May 09, 2021

French Data Network

Réunion bureau du 6 mai 2021

Notre réunion mensuelle bureau s’est une fois de plus déroulée dans la joie et la bonne humeur ! Divers sujets ont été abordés, outre les récurrents (tréso, secrétariat…), petits extraits choisis : Inauguration des réunions bistro : la première s’est bien passée et a même duré plus longtemps que prévu, du coup on réitère l’expérience […]

by Khrys at May 09, 2021 03:56 PM

April 24, 2021

French Data Network

Réunion « bistro » du 27 avril 2021

Comme annoncé dans le compte-rendu de notre dernière réunion de bureau, nous inaugurerons mardi prochain 27 avril notre première réunion « bistro ». Elle sera ouverte à toustes, membres ou non membres de FDN, et aura lieu de 19h à 20h30 (voire un peu plus si discussions passionnantes et non épuisement des participant·es !) Les […]

by Khrys at April 24, 2021 05:41 AM

April 22, 2021

French Data Network

Décision «French Data Network et autres» du Conseil d’État

Quelques jours après l’audience publique où le rapporteur public avait présenté ses conclusions, le Conseil d’État a rendu sa décision mercredi 21 avril dans les affaires sur la conservation des données de connexion et la loi renseignement de 2015, initiées par FDN, FFDN, la Quadrature du Net, Igwan, rejoints par Free. Après plus de six […]

by Khrys at April 22, 2021 02:26 PM

April 16, 2021

French Data Network

Audience publique au Conseil d’État

Aujourd’hui au cours d’une audience publique à 14h au Conseil d’État le rapporteur public a présenté ses conclusions dans les affaires sur la conservation des données de connexion et la loi renseignement de 2015, initiées par FDN, FFDN, la Quadrature du Net, Igwan, rejoints par Free. On consultera avec profit les analyses préalables produites par […]

by Khrys at April 16, 2021 06:41 PM

April 07, 2021

French Data Network

Réunion bureau du 6 avril 2021

Suite à une suggestion émise lors de notre dernière AG, nous allons tenter l’expérience de courts compte-rendus de nos réunions mensuelles (aka « réunions bureau »), à destination des personnes non nécessairement membres (sachant que les personnes membres reçoivent déjà les comptes rendus complets par mail et y ont également accès sur notre wiki). Voici donc un […]

by Khrys at April 07, 2021 03:17 PM

April 05, 2021

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 07/04/2021, de 20:30 à 23:59 :

L’association se réunissait physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets.
Avec le couvre-feu/covid/confinement/conditions d’accueil à la MJC, ça ne sera pas possible.

Cependant, la réunion aura bien lieu à partir de 20h30, uniquement en ligne.

Toutes les informations sont disponible sur le pad de la réunion :

https://pad.sebian.fr/p/reunionldn85

by Alexandre BAILLY at April 05, 2021 05:05 AM

April 01, 2021

French Data Network

Règle Digitale Verte: FDN a rendez-vous avec les petits oiseaux et les petits poissons.

L’an passé, nous avons pu assister à une levée de boucliers impressionnante lorsque nous avons annoncé le passage à l’écriture inclusive de nos adresses IP (nous ne regrettons rien, une adresse IP en écriture inclusive est un très bon détecteur à polémistes pénibles de tous bords) ; mais il faut en convenir : pour atteindre […]

by Khrys at April 01, 2021 11:04 AM

March 28, 2021

French Data Network

AG FDN 2021 (en distanciel via BigBlueButton)

L’enregistrement est désormais accessible sur notre instance PeerTube, bon visionnage 🙂 Et pour celleux qui souhaitent avoir le tchat avec, c’est ici !

by Khrys at March 28, 2021 06:07 PM

March 27, 2021

French Data Network

L’Assemblée Générale 2021 de FDN a eu lieu :-)

L’AG 2021 en ligne s’est déroulée sereinement le samedi 27 mars avec une trentaine de participant·e·s réuni·e·s sur l’instance BigBlueButton de FDN. Les échanges et le tchat ont été enregistrés, l’enregistrement sera bientôt mis en ligne sur notre instance PeerTube. Pour les personnes adhérentes, les résultats détaillés des votes sont accessibles dans leur espace adhérent·e. […]

by Khrys at March 27, 2021 07:17 PM

March 23, 2021

Illyse

Annulation des JdLL 2021

Cher public,


Après plusieurs mois de préparation des JdLL 2021 à la Maison Pour Tous des Rancy, compte tenu de la situation sanitaire, c’est avec regret que nous vous annonçons l’annulation de l’événement qui devait se tenir les 3 et 4 avril. Nous avions conscience des risques mais nous avons voulu y croire jusqu’au bout. 


Contrairement à l’année dernière, l’annulation était envisageable et nous avons donc réfléchi à des alternatives. L’organisation d’un évènement en ligne a été très vite exclue, le comité d’organisation ne s’y reconnaissant pas. À quoi ressembleraient les JdLL sans les innombrables discussions dans les couloirs, à la sortie d’une conférence, ou autour de la buvette ? Que seraient les JdLL sans le village associatif ? Comment récupérer des autocollants pour son ordinateur portable pendant une conférence en ligne ? Les JdLL ne se résument pas à une succession d’interventions dans un planning bien fourni, les échanges humains nous semblent essentiels.


Pas de JdLL cette année encore mais nous souhaitons qu’elles ne disparaissent pas complètement comme l’édition 2020.C’est pourquoi un espace d’expression sera mis en place sur le site web des JdLL : le week-end du 3 et 4 avril, vous pourrez assister à des visioconférences et consulter des ressources documentaires proposées par les intervenant.es motivé.es à faire vivre cette édition !
Nous ne prendrons pas part à l’organisation de celles-ci et nous laisserons totalement libre choix aux conférenciers et conférencières quant au jour et à l’heure de leur présentation.Dès le vendredi 2 avril 2021 vous trouverez le planning et les ressources des intervenants sur jdll.org.
Nous tenons à vous remercier de l’intérêt que vous portez à notre évènement et aux logiciels libres en général.
À très vite en sur notre site et à bientôt pour les JdLL 2022 !


Prenez soin de vous !


Librement,
Le comité d’organisation des JdLL 2021

by hexaltation at March 23, 2021 10:29 AM

Fédération FDN

Transcriptions du cycle de conférences "Qu’est-ce qu’Internet ?"

Le groupe Transmission a travaillé ces derniers mois sur les transcriptions du cycle de conférences "Qu’est-ce qu’Internet ?" de Benjamin Bayart à Sciences-Po. Ce travail est désormais achevé, et publié sur la page Best Of (page où sont regroupées les conférences, vidéos et documentaires les plus emblématiques autour des problématiques chères à la Fédération FDN).

Liens directs vers les trois pages associées :

Partie 1 - Le réseau de transport

Partie 2 - Les applications

Partie 3 - Impacts politiques et sociétaux

by Khrys at March 23, 2021 09:19 AM

March 22, 2021

French Data Network

Assemblée Générale 2021

L’Assemblée Générale (AG) de l’association FDN qui statuera sur l’exercice 2020 aura lieu le samedi 27 mars à partir de 10h en distanciel, compte tenu des conditions sanitaires.   Nous utiliserons à cet effet le logiciel de visioconférence BigBlueButton, à l’adresse suivante : https://bbb.fdn.fr/b/khr-md1-m0m-aof   Toutes les personnes intéressées, membres de FDN ou non, peuvent […]

by Khrys at March 22, 2021 01:30 PM

March 20, 2021

French Data Network

La nouvelle infra mail de FDN est en place \o/

C’est officiel, la nouvelle infra mail de FDN est sortie après 18 mois de travail ! Nous nous sommes lancé·es dans cette refonte pour plusieurs raisons : Déjà c’est pas mal de tout dépoussiérer, l’ancienne infra datant de 10 ans… Nous voulions un outil permettant de créer rapidement et simplement un compte pour une personne […]

by Khrys at March 20, 2021 07:08 AM

February 28, 2021

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 03/03/2021, de 20:30 à 23:59 :

L’association se réunissait physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets.
Avec le couvre-feu/covid/confinement/conditions d’accueil à la MJC, ça ne sera pas possible.

Cependant, la réunion aura bien lieu à partir de 20h30, uniquement en ligne.

Toutes les informations sont disponible sur le pad de la réunion :

https://pad.sebian.fr/p/reunionldn84

by Alexandre BAILLY at February 28, 2021 12:14 PM

February 25, 2021

FAImaison

Assemblée générale 2021

L'assemblée générale est le moment de l'année le plus propice à nous rassembler et échanger sur l'année écoulée et les engagements futurs.

Cette année a été spéciale, et l'AG va l'être tout autant. Nous aurions aimé organiser une journée chaleureuse pour les 10 ans de FAImaison (2011-2021 !), nous retrouver enfin tous et toutes ensemble sur place pour prendre des nouvelles, construire des projets communs puis papoter autour d'un verre après l'AG.

Nous avons fixé la date du samedi 20 mars après-midi en espérant que le confinement serait derrière nous, malheureusement le temps passe et on sent bien que même en mars la recontre physique pour toutes et tous les membres ne sera pas une option.

Nous maintenons notre rendez-vous annuel malgré tout, et ferons le maximum pour le rendre chaleureux malgré la distance. Ce sera toujours un plaisir de nous retrouver, et nous espérons fédérer un grand nombre de membres.

Une salle est réservée de 13h à 17h, mais limitée à 15 personnes. Ce sera donc un mix en physique/à distance via Big Blue Button BBB que nous proposons exceptionnellement cette année, avec vote à distance sur une solution sécurisée.

Comme toujours, l'AG est ouverte à tous les membres, mais seules les personnes à jour de cotisation pourront voter.

Pour simplifier le travail des bénévoles et éviter la lourdeur des vérifications en direct pendant l'AG, nous aimerions vérifier en amont les adhésions des participantes et participants. Merci donc de signaler si vous comptez participer à l'AG du 20 mars, en précisant bien si vous souhaiteriez assister sur place ou à distance ! Pour cela, envoyez un mail au bureau avant le dimanche 7 mars 2021, dernier délai pour que nous ayons le temps de traiter vos réponses.

Venez nombreux·ses pour souffler les bougies !

Publication des bilans et compte-rendus suite à l'assemblée générale

Sont disponible au format PDF :

by FAImaison at February 25, 2021 11:00 PM

Illyse

Interview d’Illyse

Nous avions croisé Marine lors de l’édition 2020 du salon Primevère, juste avant le confinement. Suite à cette rencontre, une interview abordant les sujets qui nous sont chers, comme par exemple la neutralité du net, a été réalisée. Vous pouvez retrouver le podcast ici :)

by sdavid at February 25, 2021 12:22 AM

February 16, 2021

Fédération FDN

Deux bonnes nouvelles de 2020

Comme ça fait du bien et qu'il n'y en a pas beaucoup, la Fédération FDN vous propose de revenir sur deux bonnes nouvelles de 2020 :

1) La Cour de Justice de l'Union européenne condamne le "zero rating" et consolide la neutralité du net qui nous est si chère.

Le zero-rating c'est le fait de ne pas facturer les données consommées pour un site particulier en raison, par exemple, d'un accord commercial entre l'opérateur et le propriétaire du site en question.

Par exemple si, avec votre abonnement 4G, vous avez accès en illimité à YouTube, mais si par contre, dès que vous vous connectez à un service de vidéos comme PeerTube, cela vous est decompté de votre forfait, on voit bien qu'il y a un service favorisé par rapport à l'autre.

 En effet, de telles offres groupées sont de nature à amplifier l’utilisation des applications et des services privilégiés et, corrélativement, à raréfier l’utilisation des autres applications et des autres services disponibles, compte tenu des mesures par lesquelles le fournisseur de services d’accès à Internet rend cette dernière utilisation techniquement plus difficile, voire impossible. En outre, plus le nombre de clients qui concluent de tels accords est important, plus l’incidence cumulée de ces accords est susceptible, compte tenu de son ampleur, d’engendrer une limitation importante de l’exercice des droits des utilisateurs finals, voire de porter atteinte à l’essence même de ces droits. 

Source : https://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2020-09/cp20010...

Voir aussi à ce propos l'article de Julien Lausson sur Numerama.

Autres liens sur le sujet en anglais :

2) L'IETF a publié la RFC 8890 (analysée par Stéphane Bortzmeyer ici) qui rappelle que l'Internet est avant tout pour les utilisatrices et utilisateurs finaux.

Cela va dans le sens de la charte de la Fédération FDN qui donne la possibilité aux abonné·e·s de garder le contrôle de leur accès et on fait en sorte qu'iels soient encouragé·e·s à prendre part à la construction de leur bout d'Internet.

C'est suffisamment rare pour qu'on relève quand l'Union Européenne défend la neutralité du net ou que l'IETF prend position politiquement pour défendre les intérêts des utilisateurs et utilisatrices !

by Khrys at February 16, 2021 09:15 PM

January 30, 2021

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 03/02/2021, de 20:30 à 23:59 :

L’association se réunissait physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets.
Avec le couvre-feu/covid/confinement/conditions d’accueil à la MJC, ça ne sera pas possible.

