseaux, c’est une connerie : quand on les optimise, on les rend fragiles. Et en fait, exactement en symétrique de ça : parce qu’il ne faut pas optimiser les réseaux, il faut optimiser les applications. Et pour le coup, on a des décennies de sottises législatives qu’on est en train de payer. Diffuser une très grosse mise à jour sur une plateforme logicielle sans effondrer les réseaux, on a les technos pour, elles ont vingt ans, ça s’appelle BitTorrent. BitTorrent, ça permet de diffuser une quantité colossale d’applications en créant à peu près aucune congestion dans le réseau parce qu'il n'y a pas de point central. Ça utilise le réseau, ça occupe le réseau, mais ça ne crée pas cette hyper congestion de « je veux diffuser 50 millions d’exemplaires d’un fichier qui fait un gigaoctet depuis mon serveur en Californie ». Simplement, il se trouve que BitTorrent est plus ou moins diabolisée et considérée comme une techno de malfaiteurs qui veulent écouter de la musique en assassinant les musiciens. Et comme le travail réglementaire a toujours été fait pour empêcher le déploiement de cette techno et non pas pour la favoriser, pour le coup,  on a l’effet inverse de ce qu’on a fait sur la neutralité du net. C’est-à-dire qu’on a créé une contrainte qui est de dire : « le peer-to-peer c’est pas bien, BitTorrent c’est une techno de pirate » et donc il y a plein d’opérateurs qui font du traitement de limitation de débit sur BitTorrent, qui font du traitement de filtrage - typiquement, BitTorrent en entreprise est très souvent filtré, donc on ne peut pas diffuser les mises à jour des suites bureautiques par BitTorrent. Ça ne marcherait pas. Et pourtant, c’est l’outil technique qu’on connaît le plus efficace pour diffuser des gros volumes de contenu de manière infiniment rapide en temps nul. Puisque, pour le coup, plus il y a de gens qui veulent le contenu, plus le contenu se diffuse bien. Plus il y a de gens qui le veulent, plus la capacité à diffuser augmente. C’est un truc de fou, BitTorrent ! Donc ça, pour moi, c’est une des questions clefs. C’est-à-dire il faut qu’on arrive à autoriser les grands diffuseurs de contenu à diffuser de manière intelligente. Pour moi il y a deux grands volets : il y a la partie technique : il faut arrêter de diaboliser les technos qui marchent. Et puis il y a la partie réglementaire où il va falloir, à un moment, s’intéresser à la gestion des monopoles. Est-il raisonnable que Netflix ait cette taille-là ? Pour moi, la réponse est non. Mais d’un autre côté, on a tout fait, en France, au ministère de la Culture, pour qu’il n’y ait QUE Netflix et que seul le modèle Netflix se développe. Et d’ailleurs, une fois que le modèle Netflix s’est développé, les ayants-droits en France commencent à vouloir créer des plateformes alternatives à leurs mains ; donc à morceler le marché, donc pour avoir accès à la vidéo il faudrait payer 72 abonnements - ce que personne ne fera. Donc soit on reviendra à du pirate, soit les plateformes nationales vont mourir et il ne restera que Netflix. Donc là il y a une erreur de régulation, il y a une non-régulation, on a laissé le marché faire tout seul et le marché fait n’importe quoi. Parce qu’en plus on lui a mis des contraintes et des incitatifs qui ne vont pas dans le bon sens. Et sinon, pour le traitement pendant la crise, à un moment je voudrais qu’on parle de Mayotte.
 
 
SS : OK, très bien !
 
 
BB : Mais c’est absolument pas lié. C’est pas Netflix !
 
 
SS : Très bien ! Juste en réaction à ça, et peut être après, Benjamin, peut être comme j’ai commencé à poser des questions je vous propose que vous m’en rendiez une. Juste pour réagir à ce que vous venez d’indiquer sur BitTorrent je dois vous faire un aveu : qui est que quand j’ai été désigné président de l'ARCEP en janvier 2015, parmi les premiers dossiers qui étaient sur la table il y en avait un sur la mesure de la qualité de l’internet et dans le document qui avait été préparé par les services de l'ARCEP j’ai vu apparaître le mot “BitTorrent” et j’ai dit « Mais comment c’est possible qu'un document officiel de l'ARCEP fasse de la publicité pour le piratage ? » et on m’a dit « T’es plus dans le coup, papa ! BitTorrent c’est une techno, donc c’est pas un usage. » Évidemment on a fini par laisser BitTorrent dans ce document officiel, mais je vous rejoins sur une certaine diabolisation autour des technos peer-to-peer et effectivement, on voit bien comment le multicast dans le domaine de la diffusion de la télévision linéaire permet d’optimiser les réseaux ; de la même manière, dans certains usages comme les mises à jour et le partage de fichiers, de manière générale il est certain que le peer-to-peer est une techno, je ne sais pas quel est le bon terme, une architecture de communication efficace, et donc je note votre point et donc on va discuter avec les équipes et avec le collège de l’ARCEP pour voir comment est ce qu’on peut essayer de favoriser cette pratique je pense qu’il y aura effectivement un travail de pédagogie avec certains écosystèmes et certains départements ministériels mais ne partons pas perdants sur le sujet.
 
 
BB : Alors pour le coup, puisque je suis supposé vous poser une question, il y en a une… Bon, je vais en profiter pour intégrer ce que je voulais dire sur ce que j’ai vu, moi, de Mayotte. Il se trouve que j’ai de la famille là-bas. Ce qu’on a le plus vu comme saturation dans la crise sanitaire, c’est absolument pas des énormes plateformes. C’est-à-dire que je crois que personne n’a vu de panne sur Netflix ou sur YouTube qui soit notable. Même la catastrophe annoncée de Disney+ bon, ce n’est pas très grave. En revanche on a tous vu que les infrastructures de l’Éducation Nationale étaient absolument pas au point. Donc il n'y avait rien qui fonctionnait, qui avait été dimensionné pour. Tout le monde le savait, tout le monde s’y attendait, la preuve même le ministre a dit que ça marcherait, ce qui est la preuve qu’on savait que ça ne marcherait pas. C’est devenu une habitude ! Et donc, pour tout le monde, la question était : comment est-ce qu’on fait pour que le gamin qui est sur la tablette puisse suivre son cours pendant que papa et maman sont sur leurs ordinateurs en train de télétravailler. Et puis ben on a l’image inverse, c’est-à-dire que moi je regarde la question du déploiement du réseau à Mayotte qui est un département français - et où en fait, la question pour les gamins n’était pas tellement de qui va pouvoir utiliser la tablette et le wifi à la maison, la question c’est comment on va faire de l’école dans les bidonvilles. Parce qu’il y a à peu près la moitié des habitants de l’île qui habitent plus ou moins dans des bidonvilles. Et en fait, la question de l’urgence sanitaire n'était même pas tellement de comment on va faire des cours en ligne, parce qu’en fait on ne se pose pas ces questions-là. Pour une très très grande partie des gamins, l’école c’est le seul endroit où ils ont un repas équilibré une fois par jour. Et ou le fait qu’on ferme les écoles ça voulait dire qu’il n’y avait plus accès à cette source d’un repas équilibré une fois par jour. Donc la distribution des cours étaient quelque chose d’extrêmement anecdotique et on se débrouillait comme on pouvait avec des photocopies qu’on mettait aux entrées des supermarchés. Mais là, il y a une question pour moi d’aménagement du territoire qui est une question totale. C’est-à-dire qu’il faut déployer des écoles, il faut déployer des logements, et en fait, il faut déployer du réseau, pour aller avec. La fracture numérique on la lit souvent en bons Parisiens entre le petit village de la Creuse dans laquelle il n’y a qu’un petit peu de 3G, pas encore de 4G, il y aura de la fibre optique dans 2037 si le plan de déploiement du RIP [Réseau d'Initiative Publique] est suivi, et puis il y a un petit peu d’ADSL en bout de ligne. Et pour moi, il n'est pas tellement là, c’est à dire qu’il est pas que là. Ça, c’est une vision très métropolitaine et en fait il y a beaucoup de départements d'outre-mer où la question d’aménagement du réseau est beaucoup plus sérieuse que ça, où il y a un retard colossal dans le déploiement de ces technos, et je me demande quelle est la vision de l’ARCEP sur l’état du déploiement du réseau,  en particulier dans les territoires d'outre-mer et spécifiquement à Mayotte, qui pour moi est probablement le plus mal loti. Je ne sais pas si vous avez une vision plus claire et plus macroscopique que la mienne sur le sujet.
 
 
SS : En fait, pour être honnête. Je n'ai pas en tête mentalement la situation des réseaux fixes à Mayotte, mais je peux réagir rapidement sur le mobile : puisqu’on est en train d’étudier des nouvelles attributions de fréquence dans tous les outre-mers. Et effectivement on a procédé à un recensement, donc c’est l’agence du numérique (qui est maintenant l’agence nationale de la cohésion des territoires) qui a travaillé avec les préfectures pour recenser des besoins de couverture et effectivement, il y en a. Il y a effectivement des besoins de couverture importants en mobile et en 4G et donc dans les attributions de fréquence que nous sommes en train de préparer, on prévoit de nouvelles obligations pour couvrir des zones prioritaires qui ont été identifiées dans le cadre de ce processus, donc on va faire ça de manière un peu plus bourrine que ce qu’on a fait dans le New Deal. Mais puisque dans le New Deal on a mis en place un processus continu de remontée d’information en passant par les élus locaux qui est assez sophistiqué, là on va faire un one shot en fait, donc on a fait un relevé qui nous amène à une liste de sites prioritaires et donc on va imposer dans le cadre de la dés-attribution de fréquences la couverture de ces zones puisque, effectivement, je rejoins votre diagnostic sur le fait que la connectivité est un besoin qui devient de plus en plus vital. Voilà ce que je peux dire sur le dimensionnement des infrastructures ; effectivement, on a bien tous noté en début de crise que certaines infrastructures publiques, donc notamment de l’Éducation Nationale - enfin, de l’Éducation Nationale et la région Île-de-France de mémoire… étaient insuffisamment dimensionnées, je crois que du côté de l’Éducation Nationale il y a d’une manière générale comme une prise de conscience sur le fait qu'ils n'étaient pas passés à l’échelle industrielle du numérique, pour le dire de manière générale, dans toutes les dimensions, et donc je pense qu’il y a des travaux importants qui vont se passer. Alors c’est peut être moins visible que le Ségur de… je ne sais plus, le Ségur de quoi d’ailleurs. Le Ségur tout simplement.
 
 
BB : De la santé !
 
 
SS : Oui voilà, le Ségur de la santé. Mais il y aura aussi des travaux importants qui vont se passer sur le sujet éducatif. Alors juste, je voulais aussi dire un mot par rapport à ce que vous disiez sur le fait que Netflix est trop grand et la question des monopoles. Juste je voulais signaler parce que ça me paraît intéressant, des prises de positions récentes d’acteurs sur la question (alors ça répond pas à Netflix) sur la question des plateformes de manière générale, il y ait une prise de position du BEUC qui est le Bureau Européen des [Unions de] Consommateurs ; qui n'est pas très connu en France mais qui est ce qu’on appelle un stake holder : un représentant d’intérêt très important à Bruxelles, qui pèse beaucoup. Puisque c’est « Consumer Voice » je crois que c’est ça leur slogan, ce qui est quand même très important pour le personnel politique européen et il y a une prise de position qui est sortie sur la question des grandes plateformes internet dans laquelle pour la première fois, donc, le BEUC soutient le principe non seulement d’un enrichissement des outils du droit de la concurrence mais aussi de la mise en place d’outils de régulation ex-ante un peu du même style que ceux qu’on a eus dans les télécoms - même si évidemment il faut qu’ils soient d’une nature différente. Et ce shift me paraît vraiment très important parce que le droit de la concurrence, on sait qu’il en faut, il en faudra toujours, il en faudra dans tous les secteurs, mais il y aura forcément des limites intrinsèques, qui est que le droit de la concurrence, il est là pour corriger des défaillances dans le fonctionnement du marché. Et donc le droit de la concurrence, structurellement, il ne s’intéresse qu’à des excès, mais le droit de la concurrence, il ne sait pas créer des conditions positives de marché, il ne sait pas, là ou il y a un monopole, créer de la concurrence dès lorsque ce monopole ne ferait pas d’abus. Et pour ça il faut de la régulation ex-ante spécifique comme on a en eu dans les télécoms, qui nous a permis de faire passer de la situation de monopole à la situation concurrentielle même si je suis conscient que certains acteurs considèrent que le marché est trop oligopolitisque mais enfin il est quand même beaucoup plus concurrentiel que si on n'avait qu’un acteur. Et ça je trouve ça très important qu’un acteur aussi important que le BEUC prenne cette position au niveau européen pour bien clarifier qu'il va falloir marcher sur deux jambes à partir de maintenant, entre un droit de la concurrence classique qui jouera toujours son rôle et qui devra être très important dans la répression et une régulation ex-ante. Et la deuxième chose que je voulais signaler en la matière c’est le rapport de deux députés : madame Faure-Mutian de La République en Marche et monsieur Fasquelle des Républicains qui viennent de publier un rapport extrêmement complet sur les enjeux concurrentiels du numérique et qui, là aussi, c’est une clarification politique qui me paraît extrêmement importante : là aussi je considère qu’il va falloir marcher sur deux jambes et qu’on ne peut pas se satisfaire et se suffire d’un droit de la concurrence, même modernisé. Alors quand je dis ça, ce n’est pas une mise en cause des autorités de concurrence qui font un travail formidable et Isabelle De Silva le sait, on travaille très bien ensemble et dans un respect mutuel profond ; c’est simplement l’outil lui même qui ne permet pas un certain nombre de choses. Et tant mieux si le droit de la concurrence permettait de remodeler l’économie dans toutes ces dimensions, je crois que ça poserait certaines questions aux grandes entreprises et aux petites et sur le fonctionnement de l’économie de marché. C’est une bonne nouvelle, y compris que le personnel politique, y compris le personnel de la majorité puissent s’approprier ces enjeux. Voilà ce que je voulais indiquer, alors ça répond pas précisément à la question de Netflix mais ça me paraît plutôt des bonnes nouvelles que je vois.
 
 
BB : Oui, juste pour boucler sur ce point-là, et puis après il y a un autre sujet. Pour boucler sur ce point là, le jour ou on réfléchira à « pourquoi on ne peut pas vendre de la vidéo comme on peut vendre des livres ? » on aura fait un grand progrès. Pourquoi je ne peux pas monter un marchand de vidéos en ligne aussi facilement que je pourrais monter une librairie dans la rue en bas de chez moi ? Parce que les grossistes ne veulent pas me fournir. Et du coup, je ne vois pas quelle forme il pourrait y avoir, à partir du moment où on n'a pas le droit d’ouvrir un magasin. Non, l’autre point, je ne sais pas si on dit deux mots sur StopCovid ? Moi je lui trouve un aspect extrêmement intéressant. Alors je rappelle quand même, qu’il n’y ait pas de doute, que je suis tout à fait opposé à l’existence même de ce type d’applications. Pour des raisons philosophiques évidentes, je n’aime pas quand c’est l’ordinateur qui surveille l’humain et pas le contraire. Voilà : Point. Ce point étant posé, je trouve extrêmement intéressant la façon dont ça s’est fait, parce que ça a permis à du personnel ministériel qui n’en était pas forcément très conscient de voir la mainmise des grands éditeurs de systèmes d’exploitation du mobile que sont Apple et Google et le fait que non, on ne peut pas développer l’application comme on en a envie. Et à chaque fois, c’est formulé comme un problème de souveraineté avec : « le gouvernement ne peut pas développer le logiciel dont il a envie et donc dépend de grands organismes ». Je ne suis pas d’accord. Les développeurs, qu'ils soient le gouvernement ou pas, ne peuvent pas déployer les outils qu’ils veulent et l’utilisateur ne peut pas déployer le logiciel qu’il veut sur son ordinateur de poche. C’est un problème fondamental à mon sens, depuis le début de l’ordinateur de poche un peu grand public il y a une dizaine d’années, et je suis très content de voir que les ministres s’en sont enfin rendu compte. Et ça justifiait à mon sens pleinement le travail qui a été fait par l’ARCEP sur les terminaux, sur la liberté de choix des terminaux, sur «  est-ce qu’il faut réguler cette puissance-là ? » etc. etc. qui sont les mêmes questions que celles qu’on a soulevées à la fin des années 80 avec le logiciel libre dans l’informatique grand public.
 
 
SS : Je ne peux que boire vos paroles, Benjamin. Je sais qu’il y a un volet complémentaire qui vous occupe sur cette question des terminaux qui est la réparabilité et la bidouillabilité, c’est-à-dire la partie “hardware” des terminaux. Est-ce que sur ce sujet vous êtes confiant, notamment de ce qui se prépare au niveau européen où il y a eu un certain nombre d’annonces de principe sur la réparabilité ?
 
 
BB : Non. j’ai pas confiance ; Par principe j’ai pas confiance. Oui, c’est un vrai sujet, la réparabilité. C’est un sujet de plus en plus sérieux. Pour moi il y a une telle question autour de… En fait, sur les terminaux comme sur les grandes plateformes il y a des questions fondamentales d’interopérabilité et de pouvoir qu’il faut redonner à l’utilisateur final. Ça passe par le fait de pouvoir réparer son téléphone, ça passe par le fait de pouvoir choisir le système d’exploitation qui tourne dessus, ça passe par le fait de pouvoir modifier le système d’exploitation qui tourne dessus, ça passe par le fait de pouvoir installer l’application qu’on veut. Et pas seulement l’application qui a été validée par Google et Apple. Pour moi, la décision de Google et Apple sur leurs API typiquement viole fondamentalement le règlement européen sur la neutralité du net puisque je n’ai pas le droit d’utiliser l’application de mon choix sur le terminal de mon choix. C’est ma lecture à moi du règlement qui n’est pas la lecture officielle du régulateur. J'ai une lecture que tout le monde admet comme étant plus rude.
 