Cependant, la réunion aura bien lieu à partir de 20h30, uniquement en ligne.

Toutes les informations sont disponible sur le pad de la réunion :

https://pad.sebian.fr/p/reunionldn83

by Alexandre BAILLY at January 30, 2021 02:33 PM

January 24, 2021

Aquilenet

Soutien aux collectifs du Mix'art Myrys

 

 Le Mix'art Myrys est un haut lieu culturel autogéré de Toulouse où certains d'entre nous ont été et avec qui nous avons des échanges. Ce lieu héberge de nombreuses structures et rayonne dans le milieu de la culture et de l'art indépendant. Mix'art Myrys est aujourd'hui menacé de fermeture suite à une décision administrative !

 Des exemples d'associations que nous connaissons bien, comme le Tetalab qui organisera les évènements du THSF un évènement majeur de la scène du hacking français.

https://farm1.staticflickr.com/894/39864627140_9a00db4af0.jpg

 

Ou encore Tetaneutral, une des associations fondatrice de notre fédération de fournisseurs d'accès Internet associatifs (FFDN), elle a créé au Mix'art un centre d'hébergement associatif.

 Comme le montre cette ancienne vidéo de l'émission Strip Tease de 2006, le projet Mix'Art est ancré à Toulouse depuis un moment !

Pétition: http://chng.it/4fWzxfNSVG

Site de soutien: https://vive.mixart-myrys.org

 Aquilenet soutien toutes les actions pour défendre le lieu où se trouve les collectifs du Mix'Art et nous relayons l'article suivant:

APPEL A MONSTRATION

en soutien à MIXART MYRYS !

RENDEZ-VOUS CE DIMANCHE 24 JANVIER 14H à Arnaud Bernard en direction Francois Verdier pour réveiller vos monstres intérieurs.


Que les sculptures gigantesques, marionnettes, masques, ou maquillages, viennent parader à nos côtés! Venez paré.e.s de vos moyens d'expressions les plus délirants, pour revendiquer avec fierté nos écarts avec les normes de cette société !
Mercredi, le soutien que nous avons voulu apporter à cet acteur indispensable de la vie culturelle toulousaine a vite été dissout par une cohorte d'amendes onéreuses. Deux heures plus tard, la mairie impose la fermeture administrative de Mix'art Myrys. Face à une telle démonstration de pouvoirs, nous appelons à un rassemblement en ce dimanche 24 Janvier autour d'un cortège extravagant et indigné, joyeux et révolté. En tant que public, sympatisant.e.s ou ami.e.s, retrouvons nous pour apporter notre soutien, pour manifester notre colère quant à la condamnation de la culture, de la liberté et de la capacité à tout un chacun de penser, créer et construire ensemble.

Depuis plus de 25 ans Mix'art Myrys fait vibrer la ville de Toulouse. C'est un espace d'expérimentation humaine et collective, de démocratie directe et inclusive. Un projet artistique, politique et social. Le lieu s'est affirmé comme un laboratoire de recherche artistique, dans la création comme dans la diffusion et il ne cessera de prôner l'accès à la culture. De visibiliser celle qui est fragile, celle qui ne nourrit pas les élites, qui dérange et bouleverse, celle qui émeut sans rassurer ni endormir, ni égayer le paysage morne qui nous entoure aujourd'hui.

De quoi sera fait demain sans Mix'art Myrys ? De quoi sera fait Toulouse sans le lieux le plus emblématique de sa culture alternative ? Quel avenir veulent ils offrir à la métropole, quand tout ce qui n'est pas conventionnel est écrasé à coup de pelleteuse, viré par des politiques fasicantes et violemment balayé par la police. Le Pacifique, le Bleubleu, le DAL, maintenant Mix'Art... Que va t il rester de la ville "rose" ? Une Tour monstrueuse, des ramblas sans âme, des logements de luxe, des universités gérées par une compagnie d'autoroutes... Quel est ce tableau aseptisé que l'on nous impose sans la moindre considération ?

On peut se douter que le même sort attend les petits lieux, les bars et restaurants associatifs, les espaces culturels ; toutes les petites flammes qui naissent du cœur des personnes qui visent l'entraide, le partage, et choisissent la poésie malgré l'austérité d'un monde qui ne nous ressemble plus.

Le diagnostic est à déplorer. La crise n'est pas seulement sanitaire, elle est politique.

En ce dimanche 24, nous voulons déplacer l'énergie qui habite l'un des derniers lieux de culture autogéré, dans la rue, l'espace d'un temps. Pour y proclamer ensemble, la profonde conviction que l'expression est une liberté qui ne peut être évincée.

Retrouvons nous avec calme et dignité, joie et détermination, dans le respect de cette crise sanitaire qui ne cesse de nous étouffer.

EXIGEONS LA REPRISE DU DIALOGUE AVEC TOULOUSE METROPOLE


Nous, Mix’Art Myrys - collectif d’artistes autogéré, et Soutiens de Mix’Art Myrys, en tant qu’Artistes, Lieux culturels et artistiques, Citoyen.ne.s,

Demandons que les travaux de mise en conformité aux normes ERP dans le respect du projet (maîtrise d’usage) soient enfin réalisés par Toulouse Métropole (maîtrise d’ouvrage).

Que puisse être pérennisé cet espace d’expérimentation artistique, culturelle, démocratique, sociale et sociétale. Cet espace de liberté, de mutualisation, de coopération, d’autogestion.

Mise à jour du 25/01/2021:

"La Grande Monstration" Manif de soutien a Mix'art Myrys

Ajout 25/02/21: Défendre les lieux en communs - conditions et stratégies:

https://wiki.remixthecommons.org/index.php/21.02_Défendre_les_lieux_en_communs_-_conditions_et_stratégies

Ajout 1/03/21: Mix’Art Myrys appelle à 30 jours de réflexion et d’action pour l’EN COMMUN, LIBRE ET NÉCESSAIRE ! 

https://vive.mixart-myrys.org/mixart-myrys-appelle-a-30-jours-de-reflexion-et-daction-pour-len-commun-libre-et-necessaire/

Radio avec TTH: captations, sons, lives et musiques:
https://radio.mixart-myrys.org/~tth/

by Sacha at January 24, 2021 10:32 AM

December 30, 2020

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 06/01/2021, de 20:30 à 23:59 :

L’association se réunissait physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets.
Avec le couvre-feu/covid/confinement/conditions d’accueil à la MJC, ça ne sera pas possible.

Cependant, la réunion aura bien lieu à partir de 20h30, uniquement en ligne.

Toutes les informations sont disponible sur le pad de la réunion :

https://pad.sebian.fr/p/reunionldn82

by Alexandre BAILLY at December 30, 2020 02:37 PM

December 22, 2020

FAImaison

FAImaison contre la « sécurité globale »

FAImaison a choisi de s'associer à l'appel de la Quadrature du Net et 54 autres organisations pour s'opposer à la proposition de loi « sécurité globale » actuellement en discussion.

Une nouvelle fois, utilisant le contexte sécuritaire et sanitaire actuel, les libertés fondamentales sont attaquées. La disposition la plus relayée dans les médias concerne la liberté de manifester. Nous pensons qu'il s'agit d'une nouvelle étape de contrôle de la population, et que cela aura ensuite des conséquences sur les communications via Internet, notamment sur d'éventuelles interdictions de publier des images ou vidéos de manifestations sur Internet. Mais ce texte recèle d'autres atteintes aux libertés : caméras sur la voie publique, caméras portées par les forces de l'ordre, surveillance par les drones, extension des droits de la surveillance privée, etc.

N'hésitez pas à interpeller vos députés pour s'opposer à cette proposition de loi.

Vous pouvez consulter l'appel complet en vous rendant sur le site de La Quadrature du Net et le dossier législatif sur le site de l'assemblée nationale pour aller à la source des informations.

by FAImaison at December 22, 2020 11:00 PM

Le Blog de SCANI

Exploiter un réseau FTTH passif, pas si simple …

À l’occasion de quelques rencontres et réunions, nous avons enfin réussi à avancer avec BFC Fibre, filiale d’Orange, en charge du déploiement d’un gros tiers des prises de fibre optique non encore planifiées dans notre département (les 2 autres tiers étant confiées à la société Yconik, filiale d’Altitude infrastructure).

Afin de bien comprendre la suite, un petit rappel s’impose, pour expliquer la différence entre une offre passive et une offre activée sur les réseaux FTTH :

  • Une offre passive permet à un opérateur (SCANI, par exemple) de louer à un exploitant de réseau (ici Orange) des morceaux de ce réseau pour faire ce qu’il a à faire avec. Un segment de fibre par ici, une place dans une armoire de rue par là, etc … Ces offres sont généralement conçues pour les gros opérateurs qui ont les moyens de déployer leurs propres équipements un peu partout. Pour autant, dans la théorie, elles sont ouvertes à tous types d’opérateurs.
  • Une offre activée, quant à elle, permet à un opérateur (généralement plus modeste qu’un Free ou un SFR), de n’avoir à se connecter qu’à un seul point d’un réseau X ou Y pour y collecter le trafic de ses abonnés sans avoir à déployer tout un tas de matériel sur le terrain.

Notre petite coopérative aurait tout intérêt à souscrire à cette seconde offre. Même si elles sont généralement plus onéreuses par abonné (puisque l’opérateur qui la commercialise doit prendre à sa charge le matériel à déployer), elles restent toujours plus pertinentes lorsqu’on ne dispose pas de dizaines de milliers d’abonnés.

Oui mais voilà …

Point d’offre activée sur la part du réseau de l’Yonne qui est conçue et gérée par Orange. C’est un choix fait par le département, probablement dicté par un raisonnement financier : demander à Orange de proposer une offre activée sur le réseau coûte plus cher et ne va pas servir aux « gros opérateurs », elle ne présente donc que peu d’intérêt pour eux.

Là ou c’est rigolo, c’est que les 115000 dernières prises qui seront construites par Altitude Infrastructure avec 0€ d’argent public mobilisé disposeront de cette offre activée. Allez comprendre.

Les offres passives, donc

Nous voilà donc partis dans l’idée de recourir aux offres passives d’Orange, au moins pour ce qui concerne le Jovinien et le Migennois, secteurs qui concentrent le gros des membres de notre coopérative en centre-Yonne.

La décision est prise à l’été 2019 chez SCANI et, depuis ce jour, nous demandons donc à Orange de nous envoyer un contrat à signer pour pouvoir souscrire leurs offres passives … une base incontournable.

Z’êtes pas sur la liste !

Hollaaaa ! Pas si vite. Pour travailler avec un OI (opérateur d’infrastructure), il faut être sur la liste R9.2. C’est un peu comme pour les soirées privées, si t’es pas sur la liste, tu rentre pas.

Là ou ça devient amusant, c’est que ça paraphrase totalement le sketch de Maxime. Pour être inscrit sur la liste R9.2, l’ARCEP (notre autorité de tutelle, aussi qualifiée de « gendarme des Télécoms ») demande qu’on apporte la preuve qu’on travaille avec un opérateur d’infrastructure. Mais c’est justement pour travailler avec un opérateur d’infrastructure qu’on a besoin d’être inscrits sur cette liste.

Bref, ça a pris quelques mois (12, en fait), mai on a fini, un beau matin, par apparaître sur la liste. Du coup, on s’attendait à avoir un contrat rapidement, mais notre dossier a dû mourir écrasé sous une pile.

La réunion avec des élus

Un élu, en plus de tout ce qu’il fait pour le territoire, c’est pratique, surtout quand y’en a un tas et qu’ils sont remontés comme des pendules.

Nous avons assisté à une réunion initiée par le département pour présenter l’état du déploiement de la fibre à l’ensemble des communautés de commune. A cette occasion, Orange s’est fait remonter les bretelles et a fini par assurer que « non non, pas de problème pour travailler avec SCANI ! ».

Dont acte … Il est ou le contrat ?

« Alors, attendez, d’abord on va vous présenter nos offres que vous vous rendiez bien compte de comment c’est compliqué ! »

Bon, on ne va pas être de mauvaise foi, la réunion du 16 décembre, bien que très tardive, était utile et on a appris des choses. Entre autre :

Ce n’est pas un scoop, mais on a à présent la certitude qu’Orange, et plus globalement l’ensemble du secteur, est organisé dans une sorte d’entre-soi d’où difficulté pour eux de s’adresser à un petit opérateur, ce qui explique, sans toute fois l’excuser, le temps depuis lequel SCANI se débat pour accéder à ces réseaux.

Nous avons également appris, qu’il était nécessaire de respecter les protocoles de communication « interop fibre » pour pouvoir commander des services à Orange. On aurait aimé avoir cette information à l’été 2019, mais l’important, c’est de finir par avoir tous les éléments. On nous a bien mis en garde sur la complexité de la chose. Nous avons bien répondu que nous maîtrisions nos outils et qu’effectuer des développements complémentaires ne posait pas de problème majeur.

Du coup, dès le weekend suivant (19 et 20 décembre) nous avons exploré cet univers inconnu mais (il faut le souligner) fort bien documenté et avons développé les primitives nécessaires pour ingérer les fichiers Interop dans notre système d’information.

Pour les curieux un peu technophiles, il s’agit majoritairement de flux d’informations au format CSV rassemblant l’ensemble des données FTTH, bâtiment par bâtiment et qui permet à tous les opérateurs, qu’ils soient d’infrastructure ou commerciaux, de travailler sur une base commune.

Voici ce que donne une vue cartographique « vite faite » des données récoltées pour la zone de Brienon :

Un petit zoom vers le milieu pointe déjà quelques manques dans le référencement qui risquent de créer de l’énervement chez les habitants concernés quand « la fibre sera disponible » :

Tant pis pour les gens qui habitent peut-être au milieu de la forêt …

T’as le code ? Y faut un code !

L’histoire n’est pas terminée … ce lundi 21 décembre, nous apprenons (décidément, nous allons de découverte en découverte) qu’il faut également un « code interop », sorte d’identifiant d’opérateur, pour pouvoir communiquer avec les outils de commande d’Orange. Le code ARCEP et l’inscription sur la liste R9.2 ne sont manifestement pas suffisants … qu’à cela ne tienne, on va faire ce qu’il faut.

Bref …

Nous n’avons toujours pas de contrat à signer mais on se rapproche du bout du tunnel dans lequel nous nous sommes engouffrés il y a plus de 18 mois.

Nous ferons, début 2021, une explication un peu plus détaillée sur les coûts de toute cette histoire et l’avenir de SCANI en matière de fibre.

by bruno at December 22, 2020 10:30 AM

December 21, 2020

Fédération FDN

Contre les technocrates et les oligopoles, démocratiser les télécoms

Alors que le déploiement de la 5G suscite une large opposition populaire, La Quadrature du Net et la Fédération FDN des fournisseurs d’accès associatifs (FFDN) interpellent aujourd’hui les responsables publics français. L’enjeu ? Œuvrer à la démocratisation des politiques dans le secteur des télécoms. Comment ? En favorisant le développement de réseaux construits et gérés par et pour la population.

Télécharger les Lignes directrices pour le développement des réseaux communautaires.

by Khrys at December 21, 2020 04:08 PM

December 10, 2020

Le Blog de SCANI

Quand ça veut pas …

L’année dernière, à peu près à la même époque, le département de l’Yonne bouclait un appel d’offre dit « Tranche 2 » consistant à désigner l’opérateur d’infrastructure qui serait en charge de la réalisation du réseau fibre optique supposé desservir l’ensemble des logements non prévu par la « Tranche 1 » (attribuée à Orange) et les grosses « zones AMII » qui étaient déjà en cours de déploiement (toujours par Orange, mais ce coup ci en fonds propres).

On parle de plus d’une centaine de milliers de bâtiments à connecter à un réseau tout neuf qu’il est nécessaire de créer de A à Z. On reviendra sur ce point et la différence entre raccordable et raccordé, car ce n’est pas anodin.

Le marché a été remporté par Altitude Infrastructure qui a proposé l’offre la moins chère : 0 €. En contre partie, ils s’arrogent la totalité des recette de ce nouveau réseau pendant 30 ans. Le deal est bien meilleur que celui passé avec Orange qui a coûté plusieurs millions d’euro pour deux fois moins de prises.

Que s’est-il passé depuis un an ? Une société adhoc a été crée, filiale d’Altitude, et se nomme Yconik. De multiples rendez-vous ont été pris pour préparer le terrain, planifier, définir les emplacements des principaux équipements de ce nouveau réseau, etc. Aucun travail de terrain (tirage de câble, installation d’armoires, …) n’a été entamé, et c’est assez logique : la préparation d’un réseau de cette envergure n’est pas à prendre à la légère et réclame du temps.

Le cahier des charges, pour ces « 115000 prises », c’était qu’il fallait que ce soit tout fini tout fini pour … 2023. Le mois dernier, lors d’une réunion organisée par le conseil départemental à l’attention de l’ensemble des EPCI, certains affirmaient même que ce serait terminé pour 2022. Après tout, c’est ce qui est écrit sur le contrat signé en début d’année avec Altitude Infrastructure.

Oui maaaiiiis …

Un avenant au contrat, dévoilé il y a peu, repousse l’échéance de 2 ans (Errata : la situation actuelle fait état de 6 mois. Voir en fin d’article). Chez SCANI, on ne va pas se pavaner en disant « on vous l’avait bien dit », par contre, on tient à souligner que repousser de deux ans un chantier qui n’a pas encore commencé (sur le terrain) au motif que les travaux ont pris du retard à cause de la crise sanitaire, c’est s’exposer à un nouveau report dans les années qui viennent. On nous dira probablement qu’on fabule encore, mais on fera tous ensemble les comptes en 2025, si vous le voulez bien.

Notre prévision reste la même, l’Yonne pourra envisager d’afficher un taux de disponibilité du très haut débit de 80% en 2035. Pas avant. Et nous parlons bien de « disponibilité », pas de « raccordement ».

Prise, ligne et CCF sont dans un bateau

On pensait que c’était bien saisi par tout le monde, mais une récente conversation avec un élu nous a prouvé que non, un petit rappel s’impose donc.

Les différents marchés de déploiement de la fibre dans l’Yonne concernent la mise à disposition d’une fibre au plus près des logements. Dans les immeubles, ce sera probablement dans la cave, voir sur le palier. Dans les rues pavillonnaires, ce sera dans les chambres souterraine ou sur les poteaux s’il en existe encore, dans les hameaux ce sera au centre, et pour les habitats dispersés ou isolés, ce sera le long de la départementale la plus proche sur un poteau. Si vous allez vous promener à Migennes vous trouverez peut être ce genre de choses.

La prestation commandée par les départements commence au NRO (le gros central téléphonique du coin) pour terminer dans cette boite. Entre les deux, des pelles et des pelles de câbles, des armoires, etc.

Et … c’est tout. Ce qui devait être terminé en 2022 ou 2023 et qui vient d’être repoussé à 2025, c’est la pose de ces boites et des fibres qui arrivent dedans.

Dans nos univers d’opérateur on parle de « ligne raccordable ». Il n’y aura pas 115000 prises FTTH dans l’Yonne en 2025. Il y aura (peut être) 115000 lignes de fibre optique qui termineront dans ces boites.

Et après ?

Après, il faudra créer les CCF (câblage client final) entre cette boite et les maisons alentour. Si la boite est sur un poteau, il faudra tirer un câble entre le poteau et la maison, faire un trou dans le mur, rentrer le câble, le coller (agrafes interdites) le long des murs et installer la prise au bout. 2 à 4h de boulot pour deux personnes.

Si la boite est souterraine, il faudra que le fourreau qui mène dans la maison ne soit pas bouché ni écrasé, il faudra percer la dalle de fondation pour faire remonter la fibre, la coller le long des murs et installer la prise au bout. Si le fourreau est bouché, il faudra défoncer le jardin ou la terrasse pour en passer un nouveau, probablement 2 à 3 jours de boulot.

Si la maison est isolée à 3km de la boite, il faudra tirer 3km de câble, en plus de tout le reste (trou, collage aux murs … enfin vous avez compris)

Combien de temps sera nécessaire pour équiper 115000 maisons de la sorte ? Allez, on va sortir notre boule de cristal. Soit 20% des installations qui posent problème et réclament 3 jours de travail, les 80% restants se passant bien (moyenne 3h à deux personnes).

On est donc rendu à 92000 x 6 heures + 23000 x 21 heures … allez, faisons un arrondi, un million d’heure de travail. En 5 ans, 47 semaines travaillées par ans, ça fait 4400 heures de travail à produire par jour. Il nous faut donc une armada de plus de 600 personnes qualifiées et sur le terrain 5 jours par semaine uniquement pour le câblage final. Il faut également l’encadrement qui va avec, les véhicules, les engins et la matière première.

Ceci bien entendu vient en complément des équipes qui déploient le réseau sur la voie publique, sachant que celles-ci doivent être passées avant, évidemment.

A titre de comparaison, la convention « Zone AMII » concernant Auxerre a été signée en 2012 pour une fin de travaux théorique en 2018 et portant sur 45000 prises. Nous sommes en 2020, et voici l’état de ce chantier dans l’Auxerrois à la fin de l’été dernier, soit 8 ans et 2 mois après le début de l’opération :

Seuls Perrigny et Saint-Georges sont à plus de 80%, Charbuy et Valan sont à peine commencés et le reste est « entre 50 et 80% ». Notre estimation « au jugé » donne 65 à 70% de couverture en moyenne. Il est beau, le chantier terminé à 100% en 2018.

Et, encore une fois, on ne parle ici que des câblages sur la voie publique : impossible de savoir ou en est le déploiement réel chez les utilisateurs, c’est une « information stratégique » qui n’est pas publiée.

Dès lors, comment croire une seule seconde que 115000 prises, rurales qui plus est, seront réalisables en 2, 5 ou même 10 ans ?

La botte secrète

A défaut d’avoir prévu le coup en France et d’avoir, dès 2010, crée une véritable filière pour former des jeunes à ces métiers, comment va-t-on faire ? Faire appel aux travailleurs détachés bien entendu ! Il parait qu’au Portugal ils sont bien plus avancés que nous et qu’ils ont donc des tas de gens qui savent bien faire mais qui n’ont plus de boulot.

Rentrons sur terre

Ce n’est pas parce que quelques doux rêveurs nous en mettent plein les yeux avec des fusées vers Mars qu’il faut rester dans les nuages. PCLight depuis 2012, puis SCANI à partir de 2016 s’activent pour amortir le choc du gouffre de l’aménagement numérique.

De 12 méga au lieu de 5 à la mairie de Béon début 2013 à plus de 500 méga symétriques à l’ensemble des bâtiments de l’ancien Groupe Géographique de Joigny aujourd’hui, notre coopérative n’a plus de preuve à donner de la pertinence et du bien fondé de ses actions.

Nous souhaitons aller plus loin

Cela fait maintenant 2 ans que nous bataillons avec Orange pour obtenir le droit, comme n’importe quel opérateur, d’exploiter leurs réseaux fibres. Prochain épisode la semaine qui vient. Mais quoi qu’il arrive, proposer des connexions fibre va nous coûter plus cher que de proposer des connexions radio, le prix risque naturellement d’augmenter.

Depuis plusieurs mois, nous avons développé quelques poches isolées en nous basant sur le réseau RCube de la région. Malgré quelques désagréments techniques inhérents à l’interconnections de réseaux, ça fonctionne plutôt bien. Suite à la récente réduction d’envergure de leur réseau, on se propose d’ailleurs, au cas par cas, de trouver des solutions de maintient de la connexion des personnes concernées.

Nous avons donc la ferme intention de proposer le même principe avec la densification du réseau fibre : baser nos réseaux radio sur la fibre à mesure qu’elle se déploie pour alimenter ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas obtenir la fibre (maison isolée, fourreau bouché, …)

Et certains nous disent déjà, dans des zones fibrées comme Saint Bris le Vineux : « pourquoi payer 40 voir 50 € par mois une connexion fibre quand la connexion radio que me fourni SCANI est suffisante ? En plus, c’est local et non marchand ! »

Pédagogie, répétition

Nous avons déjà, à leur demande, pris le temps nécessaire pour expliquer tout ce qu’il faut expliquer sur ces sujets à des dizaines d’élus communaux et intercommunaux de l’Yonne. Mais il en reste encore beaucoup qui nagent dans l’ignorance. Ce n’est pas un reproche, mais chacun le sent bien : c’est un sujet important et on peut vite se faire mener en bateau.

Nous le répétons donc haut et fort :

ÉLUS DE L’YONNE :
VENEZ NOUS VOIR.

SCANI n’est pas qu’un fabricant d’accès à internet. Le second objet statutaire de notre coopérative concerne « L’initiation et le perfectionnement à la pratique et la maîtrise des technologies par le partage des connaissances ». Jusqu’au 30 juin 2021, nous irons même encore plus loin : la seule contrepartie que nous demanderons à ces rendez-vous sera votre engagement de soumettre à votre conseil municipal, communautaire ou départemental le principe d’une adhésion à notre coopérative (participation libre par tranche de 10 €)

Nous avons bien conscience des plannings serrés, du côté rebutant de « risquer de passer pour un imbécile en posant des questions idiotes » et pouvons donc même faire l’effort de venir à votre rencontre pour une séance en tête à tête (mais il serait préférable de grouper un peu)

On rappel s’il était nécessaire que 70% du travail effectué dans SCANI est volontaire et bénévole, ces opérations ne feront pas exception.

Pour en savoir plus

Notre site documentaire s’étoffe de jour en jour et est consultable par ici. Vous pouvez nous laisser un message dans la partie « contact » du site et même, si le coeur vous en dit, vous inscrire.