 
SS : OK, bon… Merci beaucoup, je crois qu’on est arrivé au temps de ce dialogue. Merci beaucoup, Benjamin Bayart.
 
 
BB : Merci de votre invitation.
 
 
SS : J’ai été particulièrement… Enfin j’ai beaucoup apprécié votre analyse sur la question de l’optimisation du réseau, de l’optimisation des applications. Je trouve que c’est vraiment une approche qui est très intéressante et qui ne manquera pas d’éclairer nos travaux futurs. Merci beaucoup vraiment, un grand merci. Merci à tous nos auditeurs (je n’ose pas dire téléspectateurs [rire]) et à tout ceux qui nous ont suivi ; voilà. Merci beaucoup, encore un grand merci à tous les contributeurs à nos travaux, encore un grand merci à Serge Abiteboul et à tous les services de l’ARCEP qui ont porté ces travaux et préparé cette discussion. Un grand merci à tous et puis il ne me reste qu'à vous souhaiter de bons échanges sur les réseaux avec un internet qui fonctionne au mieux. Voilà ! Merci beaucoup, merci à tous, portez vous bien.
 
 
 
 
 
 
 

by Khrys at August 19, 2020 04:41 PM

July 27, 2020

FAImaison

Municipales 2020

Avant les deux tours des élections municipales 2020, FAImaison a adressé huit questions à l'ensemble des listes candidates pour connaître leur opinion sur la protection des données personnelles, la promotion du logiciel libre et des alternatives aux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, et tous les autres), la vidéo surveillance et la reconnaissance faciale. Vous retrouverez le contenu exhaustif du questionnaire en cliquant ici.

Nous aurions été ravi·es de pouvoir échanger sur ces sujets d'importance, à l'heure de la dématérialisation des services publics et dans un contexte d'utilisation de nombreux services numériques pendant le confinement, des services audio et vidéo à « stopcovid ». Nous avons reçu trois réponses, de Saint-Herblain en Commun, Rezé à gauche toute et Nantes ensemble dont vous trouverez le contenu en fin de cet article. Quelles que soient les causes de ce nombre réduit de réponses, nous pensons qu'il est indispensable de poursuivre ce travail de sensibilisation et de questionnement des élu·es. FAImaison continuera d'informer et d'être actif sur ces thèmes.

Si ces sujets t'intéressent, n'hésite pas à passer nous voir par exemple pour un apéromaison (le 3ème jeudi de chaque mois) ou à la permanence à B17. Tous les renseignements sont ici

Réponse de Saint-Herblain en commun (reçue dans le cadre du premier tour) :

Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?

Saint-Herblain en Commun envisage de former les citoyens et citoyennes notamment par le biais d’ateliers, en partenariat avec les CSC et l’accueil municipal au public. Le collectif souhaite s’appuyer sur les acteurs de son territoire, pour être au plus proches des habitant.e.s et de leurs réalités.

Comment garantir la bonne application du RGPD (règlement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?

Le référent RGPD (Monsieur Stéphane POIBEAU, Responsable du Service des Systèmes d’Information, comme délégué à la protection des données [DPO]) est obligatoire au sein des services municipaux, il existe déjà sur la ville de Saint-Herblain. Saint-Herblain en Commun tient à maintenir confiance et transparence vis-à-vis des aministré.e.s et des agents de la commune.

Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?

Le premier garde-fou auquel s’engage Saint-Herblain en Commun est la formation des agents. Le service informatique de la ville a été sensibilisé à ce sujet par le biais de formations. Par le passé, les systèmes informatiques de la commune ont déjà été attaqués mais aucune conséquence n’a été répertoriée.

Comptez-vous favoriser l'usage des logiciels libres dans l'ensemble de l'administration ? Comment ?

Saint-Herblain en Commun envisage de mettre en place les formations et les outils libres à disposition des agents de la commune.

Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?

Le collectif s’affirme pour la prééminence des moyens humains sur les techniques et numériques, notamment sur la thématique de la sécurité.

Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?

Saint-Herblain en commun est contre la technologie de reconnaissance faciale.

Réponse de Rezé à gauche toute (reçue dans le cadre du premier tour)

Réponses publiées sur le site de liste Rezé à gauche toute

Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?

Ce n’est pas à proprement parler une compétence de la commune. Néanmoins, des leviers existent et c’est ainsi que nous souhaitons réorienter le projet de la galerie numérique de la médiathèque vers un programme d’éducation populaire sur les questions de numérique. Les jeunes et les séniors font partie des publics naturels de la médiathèque.

Comment garantir la bonne application du RGPD (réglement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?

Le RGPD est obligatoire et à ce titre les services de la ville sont déjà tenus de l’appliquer dans leur action. Néanmoins nous souhaitons le mettre en avant, afin qu’il soit compris et utilisé par l’ensemble de la population. Avec une page explicative sur le site de la mairie qui à ce jour ne retourne aucun résultat pour « RGPD ». Dans la même idée, nous proposons d’identifier le ou la responsable RGPD de la commune dans les mentions légales du site web afin que tout·e citoyen·ne puisse faire valoir simplement ses droits de consultation, de rectification, de transmission, mais également de suppression définitive de ses données.

Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?

C’est à nouveau du ressort des services communaux concernés. En terme d’orientation politique, nous proposons de favoriser l’usage des logiciels libres dans les services. De part leur audit libre, nous considérons qu’ils offrent une protection supplémentaire face à ces attaques. De même, nous comptons mettre en place une politique de limitation des données collectées et de leur conservation par la commune. Réduire la quantité de données sensibles, c’est aussi réduire les risques et les conséquences d’attaques informatiques.

Comptez-vous favoriser l’usage des logiciels libres dans l’ensemble de l’administration ? Comment ?

Oui, notamment en les privilégiant pour tout ce qui relève des achats publics. En les proposant sur les postes des personnels de la ville et ceux utilisés par le public, en lieu et place des logiciels privateurs existants. Rapidement dans les domaines où les équivalents sont immédiatement connus (navigation internet, bureautique, email), puis progressivement pour les applications-métiers et les systèmes d’exploitation.

Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?

Nous y sommes opposé·es et avons été les seul·es à voter contre la surveillance de masse de la population au conseil municipal de Rezé.

Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?

Nous y sommes opposé·es puisqu’elle est concomitante de la vidéosurveillance. Davantage même, puisque les risques pour les libertés individuelles sont encore plus graves.

Que pensez-vous du portail captif requérant le passage par les GAFAMs pour l’accès au réseau WiFi Rezé-public ?

Nous y sommes fermement opposé·es, comme indiqué au point 7.2 de notre programme.

Réponse de Nantes ensemble (reçue dans le cadre du premier tour)

Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?

Nous souhaitons renforcer les Tiers-Lieux, des lieux de proximité au sein des quartiers qui seront des lieux de co-réparation et de réemploi. Au sein de ces lieux, des associations seront encouragées à organiser des ateliers de médiation et d’acculturation au numérique responsable, et donc à la prise de conscience des dangers de l’exploitation des données individuelles. Ces ateliers permettent aussi de parler de diffuser les bonnes pratiques en matière de numérique.

Nous prévoyons la mise en place d’une équipe de médiateur.rice.s dédiée à l’éducation numérique au sein même des lieux gérés par la Ville ou la Métropole, et interviendrons dans les écoles, les entreprises.

Comment garantir la bonne application du RGPD (réglement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?

La Charte Métropolitaine de la Donnée atteint aujourd’hui un niveau satisfaisant de respect de la RGPD. Nous souhaitons aller plus loin et y intégrer les principes de la sobriété numérique, qui visent à limiter le déploiement de nouveaux logiciels et applications. Le DPO sera chargé de veiller au respect de ces principes.

  • Nos partenaires et sous-traitants seront sélectionnés selon des critères Numérique Responsable qui imposent un cahier des charges strict en matière de respect de la protection des données.
  • Les sites de la ville et la métropole devront proposer une interface utilisateur claire et éco-conçue, mettant en avant l’accord d’utilisation de données, conformément à l’application de la RGPD notamment en cas d’utilisation des cookies.
  • Nous créerons un comité Numérique rassemblant les différents corps de la société civile et économique d’experts du numérique responsable. Ce comité sera chargé de passer en revue la politique numérique publique et sera garant de l’intérêt écologique et sociétal des mesures.
  • Ce comité aura aussi pour but de favoriser la mise en commun de la feuille de route numérique des organismes publiques et des organismes privés et s’assurer que la politique numérique sert les stratégies environnementales.

Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?

Comptez-vous favoriser l'usage des logiciels libres dans l'ensemble de l'administration ? Comment ?

Oui. Nous voulons expérimenter les logiciels libres à l’échelle de la métropole. Les valeurs de l’opensource et du libre rejoignent dans une large mesure celles de notre liste : travail communautaire, service de l’intérêt général, transparence et juste prix.

Nous travaillerons selon un calendrier inspiré par le retour d’expérience de la mairie de Fontaine :

  • 1er temps : choix de logiciels libres d’infrastructure (messagerie, serveur de fichiers, annuaire informatique, etc.)
  • 2è temps : migration des logiciels tournant sur PC sous Windows vers du libre (eg. : Thunderbird pour les mails, Firefox pour le web)
  • 3è temps : changement de suite bureautique. Ce changement devra être accompagné de sessions de formation pour les aider à migrer leurs connaissances et leurs données.
  • 4è temps : migration du système d’exploitation. Ce processus, complexe, devra être conduit selon le principe de l’apprentissage par l’exemple plutôt que par la contrainte.

Ce processus devra se faire avec le concours de tou.te.s et sous la supervision de la direction de systèmes informatiques. Il s’agit à la fois d’un changement culturel dans l’approche du numérique et de l’informatique et d’un changement technique important qui demandera une rigueur particulière et des moyens humains associés.

Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?

Contre (est-ce qu’on a besoin d’argumenter ?)

Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?

Contre (est-ce qu’on a besoin d’argulenter ? )

Depuis quelques mois, l'accès Internet via Nantes Wifi public ouvre automatiquement une page sur le moteur de recherche Google. Seriez-vous d'accord de modifier cela pour proposer par défaut https://qwant.fr ou https://start.duckduckgo.com ?

Qwant : Oui ! C’est une initiative nationale et plus il y aura d’utilisateurs, plus le moteur de recherche prendra de l’ampleur devant Google. C’est notre devoir de soutenir les initiatives numériques « locales ».

by FAImaison at July 27, 2020 10:00 PM

July 17, 2020

French Data Network

Assemblée Générale 2020 – le retour !

Après avoir été reportée une première fois par effet du confinement de ce printemps, l’Assemblée Générale 2020 portant sur l’année 2019 de French Data Network aura lieu le samedi 5 septembre 2020, à partir de 9h, à l’Electrolab (un grand merci aux personnes de l’Electrolab pour leur accueil et l’aide à l’organisation \o/). Outre les […]

by Khrys at July 17, 2020 09:35 AM

July 15, 2020

Le Blog de SCANI

Bilan moral 2019

Il est encore arrivé tard, mais mieux vaut tard que jamais.

On peut le consulter ici.

C’est le bilan moral 2019. Accompagné de son inévitable kyrielle de chiffres dans le bilan financier qu’on peut, quant à lui, retrouver ici.

Comme chaque année, ce bilan est une première version destinée à être amendée et complétée en fonction des débats et discussions qui auront lieu jusqu’au 15 septembre au sein de l’assemblée générale de la coopérative. Ces éléments seront intégrés au fur et à mesure de leur réception sur cette page.

by bruno at July 15, 2020 08:51 AM

July 11, 2020

Le Blog de SCANI

Premier pylône public équipé

Dans le cadre du « newdeal mobile », les quatre gros opérateurs de téléphonie mobile en France ont obtenu le renouvellement d’autorisation ou l’attribution de nouvelles fréquences de façon gratuite (un cadeau de quelques 3 milliards d’euro) contre l’engagement d’aller (pour résumer) couvrir la pampa à minima en 3G, idéalement en 4G.

Dans notre département, ce « deal » s’est soldé par la construction de 25 nouveaux pylônes (aux frais du contribuable) qui ont ensuite été équipés (par Free au nord de l’Yonne et Bouygues au sud et à l’ouest, de ce qu’on sait) pour permettre de boucher un certain nombre de trous de couverture.

On parle ici de téléphonie mobile, pas d’internet fixe. La puissance publique paie le terrain, le pylône et son installation, l’opérateur paie son matériel et son installation sur le pylône et il n’y a aucun coût de location, chacun devant prendre soin de ses affaires.

Plus haut, toujours plus haut

Lors du vote du budget relatif à ces constructions (on parle quand même en millions d’euro pour 25 pylônes), quelques élus de notre département ont, à juste titre, souligné qu’investir autant d’argent uniquement pour que 4 multinationales puissent vendre leurs services, c’était un peu « too much » et que tant qu’à monter des pylônes, il faudrait veiller à ce que (par exemple) notre petit opérateur local puisse également y avoir accès (SCANI, donc).

Avant avoir eu le temps de dire « ouf », et sans que nous ayons été consultés, la décision est prise de rehausser tous les pylônes de plusieurs mètres. De notre côté, on préfère militer pour que tous les acteurs, petits comme gros, puissent utiliser ces infrastructures, mais beaucoup considèrent que ces quelques mètres en plus sont « pour SCANI ». Fort heureusement, nos antennes ne sont pas si grosses et 50 centimètres suffisent amplement. Ça laisse de la place pour les copains suivants !

Début 2019, cette affaire de nouveaux pylônes et de rehausse fini par arriver à nos oreilles. On notera qu’au moment ou on écrit ces lignes (1 an 1/2 plus tard, donc) on ne connaît pas la localisation précise de la majorité de ces pylônes … Personne n’a été en mesure de nous fournir la liste.

Ça n’a pas grande importance dans la mesure ou SCANI ne déploie du réseau que là ou il y en a besoin. Si d’aventure un membre repérait un de ces pylônes lors de ses promenades, on finirait bien par avoir l’information.

Revenons en à début 2019. La mairie de la commune nouvelle de Charny Orée de Puisaye nous indique 4 implantations, respectivement sur Villefranche, Chevillon, Dicy et Prunoy. 4 villages en manque criant de débit et proche de notre relais principal du secteur situé au sud de Charny. On se dirige donc vers l’équipement de ces 4 pylônes et on installe, au printemps 2019, deux premiers coffrets prévus pour accueillir notre petit matériel en bas des pylônes (à droite sur la photo). On prépare l’installation électrique et le câblage et on laisse l’arrivée en attente sous le tableau électrique installé par Bouygues (au centre sur la photo).

Pour le courant, on fait comment ?

S’engage alors un chemin de croix pour arriver à brancher ce câble : la solution la plus commune est que chaque opérateur dispose de son propre compteur électrique, mais la perspective de plusieurs milliers d’euro de mise en service et d’un abonnement mensuel pour une consommation équivalente à celle d’un frigo de camping car ne nous séduit pas énormément.

On fini par parvenir à convaincre Bouygues de nous laisser nous alimenter chez eux. C’était à la fin de l’été 2019. Reste un tout petit détail : qui fait ce branchement ? Bien entendu, on sait faire, proprement et, sauf incident, sans coupure d’alimentation, mais, s’agissant de l’installation d’un autre opérateur, on préfère que ce soit quelqu’un qui soit officiellement mandaté par l’opérateur en question qui effectue l’opération.

A force de tergiversation et à la fin du confinement, on fini par avoir un RDV pour mettre en service l’électricité sur les 4 implantations. Rendez-vous qui se solde, pour résumer, par « oh ben c’est une clé standard pour le tableau électrique et y’a des disjoncteurs en rabe déjà installés, faites votre vie, vous avez pas l’air d’une bande de vandale ». Quasi un an d’attente pour ça .. si on avait su, on se serait branchés en septembre 2019.

Préparation en amont

Qui dit nouveau relais, surtout à cette hauteur, dit arrivée potentielle de quelques nouveaux membres. Nous avons donc commencé par renforcer le réseau en amont pour permettre d’amener sur place un débit suffisant.

L’opération a consisté à changer deux antennes en haut du château d’eau situé au sud de Charny. On remercie au passage la Fédération des Eaux de Puisaye pour leur prompte réponse et on s’excuse pour les deux annulations de dernière minute.

Cette opération permet le renfort de deux des trois liaison principales du secteur :

  • La primaire, ralliant la zone de Grandchamp ou nous disposons d’une collecte fibre. C’est par là que le trafic s’écoule en temps normal
  • La secondaire, ralliant le plateau de Taingy ou nous disposons d’une ligne VDSL de secours
  • La tertiaire, ralliant la zone du Val d’Ocre, elle même connectée aux zones d’Auxerre et de Joigny (toutes deux munies d’une collecte fibre)

Plus tard, si le nouveau secteur couvert par les 4 fameux pylônes venait à s’étoffer, une antenne directionnelle dédiée serait installée sur ce château d’eau et un plan (encore hypothétique) est possible pour relier directement l’un des 4 pylônes à la zone existante de Joigny

Maintenant, il faut monter

Le jour J est arrivé, il va falloir grimper. Ça n’a l’air de rien, 45 mètres, mais sans nacelle, il faut non seulement monter le bonhomme mais aussi le peu de matériel dont il a besoin en haut. L’antenne de réception (1kg), un routeur (1kg) et les 3 antennes d’émission (500 grammes chacune), de l’eau, quelques outils … Mais surtout, les câbles pour brancher tout ça en bas du pylône.

C’est finalement ça qui est le plus lourd et le plus enquiquinant à monter, le vent n’aidant pas à ce que tout reste bien droit et ne s’emmêle pas dans la quantité de lamelles et de boulons qui traînent un peu partout dans le corps d’un pylône.

Et une fois le matériel installé en haut, il faut descendre et fixer les câbles aux lamelles prévues tout le long de l’échelle, sans oublier la petite photo souvenir :

Côté sécurité, ces gros engins sont tout de même forts sympathiques et embarquent, tout le long, un rail dans lequel on glisse un bloc anti-chute, lui même accroché au bonhomme, qui ne risque donc rien d’autre que de la fatigue :

La mise en sécurité de la personne qui monte est importante, mais une fois qu’il est perché, il ne faut pas que ceux qui sont en bas oublient que des objets peuvent dégringoler. On a beau attacher ou ranger les outils au maximum, on a quand même vu un mètre et une boite en plastique faire le grand saut. Casque recommandé !