Complément du 11 décembre

Il semble que notre lecture soit un peu biaisée. Le retard ne serait en effet que de 6 mois et non 2 ans. Nous regarderons donc avec attention fin 2023 🙂

by bruno at December 10, 2020 09:32 PM

December 09, 2020

Rhizome

Coupure accès internet ce 10/12/2020

Bonjour à toutes et à tous

C'est un message très important concernant une coupure de votre accès Internet qui aura lieu ce jeudi 10 décembre de 7H40 jusqu’à probablement au moins 11H. On essaye de la faire la plus courte possible, mais plein d'éléments extérieurs font qu'on est pas certains d'avoir tout remis en marche à cette heure la. On va faire au plus court.

Il s'agit d'une rénovation globale du cœur de notre réseau radio, situé au 6ème étage de Benjamin Franklin. Malheureusement, pour le moment, il nous est impossible de ne pas avoir une coupure globale en arrêtant le matériel situé à cet endroit, c'est l'un des points critiques de notre réseau. On cherche à ne plus avoir cet unique point mais cela engendrerait une complexité certaine dans le réseau.

L'intervention consiste en la mise en place d'un coffret de brassage individuel pour l'association dans la gaine technique à l'emplacement occupé actuellement par le matériel, puis de placer l'intégralité de ce dernier dans le coffret et remettre le tout en marche, avec une mise aux normes électriques.

On est désolé du peu de marge de délai entre cette annonce et le début de l'intervention, mais on a du attendre que cette dernière soit certaine avant d'intervenir: Que la logistique de l'UTC, le prestataire extérieur, le matériel, etc et on s'est synchronisés la dessus avec l'UTC. Bref, un beau bordel, qui fait qu'on vous préviens très/trop tard par rapport à nos habitudes.

Pour suivre les annonces que l'on va faire, et le déroulement des travaux, vous pouvez suivre ce fil mastodon: https://toot.aquilenet.fr/web/statuses/105350007612492941

Si après avoir annoncé dessus la fin de coupure et le rétablissement complet, vous constatez encore un problème sur votre accès, n'hésitez pas à nous contacter au plus tôt par mail, sur mattermost https://team.picasoft.net/rhizome/channels/support-abonnes.
Si vous avez des questions etc, n'hésitez pas non plus

Martin, pour Rhizome

by Rhizome at December 09, 2020 01:02 PM

December 08, 2020

Fédération FDN

[NextInpact] 2015-2020, les nouveaux défis de la loi Renseignement

Peu avant l’été, la mission d’information a rendu son rapport sur l’application de la loi Renseignement. Nous nous sommes plongés dans ce fleuve de 217 pages, fort de nombreuses propositions. Un cours d’eau menacé par ailleurs par une jurisprudence européenne de plus en plus sensible sur les données personnelles.

by Khrys at December 08, 2020 08:52 PM

[NextInpact] Conservation des données de connexion : la justice de l'UE siffle la fin du match, ou presque

Après des années d’attente, la Cour de justice de l’UE s’est penchée sur des sujets qui concentrent les attentions des associations de défense des libertés numériques : l’obligation de conservation généralisée des données de connexion, la transmission de ces données aux services du renseignement notamment. Deux sujets ayant fait l'objet de deux arrêts. Analyse.

by Khrys at December 08, 2020 08:45 PM

December 01, 2020

Lorraine Data Network

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 02/12/2020, de 20:30 à 23:59 :

L’association se réunissait physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets.
Avec le couvre-feu/covid/confinement/conditions d’accueil à la MJC, ça ne sera pas possible.

Cependant, la réunion aura bien lieu à partir de 20h30, uniquement en ligne.

Toutes les informations sont disponible sur le pad de la réunion :

https://pad.sebian.fr/p/reunionldn81

by Alexandre BAILLY at December 01, 2020 07:17 PM

November 24, 2020

Iloth

Visio-apéro iloth le 28 novembre !

C’est l’heure d’un nouvel apéro, et cette fois-ci, en visio ! :)

Retrouvez-nous samedi 28 novembre à 19h30 sur notre service de visio-conférence BIM!Allo !

Qu’est-ce qu’on fait pendant un apéro iloth ? On se retrouve autour d’un verre pour discuter internet neutre, services décentralisés, vie privée et liberté d’expression !

Retrouvez tous les détails de l’événement sur BIM!Organise : https://organise.bim.land/events/07a913c0-92fc-449a-9eef-d3c8895933ed

Amenez vos idées et vos bières ! ;)

L’équipe iloth

by c b at November 24, 2020 09:00 AM

November 23, 2020

Iloth

BIM!Organise – Organisez, informez, mobilisez, tout simplement !

A peine plus d’une semaine après avoir mis en ligne notre réseau social BIM!Social, iloth revient à la charge avec un nouvel outil communautaire pour le projet BIM! : une plateforme de création d’événements, d’activités et de rencontres nommée BIM!Organise !

Cette plateforme, basée sur l’excellent projet Mobilizon de Framasoft, vous permettra de créer des événements, et d’en gérer les participants. Mais pas seulement !

Vous aurez également la possibilité de créer un groupe (correspondant à votre collectif, par exemple) dont les membres pourront discuter ensemble, accéder à des ressources communes, planifier des événements (publics ou privés), bref, s’organiser et collaborer dans la durée !

Enfin, une notion de profils vous permettra de garder séparées votre vie privée, professionnelle, et publique, en vous donnant la possibilité de vous inscrire “en tant que…” l’identité de votre choix aux évènements qui vous intéressent.

Vous pourrez ajouter ces événements à votre calendrier personnel en un seul clic, et ce quel que soit le logiciel, téléphone ou calendrier utilisé, sans pistage !

Vous l’avez compris, c’est une plateforme simple d’accès et respectueuse de votre vie privée, qui ne collecte pas d’informations personnelles à tire-la-rigaud, et ne les monétise donc pas. Elle se veut neutre et ne tentera pas d’accaparer votre attention pour vous y accrocher : vous l’utilisez quand elle vous est utile, et elle se fera oublier si elle n’a rien à vous apporter ;)

Vous pouvez utiliser BIM!Organise à partir du site web https://organise.bim.land, ou de l’application Android disponible sur le Playstore et F-droid. (Pour utiliser notre instance, tapez sur le bouton “. . .” en haut à droite, puis sur “Changer d’instance” et entrez “organise.bim.land”.)

Pour plus d’informations sur le projet Mobilizon, jetez un oeil à leur excellente page explicative : https://joinmobilizon.org/fr/

Nous espérons que cette nouvelle initiative permettra aux individus, collectifs et structures diverses d’avoir une vie communautaire et de se découvrir, sans devoir recourir à Facebook !

N’hésitez pas à en parler autour de vous ;)

L’équipe iloth

by c b at November 23, 2020 12:52 PM

Fédération FDN

Présentation du groupe de travail transmission (tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le groupe sans jamais oser le demander)

Le groupe Transmission proposera une présentation de ses activités et travaux lors de sa prochaine réunion mensuelle, le 15 décembre à partir de 21h, sur le mumble d'Aquilenet. Vous êtes toutes et tous les bienvenu·e·s !

by Khrys at November 23, 2020 12:01 PM

November 17, 2020

French Data Network

FDN signataire d’une tribune contre la « loi de sécurité globale »

FDN a signé une tribune contre la « Loi de sécurité globale ». Vous pouvez la retrouver sur le site de La Quadrature du Net ici.

by Khrys at November 17, 2020 08:55 PM

Fédération FDN

FFDN signataire d'une tribune contre la « loi de sécurité globale »

La Fédération FDN a signé une tribune contre la « loi de sécurité globale ». Vous pouvez la retrouver sur le site de La Quadrature du Net ici.

by Khrys at November 17, 2020 07:59 PM

November 11, 2020

FAImaison

FAImaison contre la « sécurité globale »

FAImaison a choisi de s'associer à l'appel de la Quadrature du Net et 54 autres organisations pour s'opposer à la proposition de loi « sécurité globale » actuellement en discussion.

Une nouvelle fois, utilisant le contexte sécuritaire et sanitaire actuel, les libertés fondamentales sont attaquées. La disposition la plus relayée dans les médias concerne la liberté de manifester. Nous pensons qu'il s'agit d'une nouvelle étape de contrôle de la population, et que cela aura ensuite des conséquences sur les communications via Internet, notamment sur d'éventuelles interdictions de publier des images ou vidéos de manifestations sur Internet. Mais ce texte recèle d'autres atteintes aux libertés : caméras sur la voie publique, caméras portées par les forces de l'ordre, surveillance par les drones, extension des droits de la surveillance privée, etc.

N'hésitez pas à interpeller vos députés pour s'opposer à cette proposition de loi.

Vous pouvez consulter l'appel complet en vous rendant sur le site de La Quadrature du Net et le dossier législatif sur le site de l'assemblée nationale pour aller à la source des informations.

by FAImaison at November 11, 2020 11:00 PM

November 09, 2020

Iloth

BIM!Social – Un réseau social alternatif !

Bonjour à tous !

Nous avons le plaisir d’enfin rendre officielle la mise en ligne de notre tout nouveau service BIM!, le réseau social communautaire BIM!Social : https://social.bim.land

Celui-ci est basé sur le logiciel libre Mastodon et son écosystème nommé le “fédiverse“.

Il s’agit d’une alternative à Twitter, qui :

  • Est administrée et modérée par nous, selon des règles simples déterminées dans notre Charte de Bienveillance
  • Ne collecte aucune donnée personnelle à des fins commerciales, ne traque pas ses utilisateurs, et respecte leur vie privée
  • Est “fédérée” : c’est à dire que notre modeste instance Mastodon est interconnectée avec des centaines d’autres ! En y créant un compte vous pouvez consulter, vous abonner et interagir avec n’importe quel autre compte du réseau Mastodon mondial !

Au delà de ces avantages, avec un simple clic sur le bouton Fil public local depuis votre compte, il vous sera possible d’accéder à un fil d’actualité regroupant tous les comptes propres à notre instance !

C’est là que vous pourrez découvrir les activités d’initiatives locales (associatives, collectives ou individuelles) ! Nous espérons que cela permettra à des collectifs de se découvrir, de s’entraider, et de trouver une communauté :)

Vous pouvez d’ores et déjà y suivre plusieurs collectifs héraultais :

Que vous soyez une association, un collectif, un média alternatif, un commerce local ou simplement une personne curieuse, nous vous proposons de tenter l’expérience, et de nous rejoindre sur le fédiverse !

Vous pouvez l’utiliser depuis un téléphone Android, un iPhone, depuis l’interface web intégrée ou même depuis une application sur l’ordinateur de votre choix ! Retrouvez les différents logiciels disponibles ici : https://joinmastodon.org/apps

L’équipe d’Iloth

by c b at November 09, 2020 09:29 PM

November 04, 2020

FAImaison

Arpentage du rapport du Shift Project « Déployer la sobriété numérique »

Le 5 novembre dernier, FAImaison a organisé un arpentage du rapport du Shift Project « Déployer la sobriété numérique ». Ce texte se veut un compte-rendu de cet arpentage et des échanges auxquels il a donné lieu.

Pour rappel, l’arpentage est une méthode d’éducation populaire permettant de lire collectivement un ouvrage : les participants et participantes se répartissent la lecture de l’ouvrage et résument ensuite au groupe ce qu’elles ont lu. Ici nous avions décidé que chacun et chacune, à l’issue de sa lecture, rapporterait au groupe une chose qu’elle a apprise et une chose qui l’a surprise.

Dans la continuité des deux précédents rapports de The Shift Project, parus en 2018 et 2019, Déployer la sobriété numérique se veut un guide de mise en oeuvre de la sobriété numérique, c'est-à-dire « une prise de conscience de l'impact environnemental du numérique » selon leurs mots.

Dans l’ensemble nous avons tous et toutes été surprises par le ton du rapport : technique, voire technocratique, il nous a rebutées et nous a donné le sentiment d’être destiné aux « décideurs » alors que nous aurions souhaité, sur un sujet aussi important, un document utilisable par les citoyens et citoyennes.

Bien que ce texte pose des questions intéressantes, telles celles de l’extraction des matières première ou de l’économie de l’attention, il laisse un goût d’inabouti en bouche, ces sujets étant survolés au profit d’une analyse majoritairement quantifiée de la consommation électrique d’éventuels systèmes dits « intelligents ».

L’autre grand absent du rapport est le politique : rédigé à destination des chefs d’entreprises ou d’institutions, il ne traite que des sujets sur lesquels ceux-ci s’autorisent à agir et constitue par conséquent plus un outil de lobbying ou de marketing que de transformation de la société. Il ne conçoit la mise en oeuvre de la sobriété numérique que d'un point de vue vertical et descendant, sans se poser la question de l'appréhension citoyenne de ces enjeux.

Le premier rapport semblait plus prometteur quant à l'état des lieux réalisés

En conséquence, si l’on peut partager les constats desquels part le Shift Project, dont le rapport fournit d’intéressantes illustrations, il ne nous semble pas possible de pouvoir utiliser ce dernier afin de construire une alternative politique au développement actuel de l’informatique.