Ce n’était pas le premier pylône équipé par SCANI, mais c’était le premier du « newdeal mobile » et c’est quand même chouette d’avoir réussi, donc deuxième petite photo souvenir (qui donne une idée de la taille de nos antennes)

Remerciements

Ce nouveau relais n’aurait pas été possible sans :

  • l’attention des élus de notre département qui ont défendu la possibilité pour les petits opérateurs d’accéder à ces équipements publics (un merci particulier à Nicolas et à Thierry)
  • l’accompagnement et les autorisations de la commune nouvelle de Charny Orée de Puisaye (un merci particulier à Michel)
  • la bienveillance de la Fédération des Eaux de Puisaye Forterre (la liste des mercis particuliers serait trop longue)
  • l’autorisation de Bouygues pour se brancher sur leur TGBT pour alimenter notre relais (un merci particulier à Thierry)
  • la pugnacité et l’entêtement des locaux qui ont fait les repérages, la coordination, la logistique, les coups de fil, les relances, etc. (un merci particulier à Morvan)

Plus que 3 pylônes avant d’attaquer les 21 suivants ! 🙂

by bruno at July 11, 2020 08:42 AM

June 23, 2020

Franciliens

Services pour les adhérents 🎉

Nous sommes heureuxes d’annoncer que nous avons décidé d’ouvrir gratuitement à nos adhérentes plusieurs services !

Compte Jabber (XMPP)

XMPP est un système de messagerie instantanée (chat). C’est une bonne alternative à des systèmes de messageries centralisées (comme WhatsApp pour ne pas le citer). En effet, XMPP permet une architecture décentralisée car tous les messages ne sont pas stockés au même endroit ou pas la même entité. Nous avons donc mis en place notre propre serveur et c’est ainsi que Franciliens.net vous propose de vous créer un compte @franciliens.net.

Pour commencer avec XMPP, voici une liste de logiciels compatibles:

Et un bon tutoriel pour démarrer: https://www.chapril.org/XMPP.html

Références

Résolveur DNS Secondaire

Imagine deux secondes si tu devais retenir et taper le numéro de téléphone de chaque personne que tu voulais appeler. Galère! C’est pareil pour les sites web, tu devrais retenir 91.198.174.192 pour te connecter à wikipedia.org par exemple. Non, à la place, tu tapes wikipedia.org, et ton ordinateur s’occupe du reste.

Pour faire cette traduction d’un numéro en un nom, ton ordinateur utilise un résolveur DNS.
Un résolveur, c’est un ordinateur qui transforme un nom de domaine (ex:wikipedia.org) en un numéro (ex:91.198.174.192). Un annuaire en ligne quoi.

Si jamais le résolveur que ton ordinateur utilise par défaut n’est plus joignable, tu ne sera plus en mesure de te promener sur le net sans connaître l’IP du site que tu souhaites consulter. Il est donc souvent pratique d’avoir un résolveur de secours, et c’est ce que peux te fournir Franciliens.net !

Reverse DNS

A l’inverse du résolveur DNS présenté ci-dessus qui te permet d’obtenir une adresse IP depuis un nom de domaine, le « reverse DNS » permet d’obtenir un domaine depuis une IP.

En pratique, c’est principalement utilisé pour vérifier que l’émetteur d’un email est bien celui qu’ielle prétend être. Lorsqu’on reçoit un mail on peut vérifier que le domaine de l’email de l’émetteur (toto@franciliens.net) correspond bien au domaine associé à l’IP de l’émetteur (contenu dans l’entête de l’email).

Franciliens.net vous propose de mettre en place une entrée dans son serveur DNS afin que vos destinataires puissent vérifier votre identité et donc de ne pas finir dans leur spams. Bien évidemment, comme nous pouvons fournir cette garantie uniquement pour les adresses IP que nous gérons, ce service s’adresse aux personnes qui hébergent un serveur sur une adresse IP assignée par Franciliens.net (via un abonnement VPN ou xDSL).

MX Secondaire

Ça c’est quand ton serveur de mail autohébergé décide de te lâcher un vendredi soir alors que tu viens juste de partir en randonnée à la montagne pour une semaine. Si ça arrive et que tu n’as pas de MX secondaire, les emails envoyés vers toi seront perdus.

Pour rappel lorsque quelq’un.e t’envoie un email, le programme avec lequel ielle rédige son email (MUA de son petit nom) transmet l’email à un son serveur (ou le serveur de son fournisseur de mail) qui le transmet ensuite à ton serveur.

Lorsque tu consultes tes emails, tu te connectes sur ton logiciel (ton MUA), ce dernier récupère les emails stockés sur ton serveur.

Si ton serveur n’est pas joignable, le serveur de la personne qui t’envoie l’email va réessayer plusieurs fois (en général 5 jours). Si ton serveur n’est pas joignable au delà de cette durée, l’email sera perdu.

En pratique le MX secondaire est très peu utilisé car cela implique que le serveur ne sont pas joignable pendant 5 jours (ça dépend de la configuration du serveur qui envoie l’email).

Réferences

by Keoma at June 23, 2020 11:47 PM

June 15, 2020

Franciliens

Abonnements VPN – Pause de nouvelles souscriptions

Fondée en 2010, Franciliens.net aura dix ans à l’automne 2020.
Aujourd’hui nous sommes plus de 160 adhérents.
Sans fêter l’anniversaire avant l’heure, nous pouvons déjà faire un constat : nous avons grandi !

C’est une très bonne nouvelle qui nous oblige à faire une révision de ce qu’est notre infrastructure technique, qui avait été pensée pour une toute petite structure aux moyens très limités. Aujourd’hui nous constatons en effet que nous touchons aux limites de notre infrastructure et nous devons l’adapter à notre nouvelle taille, tout particulièrement pour le VPN, qui compte désormais plus de 40 abonnés.

Pendant que nous faisons grandir nos capacités, notre souci est de ne pas fournir un service dégradé à nos abonnés actuels.

Pour cela, nous choisissons de suspendre temporairement la vente du service VPN.

Que se passe-t-il du point de vue pratique ?

  • Tu es abonnée VPN ? Aucun changement pour toi
  • Tu souhaites devenir abonnée VPN ? Pour l’instant, tu peux nous envoyer ta demande : nous la prendrons en compte et nous la traiterons dès lors que nous aurons augmenté notre capacité

Et nous travaillons pour accueillir toutes les abonnées et abonnés de nos prochains dix ans 🎊

by Anne at June 15, 2020 11:25 PM

May 31, 2020

FAImaison

Assemblée générale 2020

L'assemblée générale ordinaire (AGO) a eu lieu le samedi 15 février 2020 au 1 place de la Gare de l'État dans la salle A de la Maison des syndicats, à Nantes.

Publication des bilans et compte-rendus suite à l'assemblée générale

Sont disponible au format PDF :

by FAImaison at May 31, 2020 10:00 PM

Hébergement matériel

FAImaison mutualise entre ses membres de l'espace au sein d'une baie du datacenter, il est possible d'y faire héberger du matériel. Le tarif mensuel de location comprend le coût du réseau, de l'électricité, et de l'espace.

Hébergement de petites machines

Il est possible de faire héberger une machine « hors format », de type NUC, Raspberry PI, brique internet, ordinateur portable ou toute autre avec une consommation raisonnable (< à 30W de moyenne).

Hébergement de machine rackables

La location de U pour y placer une machine rackable n'est plus possible faute de place suffisante en baie pour le moment.

Tarifs

Tarif libre

by FAImaison at May 31, 2020 10:00 PM

April 30, 2020

FAImaison

Interview pour Radio Canut

Nous avons été sollicité·e·s le 24 avril 2020 par Radio Canut (Lyon) pour une interview sur les libertés numériques en général et l'application StopCovid en particulier.

C'est ainsi que MeTaL_PoU et Chre ont participé à l'émission « On est pas des cadeaux ! » et on pu échanger avec -so- le 27 avril sur ces sujets.

Vous pouvez écouter cette émission [1h] diffusée à l'antenne le 1er mai 2020 ici :

Sur le site de l'émission « on n'est pas des cadeaux »

(copie locale de l'interview)

Et n'oubliez pas au passage d'apprécier la savoureuse bande son !

by FAImaison at April 30, 2020 10:00 PM

April 29, 2020

Le Blog de SCANI

Mobilisations citoyennes

Depuis le début de la crise, l’espace médiatique est, dans sa grande majorité, occupé par les grandes déclarations de nos gouvernants qui tentent, par tous les moyens possibles, d’entretenir le mythe de l’état providence et de rassurer du mieux qu’ils peuvent l’ensemble de la population.

Dans le même temps, des manques criants dans l’organisation publique nationale sont apparus. On peut heureusement compter sur nos organisations plus locales, au premier rang desquels on trouve nos communes.

La « société civile », mot de novlangue utilisé depuis quelques années pour désigner tantôt les associations ou tantôt les individus, prend cette crise de plein fouet (et ce n’est pas terminé) mais se mobilise du mieux qu’elle peut, parfois avec la complicité de nos élus locaux.

En quelques semaines à peine, et sans que ce panorama ne soit exhaustif (si vous avez d’autres infos, n’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires), plusieurs initiatives sont nées. Les actifs de SCANI participent à l’une ou plusieurs de ces initiatives, on vous en parle donc un peu :

Makers 89 contre le Covid

À l’initiative du fablab des Beaux Boulons à Auxerre, rapidement rejoint par le Maillet de Joigny et des makers du Sénonais et d’un peu partout dans le département, le collectif fédère aujourd’hui une centaine d’imprimantes 3D qui produisent en continu des visières de protection, des fixations pour masques, des systèmes d’ouverture de portes avec le coude, etc …

Après que chacun ait épuisé ses stocks personnels, une cagnotte helloasso a permis les premières commandes de réassort de matière première, rapidement complétée par une donation de la Fondation Free de près 200kg de fil pour les imprimantes 3D. La région devrait également prendre en charge une partie des frais engagés, mais la méthode choisie est bien plus complexe et symptomatique des modes verticaux de fonctionnement (il faut dénicher la facture, l’envoyer à un fablab à l’autre bout de la région qui a reçu une subvention globale de la région et qui est, si on a bien tout saisi, chargé de la répartir entre tous ceux qui ont engagé des frais .. l’histoire ne dit pas si un particulier pourra se faire rembourser directement)

A cette occasion, même si la chose n’est pas simple sans pouvoir se réunir, nous avons rapidement mis en place une organisation qui fonctionne plutôt bien :

  • Le fabmanager Auxerrois se charge de la coordination générale et de tenir les comptes (près de 4000 visières produites !)
  • Deux ou trois personnes, déjà amenées à se déplacer pour leur activité professionnelle, assurent le transport et la répartition de la matière première
  • Sur l’Auxerrois, un bout de jardin (le désormais fameux « 93 ») a été aménagé avec une petite armoire de stockage, un parasol et du matériel de désinfection, permettant la récupération de matière première et le dépôt d’objets par les makers
  • Pour une grande partie des EHPAD, la production de visières a été centralisée à Toucy puis la redistribution a été directement gérée en interne par les établissements
  • Un partenariat a été noué avec un transporteur de matériel médical et les pharmacie, permettant de faire voyager les objets imprimés partout dans le département

La couture Jovinienne

A l’initiative de la mairie de Joigny et de la communauté de commune du Jovinien, plus de 70 couturières et couturiers sont à l’œuvre depuis 3 semaines pour produire des masques en tissus. La collectivité fourni le tissus et les élastiques, les élus se chargent de la distribution du tissus, du ramassage des masques et de la distribution.

Un centre de couture, équipé en machines, a été crée en respectant les distances de sécurité et accueil les personnes non équipées à domicile mais qui savent utiliser les machines à coudre.

Services numériques locaux

On parle beaucoup de la nécessité de relocaliser une partie de la production des biens et services dont nous avons besoin au quotidien. La crise actuelle a mis en évidence une trop grande interdépendance des continents, des pays et même parfois des régions ou des départements.

S’il semble évident qu’il faudra, à l’avenir, assurer les capacité de production de médicament et de matériel, beaucoup semblent se reposer sur internet comme si c’était un acquis infaillible et qui sera toujours disponible.

Pour remettre les choses en perspective, Youtube a fêté son 15e anniversaire le mois dernier, Gmail n’existait pas lors de la présidentielle de 2002, si Zoom (célèbre service de communication vidéo en ligne) était humain, il rentrerait en CE1 en septembre prochain et si la légende dit qu’Internet a été conçu par l’armée américaine pour résister à une guerre nucléaire, la réalité est qu’il s’agit d’un réseau principalement financé et maintenu par des entreprises privées dont l’objectif premier, malgré ce qu’en disent leurs publicités, est le profit financier.

Dès lors, il semble curieux qu’on fasse reposer la quasi totalité de nos interactions sociales et nos activités économiques et citoyennes sur ce seul outil sans se poser un minimum de questions.

La principale question tient en quelques mots : « si demain tel service disparaît d’internet (parce qu’il n’est plus rentable) ou que la connexion au réseau est tout simplement impossible (parce que l’opérateur chargé d’entretenir le réseau fait défaut), que se passe-t-il ? ».

Les réponses sont beaucoup moins évidentes à apporter, mais pour amoindrir l’impact de ce type d’incident, SCANI, déploie son un réseau Icaunais depuis 7 ans en s’assurant qu’il soit une propriété collective (tant qu’il y aura des membres et de l’électricité, le réseau devrait continuer à fonctionner).

Nous avons, depuis le début de la crise, mis en place, avec, entre autre, la complicité de F.E.L.I.N et l’aide de la CCJ, une plateforme d’hébergement de services et déploie des outils de conférence audio et vidéo, de discussion en ligne, d’hébergement de fichiers et de vidéos, d’organisation, de prise de note, etc.

L’ensemble de ces outils sont rassemblés sur le portail Jovinien-Solidaire.

Et demain ?

Comme on dit, « c’est à la fin du festival qu’on compte les bouses ». En réalité, on en a déjà aperçu quelques unes : le délabrement de l’hôpital public, plus de la moitié du secteur privé au chômage partiel, les retraits massifs de l’assurance vie qui vont mettre l’état en difficulté d’ici quelques semaines. La suite sera, de l’avis de quelques spécialistes encore trop peu écoutés, bien pire.

Il y a 7 ans, quelques fadas, ignorant que c’était impossible, ont fondé un fabricant d’accès à internet associatif. Ce FAI est devenu SCANI. Des années, des mois, des jours, des heures innombrables passées à connecter l’Yonne avec une obsession en tête : faire qu’ici (et ailleurs), internet soit élevé au rang qu’il mérite : celui de commun.

Nous ne sommes pas seuls, et ça fait chaud au cœur chaque jour. Les communs, sacrifiés sur les autels de la mondialisation et de la consommation, sont toujours en vie et se développent à tous les niveaux, dans toutes les strates de la société et dans toutes les activités.

Pour les défenseurs et faiseurs des communs, les récents évènements sont à la fois une épreuve et une formidable chance de faire la preuve que ce modèle de société non seulement fait sens, mais est résilient et pertinent.

Certains d’entre nous travaillent littéralement 18 heures par jour depuis mi-mars. À organiser la communication entre les collectifs, à rassembler du matériel, à dénicher des matières premières, à venir en aide à nos soignants, à accompagner ceux qui ont du mal avec les outils numériques, ou à proposer leur aide là ou elle est nécessaire tout simplement.

Cet investissement spontané est impressionnant : en temps normal, ces personnes et ces collectifs sont souvent relégués au second rang. L’économie est plus importante, c’est elle qui prime, et si possible l’économie de gros sous. Et quand l’économie s’arrête, que reste-t-il ?

  • Les services publics à bout de souffle, déjà quasiment en mort cérébrale après des décennies de casse méticuleusement organisée ;
  • la passion du monde associatif et coopératif qui ne fonde pas son activité sur l’argent roi.

Est-ce suffisant pour amortir les chocs à venir ? Certainement pas. Mais comment mettre plus de gens en mouvement ? Que faire avec quelqu’un qui propose son aide mais à qui on ne sait répondre que « euhhh ben viens, intéresse toi, et trouve toi même à quoi tu peux te rendre utile ! » ? Quels sont les domaines qu’il faudrait collectivement considérer comme prioritaires et dans lesquels toute notre énergie disponible devrait être investie ? Ce sont encore beaucoup de questions et elles sont passablement déprimantes.

On se console en se disant que le monde a d’autres choses à penser aujourd’hui, mais on a tout de même l’impression qu’il y a urgence. Que si ce n’est pas maintenant qu’on arrive à faire comprendre l’importance de s’investir personnellement et localement, on n’y parviendra jamais.

Mais comme on n’est pas du genre à se laisser abattre, on se lance dans une idée un peu folle : quitte à être là en attendant une probable seconde vague et un nouveau confinement, on va profiter du temps libéré pour favoriser l’échange de compétences. Vous voulez apprendre et/ou transmettre ce que vous savez ? Vous avez un micro sur votre ordinateur et, idéalement, une caméra ? Envoyez un mail à formation@scani.fr en précisant vos sujets de prédilection (à la fois dans ce que vous voudriez apprendre et ce que vous voudriez transmettre).

Pas de sujets imposés. On risque bien entendu de parler d’informatique et de réseau, mais on voudrait aussi parler culture (de l’esprit et du sol), de musique, …

Le ministre de l’éducation nationale veut une nation apprenante ? Prenons-le au pied de la lettre, apprenons à nous connaître et à travailler ensemble à améliorer (pour ne pas dire « rendre moins pire ») nos avenirs communs.

Et dès qu’on pourra de nouveau se réunir, on ira plus vite, puisqu’on se sera déjà apprivoisés !

by bruno at April 29, 2020 04:24 PM

April 28, 2020

French Data Network

Après talk, FDN propose un nouvel outil de vidéoconférence : bbb

Après talk.fdn.fr, outil de visio-conférence basé sur Jitsi, des bénévoles de FDN ont mis en place bbb.fdn.fr, basé sur BigBlueButton, qui permet des visio-conférences avec plus de monde,  un·e maître·sse de cérémonie et fonctionnalité de prise de parole,  un « tableau blanc », possibilité de partage d’écran,  d’enregistrement de la présentation et plein d’autres choses encore (notes […]

by Khrys at April 28, 2020 08:42 AM

FDN lance ses instances Invidious et Nitter !

Les bénévoles de FDN sont à fond pendant cette période de confinement ! Nouveaux outils mis en place : une instance Invidious, interface alternative pour YouTube et une instance Nitter, interface alternative pour Twitter. Elles vous permettront de visionner les vidéos YouTube ou de suivre vos comptes favoris sur Twitter sans publicité, pas ou peu […]

by Khrys at April 28, 2020 08:18 AM

April 10, 2020

FAImaison

Arpentage du rapport de Mounir Mahjoubi sur le tracage des données mobiles dans le cadre de la lutte contre le coronavirus

Jeudi 9 avril 2020, nous avons organisé l'arpentage du rapport de Mounir Mahjoubi, intitulé Traçage des données mobiles dans la lutte contre le Covid-19 et publié le 6 avril 2020. Cette note parlementaire a été transmise le 6 avril 2020 aux député·e·s. Nous avions envie de vous partager ce qui s'est passé pendant ces deux heures et ce que nous en avons retenu, car cela nous paraît indispensable.

EDIT : Une version lue, enregistrée par les camarades de Radio-Galère de Marseille , à écouter ci-dessous, ou à télécharger (émission Privé·e·s de sortie du 17 Avril) :

L'arpentage est un outil d'éducation populaire qui permet de lire, à plusieurs, un texte (livre, brochure, etc). Le texte est découpé en autant de morceaux qu'il y a de participant·e·s. Chacun·e lit individuellement son extrait, s'en imprègne et en restitue sa lecture au groupe. Chaque participant·e a pu partager sa lecture à partir de trois questions :

  • qu'est-ce que je savais déjà dans ce que j'ai lu ?
  • qu'est-ce que j'ai appris dans ce que j'ai lu ?
  • quelles questions ont été levées dans ce que j'ai lu ?

Le rapport fait une quarantaine de pages, nous étions neuf. Cinq pages par personne et vingt minutes plus tard, nous avions fini de lire et avons discuté et partagé pendant encore une heure et demie. Voici ce que nous en avons retenu, les remarques et interrogations soulevées lors de nos échanges sur le sujet.

De quoi est-il question dans cette étude ?

Ce document fait un état des lieux du pistage des populations par le biais des smartphones pendant la pandémie, en s'appuyant notamment sur ce qui se passe à l'étranger. Mounir Mahjoubi y recense trois objectifs distincts :

  1. L’observation des pratiques collectives de mobilité et de confinement (i.e. cartographie des déplacements de population).
  2. L’identification des sujets “contact” (i.e. backtracking ou contact tracking).
  3. Le contrôle des confinements individuels

Y sont évoquées plusieurs technologies : le bornage téléphonique, des applications GPS, des applications Bluetooth, les systèmes de cartes bancaires et de transport, la vidéosurveillance dotée ou non d’intelligence artificielle.

Pour chaque objectif, sont déclinées les différentes technologies possibles, et y sont analysés les "potentiels" et les "limites".

Les applications de traçage bluetooth

Il est largement question d'applications utilisant le bluetooth du téléphone. Leur but serait de savoir si notre téléphone a été à proximité du téléphone d'une personne infectée et d'en être informé·e. Ce type de système nous a questionné à plusieurs titres.

Tout d'abord, le rapport précise que l'efficacité de ce type d'outils sécuritaires n'est pas prouvée. De façon plus globale, le rapport ne mentionne que peu cette question et évoque un vague contrôle citoyen.

[Les applications bluetooth] n’ont pas encore fait la preuve de leur efficacité sanitaire.

Les opportunités offertes par les nouvelles technologies ont pour clé de voûte l’acceptation populaire. Celle-ci repose sur plusieurs exigences, dont une proportionnalité des méthodes aux objectifs, une pleine transparence des pratiques, et notamment des codes informatiques, et une véritable gouvernance indépendante de contrôle, en capacité d’évaluer efficacement et à tout moment les pratiques et leurs performances sanitaires.

− Citations issues du rapport, page 4

On apprend dans le rapport qu'il faut que 60% de la population soit équipée de l'application bluetooth pour espérer en voir des effets. La France compterait un taux d'équipement de smartphones à hauteur de 80%. On comprend alors que l'on atteindra très difficilement 60% d'installation de ce genre d'application si on se base sur le simple volontariat. Les hypothèses avancées pour augmenter le taux d'équipement de la population seraient de passer par une phase de promotion propagande dans les médias, l'utilisation de personnes faisant autorité (professionnels de la santé, ...), d'utiliser des méthodes coercitives, voire d'imposer l'installation de l'application en demandant de l'aide aux éditeurs de système d'exploitation (android, ios, ...) et/ou aux opérateurs mobiles.

Comment fonctionne ce genre d'applications ? Elles gardent la liste des identifiants des téléphones mobiles qui ont été proches les uns des autres en les communicant via Bluetooth. Dans le rapport, il est mis en évidence que l'identité du propriétaire du téléphone et que les informations personnelles ne sont pas nécessaires au fonctionnement de l'application : un simple identifiant unique par mobile est utilisé. Une liste de questions arrive :

  • Combien de personnes portent le téléphone d'un·e autre ? On peut donc en conclure que quand bien même l'identifiant est porté par un téléphone on identifie assez fortement la personne porteuse elle-même.
  • Quid aussi du fait qu'on oblige les gens à avoir le bluetooth allumé en permanence alors que d'une part, cela peut poser problème en terme de sécurité et d'autre part, que cette technique est utilisée par les professionnels du marketing pour nous suivre à la trace ?

En plus de cette efficacité non-prouvée, le rapport souligne d'autres problèmes comme le faux sentiment de sécurité qui en découle :

  • Une personne peut se trouver dans une zone infectée mais sans qu'un téléphone équipé ne soit présent (le risque est là mais l'application ne sert à rien)
  • L'anxiété générée due au fait que nous pouvons être notifié à tout moment lors d'une possible infection.

Fadettes et backtracking

Avant même l'utilisation d'applications mobiles, il a déjà été envisagé de tracer les personnes via leur opérateur mobile : en requérant les factures détaillées (fadettes), mais aussi l'historique de géolocalisation enregistré par les antennes relais (bornage). C'est ce bornage qui permet le fameux « backtracking ».

C'est le cas entre autres en Allemagne ce qui a suscité un tollé. L'idée d'une application exploitant le bluetooth émerge alors, avec l'aide d'autres partenaires Européens.

Un des critères d'acceptabilité serait de la rendre open-source, le code serait donc consultable par toutes et tous. Quand bien même l'application serait open-source, ça ne la rendrait pas plus acceptable. Ce genre d'outils rejoint la longue liste des dispositifs techno-solutionistes très dangereux du point de vue des libertés publiques et individuelles. Les bénéfices sont douteux et les menaces pour la population bien réelles.

Le rapport ajoute que ce genre d'applications ne serait efficace que couplé avec des tests de dépistage massif, ce qui est attendu depuis le mois de janvier en France.

La question du consentement

Se pose aussi la question du libre consentement d'avoir nos données traitées et nos vies tracées :

  • Que restera-t-il comme activité libre pour les personnes refusant légitimement d'être équipées d'un tel dispositif ?
  • Comme les lois sécuritaires du terrorisme ont servi à assigner à résidence des militants écologistes, l'urgence sanitaire ne permettra-t-elle pas de confiner à demeure des groupes politiques, syndicaux, de croyance, sexuels ou autre ?
  • Quelles sont les garanties sur la fin de mise en place de ce dispositif ?
  • Existe-t-il un contre-pouvoir pour surveiller la mise en place de ce dispositif ?
  • Quelles seront les garanties de voir désinstallée cette application après la crise sanitaire ?
  • Comment garantir que la finalité n'évoluera pas dans le temps ? (dérive étatique pour confiner des personnes sous prétexte sanitaire en fonction de leur sensibilité politique, de croyance, sexuelle...)

Ce qu'on en a retenu

Les moyens techniques sont déjà là, il suffit de les exploiter de façon plus importante qu'aujourd'hui, notamment en ajoutant des passerelles entre les acteurs privés qui collectent ces informations et l'État.

Pour fonctionner, de nombreuses applications mobiles récupèrent et stockent les coordonnées GPS de leurs utilisateurs.

Il en va ainsi d’applications populaires, telles que GoogleMaps, Waze, Facebook, Instagram, Whatsapp ou encore Lime. Les historiques ainsi constitués par les applications les plus utilisées peuvent ainsi être agrégés et anonymisés pour témoigner de mouvements de population à l’échelle d’un continent, d’un pays, d’une ville ou d’un quartier.

− Citation issue du rapport, page 11

La question des libertés individuelles, de libre circulation et de rassemblement passe très au second plan en raison de la gravité de la situation sanitaire. Nous sommes face à de simples « promesses » d'utiliser ces dispositifs uniquement pour notre bien. L'Histoire, y compris récente avec l'intégration dans le droit commun de l'état d'urgence lié au terrorisme, nous démontre qu'on ne doit pas faire confiance à ces discours, et que ces outils de contrôle social continueront très probablement à être utilisés après la crise actuelle.

Pour l’Etat, l’enjeu de données fiables et détaillées sur les mouvements de population est double :

  • A l’échelle nationale et régionale : Adapter par anticipation les capacités médicales, sociales et sécuritaires en fonction du nombre réel de personnes présentes à un endroit donné.
  • A l’échelle d’un quartier : Détecter les espaces publics anormalement fréquentés en temps de confinement pour permettre d’adapter localement les réponses sociales, sanitaires et sécuritaires.

− Citation issue du rapport, page 6

Nous savons également qu'avoir un discours qui ne va pas dans le sens de plus de sécurité est difficilement audible. C'est déjà le cas dans un contexte terroriste, c'est encore plus vrai lorsqu'il s'agit de santé ou de vies à sauver.

Quelle porte de sortie ?

  • Il faut tester et dépister la population
  • Il faut des moyens de se protéger (des masques, du gel hydro alcoolique et du savon)
  • Il faut une prise de conscience que chaque geste d'hygiène contribuant à retarder le virus donne plus de chances à nos hopitaux de pouvoir suivre la cadence
  • Il faut plus de moyens pour l'hôpital public

À la lecture de ce rapport, on peut voir que la peur semble tout pouvoir justifier. En particulier, que peut-on opposer lorsqu'il s'agit de sauver des vies ? Pour autant, il n'est fait mention nulle part d'une réelle efficacité de tels outils de contrôle sur la lutte contre la diffusion du virus.

Dans certains pays, des dispositifs étatiques de collecte et de traitement massif de données sans consentement des utilisateurs ont été mis en place dans le cadre de mesures exceptionnelles. L'efficacité réelle de ces dispositifs reste à ce jour mal évaluée.

− Citation issue du rapport, page 4

Nous avons également remarqué l'utilisation de nombreux éléments de langage destinés à aseptiser la réalité, par exemple :

La Chine, Taïwan et la Corée du Sud exploitent de nombreux leviers technologiques, parfois avec succès, mais en questionnant les libertés.

− Citation issue du rapport, page 2

Des questions sur la réalité de l'anonymisation des données restent en suspens. Ainsi, dans le cas de l'utilisation via bluetooth, sachant que chaque téléphone a un référent unique, comment garantir que les données ne seront pas liées à une personne physique ? En outre, l'anonymisation des données de géolocalisation est aussi questionnable : la géolocalisation dit où nous habitons par exemple. De même, l'utilisation de détection, en champs proche, de deux appareils permet, en partant d'un téléphone donné, de savoir à quelle distance probable se trouvent leurs porteurs (un appareil croisé il y a 10 minutes est forcément proche de l'appareil observé, par exemple).

Telles que présentées par nos gouvernants et relayées par les médias, ces solutions de pistage semblent rencontrer un large écho favorable auprès de la population. Comment penser autrement lorsqu'elles sont présentées comme l'unique solution viable pour sortir du confinement ? Il est probable que plus le temps passe, plus la population se saisira de la première solution à portée de main pour se déconfiner, sans réflexion préalable.

C'est pourquoi il convient de défaire cet argumentaire fallacieux et orienté, en expliquant que d'autres solutions peuvent permettre de sortir de cette situation.

Sachez qu'entre le moment de notre arpentage et maintenant, Google et Apple on annoncé qu'ils allaient unir leurs efforts avec une techno"solution" commune...

Pour approfondir sur ce sujet, vous pouvez lire l'éditorial de Serge Halimi qui permet de comprendre dans quoi cette volonté de tracer les populations s'inscrit, quelles sont les extensions possibles et aussi d'apprendre que ce genre de dispositif, mis en place lors de moments particuliers, restent toujours après que ces événements soient passés. Ce sont donc des menaces durables une fois qu'elles sont là.

Nous avons, au cours de cet arpentage, parlé des ouvrages suivants :

  • la stratégie du choc de Naomi Klein (existe aussi en vidéo) - parce que cet ouvrage résonne encore plus dans la période actuelle
  • Surveiller et punir, de Michel Foucault
  • la théorie du drone (accès libre pendant le confinement) - sur l'aspect psychologique de ces engins panoptiques
  • Ni dieu ni maitre, une histoire de l'anarchisme livre 1 et 2 (existe aussi en vidéo)

by FAImaison at April 10, 2020 10:00 PM

April 07, 2020

Alsace Réseau Neutre

Lettre ouverte pour des services numériques viables dans l’Éducation nationale et lʼEnseignement supérieur

Communiqué de presse du 07/04/2020
Google filtre ta pensée. Apple Sait où est ta mère. Facebook contrôle ce que tu peux lire. Amazon sait quels cadeaux tu auras. Microsoft formate tes enfants. Campagne La Quadrature Du Net contre les GAFAM

La présente lettre est soutenue par une partie du Collectif des Hébergeurs Alternatifs Transparents Ouverts Neutres et Solidaires (CHATONS). Les organisations signataires : 42L, Alolise, ARN, ARTCODE.re, Colibris Outils Libres, Défis, Devloprog, Hadoly, Leprette.fr, Le Samarien, siick, Sleto, Sud-Ouest.org, Zici.

Depuis le début de l'épisode de confinement, nos organisations ont constaté des dysfonctionnements aux conséquences regrettables dans l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur.

Alors que le gouvernement et le CNED soutiennent qu'ils ont mis en place un système permettant la continuité des cours pour tous, la réalité semble bien différente. Les témoignages montrent la surcharge des serveurs de classes virtuelles et des Espaces Numériques de Travail, et montrent combien les enseignants sont laissés seuls pour pallier les manquements techniques des institutions nationales.

Conscient de ces manquements, la Direction Générale de l'Enseignement Supérieur est même allée jusqu'à publier un document incitant à l'usage de services mis à disposition par le monde associatif (exemple : Framasoft).

L'État a ignoré à de nombreuses reprises les appels des associations à utiliser massivement des services sous Logiciel Libre et a préféré signer un partenariat avec Microsoft en 2015. L'État a continué à dégrader les moyens disponibles dans la fonction publique. Force est de constater que cette stratégie ne permet pas de faire face à la crise actuelle.

La société civile a un rôle essentiel à tenir dans cette période difficile mais elle n'a pas vocation à être une alternative aux missions de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur. Ces institutions se doivent de garantir la continuité de la formation pour tous. Le monde associatif, vu son sous-financement et la politique désavantageuse de l'emploi à son égard, ne peut pas garantir une mobilisation suffisante pour répondre aux besoins de 870 000 enseignants et 12 800 000 élèves.

À défaut d'être correctement informés et orientés, c'est en masse qu'enseignants et élèves se tournent vers les services en ligne des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft). Le modèle économique de ces entreprises repose sur la collecte de données personnelles, l'enfermement numérique, l'extraterritorialité de la loi et l'opacité de leurs pratiques. Autant de menaces mettant en danger la vie privée, les données personnelles et l'intérêt général.

Nous appelons l'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur à prendre des mesures correctives et curatives.

En renforçant les capacités de leurs services numériques, tant nationaux que locaux. C'est réalisable avec le soutien des équipes techniques et des référents numériques, l'augmentation des moyens techniques et de l'offre de services alternatifs basés sur du Logiciel Libre.

Ces derniers ont montré leur efficacité auprès d'un public varié aussi bien pour le partage de ressources, l'édition collaborative de documents que pour la visioconférence.

En informant davantage les équipes pédagogiques sur le cadre légal de l'utilisation des outils numériques et de l'incompatibilité des conditions générales d'utilisation de certains services avec le contexte de l'enseignement et sur le RGPD (Le Règlement Général sur la Protection des Données nᵒ 2016/679).

En orientant les enseignants et les élèves sur l'utilisation de services libres et décentralisés, pour garantir leur autonomie et la sécurité de leurs données personnelles.

La mise en place de ces mesures doit se faire dans le respect de certains principes, en tirant les enseignements de la situation actuelle :

  • Donner la priorité au Logiciel Libre et soutenir son développement.
  • Assurer la gestion des services en interne.
  • S'appuyer sur les équipes de terrain.
  • Interdire toute obligation d'usage de services exploitant la vie privée des élèves ou ne respectant pas le RGPD, notamment ceux des GAFAM.
  • Informer correctement sur les contraintes réglementaires à respecter par les enseignants et les élèves.



EDIT d'Alsace Réseau Neutre : Depuis l'écriture de cet appel, nous constatons avec joie que des logiciels comme peertube ont été déployés par les académies. C'est un bon début, nous encourageons les équipes concernées à continuer dans ce sens.

by Anonyme at April 07, 2020 12:01 PM

April 06, 2020

Le Blog de SCANI

Ausweiß digitale

On ne va pas s’étendre sur le déni des responsabilités de chacun que constituent les autorisations dérogatoires que nous sommes tous censés remplir pour la quatrième semaine consécutive, chacun a son avis sur la question.