Références :

Nous avons échangé quelques références au cours de nos discussions.

by FAImaison at November 04, 2020 11:00 PM

October 26, 2020

Alsace Réseau Neutre

Samedi 9 janvier 2021 - Atelier "Libérons-nous du pistage"

Horaire : 14h00 à 18h00

Lieu HACKSTUB / Aube - 97 avenue de Colmar - Strasbourg

Atelier "Libérons-nous du pistage" par ARN (CEN/CCN)

Lors de cet atelier, des bénévoles d'Alsace Réseau Neutre, votre Fournisseur d'Accès à Internet associatif et local, vous proposent différents parcours pour reprendre le contrôle sur vos données numériques en vous accompagnant dans l'adoption de solutions alternatives. 

Les parcours au choix :  

 - Configurer votre navigateur

 - Découvrir / installer Linux

 - Auto-hébergement YunoHost

 - Découvrir LineageOS 

  (L'inscription est fortement recommandée pour nous permettre de préparer nos événements au mieux.) 

Entrée libre

 

by scapharnaum at October 26, 2020 01:31 PM

Samedi 14 novembre 2020 - Ateliers "Libérons-nous du pistage"

Horaire : 14h00 à 18h00

Lieu HACKSTUB / Aube - 97 avenue de Colmar - Strasbourg

Atelier "Libérons-nous du pistage" par ARN (CEN/CCN)

Lors de cet atelier, des bénévoles d'Alsace Réseau Neutre, votre Fournisseur d'Accès à Internet associatif et local, vous proposent différents parcours pour reprendre le contrôle sur vos données numériques en vous accompagnant dans l'adoption de solutions alternatives. 

Les parcours au choix :  

 - Configurer votre navigateur

 - Découvrir / installer Linux

 - Auto-hébergement YunoHost

 - Découvrir LineageOS 

  (L'inscription est fortement recommandée pour nous permettre de préparer nos événements au mieux.) 

Entrée libre.

 

by scapharnaum at October 26, 2020 01:26 PM

Samedi 7 novembre 2020 - Rencontres intergalactiques de l'Antipub - Molodoï

Horaire : à 14h00

Lieu Molodoï - rue du Ban-de-la-Roche. 

Atelier

Atelier organisé dans le cadre de l'AG du RAP.

https://antipub.org/asso/groupes-locaux/

 

Entrée  : Inscription auprès du RAP - contact.strasbourg (arobase) antipub.org

 

by scapharnaum at October 26, 2020 11:42 AM

October 25, 2020

Lorraine Data Network

Projection + débat : Quadrature du Net : 11 ans de défense des Droits et Libertés

Pour les gens intéressés par un petit tour d’horizon de l’historique des travaux de la quadrature du net, l’association Graoulug organise une projection-débat ce samedi 31 octobre 2020 dont les modalités sont précisées dans le lien suivant :

https://www.graoulug.org/wordpress/?p=894

Mise à jour : nous adaptons la séance en téléconférence uniquement en raison de l’actualité. Ainsi, nous vous donnons rendez-vous dès 9H30 sur le salon https://lab.graoulug.org/projection-debat

by sacrediou at October 25, 2020 06:44 PM

Prochaine réunion mensuelle

Rendez-vous le 04/11/2020, de 20:30 à 23:59 :

L’association se réunissait physiquement une fois par mois sur Nancy, pour discuter de toutes les avancées sur les différents projets.
Avec le couvre-feu, ça ne sera pas possible.

Cependant, la réunion aura bien lieu à partir de 20h30, uniquement en ligne.

Toutes les informations sont disponible sur le pad de la réunion :

https://pad.sebian.fr/p/reunionldn80

by Alexandre BAILLY at October 25, 2020 04:29 PM

October 15, 2020

Le Blog de SCANI

Être au courant

Le réseau de SCANI comporte de multiples relais. Ils sont souvent situés chez des membres, mais un membre de SCANI, c’est un particulier, une entreprise ou une collectivité. Et quand on parle de collectivité, on parle de plusieurs personnes. Il n’est pas rare que tout le monde ne sache pas ce qu’est un relais ni à quoi ça peut bien servir. Parfois, certains ignorent même leur existence puisqu’on s’arrange pour qu’ils restent le plus discret possible.

Des histoires de relais en rade, nous en avons plein nos carrioles. De la simple coupure de courant à cause de travaux ou d’incidents sur le réseau électrique au petit rongeur qui a décidé de s’employer à grignoter un câble. Mais le cas le plus enquiquinant (principalement parce qu’il faut se déplacer pour remettre le courant), c’est celui du disjoncteur volontairement coupé par quelqu’un qui ne sait pas qu’il va casser un morceau d’internet en faisant ça.

Ce cas arrive majoritairement dans les églises, et très souvent en fin de journée le vendredi ou le samedi après qu’un évènement s’y soit déroulé : la personne qui reste pour terminer de ranger ne sait pas comment éteindre toutes ces lumières et fini donc par attaquer directement le tableau électrique, et PAF le relais de SCANI.

Du coup, QUE FAIRE ? Il y a bien la solution de mettre une étiquette à proximité, mais elle risque de se décoller assez rapidement. On peut aussi envisager le scotch rouge sur le disjoncteur mais le problème de décollement potentiel est le même et entraver le bon fonctionnement d’un disjoncteur n’est vraiment pas une bonne idée.

Nous travaillons de manière très étroite avec le Maillet de Joigny, un petit fablab qui se développe doucement. Nous avons donc cherché un moyen de signalisation forte, de protection d’abaissement fortuit de disjoncteur tout en n’empêchant pas son bon fonctionnement, et voilà le résultat :

Un petit tour d’imprimante 3D avec du PLA (à base de maïs et non de pétrole) rouge, et voilà notre capot en place sur le disjoncteur qui nous a joué des tours ces dernières semaines à l’église de Béon :

Mais ce n’est pas la seule histoire de courant chez SCANI en ce moment. Nous finalisons le tableau électrique de la future salle technique qui abritera quelques serveurs à l’usage de la coopérative mais également de l’association F.E.L.I.N et probablement de quelques autres collectifs dans les mois qui viennent (image d’illustration de cet article). Nous y reviendrons en temps utiles !

by bruno at October 15, 2020 08:33 AM

October 04, 2020

Le Blog de SCANI

Vote de clôture de l’année 2019

Nous démarrons ce jour les votes relatifs au bilan 2019 de SCANI

Vous pouvez retrouver les éléments moraux et financiers aux adresses suivantes :

Les membres peuvent voter directement sur leur espace https://cooperateurs.scani.fr/ ou bien venir voter à la permanence du mardi, ou encore envoyer simplement leurs directives de vote par email.

Lors des débats qui ont eu lieu du 15 juillet au 15 septembre, plusieurs questions ont été proposées. Un nombre croissants de contributions a été enregistré (en comparaison avec les années précédentes). Pour autant, personne n’a manifesté le souhait d’organiser des réunions physiques. La crise sanitaire actuelle y est peut être pour quelque chose.

Voici en quelques mots une restitution des diverses contributions (celles-ci ont été consignées au fur et à mesure sur le site documentaire de SCANI1)

Corrections de coquilles

La liste des résolutions à voter mentionnait le renouvellement du mandat de Franck Mouchel alors qu’il n’en a pas manifesté le souhait. La résolution 6 sera donc supprimée de la liste des éléments à voter (coquille repérée par Christophe)

Ajouts à la marge

Un lien vers la vidéo fédérale expliquant le baromètre FTTH a été ajoutée page 20.

A propos de la stratégie moyen/long terme

Un membre, considérant que la vocation de SCANI est de « boucher les trous », propose de mettre d’accent sur l’essaimage de ce que nous faisons autour de nous. C’est déjà en partie le cas au travers des actions que nous menons dans le cadre de notre fédération, mais il y aurait effectivement fort à faire pour encourager la naissance d’autres fabricants d’accès internet locaux partout en France. Ça pourrait être l’objet d’une réorientation partielle des forces que nous mettons actuellement dans la formation et l’accompagnement, qui, en plus de d’adresser aux publics locaux qui veulent comprendre et aider, pourrait bénéficier à d’autres futurs actifs de nouvelles structures ailleurs.

Un grand nombre de spécificités de SCANI ne sont pas connues, ni du grand public, ni même d’une bonne partie des membres. Il semblerait utile de travailler la mise en avant de ces points :

  • La neutralité du réseau
  • La prise de décision horizontale et démocratique
  • L’organisation différente du travail
  • La co-propriété du réseau et des activités par les membres eux-même

A propos de la pérennité du réseau de SCANI

Il semble, comme mentionné dans le bilan moral 2019, qu’on se dirige vers une baisse globale de l’arrivée de nouveaux connectés sur le réseau radio. Le challenge d’aller exploiter les réseaux fibres en cours de déploiement est donc plus que jamais d’actualité. Pour autant, certains membres soulignent les points suivants :

  • L’abonnement à 30 € sur le réseau SCANI, s’il fourni suffisamment de débit, peut convenir à de nombreux membres, même si un réseau FTTH  est disponible à leur adresse (mais proposant des abonnements souvent > 40 €). Pour autant, quelques membres ont souligné qu’il semblait contre-productif voir nocif de se lancer dans une guerre des prix.
  • Les hameaux et lieux isolés ne seront probablement pas couverts dans l’immédiat voir pas du tout, de petits morceaux de réseau SCANI, s’appuyant sur les réseaux FTTH avoisinants, pourront y apporter le débit nécessaire.
  • Certains membres suggèrent que SCANI pourrait officiellement ajouter à l’arc de ses compétences la gestion de réseaux wifi internes à des bâtiments (pour des entreprises ou des administrations), voir le conseil en matière de numérique. Ce sont des pistes qui avaient été étudiées il y a plusieurs années sans pour autant aboutir à un résultat concret. Il avait notamment été question de grouper les forces financières de petites communes pour financer des emplois d’informaticiens qui passeraient X heures par semaine dans telle commune et Y autres dans telle autre. Le côté coopératif de cette activité est moins évident à gérer, mais la coopération peut s’entendre du côté de la gouvernance qui pilote des activités salariées.

A propos du projet SCANI Soldaire

Les avis sont assez contrastés. Certains pensent que les structures publiques et para-publiques d’aides aux plus démunies sont déjà suffisamment nombreuses et que ça ne doit pas être le rôle de SCANI, d’autres soutiennent au contraire l’initiative sans pour autant trouver de solution au principal problème :

Un point de consensus s’est dégagé des débats en amont de ceux de l’assemblée générale : si SCANI se met à proposer des tarifs solidaire, ce n’est pas le rôle de la coopérative de déterminer QUI peut y avoir accès. Nous avons pris contact avec de nombreuses structures sociales qui nous ont toutes dit qu’il était simple de flécher de possibles bénéficiaires vers nous si on le souhaitait, mais qu’ils ne seraient pas en mesure de nous dire, plus tard, si telle ou telle personne peut ou ne peut pas continuer à bénéficier d’une offre solidaire.

Ceci implique un suivi pour le moins désagréable consistant à demander à intervalle régulier (6 mois ? Un an ?) à chaque bénéficiaire s’il est toujours concerné. On pourrait avoir tendance à vouloir conditionner ce genre d’offre au revenu du foyer, mais quelle légitimité aurait SCANI à demander une feuille d’imposition ? Des bénévoles voudraient-ils seulement s’occuper de ça ?

Bref, le principe en lui même n’est pas tranché et la méthode, si on y allait quand même, non plus. Il serait donc pertinent qu’un vote ai lieu sur le principe de fond avant d’aller plus loin.

A propos des conseils

Nous n’avons enregistré aucune candidature aux conseils d’administration et de surveillance. Si ce n’est pas impératif, étant donné la composition actuelle, il faudra tout de même que de nouvelles forces vives se manifestent à l’avenir pour assurer la continuité des conseils.

1https://doc.scani.fr/books/la-gouvernance/page/synth%C3%A8se-des-contributions-de-lag-de-cl%C3%B4ture-2019

by bruno at October 04, 2020 01:08 PM

October 02, 2020

Alsace Réseau Neutre

Samedi 10 octobre 2020 - Atelier "Libérons-nous du pistage"

Horaire : 14h00 à 18h00

Lieu HACKSTUB / Aube - 97 avenue de Colmar - Strasbourg

Atelier "Libérons-nous du pistage" par ARN (CEN/CCN)

Lors de cet atelier, des bénévoles d'Alsace Réseau Neutre, votre Fournisseur d'Accès à Internet associatif et local, vous proposent différents parcours pour reprendre le contrôle sur vos données numériques en vous accompagnant dans l'adoption de solutions alternatives. 

Les parcours au choix :  

 - Configurer votre navigateur

 - Découvrir / installer Linux

 - Auto-hébergement YunoHost

 - Découvrir LineageOS 

  (L'inscription est fortement recommandée pour nous permettre de préparer nos événements au mieux.) 

Entrée libre : 

 

by scapharnaum at October 02, 2020 12:03 AM

October 01, 2020

Alsace Réseau Neutre

Vendredi 02 octobre 2020 - Hack Ver Alli - Le Numérique, menace ou espoir ?