Nous allons nous intéresser à la nouveauté du jour : l’attestation dérogatoire numérique. Notre ministre de l’intérieur jure la main sur le cœur qu’elle ne donne pas lieu à la collecte de données personnelles. Qu’en est-il réellement ?

Petite dissection de la solution mise en œuvre. Il s’agit d’une page web tout ce qu’il y a de plus banale sur laquelle on va rentrer nos informations et cocher la ou les cases correspondantes aux motifs de la sortie. Une fois qu’on clic sur le bouton « valider », un fichier PDF est téléchargé, reprenant en gros le formalisme de l’attestation papier, y ajoutant un QRCode. On retrouve ce même QRCode sur la deuxième page, en plus grand.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe du QRCode, il s’agit d’une représentation graphique d’une série de données textuelles dont la lecture peut se faire simplement par l’analyse de l’image. Par exemple, le QRCode suivant contient simplement le mot « SCANI » :

Les carrés dans les trois coins servent à la caméra qui va lire l’image à calibrer la reconnaissance, ce sont des sortes de références. Plus d’infos sur le fonctionnement de la lecture des QRCode et l’organisation des données dans l’image par ici.

Que se passe-t-il lorsqu’on génère l’attestation sur la page du ministère de l’intérieur ? Dans l’immense majorité des cas, c’est la page elle même (c’est à dire la version de la page que votre ordinateur ou téléphone a téléchargé) qui génère le fichier PDF. Un programme javascript est contenu dans la page. Les données que vous avez saisi ne repartent donc pas vers les serveurs du ministère pour y être traités.

Sur ce point, Mr Castaner n’a donc pas menti : il n’y a pas de fichage.

Sauf … Lorsque le navigateur que vous utilisez ne dispose pas de moyens de faire fonctionner le code javascript de la page (soit parce qu’il est trop vieux soit parce que vous, ou une extension, avez désactivé javascript). Dans ces cas précis, la page renvoi le contenu de votre saisie aux serveurs du ministère qui vont fabriquer le QRCode et le fichier PDF puis vous le renvoyer. Personne ne peut, dans ces cas, vérifier que le ministère ne conserve pas ces données.

Par la suite, le fichier est donc stocké sur le terminal que vous avez utilisé pour générer l’attestation : votre ordinateur, une tablette, un smartphone .. Vous pouvez même l’imprimer.

Plus loin dans la vie de cette attestation, il est possible qu’elle soit contrôlée par un représentant des forces de l’ordre, qui va donc scanner le QRCode pour lire son contenu. Nous allons prendre l’exemple du gros QRCode que nous avons généré sur le site du ministère de l’intérieur en tête d’article. Il contient :

Cree le: 06/04/2020 a 13h11; Nom: SCANI; Prenom: SCANI; Naissance: 01/12/2012 a Cheny; Adresse: Groupe Géographique 89300 Joigny; Sortie: 06/04/2020 a 13h10; Motifs: missions

On voit donc qu’on y retrouve la date et l’heure que nous avons saisi sur la page .. ainsi que la date et l’heure que le terminal a fourni au moment ou nous avons envoyé le formulaire. Impossible donc de « tricher » en remplissant vite fait le formulaire au coin de la rue avant de se faire aborder par un gendarme.

Les plus geeks auront très vite fait de sortir leur propre version du générateur, permettant de modifier à loisir le contenu de ce qui suit « Cree le: » dans le QRCode. Il aurait été possible d’embarquer, dans ce QRCode, une signature numérique quelconque permettant de vérifier que c’était bien le ministère qui avait émis le document. La solution de vérification aurait toute fois été plus complexe et probablement difficile à déployer rapidement dans tous les smartphone des forces de l’ordre missionnées pour les contrôles.

Tout comme le cas ou la page envoi les informations au ministère lorsque javascript n’est pas disponible dans le navigateur, nous n’avons aucun moyen de vérifier que, lors des contrôles, les informations lues dans le QRCode ne sont pas collectées et stockées.

by bruno at April 06, 2020 11:27 AM

April 05, 2020

FAImaison

Crise sanitaire : FAImaison propose des outils de télé-coopération

Face à l'épidémie de COVID-19, limiter temporairement les contacts physiques nous demande de nous organiser collectivement (cours, réunions…) à distance, par Internet notamment.

À l'instar de framasoft, qui subit une grosse affluence ces jours-ci, des bénévoles de FAImaison ont mis en place quelques outils de télé-coopération en accès libre et gratuit.

Ils s'utilisent gratuitement, dans le navigateur, sans rien installer, et quel que soit le système d'exploitation (GNU/Linux, Windows, OSX, Android, iOS…).

EDIT du 6 Avril : nouvel outil : mumble !

Les 4 outils sont…

1. BigBlueButton : conférences et cours à distance

➡️ https://bbb.faimaison.net/

Permet une visio-conférence avec un·e maître·sse de cérémonie et un « tableau » central, partage d'écran, mise en place de sondage, prise de notes collaborative, enregistrement de la présentation. BigBlueButton fonctionne aussi sur mobile depuis le navigateur.

Notre serveur est dimensionnée pour tenir une vingtaine de conférences en parallèles avec 2 à 10 participant·e·s par conférence.

2. Jitsi meet : visio-conférence

➡️ https://videoconf.faimaison.net/

Visio-conférence / audio-conférence et partage d'écran.

L'usage sur ordiphone nécessite une application, disponible pour Android sur f-droid ou playstore.

ℹ️ Un guide d'utilisation de jitsi par jcfrog.

Astuce : si ça fonctionne mal sous Firefox, essaye avec le navigateur Chromium ou Chrome.

Astuce : Jitsi meet fonctionne bien jusqu'à 4-5 personnes, beaucoup moins bien au dela

(identique à framatalk)

3. Etherpad Lite : documents collaboratifs

➡️ https://pad.faimaison.net/

Rédaction collaborative de texte.

(identique aux framapads)

4. Mumble : audio-conférence

Conférences audio + chat, y compris avec de nombreux·ses participant·e·s.

➡️ https://mumble.faimaison.net (interface web, sans rien installer)

➡️ mumble://mumble.faimaison.net (en utilisant le logiciel mumble)

Astuce : si ça n'est pas stable via l'interface web, essaye en installant le logiciel mumble sur ton ordi.

Quelques règles

L'accès est libre et gratuit, FAImaison ne fait aucun commerce ou usage de vos données, cependant quelques bonnes pratiques :

  • Si ta structure le permet, essaye de favoriser l'installation d'outils en interne plutôt que d'utiliser ceux de FAImaison ou de framasoft.
  • si la vidéo t'es inutile, tu peux t'en tenir à l'audio, ça économise les ressources ;

⚠️ Pour l'instant aucune garantie que ces services ne soient pérénisés au-delà de la crise sanitaire. ⚠️

Tu veux aider ?

Quelques idées :

  • Faire un don à FAImaison (les dons en mots gentils sont acceptés 🥰)
  • Apporter ton aide au Groupe de Soutien en cas de Crise Numérique (GSCN) : adminsys, support…
  • Si c'est dans tes cordes, installer toi aussi des services en accès libres (et communiquer dessus, par exemple ou )
  • Rejoindre ou monter un CHATONS, parce que le long terme, c'est bien aussi 😊.

Pour aller plus loin…

by FAImaison at April 05, 2020 10:00 PM

April 01, 2020

French Data Network

Les adresses IP et noms de domaines chez FDN passent au point médian !

Désormais les adresses IP chez FDN seront neutres en genre et le point médian employé. Il ne faudra donc plus dire, pour notre résolveur DNS public « 80.67.169.12 » mais bien « 80⋅67⋅169⋅12 ». À ce jour la Haute Autorité Inclusive n’a pas encore statué sur la neutralisation d’adresse IPv6, ce qui en soit n’a […]

by Khrys at April 01, 2020 01:15 PM

March 31, 2020

Iloth

BIM!Doc – Pour toujours plus de collaboration !

Faisant écho au prolongement de la période de confinement liée au COVID19, l’équipe d’Iloth a décidé de poursuivre son effort d’assistance aux organisations confinées !

Après la plateforme de visioconférence libre et ouverte BIM!Allo, nous avons le plaisir de vous annoncer la plateforme BIM!Doc !

Celle-ci permet, entre-autres :

  • L’édition collaborative d’un document (qui remplacera à terme notre pad.bim.land, car plus moderne !*)
  • Un tableur partagé
  • Des sondages collaboratifs
  • L’utilisation d’un outil Kanban collaboratif
  • Un tableau blanc partagé
  • La création de présentations (slides) à plusieurs
  • Et même une interface de programmation collaborative !

Vous l’aurez compris, le mot d’ordre est la collaboration !

Il est d’ailleurs possible de s’inscrire pour créer des “équipes” avec qui partager facilement des documents, et avoir une gestion de droit de lecture et d’écriture au sein de l’équipe.

Nous espérons qu’au travers de cette plateforme, les associations, organisations et personnes confinées pourront continuer de travailler et de s’organiser.

Ce service repose sur une instance de CryptPad hébergée sur nos serveurs à Montpellier, et se veut être une alternative aux outils de type Google Docs, suite Office365 et autres solutions GAFAM.

Dans la lignée des principes d’Iloth, ce service se veut respectueux de votre vie privée : nous ne pouvons pas accéder aux documents produits car ils sont chiffrés et nous ne collectons aucune données personnelles dans un quelconque but de monétisation. Vous pouvez d’ailleurs lire les conditions d’utilisation de la plateforme ici : https://doc.bim.land/terms.html

Non, vraiment, vous pouvez les lire et les comprendre, contrairement à celles des plateformes GAFAM ;)

L’équipe d’Iloth

* Pas d’inquiétude, on revient vers vous très bientôt pour une transition en douceur de vos pages :)

by c b at March 31, 2020 11:48 AM

March 19, 2020

French Data Network

FDN propose désormais un service de vidéo-conférence (instance jitsi)

Afin de désengorger les services de Framasoft (au passage, merci à elleux pour toutes les chouettes choses qu’iels font !!!) FDN a mis en place une instance Jitsi pour proposer un service de vidéo-conférence, c’est ici : https://talk.fdn.fr/ Il y a également plein d’autres instances sur cette page : https://framatalk.org/accueil/fr/info/ !

by Khrys at March 19, 2020 02:51 PM

March 15, 2020

Iloth

BIM!Allo – Ouverture d’un service de visio-conférence libre et ouvert !

En pleine pandémie internationale, et épidémie nationale, la consigne est claire : RESTER CHEZ SOI ! Dans ces conditions, maintenir une vie sociale, associative ou professionnelle peut être difficile…mais pas question de baisser les bras !

Pour vous aider à garder le contact, nous avons décidé d’offrir un tout nouveau service de visio-conférence sur la plateforme BIM! : le service BIM!Allo.

Derrière ce service se cache une instance de Jitsi Meets, un logiciel Open Source éprouvé par Framasoft avec son service Framatalk. Ce service permet de faire des visio-conférences à plusieurs, sans avoir besoin de créer de compte, ni d’entrer la moindre donnée personnelle, et ce, de façon sécurisée et respectueuse de la vie privée.

Cette plateforme est ouverte à toutes les associations, ou groupes d’individus ressentant le besoin de s’organiser, de se rencontrer ou de discuter librement, tout en évitant les risques sanitaires. Pour iloth, cette plateforme nous permettra de maintenir des réunions de travail et des meetings communautaires malgré la distance !

Nous avons testé le service sur diverses plateformes (Windows, Linux, Android, iPhone) et via plusieurs navigateurs (Firefox, Chromium, application mobile dédiée). Le seul bug que nous avons rencontré est que, parfois, les nouveaux arrivants sur navigateur Firefox n’arrivent pas à entendre les autres. Il s’agit d’un bug connu. Si cela vous arrive, raccrocher et rejoindre l’appel permet généralement de corriger le problème.

Nous ne sommes pas les seuls à proposer ce service. Voici une liste non-exhaustive d’autres CHATONS qui le propose : meet.artifaille.fr, meet.alolise.org, meet.tedomum.net, visio.colibris-outilslibres.org.

[ Mise à jour ] L’équipe Framasoft a recensé tous les services similaires sur cette page !

N’hésitez pas à nous contacter si vous rencontrez la moindre difficulté !

L’équipe Iloth

by c b at March 15, 2020 10:16 PM

Le Blog de SCANI

Pérennité des infrastructures

À l’heure ou toutes les attentions, et c’est bien normal, sont portées sur le système de santé et les organes vitaux du pays, chez SCANI, nous nous sommes questionnés à propos du recours massif aux outils de communication, notamment Internet, durant cette crise.

Nul doute que la situation ira en s’améliorant. Pourtant, certains pointent du doigt depuis quelques jours les faiblesses systémiques de nos pays occidentaux et leur devenir durant cette crise, manifestement plus intense et soudaine qu’en 2008, et après.

Internet, ce n’est pas magique. Ce sont des femmes et des hommes qui travaillent. Et quand on ne va plus au travail, même si beaucoup de choses peuvent se faire à distance, qui va aller redémarrer telle machine ou réparer telle fibre cassée en cas de confinement ? Telle entreprise, fusse-t-elle stratégique, sera-elle en mesure de poursuivre ses activités à une heure ou l’état enterrera peut être des banques ?

Dans ces conditions, quelle est la pérennité de nos réseaux de communication nationaux et internationaux, sur le court terme et sur le long terme ?

Certains le savent, mais par ici, on aime bien faire les choses nous même. Non pour une question d’égo mais pour être certain de pouvoir maîtriser nos réseaux sans dépendre du bon vouloir de telle ou telle grande entreprise.

Pourtant, de nombreux éléments qui constituent le réseau de SCANI sont délégués ou dépendent au moins en partie d’autres structures. Nous avons donc édité une page nommée pompeusement « plan de continuité d’activité ». Vous pouvez la consulter ici.

Le recours massif au télétravail a également un impact à très court terme sur le réseau de SCANI. Un guide des bonnes pratiques en temps de confinement a donc été également écrit.

Enfin, nous avons proposé à la mairie de Joigny (qui abrite notre QG) de mettre l’accent sur l’installation rapide de connexions pour ceux qui se retrouveraient à devoir télétravailler sans avoir la connexion idoine. Une communication publique a été faite en ce sens.

Se pose à présent la question des services auxquels nous accédons au travers d’Internet. Nombreux sont ceux qui comptent sur Netflix pour se détendre, sur Google ou Dropbox pour échanger des documents, sur Twitter ou Facebook pour s’informer de la situation. Ils sont tous forts bien faits, rapides, fonctionnels immédiatement … Mais demain ?

Depuis un peu plus d’un an, une initiative Icaunaise a été lancée : F.E.L.I.N. L’objectif est simple : proposer des services locaux. Faute de temps bénévole disponible et de retards pris dans l’aménagement de locaux, le projet n’est pas encore très développé. Mais l’occasion fait le larron : pour anticiper la suite des évènements, nous mettons en place, ces jours ci, des infrastructures matérielles afin d’héberger des services similaires directement dans la partie de réseau de SCANI que nous maîtrisons.

Ils ne sont peut être pas aussi performants et jolis, ils connaîtrons assurément des pannes et des maintenances, ne seront peut être utiles qu’à une frange de libristes convaincus ou de collapsologues acharnés, mais ils sont libres, ils sont ici, et on pourra les réparer au besoin.

Mise à jour du 31 mars 2019

La plateforme de virtualisation a pris de l’ampleur et dispose à présent d’une assise confortable et de plusieurs services déjà actifs.

L’ensemble de ce qui s’y trouve est référencé sur le portail Jovinien-Solidaire.

Nous démarrons également une réflexion autour des initiatives à lancer dans le cas ou les interconnexions entre réseaux subiraient des interruptions à plus ou moins long terme.

Une racine DNS alternative est en test avec la complicité de Stéphane Bortzmeyer. L’objectif, derrière ce concept qui peut sembler barbare, est de reproduire, à l’échelle du réseau de SCANI, le comportement de l’annuaire mondial (le DNS) qui permet (entre autre) de transformer un nom intelligible (par exemple « blog.scani.fr ») en adresse IP que les ordinateurs savent manipuler pour s’échanger des données. Sans cette brique essentielle, même si le réseau est toujours fonctionnel à l’échelle locale et qu’on y trouve des services, il ne seront pas accessibles, ou relativement difficilement.

Se pose ensuite la question de ce à quoi on veut pouvoir avoir accès dans l’hypothèse ou nous sommes isolés du reste d’internet. On a bien évidemment pensé à quelques petites choses, mais vous avez peut-être des idées :

  • Des outils de conférence audio & vidéo, de stockage de fichier, de diffusion vidéo, de travail à plusieurs mains sur des textes
  • Des archives de fichiers pour permettre d’installer des systèmes d’exploitation libres (Linux, FreeBSD, …)
  • Des copies de sites importants (Wikipedia par exemple)

La gestion particulière des archives de fichier permettant l’installation et la gestion de systèmes d’exploitation va nécessiter un peu de temps et de capacité de stockage. Le stockage devrait être prêt en fin de semaine. Dans le même temps, les personnes familières avec ce type de service sont invités à venir jouer avec nous !

Et si tout ça ne sert pas réellement en mode « crise », ça aura le mérite d’exister, d’avoir appris à le faire et ça pourra toujours servir localement plutôt que d’aller solliciter le réseau 🙂

by bruno at March 15, 2020 05:03 PM

March 09, 2020

Le Blog de SCANI

Vote de l’assemblé générale

Cette semaine débute la période de vote d’assemblée générale suite au débat lancé début décembre.

Vous pouvez retrouver ici l’appel à débat original et ici le compte-rendu des contributions reçues.

La question posée à l’assemblée générale est la suivante :

Autorisez-vous les actifs de SCANI à lancer des appels à la libre souscription au capital de SCANI pour le financement d’opérations limitées dans le temps et ne relevant pas des dépenses de fonctionnement régulier de la coopérative ?

Vous pouvez voter directement en vous connectant à votre compte, en envoyant un email à l’adresse habituelle ou en passant à la permanence demain à Joigny !

Nos excuses pour les multiples envois de mail à l’assemblée générale. Nous avons subit un petit soucis de configuration sur le serveur mail ces derniers jours qui a mené à plusieurs essais d’envoi qui se sont tous … débloqués en même temps.

Pour la petite histoire, le problème provenait de l’ajout récent de l’IPv6 sur le serveur de mail (nouveau protocole d’adressage qui permet de dépasser les limites de quantités d’adresses disponibles sur internet). Le logiciel s’occupant du mail sur le serveur n’était pas configuré correctement pour accepter les mails provenant de lui même sur ces nouvelles adresses mais le soucis ne s’est manifesté qu’après un redémarrage du serveur effectué en milieu de semaine dernière.

by bruno at March 09, 2020 06:27 PM

Alsace Réseau Neutre

Dérives sécuritaires et surveillance, jusqu'où irons nous ?

Communiqué de presse du 09/03/2020
Ancienne prison panoptique en ruine. Une tour centrale permet d'observer chaque cellule. CC BY-SA 3.0 I, Friman

Le 10 mars à Strasbourg se tiendra le procès de Jules, militant strasbourgeois. Il risque 1 an de prison et 15 000€ d'amende1 pour avoir refusé de donner son ADN et ses empreintes lors d'une garde à vue dont il est ressorti libre. Les associations Alsace Réseau Neutre et Hackstub, espaces de critique et de construction du numérique, soutiennent Jules dans son choix du refus et demandent l'arrêt de la surenchère sécuritaire, particulièrement forte avec le développement des nouveaux outils numériques.

Depuis sa création en 1998, le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) ne cesse d'enfler. En ce début d'année, le fichier contient 2,9 millions de profils ADN2. Si on estime que chaque profil permet par filiation d'identifier environ 2 à 3 autres personnes ceci porte le nombre de personnes identifiables à environ 10 millions. A l'origine, conçu pour identifier les auteurs des crimes sexuels, ce fichier, étendu à la plupart des crimes et délits, fait aujourd'hui l'objet d'une politique visant à l'identification générale de la population par le recueil d'un maximum de profils.

Mais ce fichier n'est de loin pas le seul dispositif numérique dédié à la sécurité, mis en place dans un cadre et un contexte précis, et qui au fil du temps a dérivé de son usage initial.

Par ailleurs, au niveau local, plusieurs villes sont en train de déployer des dispositifs de détection de comportements et d'évènements basés sur la reconnaissance faciale3, certaines rêvent de drones dans leurs projets4. La région PACA a même déployé dans des lycées des systèmes de suivis inspirés de la gestion des mouvements des détenus5! L'Eurométropole de Strasbourg n'est pas en reste, avec plus de 600 caméras, une cartographie en temps réel de suivi des foules, ainsi que plusieurs micros audio dans nos rues3.

Des fichiers plus larges, plus facilement consultables, des dispositifs toujours plus massifs et intrusifs. Est-ce là les signes d'une société dans laquelle tout le monde deviendrait suspect ?

ARN & Hackstub dénoncent le fichage généralisé, que ce soit par les institutions ou les entreprises du numérique. Ces méthodes font peser une menace disproportionnée sur la protection de la vie privée et sont incompatibles avec les principes d'une société démocratique.

1984 de George Orwell n'était pas destiné à devenir un mode d'emploi.

Autres dispositifs, histoires semblables :

  • Le fichier de Traitement d'antécédents judiciaires (TAJ). Ce fichier, créé en 2011, contient aujourd'hui 18,9 millions de fiches de personnes6, qu'elles soient victimes, suspectes ou déclarées non coupables. Il est depuis utilisé pour alimenter des algorithmes de reconnaissance faciale7.
  • Le fichier des cartes d'identité et des passeports qui a suivi la même trajectoire. Initialement, la police et la gendarmerie avaient le droit d'y accéder dans le cadre de l'anti-terrorisme ( la loi du 23 janvier 2006). Plusieurs lois, dont celle sur le renseignement, sont venues étendre les motifs d'accès si bien qu'aujourd'hui la simple suspicion de trouble à l'ordre public suffit8.
  • La dérive des fichiers porte aussi sur les informations qu'ils contiennent. Un décret publié le 22 février dernier autorise les gendarmes à consigner, dans une application de prises de notes, des photos mais aussi des données relatives «à la prétendue origine raciale ou ethnique, aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, à l’appartenance syndicale, à la santé ou à la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle». Ces données peuvent ensuite être exportées vers d'autres fichiers9.
  • La loi sur le renseignement de 2015 a permis la pose d'équipements destinés à écouter l'ensemble des communications internet de la population10.
  • Depuis un an, plusieurs allocataires du RSA et utilisateurs du navigateur Tor Browser favorisant l'anonymat, nous ont rapporté que la CAF effectue des contrôles à domicile basés sur la provenance des communications11.
  • L’article 154 de la loi de finance 2020 autorise les administrations fiscales à analyser automatiquement les réseaux et médias sociaux, en vue de détecter des fraudeurs12.

À propos d'Alsace Réseau Neutre et Hackstub

Alsace Réseau Neutre est une association à but non lucratif qui participe à la construction d'un internet qui respecte les libertés fondamentales de ses usagers. L'association propose depuis 3 ans les ateliers "Libérons-nous du pistage" permettant aux personnes participantes de limiter les données transmises à leur insu lors de leur utilisation quotidienne d'internet. ARN est également fournisseur d'accès internet et de services en ligne, il est ainsi possible d'être raccordé à internet sur Strasbourg, mais également d'utiliser divers services proposés par l'association comme sans-nuage.fr.
=> Prochain "Libérons-nous du pistage" le samedi 21 mars au Shadok à 14h.

Hackstub, le Hackerspace de Strasbourg, est un espace dédié à la critique de la technologie et à la création. L'association propose notamment un évènement mensuel autour des enjeux du numérique, de la culture du logiciel libre ou de l'éthique Hacker.
=> Prochain évènement le 24 avril à 19h au Shadok: "Hack Ver Alli - Créer une page web simple pour son asso".

  1. Chacun des refus est passible d'un maximum de 1 an d'emprisonnement et 15.000€ d'amendes. Nous ne savons pas si ils sont cumulables.
  2. https://www.cnil.fr/fr/donnees-genetiques-les-reserves-de-la-cnil-sur-lamendement-portant-sur-lelargissement-du-fnaeg
  3. p63 et p71 https://an2v.org/pixel_2020.pdf
  4. Saint Étienne https://www.laquadrature.net/2019/04/15/mouchards-et-drone-a-saint-etienne-le-maire-veut-etouffer-le-debat/
  5. "en détectant des déplacements non souhaités" https://www.laquadrature.net/wp-content/uploads/sites/8/2018/12/1545041934529-2_exp%C3%A9_portique_virtuel_lyc%C3%A9es.pdf
  6. https://www.cnil.fr/fr/taj-traitement-dantecedents-judiciaires
  7. https://www.laquadrature.net/2019/11/18/la-reconnaissance-faciale-des-manifestants-est-deja-autorisee/
  8. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041615919&categorieLien=id
  9. Signalement donnés lors d'ateliers. On peut trouver des témoignages en ligne: https://nantes.indymedia.org/articles/45908
  10. https://www.nextinpact.com/news/108145-renseignement-trois-boites-noires-moins-10-personnes-a-risque-identifiees-en-france.htm
  11. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=JORFARTI000039684091&cidTexte=JORFTEXT000039683923&categorieLien=id

by ljf at March 09, 2020 12:20 AM

March 06, 2020

FAImaison

Que fait la Police ? Elle se renseigne…

Les FAI membres de la FFDN ont reçu une sollicitation amicale de la Direction Centrale de la Police Judiciaire visant à favoriser une collaboration. En gros, l’idée est de faciliter le travail de la police en identifiant une personne à contacter pour obtenir des renseignements et en recensant les catégories de données disponibles pour chaque utilisateur.

FAImaison, comme la plupart des autres membres de la FFDN, choisit de ne pas répondre à cette demande. Sans doute que les opérateurs commerciaux n’ont pas eu les mêmes précautions...

Pour une présentation complète du sujet, nous vous conseillons l’article de Neutrinet (et en plus, c’est drôle).

A compléter pour les plus courageux par l’article de La Quadrature du net sur l’action en cours devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), contre le régime français de conservation généralisée des données de connexion et loi Renseignement.

by FAImaison at March 06, 2020 11:00 PM

March 04, 2020

FAImaison

Quelle place pour le numérique dans les municipales de 2020 ?

De nombreux sujets sont abordés pendant les municipales, mais les questions liées à l'informatique libre, l'accès Internet ou l'intimité numérique sont particulièrement absentes des débats. C'est pourquoi FAImaison a choisi de questionner les personnes candidates sur ces questions.

Dans le cadre de ces élections municipales 2020, FAImaison a donc concocté et envoyé un questionnaire aux têtes de liste suivantes :

Pour Nantes :

  • Johana Rolland
  • Valérie Oppelt
  • Laurence Garnier
  • Eleanore Revel
  • Nicolas Bazille
  • Julie Laernoes
  • Riwan Chami
  • Hugo Sonnier

Pour Saint-Herblain :

  • Matthieu Annereau
  • Jean-François Tallio
  • Bertrand Affilé

Pour Rezé :

  • Hervé Neau
  • Gerard Allard
  • Philippe Sellier
  • François Nicolas
  • Eric Buquen
  • Jean-Michel Soccoja
  • Yannick Louarn

Et voici le questionnaire !

  1. Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?
  2. Comment garantir la bonne application du RGPD (réglement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?
  3. Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?
  4. Comptez-vous favoriser l'usage des logiciels libres dans l'ensemble de l'administration ? Comment ?
  5. Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?
  6. Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?
  7. Depuis quelques mois, l'accès Internet via Nantes Wifi public ouvre automatiquement une page sur le moteur de recherche Google (entreprise des GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Seriez-vous d'accord de modifier cela pour proposer par défaut Qwant ou DuckDuckGo ?
  8. (question pour les listes de Rezé uniquement) Que pensez-vous du portail captif requérant le passage par les GAFAMs pour l'accès au réseau WiFi Rezé-public ?

Un billet sera publié à l'issu du premier tour du dimanche 15 mars 2020 avec les réponses reçues.

by FAImaison at March 04, 2020 11:00 PM

French Data Network

Assemblée Générale 2020

[Mise à jour du 14 mars 2020] Suite à la situation actuelle, l’Assemblée Générale de FDN est reportée à une date ultérieure. Nous vous donnerons plus d’informations dès que nous serons en mesure d’y voir plus clair.   L’Assemblée Générale 2020 portant sur l’année 2019 de French Data Network aura lieu le samedi 21 mars […]

by Khrys at March 04, 2020 10:28 AM

March 01, 2020

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 04/03/2020, de 20:00 à 23:59 :

L’association se réunit physiquement le premier mercredi du mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets depuis le mois dernier (et éventuellement travailler dessus). C’est aussi l’occasion de se voir régulièrement entre adhérents.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer mercredi 4 mars, à partir de 20h.

La prochaine réunion aura lieu à la MJC des 3 Maisons, à Nancy.

http://www.mjc3maisons.fr/

Logistique :

  • Il n’y a pas d’inscription, c’est porte ouverte.
  • Venir de préférence avec un ordinateur (diffusion de documents, écriture collaborative du compte-rendu, sessions de travail, etc.).
  • Pour du covoiturage, contacter la communauté sur la liste de diffusion principale.
<noscript>Pas de javascript, pas de jolie carte OSM <img alt="🙁" class="wp-smiley" src="https://s.w.org/images/core/emoji/13.0.0/72x72/1f641.png" style="height: 1em;" /></noscript> <><><><><>

by Alexandre BAILLY at March 01, 2020 11:54 AM

February 26, 2020

French Data Network

FDNCamp des 22-23 février 2020

Le week-end dernier c’était  FDNCamp au local de La Quadrature à Paris \o/ On était un peu tristes, car il est probable que ce soit la dernière fois qu’on puisse faire un Camp dans ces lieux, La Quadrature devant déménager prochainement. Du coup, on a essayé de tirer profit au maximum du four (qui […]

by Khrys at February 26, 2020 08:30 AM

February 20, 2020

Franciliens

Assemblée Générale Extraordinaire 2020

Bonjour à toutes et à tous !

Votre association Franciliens.net vous convoque à son Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) le samedi 22 février 2020 à 15H00 au 8 rue Fouilloux à Ivry-sur-Seine (94).

Les décisions relevant d’une Assemblée Générale Ordinaire (AGO), comme l’élection du nouveau bureau, seront prises lors de cette AGE.

Elle sera suivie d’échanges, discussions sur les thèmes de l’association, d’un repas en commun organisé par l’association, et de projection(s) surprise(s) en lien avec les domaines de l’association.

Dimanche 23 février nous serons à nouveau au 8 rue Fouilloux à Ivry-sur-Seine (94) pour une journée d’ateliers afin de donner suite aux bonnes idées de la veille, et autour de la Brique Internet. Adresse : 8 rue Fouilloux à Ivry-sur-Seine (94) https://www.openstreetmap.org/?mlat=48.8078&mlon=2.3929#map=15/48.8078/2.3929

  • Bus : Arrêt Parmentier (Ligne 182) + 2 min à pied
  • Bus : Arrêt Fort D’Ivry (Ligne 132) + 5 min à pied
  • Vélib : Station 42021 Raspail – Manufacture des Oeillets + 4 min à pied
  • Métro : Arrêt Mairie d’Ivry (Ligne 7) + 14 min à pied
  • Train : Gare d’Ivry sur Seine (RER C) + 15 min à pied

Ordre du jour

  1. Rapport moral du président
  2. Rapport financier du trésorier
  3. Actions pour la Fibre
  4. Élection du nouveau bureau
  5. Modification des statuts sous réserve de quorum
  6. Modification du règlement intérieur
  7. Vie de l’association

Nous encourageons les membres déjà impliqués, ou souhaitant s’impliquer davantage à se présenter au Bureau. Un bureau achalandé est essentiel à la vie de l’association, et donc au bon fonctionnement des services fournis aux abonnés.

Aussi, nous rappelons que seuls les membres à jour de cotisation, et membre depuis 1 an, ont le droit de vote. Il sera aussi possible de vérifier et régler sa cotisation sur place.

L’AG est le moment le plus fort de la vie de notre association : la participation est un signe d’implication dans sa vie ! En cas d’absence, nous vous encourageons à donner procuration à un autre membre. Pour cela, envoyez un message au bureau afin de désigner votre représentant après vous être assuré de sa présence à l’AG.

La modification des statuts nécessite un quorum de 2/3 des adhérents ayant droit de vote lors de l’AGE.

by Anne at February 20, 2020 12:54 AM

February 16, 2020

Illyse

De la fibre optique dans la Loire et des VPNs

Des news !

En ce début d’année 2020, Illyse est fière de vous annoncer deux grandes nouvelles :

  • Ouverture des offres fibres optiques dans la Loire
  • Baisse de la tarification VPNs

Ouverture des offres fibres optiques dans la Loire

Il y a de cela un peu plus d’un an environ, nous avons lancé une campagne de dons pour nous aider à financer l’ouverture d’une porte de collecte FTTH sur la DSP la Loire (RIP THD42).

Cela nous permet aujourd’hui de proposer des abonnements à la fibre optique à l’échelle d’un département.

Tout d’abord, nous souhaitons vous dire à toutes et à tous

MERCI !

  • Merci aux participantes et aux participants qui ont permis le financement de ce projet,
  • Merci d’en avoir parlé autour de vous,
  • Merci de nous avoir soutenu et/ou de continuer à nous soutenir,
  • Merci à toutes les autres personnes que l’on aurait oublié et sans qui cela n’aurait pas été possible.

Grâce à vous toutes et tous et depuis peu, Illyse peut enfin proposer des accès en fibre optique dans la Loire (sur le réseau de délégation de service public THD42) et éventuellement dans l’Ardèche et la Drôme (réseau Ardèche-Drôme Numérique), en utilisant la collecte fournie par Axione.

Nous sommes actuellement en discussion pour opérer également sur le réseau de délégation de service public de l’Isère.

Malheureusement, les zones sans délégation de service public (département du Rhône et métropoles de Lyon, Saint-Étienne, Roanne et Vienne) ne nous sont pas accessibles pour le moment.

Si cela vous intéresse, et pour ne pas que cette news soit trop longue, vous pouvez consulter la page Acces internet par fibre optique pour avoir plus d’information concernant l’offre, la tarification ainsi que pour souscrire à l’abonnement.

Baisse de la tarification VPNs

Cela faisait un moment qu’Illyse l’envisageait, désormais c’est fait !

Notre volume d’adhérent actuel nous permet de revoir la tarification des offres VPNs à la baisse.

Illyse est heureuse de vous informer qu’il existe désormais deux tarifications pour l’offre VPN:

  • Le tarif « Standard » à 6€/mois,
  • Le tarif « Militant » à 8€/mois

Ces deux tarifications vous permettent d’accéder exactement au même service. Vous avez le choix si vous le souhaitez de soutenir un peu plus Illyse financièrement au travers de l’offre VPN Militant.

Pour être honnête, l’introduction du « VPN Militant » a pour origine plusieurs sondages lors des assemblés générales de l’association. Plusieurs membres n’envisageaient pas de modifier leur virement automatique si Illyse baissait ses tarifs VPNs.

Si vous avez souscrit à notre offre VPN, vous avez donc deux possibilités :

  • Ne rien faire, votre offre VPN sera automatiquement aligné sur la tarification Militante.
  • Nous envoyer un mail ou nous rencontrer (aux permanences, prochainement au Salon Primevère et aux JDLL) pour nous informer que vous souhaitez changer de tarification. À la suite de quoi, il faudra aussi que vous modifiez le montant de votre virement automatique.

Encore une fois, Merci à vous toutes et tous pour votre soutien, cela ne serait pas possible sans vous.

by Romain Deville at February 16, 2020 04:54 PM

February 15, 2020

Iloth

Apéro iloth le 25 février !