Horaire : 20h00 à 22h00

Lieu HACKSTUB / Aube - 97 avenue de Colmar

Projection / Débat

ARN et Hackstub vous invite à visionner une rediffusion de la conférence de Françoise Berthoud , Ingénieure de recherche en informatique au CNRS. S’en suivra une discussion sur la thématique écologie et numérique et une session hackstub plus classique.

Résumé : Envisagé comme solution technologique à la transition énergétique et plus globalement aux questions environnementales, le numérique est largement promu depuis plus de 10 ans, par les sphères politiques, industrielles ; voire par les citoyens et les chercheurs eux mêmes. Quels effets aujourd’hui sur l’environnement pour quels impacts environnementaux ? Ne serait il pas temps d’ouvrir les deux yeux sur une réalité qui a dépassé nos fantasmes collectifs ?

Entrée libre : 

 

by scapharnaum at October 01, 2020 11:43 PM

September 28, 2020

Le Blog de SCANI

Problèmes électriques en série

Ce n’est un secret pour personne, « les emmerdes, ça vole toujours en escadrille ».

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais le réseau de notre coopérative, bien que redondant à bien des endroits, est tout de même fortement dépendant de l’électricité. Un relais est éteint et c’est tous les membres situés « derrière » lui qui n’ont plus de réseau sans forcément savoir pourquoi.

lustration ces quelques derniers jours :

Le vendredi 25 septembre, le réseau en Puisaye a clignoté pas mal suite à divers soucis d’électricité sur le réseau d’Enedis, notamment du côté de Taingy.

Le samedi 26 septembre, un des pylônes « New Deal Mobile » s’est retrouvé sans électricité de 15h30 à 22h30 suite à la casse d’une ligne haute tension du côté de Villefranche-Saint-Phal. Ça n’a gêné qu’un membre, seul connecté à ce relais pour l’instant, mais qui s’est quand même déplacé à Joigny pour venir chercher les clés du pylône, pour finir par le trouver totalement éteint en milieu de soirée, puis qui a croisé les équipes Enedis en plein champ entrain de travailler.

Le dimanche 27 septembre, c’est au tour de notre arrivée fibre principale dans le secteur de Grandchamp/Charny de subir une coupure électrique entre 6h30 et 14h45. Cet incident a eu un peu plus d’impact, mais le secteur bénéficie toujours de l’ancien lien de sortie vers Taingy qui a été réactivé vers 10h30, ce qui a permis de maintenir un service à la quasi totalité des membres du secteur pendant le reste de la coupure.

Cette dernière était, par ailleurs, assez impressionnante .. s’agissant d’un .. incendie de compteur. Eh non, il n’y a pas que les Linky qui prennent feu !

On profite de ce petit florilège pour remercier chaleureusement les équipes d’Enedis qui, quelle que soit la météo, bossent sur le terrain de jour comme de nuit, la semaine comme le weekend, que ce soit pour 1000 personnes ou une seule.

On regrette simplement de ne toujours pas avoir accès à une base de donnée temps réel de ces travaux afin de faire apparaître ces informations sur nos cartes de supervision du réseau pour gagner du temps (par exemple samedi : il n’y avait aucun intérêt à faire 60km de voiture pour aller chercher les clés d’un pylône qui était simplement éteint …)

by bruno at September 28, 2020 11:49 AM

September 22, 2020

Aquilenet

Quelques nouvelles

 Bonjour,
 
 Voici un article pour vous donner quelques nouvelles ici aussi, car nous n'en donnons pas beaucoup sur notre site Internet: nous sommes plus actifs sur nos listes de diffusion, auprès de nos adhérents ou lors des rencontres à la Mezzanine notre local associatif.
 
  •  Rencontres à la Mezzanine
 Vous pouvez venir nous rencontrer à la Mezzanine, notre local associatif, ouvert tous les mardis. Le  3e étant réservé à la réunion de notre collégiale (qui accepte les observateurs).
 
  •  Amélioration de notre réseau
 Notre réseau a multiplié sa vitesse pas par 2 ou 3 mais par 10, oui il les tuyaux sont 10 fois plus gros ! Dit en informaticien la bande passante du transit de notre centre d'hébergement passe d'un débit de 100Mbps à 1Gbps.  Voici les graphiques de notre consommation: http://shinken.aquilenet.fr/weathermap.png et https://grafana.aquilenet.fr (nous en avons pour l'instant sous le pied).
Une petite photo des équipements qui sont dans notre baie du centre d'hébergement:  https://atelier.aquilenet.fr/attachments/download/850/IMG_20200827_234523.jpg
  • Visio conférence
 Lors du confinement nous avons mis en place un nouvel outil pour que nos adhérents puissent continuer à voir leur camarades avec l'outil de visio-conférences Jitsi puis BigBlueButton. Ce dernier est resté en place et fonctionne très bien, nous l'utilisons désormais pour nos réunions.
 
  • Émission à la Clé des Ondes

 La voix soyeuse du camarade Yves-Marie s'est posée sur les ondes de la clé des ondes, voici l'émission:

  • Liste des biens communs

 Une liste de diffusion sur la notion des communs active et très riche sur le sujet: http://bienscommuns.org

  A bientôt peut-être !

by Sacha at September 22, 2020 08:13 PM

September 09, 2020

French Data Network

FDN : Assemblée Générale 2020

Nous avons enfin pu nous réunir en Assemblée Générale ce samedi 5 septembre 2020 (l’AG ayant été initialement prévue pour le 21 mars 2020 mais reportée pour cause de covid) dans les locaux de l’Électrolab à Nanterre. Nous étions 114 à être présent·es ou représenté·es et quelques membres nous suivaient via retransmission vidéo (que vous […]

by Khrys at September 09, 2020 07:18 PM

August 19, 2020

Fédération FDN

Conférence de présentation du rapport sur l’état de l’internet en France - le débat (25 juin 2020)

L’Arcep a publié le 25 juin l’édition 2020 de son rapport sur l’état d’internet en France, remis au Parlement et présenté lors d’une conférence de presse en ligne suivie d’un débat entre Sébastien Soriano, président de l’Arcep, et Benjamin Bayart, co-fondateur de la Quadrature du Net et co-président de la Fédération FDN, sur le thème : « Les réseaux dans la crise sanitaire : quelles leçons en tirer ? ».

 

Voir la vidéo

Lien PeerTube

 

Transcription

Sébastien Soriano : Rebonjour et bienvenue à notre présentation annuelle du rapport sur l’état d’internet et maintenant nous passons à la phase de débat. Je suis ravi d’accueillir Benjamin Bayart : cofondateur de la Quadrature du net et vice-président de l’association Fédération FDN. Donc je suis très heureux que l’on puisse avoir cette discussion. L’idée c’est de refaire le match par rapport à cette séquence particulière du confinement, sur laquelle on est conscient que ça amené les pouvoirs publics à une posture un peu particulière pour accompagner cette gestion des réseaux et naturellement c’est bien qu’on en parle. Premier sujet : la question de la gestion des réseaux pendant la crise. Qu’est-ce que ça interroge sur la neutralité du net de manière générale ? Est-ce qu’il faut aller plus loin dans cette neutralité et ouvrir vers les terminaux ? Vers les plateformes structurantes ? Il y a un débat au niveau européen sur cette question. Et puis si on peut aussi se dire un mot sur l’environnement, je pense que ce serait utile. Notamment on voit parfois une tentation et une opposition entre la générosité d’internet et l’exigence environnementale. Et on peut avoir parfois dans certaines élaborations autour de l’environnement une idée de restriction. C’est-à-dire « Il faut arrêter les forfaits illimités » ; « Il faut arrêter tel ou tel type d’usage ». Et quelque part ça interroge aussi la neutralité. Je vous propose qu’on commence : honneur aux invités. Benjamin Bayart, à vous la parole !
 
 
Benjamin Bayart : Merci Sébastien. Pour moi, dans la particularité d’usage d’internet pendant le confinement et pendant la crise sanitaire, il y a trois éléments clefs qui me paraissent très structurants. Le premier, c’est que ça fait partie des moments où on voit bien que le déploiement des réseaux doit être pensé comme un aménagement du territoire. Et que partout où ce n’est pas assez le cas, ça donne des résultats discutables. Typiquement, on se rend compte que toutes les zones blanches ou gris clair (où il y a soit de l’ADSL pas très rapide, soit carrément rien) ce sont des zones dans lesquelles on ne peut pas télétravailler. Ce sont des zones dans lesquelles on est obligé d’aller au bureau pour avoir un peu d’accès réseau et pouvoir bosser avec l’ordinateur. Ça c’est un problème. Il y a un deuxième élément qui est celui dont tout le monde parlait au début du confinement, ça a duré peut être une petite semaine, qui en fait pour moi se résume à la résilience par la capacité. Et pour le coup, ça c’est un gain immense qu’on a en France et en Europe sur la neutralité du net : le fait que le réseau soit à peu près neutre oblige à traiter sa résilience par la sur-capacité (donc à avoir plus d’accès dispo que ce qu’on utilise à un moment donné pour rester neutre en cas de pic d’utilisation). Que c’est ça qui permet que sur un réseau internet neutre, les usages changent du tout au tout pendant deux mois et que le réseau ne s’effondre pas. Et puis le troisième élément, c’est le retard dans l’usage du numérique dans un certain nombre de TPE et de PME et qui lui se traduit mécaniquement par le fait que dans ces entreprises-là, le télétravail a été fait un peu en mode panique, avec pas les bons outils, avec pas les bons équipements, avec « pas habitué à le faire », etc. Et donc ça, pour moi, ça fait partie des éléments qui posent question.
 
 
SS : Très bien, merci d’avoir lancé le débat. Je dois dire que [rire] c’est pas drôle puisque je rejoins assez largement ce que vous avez indiqué. Sur le fait que les réseaux doivent être déployés dans une logique d’intérêt général : je dirais que c’est ce qu’on essaie de faire mais en s’appuyant sur les forces du marché. C’est là où forcément c’est une équation qui a ses limites. C’est utiliser la puissance d’investissement du marché et la prise de risque que peut prendre un investisseur privé mais en même temps éviter les mauvais côtés qui sont : l’écrémage, le fait qu'on aille dans les zones prioritaires, que les foyers les moins solvables peuvent être oubliés. Donc c’est dans cette logique-là que s’inscrit le plan France Très Haut Débit - on pourra en reparler - et c’est dans cette logique-là que s’inscrit le New Deal Mobile pour apporter la 4G le plus loin possible dans les campagnes. Sur la résilience par la capacité je pense qu’il y a un vrai sujet : j’aimerais bien vous interroger là-dessus, Benjamin Bayart. Dans le débat sur la neutralité du net, ça se cristallise souvent autour du zéro rating. Donc zéro rating ; typiquement, dans une offre de zéro rating, vous avez 20 gigaoctets par mois dans votre abonnement mobile plus WhatsApp illimité (par exemple). Et quand vous voyez ce genre d’offre vous vous dites « c’est génial ! » parce qu'on peut continuer à avoir WhatsApp, qui est un service de communication sur lequel beaucoup de gens ont fondé beaucoup de leurs communications sans avoir à compter et puis par ailleurs, quand on va faire une vidéo ou autre, faut faire un petit peu plus attention. Et là vous avez un débat, vous avez un arbitrage court terme long terme : C’est-à-dire que nous, en tant que régulateur et gardien de la neutralité du net, on a tendance à dire : OK c’est vrai que c’est bien à court terme pour le consommateur mais en fait à long terme le problème c’est que si on peut comme ça spécialiser les usages, on a plus intérêt — comme vous le dites Benjamin — à bien dimensionner les offres et à faire des offres très riches quels que soient les usages et on n'a pas intérêt à dimensionner son réseau pour supporter effectivement des usages neutres. Je souscris complètement à cette histoire en longue période. Maintenant dans le confinement  je trouve que la question est un peu différente : on peut avoir tout d’un coup un accroissement des usages qui n'était pas forcément anticipable (parce qu’on ne peut pas forcément demander aux opérateurs d’avoir anticipé le fait que les réseaux puissent tout d’un coup supporter un pays qui s’est confiné). Et on n'a pas la capacité à répondre rapidement en accroissant les capacités. Puisqu’on ne va pas se mettre à déployer un réseau en fibre optique dans tout le pays en deux semaines. Donc dans ces situations particulières dans lesquelles cette courbe de rétroaction qu’on veut créer entre la demande et l’offre - qui est une courbe de rétroaction de moyen terme, quand on est comme ça dans des situations d'urgence à court terme, comment est ce qu’on peut les concilier ?
 
 
BB : En fait, pour moi, il y a une bonne façon de le décrire qui est d’expliquer que la neutralité du réseau c’est le contraire de l’optimisation. L’optimisation des réseaux rend les réseaux inaptes. Je m’explique : si on fait des réseaux très optimisés on dit « Les professionnels, ils ont telle et telle exigence, il leur faut du débit garanti, des garanties de temps de rétablissement, etc. », et donc l’accès à l’internet de l’entreprise sera vachement plus mieux parce qu’il y aura tel et tel bidule dessus. Et sitôt que l’usage change, quel que soit le motif du changement, le réseau est inadapté. Puisqu’il a été optimisé pour un usage et que dès que l’usage bouge, le réseau il n'est pas optimisé comme il faut et donc il va être moins résilient. Et pour moi c’est parce qu’on a fait le travail de long terme de non adaptation et de non optimisation des réseaux, de dire « on a besoin que les réseaux soient en capacité, pas qu’ils soient pour un usage optimal, il faut pas qu’ils s’effondrent dès qu’on s’éloigne de cet usage optimal », c’est ça qui fait que ça continue à fonctionner quand les usages bougent beaucoup. Et comment on fait pour s’adapter en temps de crise ? En fait, ça dépend quoi. En effet, c’est pas en deux semaines qu’on va déployer un réseau de fibre optique, mais je trouve que pendant ces deux semaines-là on voit bien que la façon dont on a déployé le réseau de fibre optique est à mon sens fait à l’envers : c’est-à-dire que le Parisien moyen qui doit télétravailler, il peut utiliser de l’ADSL et du VDSL haut débit, il peut utiliser du câble qui patate à mort, il peut utiliser de la 4G qui dépote, il peut utiliser de la fibre. Et l’habitant d’un village de la Creuse : ben non. Il a peut être un de ces réseaux mais pas tous les choix en même temps. Et ça, pour le coup, c’est du choix de long terme, c’est trop tard quand la crise arrive. C’est avant qu’il faut le voir. C’est pour ça que pour moi, typiquement, le New Deal Mobile est plus intéressant que l’urgence à amener la 4G ou la 5G dans le premier arrondissement de Paris. C’est-à-dire que déployer la 5G à Paris, en tout cas en terme de capacité réseau, ça sert à rien. Si on me dit que dans les zones blanches, dans la Creuse, quitte à poser une antenne, elle sera immédiatement compatible 5G, c’est formidable ! Mais c’est bien dans ce sens-là que je le réfléchis. Et après, sur la façon de s’adapter quand la crise survient : ça ne peut pas se faire en changeant la boucle locale, ça peut se faire en changeant des intercos ; parce que pour le coup, monter certaines interconnexions ça peut se faire dans des délais très courts et d’ailleurs il y en a eu pas mal de montées pendant le confinement. Où les opérateurs de tel ou tel point d'interconnexion qui était très peu sollicité en temps normal se retrouvait hyper sursollicité parce que, que sais je, tout le monde se mettait à utiliser Zoom, alors que presque personne ne s’en servait. Parce que les réseaux sollicités étaient les réseaux grand public au lieu d’être les réseaux entreprises. C’est pas très compliqué de redimensionner une interconnexion. Et puis on a trouvé des solutions beaucoup plus efficaces précisément parce qu'il y avait ce verrou très fort de la neutralité du net. C’est-à-dire qu’en fait on a dit aux opérateurs « c’est pas bien de prioriser », ils ont cherché d’autres solutions pour faire de la contention sur les deux énormes gouffres de trafic que sont Netflix et YouTube. Et on a trouvé des solutions intelligentes qui ont été de dire à Netflix « OK, pendant la période si vous pouvez mettre de la haute déf au lieu du 4K c’est pas mal. Ça va diviser par deux le trafic, tout le monde pourra regarder sa série et cependant le trafic sera réduit et ça va bien se passer ». Où en fait on a trouvé en discutant avec les fournisseurs de contenu des solutions beaucoup plus intelligentes pour gérer la congestion que juste en traitant par non-neutralité des réseaux. La non-neutralité des réseaux qui revenait à dire « parce que Jean Paul Durand il est en télétravail, sa box coupe tous les flux vidéo de type Netflix YouTube and co ». Ça apportait une réponse mais qui n’était pas la bonne. C’était beaucoup plus intelligent de voir avec les plateformes comment on peut, dans certaines zones et sous certaines conditions (typiquement dans les pays d’Europe où il y a pas assez de très haut débit ou dans les zones où il n'y a que de l’ADSL ou, etc.) réduire un peu le débit sans filtrer les services. Et c’est beaucoup plus intéressant et beaucoup plus intelligent de jouer sur la capacité des utilisateurs à modérer leur usage, et des plateformes à piloter ce qu’elles produisent comme contenu, que de faire faire l’intervention par le réseau qui va amener des effets de bord beaucoup plus néfastes, soit à très court terme - typiquement si on avait dit « on coupe Netflix » ça amenait des effets beaucoup plus néfastes que simplement de dire à Netflix « OK si vous pouvez diminuer un petit peu la qualité des vidéos ça devrait fonctionner ». Je trouve qu’on a trouvé des solutions extrêmement intelligentes et qu’en fait on les a trouvées parce que la neutralité du net était une contrainte. Si on n'avait pas eu cette contrainte, l’approche qui consistait à dire «  les opérateurs peuvent prioriser comme ils veulent » aurait donné n’importe quoi. Typiquement, si je prends un parallèle de marché, on a un peu oublié mais au début du mois de mars, la réponse des opérateurs a été de dire « OK on va déplafonner certains forfaits mobiles, les gens qui avaient typiquement des tout petits forfaits à quelques euros donc avec très peu de volume de data, vous pouvez utiliser des grands volumes etc., on déplafonne, on ouvre ». Les opérateurs ont pris cette approche qui est relativement positive, je trouve. Alors que d’autres opérateurs commerciaux, par exemple l’honorable corporation des pharmaciens est arrivée à la conclusion que le litre de gel hydro-alcoolique était plus cher que le château Yyquem juste parce qu’il y avait une très forte demande et très peu de dispo et qu’il y avait le moyen de faire des sous. Voilà, je trouve qu’on a deux comportements du marché face à une crise, face à une potentielle pénurie. J’aime mieux la méthode où le marché cherche à s’adapter en rendant service aux gens de manière intelligente plutôt que juste à chercher une source de profit immédiate. Je suis très agréablement satisfait de la capacité de ce qu’ont fait mes confrères opérateurs grand public à s’adapter intelligemment alors qu’ils auraient pu s’adapter bêtement et je pense que ce qui les as tordus un peu dans les amener dans cette forme d’intelligence c’est le fait qu’il y ait le règlement européen sur la neutralité des réseaux.
 
 
SS : OK, OK. Merci, effectivement c’est intéressant comme analyse. Ce sont les architectes qui disent toujours que quand ils n'ont pas de contraintes, ils ne savent pas créer. Donc voilà, sans doute que la contrainte de la neutralité a été un élément de créativité. Alors nous, à l'ARCEP, on n'a pas réussi encore à ce jour à avoir une vision claire de l’impact qu’ont eu les efforts sur la qualité de service, donc ça c’est un élément sur lequel on a du mal à vraiment voir, on n'a pas vu, en fait, des baisses de trafic du jour au lendemain chez les grands OTT [Over the Top] quand les mesures de changement de qualité ont été prises. Donc ça été difficile pour nous de vraiment mesurer ce qu’il s’est passé. En tout cas on a vu que ça tenait, quoi. Mais effectivement, quel est l’impact précis de ces mesures de qualité, ça n’a pas été évident à mesurer. Un autre élément qui est apparu pendant cette période avec l’épisode de Disney+, c’est la question de la manière dont les grands OTT donc on vient de se parler de… comment dire ? Du dimensionnement des flux notamment par rapport à la qualité vidéo. Il y a un autre sujet qui est : comment est-ce que les grands OTT s’organisent pour acheminer leurs trafics et donc notamment autour de Disney+ ; ce qui est apparu, c’est que visiblement cet acteur avait fait un choix pour acheminer son trafic qui était un choix de passer par plusieurs canaux, des transitaires, et des CDN [Content Delivery Network] ; ce qui n’aidait pas forcément à anticiper le dimensionnement des interconnexions des opérateurs vis-à-vis de ces différents intermédiaires pour faire face, le cas échéant, à des afflux de trafic. Au-delà de Disney+ on a eu quelques retours d’opérateurs sur des mises à jours logicielles notamment sur des grands acteurs du jeu qui poussaient des mises à jour sans prévenir en fait les grands FAI et là-dessus la question que je me posais c’est : est-ce que, selon vous, on peut aller encore plus loin dans ce dialogue avec les opérateurs ? Pardon, ce dialogue entre les opérateurs et les grands OTT ; si oui : faut-il le faire en se disant « c’est des grandes personnes, ils vont trouver leurs numéros de téléphones respectifs et se parler » ?
 
 
BB : [rire]
 
 
SS : Est-ce que les pouvoirs publics peuvent jouer un rôle pour les accompagner, est ce qu’il faut envisager (je pose la question de manière un peu bourrine) - faudrait-il envisager une obligation de dialogue, notamment pour les grands OTT, d’aller discuter de leurs interconnexions avec les opérateurs ?
 
 
BB : Je comprends que l’idée est séduisante. Ça sert à rien de faire discuter les éléphants avec les souris. Ça marchera pas. J’y crois pas. La seule chose, enfin, dit de manière assez crue, en fait, pour moi, le principe de la neutralité du net c’est ce que je disais au début : il ne faut pas optimiser les réseaux, c’est une connerie : quand on les optimise, on les rend fragiles. Et en fait, exactement en symétrique de ça : parce qu’il ne faut pas optimiser les réseaux, il faut optimiser les applications. Et pour le coup, on a des décennies de sottises législatives qu’on est en train de payer. Diffuser une très grosse mise à jour sur une plateforme logicielle sans effondrer les réseaux, on a les technos pour, elles ont vingt ans, ça s’appelle BitTorrent. BitTorrent, ça permet de diffuser une quantité colossale d’applications en créant à peu près aucune congestion dans le réseau parce qu'il n'y a pas de point central. Ça utilise le réseau, ça occupe le réseau, mais ça ne crée pas cette hyper congestion de « je veux diffuser 50 millions d’exemplaires d’un fichier qui fait un gigaoctet depuis mon serveur en Californie ». Simplement, il se trouve que BitTorrent est plus ou moins diabolisée et considérée comme une techno de malfaiteurs qui veulent écouter de la musique en assassinant les musiciens. Et comme le travail réglementaire a toujours été fait pour empêcher le déploiement de cette techno et non pas pour la favoriser, pour le coup,  on a l’effet inverse de ce qu’on a fait sur la neutralité du net. C’est-à-dire qu’on a créé une contrainte qui est de dire : « le peer-to-peer c’est pas bien, BitTorrent c’est une techno de pirate » et donc il y a plein d’opérateurs qui font du traitement de limitation de débit sur BitTorrent, qui font du traitement de filtrage - typiquement, BitTorrent en entreprise est très souvent filtré, donc on ne peut pas diffuser les mises à jour des suites bureautiques par BitTorrent. Ça ne marcherait pas. Et pourtant, c’est l’outil technique qu’on connaît le plus efficace pour diffuser des gros volumes de contenu de manière infiniment rapide en temps nul. Puisque, pour le coup, plus il y a de gens qui veulent le contenu, plus le contenu se diffuse bien. Plus il y a de gens qui le veulent, plus la capacité à diffuser augmente. C’est un truc de fou, BitTorrent ! Donc ça, pour moi, c’est une des questions clefs. C’est-à-dire il faut qu’on arrive à autoriser les grands diffuseurs de contenu à diffuser de manière intelligente. Pour moi il y a deux grands volets : il y a la partie technique : il faut arrêter de diaboliser les technos qui marchent. Et puis il y a la partie réglementaire où il va falloir, à un moment, s’intéresser à la gestion des monopoles. Est-il raisonnable que Netflix ait cette taille-là ? Pour moi, la réponse est non. Mais d’un autre côté, on a tout fait, en France, au ministère de la Culture, pour qu’il n’y ait QUE Netflix et que seul le modèle Netflix se développe. Et d’ailleurs, une fois que le modèle Netflix s’est développé, les ayants-droits en France commencent à vouloir créer des plateformes alternatives à leurs mains ; donc à morceler le marché, donc pour avoir accès à la vidéo il faudrait payer 72 abonnements - ce que personne ne fera. Donc soit on reviendra à du pirate, soit les plateformes nationales vont mourir et il ne restera que Netflix. Donc là il y a une erreur de régulation, il y a une non-régulation, on a laissé le marché faire tout seul et le marché fait n’importe quoi. Parce qu’en plus on lui a mis des contraintes et des incitatifs qui ne vont pas dans le bon sens. Et sinon, pour le traitement pendant la crise, à un moment je voudrais qu’on parle de Mayotte.
 
 
SS : OK, très bien !
 
 
BB : Mais c’est absolument pas lié. C’est pas Netflix !
 