C’est l’heure d’un nouvel apéro ! :) Retrouvez-nous mardi 25 février au Faubourg boutique des partages, à Montpellier (15 rue Faubourg de Nîmes), de 19h à 22h. On sera dans la salle de réunion au fond.

Qu’est-ce qu’on fait pendant un apéro iloth ? On se retrouve autour d’un verre pour discuter internet neutre, services décentralisés, et pour passer un bon moment avec un FAI local !

Amenez vos idées et vos bières ! ;)

L’équipe iloth.

by c b at February 15, 2020 09:00 AM

February 11, 2020

Alsace Réseau Neutre

Samedi 21 mars 2020 - Atelier "Libérons-nous du pistage"

Horaire : 14h00 à 18h00

Lieu SHADOK - Presqu'île André Malraux

Atelier "Libérons-nous du pistage" par ARN (CEN/CCN)

Lors de cet atelier, des bénévoles d'Alsace Réseau Neutre, votre Fournisseur d'Accès à Internet associatif et local, vous proposent différents parcours pour reprendre le contrôle sur vos données numériques en vous accompagnant dans l'adoption de solutions alternatives. 

Les parcours au choix :  

 - Configurer votre navigateur

 - Découvrir / installer Linux

 - Auto-hébergement YunoHost

 - Découvrir LineageOS 

  (L'inscription est fortement recommandée pour nous permettre de préparer nos événements au mieux.) 

Entrée libre : Rez-de-chaussée du Shadok.

 

by scapharnaum at February 11, 2020 04:15 AM

Vendredi 6 Mars 2020 - Hack Ver Alli - QGIS

Horaire : 19h00 à 22h00

Lieu SHADOK - Presqu'île André Malraux

Présentation / Discussion  

Présenté par Jennyfer.

QGIS est un outil de traitement de l'information géographique, utilisé dans le cadre professionnel, gérant les images matricielles, vectorielles, ainsi que les bases de données.

Cartographie / SIG

Entrée libre : Rez-de-chaussée du Shadok.

 

by scapharnaum at February 11, 2020 04:07 AM

February 09, 2020

Lorraine Data Network

Assemblée Générale Ordinaire (AGO) 2019

Rendez-vous le 22/02/2020, de 14:00 à 18:00 :

L’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) 2019 se tiendra le samedi 22 février 2020, à la MJC 3 maisons, de 14h à 18h.

Tous les adhérent⋅e⋅s (et les curieuses/curieux) y sont convié⋅e⋅s et sont invité⋅e⋅s à confirmer ou non leur venue.

Si vous ne pouvez pas participer à l’AGO, vous êtes fortement invité⋅e⋅s à donner procuration à un⋅e autre adhérent⋅e, en respectant les contraintes définies lors de la dernière Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) :

  1. chaque adhérent⋅e ne peut être porteur que de 2 procurations au maximum (cf. article 5.2 du règlement intérieur) ;
  2. vous pouvez donner procuration par courriel (signé ou non), par courrier postal ou via un document papier que l’adhérent⋅e à qui vous donnez procuration devra remettre en mains propres au secrétaire de séance avant le début de l’AGO.

Ordre du jour AGO :

  1. Vérification des procurations et renouvellement des cotisations du dernier moment (espèces ou chèque).
  2. Récapitulatif des actions depuis la dernière AGO (un bilan d’activités 2019 sera proposé en amont sur la liste de diffusion des bénévoles).
  3. Projets en cours.
  4. Bilan financier 2019.
  5. Projets pour 2020.

Seuls les adhérent⋅es à jour de cotisation pourront participer aux votes.

<noscript>Pas de javascript, pas de jolie carte OSM <img alt="🙁" class="wp-smiley" src="https://s.w.org/images/core/emoji/13.0.0/72x72/1f641.png" style="height: 1em;" /></noscript> <><><><><>

by Alexandre BAILLY at February 09, 2020 04:41 PM

February 07, 2020

Franciliens

Mise à jour du firmware du modem DLink DSL-3785

Le DLink DSL-3785 est un modem-routeur qui peut être utilisé pour accéder à internet via un abonnement à un FAI associatif tel que Franciliens.net.

La configuration de ce modem pour accéder à internet est présentée ici, cependant il présente le défaut d’avoir un bug (non gestion des caractères spéciaux dans le login de connexion, firmware version EU_1.00) qui le rend inutilisable pour les abonnés Franciliens.net à la sortie d’usine. Ce document présente la procédure de mise à jour du firmware pour le rendre utilisable.

Pré-requis

  • télécharger la mise à jour du firmware
    • soit en le demandant au service client dlink (téléphone 0176548417)
    • soit en le téléchargeant sur le site support de dlink (archive non disponible à la date d’écriture de ce document 02/02/2020)
    • ou encore directement ici soit en le téléchargeant ici

Étapes à suivre

  • Câbler le modem à l’alimentation électrique et au réseau téléphonique
  • Se connecter au modem soit via le wifi (mot de passe au dos du modem généralement) ou en ethernet
  • Lancer la page d’administration du modem (http://192.168.1.1/ pour ce produit)
  • Vous accéder alors à la page d’administration qui vous demande un mot de passe (admin) pour configurer votre connexion.
  • Aller dans le menu Management > Upgrade Firmware
  • Téléverser la mise à jour (fichier DSL-3785_Firmware_RevA_EU101_10312017.bin) puis lancer la mise à jour.
  • Appuyer sur OK une fois la mise à jour terminée
  • Il est ensuite conseillé de faire un reset du modem (insérer une aiguille dans le petit trou à l’arrière du modem pendant quelques secondes)

Vous êtes maintenant prêt à configurer votre connexion internet.

by Anne at February 07, 2020 03:52 PM

Configurer sa connexion Internet VDSL avec Franciliens.net

Cette page présente rapidement comment configurer sa connexion VDSL avec un abonnement Franciliens.net

Pré-requis

  • l’identifiant et mot de passe fournis par Franciliens.net
  • un modem compatible VDSL (dans le cas présent c’est un modem DLink DSL-3785, ce modèle est buggé à la sortie d’usine, une mise à jour du firmware est nécessaire et présentée ici)

Étapes à suivre

  1. Câbler le modem à l’alimentation électrique et au réseau téléphonique
  2. Se connecter au modem soit via le wifi (mot de passe au dos du modem généralement) ou en ethernet
  3. Lancer la page d’administration du modem (http://192.168.1.1/ pour ce produit)
  1. Vous accédez alors à la page d’administration qui vous demande un mot de passe (admin) pour configurer votre connexion

  1. Une fois le mot de passe validé, un assistant se lance pour vous assister dans la configuration
  1. Choisir le mode VDSL et s’assurer de mettre VLAN à 835
  1. Choisir le type de connexion PPPoE
  1. Entrer identifiant et le mot de passe
  1. Configurer le wifi (vous pouvez laisser les infos par défaut)
  1. Définir le nouveau mot de passe de la page d’administration
  1. Page de résumé, cliquer sur Finish

Si la ligne est fonctionnelle, il vous est possible de naviguer sur Internet et de tester la qualité de votre connexion

Félicitations, vous naviguez sur un Internet Libre et Neutre !

by Anne at February 07, 2020 03:51 PM

French Data Network

FDN ouvre son instance PeerTube !

Vous pouvez désormais retrouver les vidéos de l’association sur tube.fdn.fr \o/

by Khrys at February 07, 2020 08:38 AM

Prochain FDNCamp : les 22-23 février au Garage

Le prochain FDNCamp se tiendra le week-end des 22-23 février au local de la Quadrature (60, rue des Orteaux – Paris 20ème). N’hésitez pas à passer nous voir, on devrait être sur place du samedi 9h-9h30 au dimanche après-midi ! C’est ouvert à toutes les personnes, membres ou non membres, et c’est une excellente occasion […]

by Khrys at February 07, 2020 08:34 AM

February 01, 2020

Franciliens

Réunion de février

La prochaine réunion aura lieu mercredi 5 février à partir de 19h environ à Easter Eggs au 44 rue de l’ouest 75014 (au numéro 8 à l’intérieur de la cour ; appeler « April » à l’interphone).

Afficher une carte plus grande

Les personnes souhaitant assister à distance pourront le faire via le logiciel Mumble (plus d’informations ici : https://wiki.mumble.info/wiki/Main_Page).
Pour connaître les détails de la retransmission, écrire un courriel au bureau de l’association.

by ToumToum at February 01, 2020 04:22 PM

January 20, 2020

Le Blog de SCANI

Femtocell en rade

Depuis début janvier, les femtocell Orange des membres de SCANI tombent en panne les unes après les autres.

Le symptôme est le suivant :

  • A l’instant T, tout va bien
  • La femtocell redémarre (suite à une coupure de courant, par exemple, ou le simple fait de l’avoir débranchée)
  • Elle ne retombe jamais en marche
  • Si on la branche sur une box d’un opérateur national bien connu, elle fonctionne sans soucis
  • Si on la branche sur le réseau de SCANI, elle ne fonctionne pas

Après plusieurs discussions en ligne et par téléphone, le support d’Orange se borne à tourner en rond, ou, au mieux, à conseiller à ses clients de demander « une IP fullstack » à son opérateur. L’enfumage technocratique a toujours été un bon moyen de se débarrasser d’un appel gênant dans une hotline.

Manque de pot pour Orange, chez SCANI, on ne fait que ça, des IP fullstack. Pour ceux qui sont encore entrain de se gratter la tête, une IP fullstack, c’est le fonctionnement normal sur internet. Vous avez une connexion, vous avez une adresse IP rien qu’à vous. Par opposition aux IP partagées entre plusieurs clients d’un opérateur qui gère comme il peu la pénurie et sa croissance (chez SCANI, on est petits et on a un peu de stock, donc ça va)

Du coup, il semble bien qu’Orange ait, quelque part entre décembre et janvier, mis en route un filtrage des adresses depuis lesquelles ses femtocell ont le droit de se connecter. « vous êtes un opérateur connu, pas de soucis. Vous êtes un nabot dans un coin reculé de la campagne, allez vous faire voir ».

Il leur aurait été très simple de relever l’ensemble des adresses ou sont utilisées leurs femtocell, de les grouper par opérateurs et de vérifier manuellement cette liste, mais non, ils ont préféré appliquer une méthode bien plus sale.

Malgré pas mal de tentatives, nous ne savons toujours pas comment être inscrits sur cette liste (ni même si un moyen existe). Et le signaler à notre régulateur national n’a rien donné non plus.

Heureusement que quelques personnes ont la chance de pouvoir s’équiper avec des smartphone récents permettant le wificalling. Mais rien ne dit que cette fonctionnalité là ne sera pas également réduite à une liste d’opérateurs sur laquelle nous ne serons probablement pas …

(l’image d’illustration de cet article est l’un des premiers relais implantés par SCANI il y a 6 ans, dans l’ombre d’un pylône géré par FPS sur lequel nous avions renoncé à monter)


Mise à jour du 28 janvier 2020

En fin de semaine dernière, il semble que notre article de blog ait fini son tour et ait fini par atterrir sur le bureau d’une personne qui bosse sur les femtocell chez Orange.

Du coup, depuis vendredi, on a récupéré la femto HS d’un des membre et on dissèque le problème en long en large et en travers en enregistrant ce qui passe sur le réseau pour le disséquer. Pour les plus technophiles d’entre vous, voilà ce qu’on constate :

  • La femto reboot environ tous les quart d’heure, faute d’avoir pu s’initialiser.
  • Sur les 10/12 premières minutes, elle envoi des requêtes NTP en rafale vers un serveur chez Orange, quelque chose comme 10 par secondes, puis se calme pendant quelques minutes en n’en faisant plus qu’une par seconde (mais vers deux serveurs) avant de finir par rebooter
  • Du côté IPSEC, on se dit qu’il doit y avoir un tunnel de contrôle et un tunnel de passage d’appel, mais au démarrage de la femto, la connexion IKE ne se termine pas comme il faut avec un formidable « len mismatch : isakmp 2124/ip 1364 »

Mais tout ceci n’arrive pas toujours … De la joie d’auditer un équipement sans y avoir un accès direct et en faisant conjectures sur conjectures.

D’après notre contact chez Orange, toutes les femto concernées ont disparues de la circulation le 6 janvier (sauf une le 8 …). Du côté des membres de SCANI, certaines (qui n’avaient pas été redémarrées) fonctionnaient encore le 13 janvier. Et bien entendu, il n’y a eu aucune modification d’ampleur sur le réseau de SCANI qui pourrait avoir un rapport avec tout ça dans la première quinzaine de janvier.

Bref, on a encore l’arrière train dans les dunes de la plage, mais au moins, on a quelqu’un à qui parler au bon endroit et on a donc bon espoir d’arriver au moins à savoir pourquoi, et au mieux à résoudre le problème \o/


Mise à jour du 28 février 2020

Hier matin, un membre de SCANI a signalé qu’après avoir râlé auprès du support Orange et s’être pris une fin de non recevoir sur le thème « SCANI n’est pas un réseau autorisé », sa femtocell était retombée en marche hier. Et du coup, toutes les autres probablement aussi (nous n’avons pas pu joindre tout le monde).

Notre contact chez Orange ne sait pas non plus pourquoi, bref, on est dans le flou le plus total, ne sachant ni pourquoi c’est tombé en rade, ni pourquoi c’est revenu, ni si la situation va durer.

Mise à jour du 1er mars 2020

Attention, la suite est un brin technique !

Le cœur du réseau SCANI (situé à Paris) a connu un incident le 27 février en début d’après midi. Concrètement, rien de bien méchant, un routeur a cessé de fonctionner comme il fallait et le trafic a automatiquement été dérouté vers le second, donnant lieu à une interruption vers certaines destinations sur internet de l’ordre de quelques minutes.

Lors de cet incident, le routeur incriminé a tout simplement annoncé aux autres opérateurs auquel il est connecté que le réseau de SCANI avait disparu. Du coup, le trafic sortant vers internet continuait à passer par lui, mais l’ensemble du trafic entrant passait par l’autre.

C’est à ce moment précis que les femtos Orange se sont mises à fonctionner de nouveau.

Le 28 au soir, nous avons rétabli le fonctionnement normal du routeur fautif, sans faire le lien avec le retour des femtos. La météo étant ce qu’elle est en ce moment, le département subit beaucoup de coupures de courant un peu partout, et cet après midi, un des membres de SCANI en Puisaye nous disait « ah ben la femto qui remarche ça n’a pas durer longtemps : elle est de nouveau en panne ». C’est à ce moment qu’on a commencé à se dire que la disparition partielle du routeur et son retour était douteuses.

On a donc, ce soir, volontairement coupé le-dit routeur (enfin, une partie seulement, sans impact sur le trafic des membres) et avons constaté que les femtos refonctionnaient. Après quelques tests, nous avons donc fini par prendre contact avec nos camarades de chez Hivane (l’opérateur qui nous permet de joindre Orange depuis ce routeur) pour tenter de pousser les investigations.

Hivane est un opérateur associatif qui a pour objectif de fournir des ressources réseaux aux petites structures comme nous. Il souffre parfois d’attaques réseau assez violentes dites « attaques par déni de service », consistant à bourrer les tuyaux jusqu’à plus soif pour rendre injoignable une machine ou un réseau en particulier. Pour limiter la portée de ces attaques et protéger ses utilisateurs (dont SCANI), Hivane a donc mis en place une limitation de débit sur certains protocoles souvent utilisées dans le cadre d’attaques par déni de service (dans le cas qui nous intéresse, le NTP, protocole servant aux ordinateurs à se mettre à l’heure à travers internet et permettant d’éviter de mettre une pile qui a pour rôle de garder l’heure qu’il est dans un appareil quand il est débranché).

Le fonctionnement normal de NTP est, pour simplifier, le suivant :

  • Bonjour, tu sais quelle heure il est ? Chez moi, il est telle heure !
  • Salut, quand j’ai reçu ta demande, il était telle heure. Et maintenant que je te réponds, il est telle heure.
  • Ok, bien reçu. Quand j’ai reçu ta réponse, il était telle heure chez moi, du coup, j’ai mis à jour mon horloge, maintenant il est telle heure.
  • Oui, mais on dirait que pendant qu’on se parle, le temps passe. A vue de nez, d’après ce qu’on se dit là, le trajet entre nous dure 34 millisecondes, donc il faut encore que tu te décale d’un peu dans le futur pour que tu sois bon.
  • Ok merci A+.

Si on résume donc, il faut quelque chose comme 5 messages entre deux machines pour qu’elles se mettent à la même heure. Dans la réalité, c’est un peu plus, et surtout, le processus se répète régulièrement pour s’assurer que les horloges ne dérivent pas.

Mais les femtos d’Orange, elles, elles envoient plusieurs centaines de fois cette quantité de messages pour tenter de se mettre à l’heure. On ne saura probablement jamais pourquoi mais ce n’est pas un comportement normal. Du coup, la limitation de débit installée par Hivane pour protéger nos réseaux empêchait une mise à l’heure convenable de la femto.

On pourrait se dire que ce n’est pas bien grave, mais la femto utilise ensuite tout un tas de protocoles de sécurité pour se connecter au réseau de l’opérateur et permettre de passer des coups de fil … Et l’heure qu’il est est un des éléments de base de la cryptographie sur internet.

La solution mise en œuvre pour éviter le problème est donc de lever la limitation de débit vers et depuis le réseau d’Orange ou sont hébergés les serveurs utilisés par les femtos. On va également tenter de leur susurrer à l’oreille que rien ne sert d’être aussi agressifs sur le NTP pour avoir une heure qui va bien (après tout, les femtos Bouygues -pour ne citer qu’eux- y arrivent fort bien)

On tient au passage à remercier monsieur Y. chez Orange qui a pris contact avec nous pour tenter de résoudre le problème ainsi que tous ses collègues.

by bruno at January 20, 2020 10:20 AM

January 18, 2020

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 05/02/2020, de 20:00 à 23:59 :

L’association se réunit physiquement le premier mercredi du mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets depuis le mois dernier (et éventuellement travailler dessus). C’est aussi l’occasion de se voir régulièrement entre adhérents.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer mercredi 5 février, à partir de 20h.

La prochaine réunion aura lieu à la MJC des 3 Maisons, à Nancy.

http://www.mjc3maisons.fr/

Logistique :

  • Il n’y a pas d’inscription, c’est porte ouverte.
  • Venir de préférence avec un ordinateur (diffusion de documents, écriture collaborative du compte-rendu, sessions de travail, etc.).
  • Pour du covoiturage, contacter la communauté sur la liste de diffusion principale.
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by Alexandre BAILLY at January 18, 2020 05:07 PM

January 14, 2020

Le Blog de SCANI

Interconnexion de réseaux

Vous le savez peut être, ou peut être pas … Du coup, petit précis rapide de fabrication d’internet.

Dans le mot « internet », on entends deux choses :

  • Net, pour Network, réseau. Jusque là, rien de bien compliqué.
  • Inter, c’est le préfixe idoine pour désigner quelque chose qui se trouve entre d’autres choses.

Internet, c’est donc ça. La chose qui est entre les réseaux. Par exemple, lorsque vous regardez votre série favorite sur Netflix, le flux de donnée qui compose les images que vous voyez et le son que vous entendez provient d’une machine située sur le réseau géré par Netflix.

Pour qu’Internet fonctionne bien, il faut donc que les réseaux soient reliés les uns aux autres. Chez SCANI, c’est le cas avec bon nombre d’opérateurs au travers de deux plateformes technique d’échange de donnée (on nomme ça un « point d’échange » en français, « internet exchange » en anglais). Être connectés à au moins deux camarades de jeu est la condition sinéquanone pour « faire partie d’internet ». Sans ces interconnexions, votre réseau est simplement le client d’un autre réseau.

Ceci concerne le « haut » d’internet. Mais l’interconnexion existe aussi à tous les autres niveaux. Si le cœur de métier de SCANI est de construire un réseau pour connecter ses membres entre eux, on ne souhaite pas forcément réinventer la poudre et, s’ils nous sont accessibles et qu’ils sont performants, on ne va pas s’enquiquiner à construire des réseaux là ou il en existe déjà.

Par exemple, pour relier l’Yonne à Paris (qui est le seul endroit en France ou on peut espérer s’interconnecter convenablement aux autres opérateurs), on ne s’est pas amusés à creuser les champs. On utilise quelques morceaux de réseaux de gros opérateurs nationaux et internationaux qui nous permettent de faire circuler nos données entre notre morceau de réseau parisien et le réseau radio qu’on construit dans l’Yonne, le tout via Dijon, Lyon, Besançon et Strasbourg.

Des réseaux, on en trouve dans tous les sens. Le nerf de la guerre est de savoir d’où ils démarrent et jusqu’où ils vont. Si on trouve en prime qui en est le propriétaire, c’est génial.

Aujourd’hui, on va s’intéresser à trois réseaux avec lesquels SCANI essaie d’obtenir une interconnexion

Le réseau BFC Fibre

On vous a déjà parlé ici même de BFC Fibre. Il s’agit d’une filiale d’Orange qui est entrain de construire (avec l’argent de nos impôts) et va ensuite exploiter pendant 15 ans le réseau fibre optique devant être déployé dans le Migennois, une partie du Jovinien, le Florentinois et une partie de l’Aillantais. Pour un total de 57000 prises, ce réseau vient juste de démarrer avec la livraison des 400 premières prises ce mois ci à Migennes. Les premiers raccordements finaux sont en cours.

L’intérêt de SCANI dans cette interconnexion est de pouvoir aller livrer des connexion fibre optique directement chez les particuliers, entreprises et collectivités concernées par ce déploiement.

Pour schématiser, on dérive un bout de notre réseau fibre optique à un endroit donné sur le réseau BFC Fibre, et HOP, on peut l’emmener, à travers ce nouveau réseau, vers chaque point qu’il dessert ou desservira à l’avenir.

Enfin, ça, c’est la théorie. La loi ELAN de 2018 oblige les réseaux d’initiative publique à proposer ce type d’interconnexion (dite « offre activée »), mais dans le cas de BFC Fibre, point d’offre activée, il nous faudra donc, si on veut tout exploiter, venir interconnecter nous même l’ensemble des plaques géographiques du réseau (Migennes, Saint Florentin, Joigny, Aillant, …) et déployer du matériel dans chaque armoire.

Même si c’est un coût non négligeable, on aimerai bien le faire quand même. Nous avons donc demandé poliment, en janvier 2019. Nous sommes un an plus tard, nous n’avons réussi à obtenir qu’une estimation financière. Aucun plan du réseau, aucun contrat à signer … Bref, c’est pas gagné ! Nous avons rendez-vous fin janvier avec l’ARCEP, notre autorité de régulation nationale, pour tenter de savoir comment s’y prendre.

Pour plus d’infos sur cette négociation, c’est par ici.

Le réseau RCube

Là, on est beaucoup plus proche de notre métier actuel. RCube est un réseau hybride fibre / radio géré par la région Bourgogne Franche Comté. Il est l’évolution de l’ancien réseau Wimax qui a été modernisé en 2017 et 2018.

Il utilise les principes et technologies de la 4G, mais il ne faut pas tout confondre : ce n’est pas de la téléphonie mobile mais bien d’internet fixe : il s’agit d’accrocher des antennes sur les bâtiments. Si la région déploie ce réseau, elle ne vends pas de service aux utilisateurs finaux et ne l’a pas connecté à internet. Ce travail reste à la charge des fournisseurs d’accès.

De la même façon que le réseau BFC Fibre, l’idée de base pour SCANI est donc de se brancher à un endroit du réseau RCube pour bénéficier directement de toute sa couverture existante pour rapatrier ensuite le trafic sur notre réseau propre et d’aller jusqu’aux autres opérateurs avec qui nous sommes connectés.

Là, plutôt que de parler à un grand mur qui ne répond presque jamais; on s’adresse à la région. Même si les relations n’ont pas toujours été très cordiales, la situation s’est beaucoup améliorée et il faut reconnaître que c’est tout de même bien plus simple de finir par se mettre d’accord avec des élus et des fonctionnaires qu’avec Orange.

Nous avions suggéré un fonctionnement bénéfique pour tous il y a 2 ans, mais faute d’insister, ça n’avait rien donné. Fin 2019, lors d’un déploiement dans le Gâtinais, un élu nous signale que notre point de départ sélectionné est éligible RCube et se questionne très justement sur la mutualisation possible.

L’idée consiste à utiliser RCube pour connecter deux morceaux totalement isolés de notre réseau propre. C’était précisément l’objet de nos propositions, on se dit donc qu’on va essayer, car qui ne tente rien n’a rien.

On se fait repérer par la région qui nous questionne sur nos objectifs à connecter en 4G le clocher d’une église. Préférant la transparence, on leur explique qu’on est entrain de mettre en œuvre indirectement ce qu’on leur avait proposé il y a quelques mois. Le sujet refait donc surface et fait son bout de chemin à Dijon et à Besançon.

Après avoir connecté une petite dizaine de membres à ce clocher, lui même connecté en 4G à un opérateur tiers via le réseau RCube, puis à notre réseau à nous au moyen d’un tunnel virtuel, la conclusion est là : même si c’est globalement moins performant qu’une collecte fibre optique, ça peut fonctionner pour un nombre réduit de membres (on établi actuellement la limite à 15)

Fort de cette expérimentation, nos discussions avec la région avancent bien. On va donc pouvoir probablement interconnecter en un ou deux points distincts le réseau de SCANI et RCube.

Outre le fait que cela permet de démarrer des collectes dans des endroits jusqu’ici difficilement accessibles, c’est aussi la possibilité de relier des sites totalement isolés sans attendre d’avoir 2 ou 3 personnes intéressées. Plus largement, cette opération permettra de relier toute personne qui soit directement à porté du réseau RCube.

Le réseau Altitude Infrastructure

Ce réseau vient tout juste d’être voté par le département. Sur un principe fonctionnel relativement proche de celui de BFC Fibre, il est toute fois géré par un autre acteur (Altitude Infrastructure).

Même si la façon dont ce réseau a été voté ne nous a pas semblé être la bonne (notamment du côté de l’embargo sur les documents que nos élus auraient dû pouvoir consulter au calme pour prendre une délibération éclairée), il faut reconnaître que, si ce qui est indiqué sur le papier est tenu, c’est clairement un meilleur deal que celui effectué il y a quelques années pour BFC Fibre.

L’une des bonnes nouvelles, c’est que ce réseau proposera des offres activées, permettant beaucoup plus de simplicité d’exploitation pour nous.

L’autre bonne nouvelle, c’est que c’est Altitude qui est venu directement vers nous en ce début 2020 afin de discuter des modalités de cette interconnexion et, plus largement, de la façon d’articuler nos actions respectives.

A suivre, donc !

by bruno at January 14, 2020 09:39 AM

January 09, 2020

FAImaison

Atelier « Network & Magic : qui voit quoi sur Internet ? »

Viens découvrir comment fonctionne Internet, le réseau des réseaux, au travers d’un atelier qui met en jeu les différents acteurs du réseau et de sa surveillance.

Atelier gratuit, ludique, et non technique accessible à toutes et tous.

Atelier organisé par FAImaison et Café vie privée nantes

Informations pratiques

by FAImaison at January 09, 2020 11:00 PM

January 03, 2020

Franciliens

Premier « Premier Samedi du Libre » de l’année !

Comme chaque 1er samedi du mois, Franciliens.net sera présent au PSL demain, samedi 4 janvier, pour accueillir les curieux·ses des Fournisseurs d’Accès Internet associatifs, pour discuter neutralité du net, protection de la vie privée, données personnelles, et bien sûr auto-hébergement en présentant et aidant à l’installation de briques internet !

RDV donc demain au Carrefour numérique, à la Cité des Sciences et de l’Industrie (étage −1), 30, Avenue Corentin Cariou — 75 019 Paris, Métro Porte de la Villette

Afficher une carte plus grande

Ouverture à 14h, mais attention, le Carrefour Numérique fermera à 16h30 en raison des grèves dans les transports.

Si vous voulez participer au before et/ou à l’after, toutes les infos sont ici :

https://premier-samedi.org/

Plus de détails sur l’Agenda du libre : https://www.agendadulibre.org/events/21428

by yhargla at January 03, 2020 09:21 PM

Le Blog de SCANI

À la chasse au problème

Aux alentours de noël, quelques habitants des hameaux de Precy sur Vrin ont commencé à rencontrer des baisses significatives de débit. Arrivée de nouveaux objets connectés ou bien engouement pour le surf sur internet en cette période de fête ? Que néni, nous avons un problème sur un lien radio du réseau. Et vu la chute sur la courbe, ce n’est pas un petit problème :

On découvre donc en prime que ça ne date pas d’hier et que la situation a connu deux chutes conséquentes début octobre et début novembre.

Après avoir tenté de jouer avec les fréquences et autres configurations faisables à distance, il faut se rendre à l’évidence, il y a soit un problème de matériel, soit une antenne qui bouge, soit un obstacle qui pousse entre les deux. Il faut donc aller enquêter sur place, ce que nous avons fait ce vendredi 3 janvier après-midi. Pour vous souhaiter la bonne année, petit reportage sur le terrain !

Le lien relie un poteau (photo en tête d’article, installé en bordure de route à un endroit stratégique pour prolonger le réseau) à un immeuble situé non loin d’une de nos arrivée fibre :

Comme on n’aime pas trop grimper sur des tours juste pour vérifier si une antenne est désaxée, on profite de l’occasion pour amener avec nous un peu de matériel de remplacement.

Les antennes déployées il y a 2 ou 3 ans sont régulièrement au maxi de leur utilisation, on va donc monter un cran au dessus, puisqu’il y a suffisamment de membres au bout pour justifier l’investissement dans du nouveau matériel.

L’accès au toit de ce bâtiment est relativement simple et nous y sommes en quelques minutes. Voilà l’installation à notre arrivée, pas de soucis apparent :

Le nouveau matériel avait été monté et configuré ce matin, en prévision de l’intervention et pour gagner du temps (rien de plus désagréable que de perdre un boulon sur un toit en gravier ou de devoir passer 1h à taper au clavier). Le remplacement des antennes a donc pris une dizaine de minutes pour arriver à ça :

L’intérêt des nouvelles antennes installées est que la tête d’émission est totalement isolée dans un carénage en métal, évitant ainsi de recevoir des perturbations par l’arrière ou les côtés (et, par la même, d’émettre des ondes dans ces directions qui pourraient perturber d’autres antennes ailleurs). Bref, c’est mieux !

Les anciennes seront réutilisées dans des endroits moins urbains ou les perturbations sont moindres.

Une fois la modification effectuée, il faut se rendre à l’évidence, même si on a gagné un peu de débit, on est loin de ce qu’on avait cet été. Le problème doit donc se situer de l’autre côté ou entre les deux.

Après avoir regardé avec attention le poteau en face, on se demande si l’antenne située tout en haut ne pique pas un peu du nez (ce qui arrive parfois vu le nombre de système de fixation en jeu).

Au moment de vouloir aller la redresser, on se rend compte que le poteau bouge énormément à sa base lorsqu’on appuie dessus. Hors de question d’y monter à l’échelle, donc.

On s’aperçoit aussi que l’antenne, en plus de piquer du nez, ne pointe pas du tout dans la bonne direction. Une seule possibilité donc : le poteau a tourné. Il va donc falloir le stabiliser et trouver un moyen de remettre l’antenne d’en haut dans la bonne direction.

Ne pouvant y accéder sans une nacelle, on décide donc d’ajouter une autre antenne au plus haut possible sans prendre de risques et de la brancher à la place de celle d’en haut. On voit bien sur cette photo l’ampleur de la rotation du poteau en regardant l’antenne du haut et celle située au niveau du haut de l’échelle :

Et voilà que ça va tout de suite beaucoup mieux comme en témoigne la supervision du lien indiquant le débit théorique maximum :

L’étape suivante dans la résolution complète du problème sera d’assurer la stabilisation du poteau, probablement avec un ferraillage et une petite dalle béton au pied, opération qui sera effectuée par les membres locaux de la coopérative d’ici le printemps.

by bruno at January 03, 2020 03:13 PM

December 31, 2019

Le Blog de SCANI

2019 en chiffres

Suite à un fil twitter et une remarque fort judicieuse, les chiffres 2019 sont rapatriés par ici pour la postérité.

En ce 31 décembre, la coopérative compte 695 membres et dispose de 31260 € de capital versés par ces mêmes membres. 31.47% de ce capital est détenu par des collectivités locales (mairies et intercommunalités essentiellement) avec un investissement notable de 6300 € de la commune de Joigny.

Le réseau compte 755 connexions actives pour 1389km de ponts radios au travers de 1446 antennes et autres switchs ou routeurs installés dans l’Yonne.

On a compté (sans grande assiduité, il faut bien le noter), 1091 heures de travail dont 67% de façon volontaire et bénévole. C’est probablement moins de la moitié du travail réellement effectué.

Côté wifi public, les quelques 80 points d’accès déployés sur le territoire ont supporté 270000 connexions de plus de 10 minutes dans l’année provenant de 15394 appareils différents (la carte des points d’accès est disponible ici)

Côté finances, les ventes de la coopérative s’élèvent à 200k€. Les dépenses se montent à 205k€ 190k€, ce qui ne générera pas de déficit, 35k€ de ces dépenses étant, en prime, de l’investissement en matériel qui sera amorti sur 3 ans.

Sur les sommes encaissées, il y a eu 2800 € de rejets de prélèvements (principalement pour défaut de provision), ce qui a occasionné des frais bancaires non négligeables s’élevant à plus de 600 €.

Du côté chiffres rigolos, le système d’information (l’outil qui nous sert un peu à tout) a assuré la génération de 6147 factures. La base de donnée fait 1.2Go. La banque d’image 12Go. La banque documentaire 1Go. Les backups des configurations 122Mo. Le cache de tuiles cartographiques OSM 447Mo.

Du côté cœur de réseau, on dispose trois routeurs à en Ile de France qui supportent 3 transitaires (des opérateurs permettant à SCANI de joindre tout le reste des réseaux qui composent internet) et de 2 points d’échange (qui permettent de joindre directement une bonne partie des opérateurs européens) pour une capacité globale maximale de 5Gbps. La capacité entre le cœur de réseau et notre beau département est un peu inférieure à 2Gbps et la consommation réelle aux heures de pointes est de l’ordre de 4/500Mbps :

Pour finir, une image valant 1000 mots, voilà ce qu’on peut faire avec un peu d’huile de coude et 7 ans devant soi (malgré les apparences, ça ne dépasse pas les contours de l’Yonne) :

Tu voudrais faire pareil dans ton coin ? On viendra pas (ou pas beaucoup/longtemps), mais on aide avec plaisir et on a des copains de la Fédération FDN un peu partout ! Hésite pas à faire coucou en ligne ou en vrai … et si jamais t’as du temps à perdre, on accueil des stagiaires tout au long de l’année !

Pour ceux qui se posent la question, l’image en tête d’article est un « Sankey Graph » des flux financiers globaux de la coopérative, généré avec d3js.

by bruno at December 31, 2019 09:39 AM

December 30, 2019

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 08/01/2020, de 20:00 à 23:59 :

L’association se réunit physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets depuis le mois dernier (et éventuellement travailler dessus). C’est aussi l’occasion de se voir régulièrement entre adhérents.

N’hésitez pas à venir nous rencontrer mercredi 8 janvier, à partir de 20h.

La prochaine réunion aura lieu à la MJC des 3 Maisons, à Nancy.

http://www.mjc3maisons.fr/

Logistique :

  • Il n’y a pas d’inscription, c’est porte ouverte.
  • Venir de préférence avec un ordinateur (diffusion de documents, écriture collaborative du compte-rendu, sessions de travail, etc.).
  • Pour du covoiturage, contacter la communauté sur la liste de diffusion principale.
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by Alexandre BAILLY at December 30, 2019 11:14 AM