 
SS : Très bien ! Juste en réaction à ça, et peut être après, Benjamin, peut être comme j’ai commencé à poser des questions je vous propose que vous m’en rendiez une. Juste pour réagir à ce que vous venez d’indiquer sur BitTorrent je dois vous faire un aveu : qui est que quand j’ai été désigné président de l'ARCEP en janvier 2015, parmi les premiers dossiers qui étaient sur la table il y en avait un sur la mesure de la qualité de l’internet et dans le document qui avait été préparé par les services de l'ARCEP j’ai vu apparaître le mot “BitTorrent” et j’ai dit « Mais comment c’est possible qu'un document officiel de l'ARCEP fasse de la publicité pour le piratage ? » et on m’a dit « T’es plus dans le coup, papa ! BitTorrent c’est une techno, donc c’est pas un usage. » Évidemment on a fini par laisser BitTorrent dans ce document officiel, mais je vous rejoins sur une certaine diabolisation autour des technos peer-to-peer et effectivement, on voit bien comment le multicast dans le domaine de la diffusion de la télévision linéaire permet d’optimiser les réseaux ; de la même manière, dans certains usages comme les mises à jour et le partage de fichiers, de manière générale il est certain que le peer-to-peer est une techno, je ne sais pas quel est le bon terme, une architecture de communication efficace, et donc je note votre point et donc on va discuter avec les équipes et avec le collège de l’ARCEP pour voir comment est ce qu’on peut essayer de favoriser cette pratique je pense qu’il y aura effectivement un travail de pédagogie avec certains écosystèmes et certains départements ministériels mais ne partons pas perdants sur le sujet.
 
 
BB : Alors pour le coup, puisque je suis supposé vous poser une question, il y en a une… Bon, je vais en profiter pour intégrer ce que je voulais dire sur ce que j’ai vu, moi, de Mayotte. Il se trouve que j’ai de la famille là-bas. Ce qu’on a le plus vu comme saturation dans la crise sanitaire, c’est absolument pas des énormes plateformes. C’est-à-dire que je crois que personne n’a vu de panne sur Netflix ou sur YouTube qui soit notable. Même la catastrophe annoncée de Disney+ bon, ce n’est pas très grave. En revanche on a tous vu que les infrastructures de l’Éducation Nationale étaient absolument pas au point. Donc il n'y avait rien qui fonctionnait, qui avait été dimensionné pour. Tout le monde le savait, tout le monde s’y attendait, la preuve même le ministre a dit que ça marcherait, ce qui est la preuve qu’on savait que ça ne marcherait pas. C’est devenu une habitude ! Et donc, pour tout le monde, la question était : comment est-ce qu’on fait pour que le gamin qui est sur la tablette puisse suivre son cours pendant que papa et maman sont sur leurs ordinateurs en train de télétravailler. Et puis ben on a l’image inverse, c’est-à-dire que moi je regarde la question du déploiement du réseau à Mayotte qui est un département français - et où en fait, la question pour les gamins n’était pas tellement de qui va pouvoir utiliser la tablette et le wifi à la maison, la question c’est comment on va faire de l’école dans les bidonvilles. Parce qu’il y a à peu près la moitié des habitants de l’île qui habitent plus ou moins dans des bidonvilles. Et en fait, la question de l’urgence sanitaire n'était même pas tellement de comment on va faire des cours en ligne, parce qu’en fait on ne se pose pas ces questions-là. Pour une très très grande partie des gamins, l’école c’est le seul endroit où ils ont un repas équilibré une fois par jour. Et ou le fait qu’on ferme les écoles ça voulait dire qu’il n’y avait plus accès à cette source d’un repas équilibré une fois par jour. Donc la distribution des cours étaient quelque chose d’extrêmement anecdotique et on se débrouillait comme on pouvait avec des photocopies qu’on mettait aux entrées des supermarchés. Mais là, il y a une question pour moi d’aménagement du territoire qui est une question totale. C’est-à-dire qu’il faut déployer des écoles, il faut déployer des logements, et en fait, il faut déployer du réseau, pour aller avec. La fracture numérique on la lit souvent en bons Parisiens entre le petit village de la Creuse dans laquelle il n’y a qu’un petit peu de 3G, pas encore de 4G, il y aura de la fibre optique dans 2037 si le plan de déploiement du RIP [Réseau d'Initiative Publique] est suivi, et puis il y a un petit peu d’ADSL en bout de ligne. Et pour moi, il n'est pas tellement là, c’est à dire qu’il est pas que là. Ça, c’est une vision très métropolitaine et en fait il y a beaucoup de départements d'outre-mer où la question d’aménagement du réseau est beaucoup plus sérieuse que ça, où il y a un retard colossal dans le déploiement de ces technos, et je me demande quelle est la vision de l’ARCEP sur l’état du déploiement du réseau,  en particulier dans les territoires d'outre-mer et spécifiquement à Mayotte, qui pour moi est probablement le plus mal loti. Je ne sais pas si vous avez une vision plus claire et plus macroscopique que la mienne sur le sujet.
 
 
SS : En fait, pour être honnête. Je n'ai pas en tête mentalement la situation des réseaux fixes à Mayotte, mais je peux réagir rapidement sur le mobile : puisqu’on est en train d’étudier des nouvelles attributions de fréquence dans tous les outre-mers. Et effectivement on a procédé à un recensement, donc c’est l’agence du numérique (qui est maintenant l’agence nationale de la cohésion des territoires) qui a travaillé avec les préfectures pour recenser des besoins de couverture et effectivement, il y en a. Il y a effectivement des besoins de couverture importants en mobile et en 4G et donc dans les attributions de fréquence que nous sommes en train de préparer, on prévoit de nouvelles obligations pour couvrir des zones prioritaires qui ont été identifiées dans le cadre de ce processus, donc on va faire ça de manière un peu plus bourrine que ce qu’on a fait dans le New Deal. Mais puisque dans le New Deal on a mis en place un processus continu de remontée d’information en passant par les élus locaux qui est assez sophistiqué, là on va faire un one shot en fait, donc on a fait un relevé qui nous amène à une liste de sites prioritaires et donc on va imposer dans le cadre de la dés-attribution de fréquences la couverture de ces zones puisque, effectivement, je rejoins votre diagnostic sur le fait que la connectivité est un besoin qui devient de plus en plus vital. Voilà ce que je peux dire sur le dimensionnement des infrastructures ; effectivement, on a bien tous noté en début de crise que certaines infrastructures publiques, donc notamment de l’Éducation Nationale - enfin, de l’Éducation Nationale et la région Île-de-France de mémoire… étaient insuffisamment dimensionnées, je crois que du côté de l’Éducation Nationale il y a d’une manière générale comme une prise de conscience sur le fait qu'ils n'étaient pas passés à l’échelle industrielle du numérique, pour le dire de manière générale, dans toutes les dimensions, et donc je pense qu’il y a des travaux importants qui vont se passer. Alors c’est peut être moins visible que le Ségur de… je ne sais plus, le Ségur de quoi d’ailleurs. Le Ségur tout simplement.
 
 
BB : De la santé !
 
 
SS : Oui voilà, le Ségur de la santé. Mais il y aura aussi des travaux importants qui vont se passer sur le sujet éducatif. Alors juste, je voulais aussi dire un mot par rapport à ce que vous disiez sur le fait que Netflix est trop grand et la question des monopoles. Juste je voulais signaler parce que ça me paraît intéressant, des prises de positions récentes d’acteurs sur la question (alors ça répond pas à Netflix) sur la question des plateformes de manière générale, il y ait une prise de position du BEUC qui est le Bureau Européen des [Unions de] Consommateurs ; qui n'est pas très connu en France mais qui est ce qu’on appelle un stake holder : un représentant d’intérêt très important à Bruxelles, qui pèse beaucoup. Puisque c’est « Consumer Voice » je crois que c’est ça leur slogan, ce qui est quand même très important pour le personnel politique européen et il y a une prise de position qui est sortie sur la question des grandes plateformes internet dans laquelle pour la première fois, donc, le BEUC soutient le principe non seulement d’un enrichissement des outils du droit de la concurrence mais aussi de la mise en place d’outils de régulation ex-ante un peu du même style que ceux qu’on a eus dans les télécoms - même si évidemment il faut qu’ils soient d’une nature différente. Et ce shift me paraît vraiment très important parce que le droit de la concurrence, on sait qu’il en faut, il en faudra toujours, il en faudra dans tous les secteurs, mais il y aura forcément des limites intrinsèques, qui est que le droit de la concurrence, il est là pour corriger des défaillances dans le fonctionnement du marché. Et donc le droit de la concurrence, structurellement, il ne s’intéresse qu’à des excès, mais le droit de la concurrence, il ne sait pas créer des conditions positives de marché, il ne sait pas, là ou il y a un monopole, créer de la concurrence dès lorsque ce monopole ne ferait pas d’abus. Et pour ça il faut de la régulation ex-ante spécifique comme on a en eu dans les télécoms, qui nous a permis de faire passer de la situation de monopole à la situation concurrentielle même si je suis conscient que certains acteurs considèrent que le marché est trop oligopolitisque mais enfin il est quand même beaucoup plus concurrentiel que si on n'avait qu’un acteur. Et ça je trouve ça très important qu’un acteur aussi important que le BEUC prenne cette position au niveau européen pour bien clarifier qu'il va falloir marcher sur deux jambes à partir de maintenant, entre un droit de la concurrence classique qui jouera toujours son rôle et qui devra être très important dans la répression et une régulation ex-ante. Et la deuxième chose que je voulais signaler en la matière c’est le rapport de deux députés : madame Faure-Mutian de La République en Marche et monsieur Fasquelle des Républicains qui viennent de publier un rapport extrêmement complet sur les enjeux concurrentiels du numérique et qui, là aussi, c’est une clarification politique qui me paraît extrêmement importante : là aussi je considère qu’il va falloir marcher sur deux jambes et qu’on ne peut pas se satisfaire et se suffire d’un droit de la concurrence, même modernisé. Alors quand je dis ça, ce n’est pas une mise en cause des autorités de concurrence qui font un travail formidable et Isabelle De Silva le sait, on travaille très bien ensemble et dans un respect mutuel profond ; c’est simplement l’outil lui même qui ne permet pas un certain nombre de choses. Et tant mieux si le droit de la concurrence permettait de remodeler l’économie dans toutes ces dimensions, je crois que ça poserait certaines questions aux grandes entreprises et aux petites et sur le fonctionnement de l’économie de marché. C’est une bonne nouvelle, y compris que le personnel politique, y compris le personnel de la majorité puissent s’approprier ces enjeux. Voilà ce que je voulais indiquer, alors ça répond pas précisément à la question de Netflix mais ça me paraît plutôt des bonnes nouvelles que je vois.
 
 
BB : Oui, juste pour boucler sur ce point-là, et puis après il y a un autre sujet. Pour boucler sur ce point là, le jour ou on réfléchira à « pourquoi on ne peut pas vendre de la vidéo comme on peut vendre des livres ? » on aura fait un grand progrès. Pourquoi je ne peux pas monter un marchand de vidéos en ligne aussi facilement que je pourrais monter une librairie dans la rue en bas de chez moi ? Parce que les grossistes ne veulent pas me fournir. Et du coup, je ne vois pas quelle forme il pourrait y avoir, à partir du moment où on n'a pas le droit d’ouvrir un magasin. Non, l’autre point, je ne sais pas si on dit deux mots sur StopCovid ? Moi je lui trouve un aspect extrêmement intéressant. Alors je rappelle quand même, qu’il n’y ait pas de doute, que je suis tout à fait opposé à l’existence même de ce type d’applications. Pour des raisons philosophiques évidentes, je n’aime pas quand c’est l’ordinateur qui surveille l’humain et pas le contraire. Voilà : Point. Ce point étant posé, je trouve extrêmement intéressant la façon dont ça s’est fait, parce que ça a permis à du personnel ministériel qui n’en était pas forcément très conscient de voir la mainmise des grands éditeurs de systèmes d’exploitation du mobile que sont Apple et Google et le fait que non, on ne peut pas développer l’application comme on en a envie. Et à chaque fois, c’est formulé comme un problème de souveraineté avec : « le gouvernement ne peut pas développer le logiciel dont il a envie et donc dépend de grands organismes ». Je ne suis pas d’accord. Les développeurs, qu'ils soient le gouvernement ou pas, ne peuvent pas déployer les outils qu’ils veulent et l’utilisateur ne peut pas déployer le logiciel qu’il veut sur son ordinateur de poche. C’est un problème fondamental à mon sens, depuis le début de l’ordinateur de poche un peu grand public il y a une dizaine d’années, et je suis très content de voir que les ministres s’en sont enfin rendu compte. Et ça justifiait à mon sens pleinement le travail qui a été fait par l’ARCEP sur les terminaux, sur la liberté de choix des terminaux, sur «  est-ce qu’il faut réguler cette puissance-là ? » etc. etc. qui sont les mêmes questions que celles qu’on a soulevées à la fin des années 80 avec le logiciel libre dans l’informatique grand public.
 
 
SS : Je ne peux que boire vos paroles, Benjamin. Je sais qu’il y a un volet complémentaire qui vous occupe sur cette question des terminaux qui est la réparabilité et la bidouillabilité, c’est-à-dire la partie “hardware” des terminaux. Est-ce que sur ce sujet vous êtes confiant, notamment de ce qui se prépare au niveau européen où il y a eu un certain nombre d’annonces de principe sur la réparabilité ?
 
 
BB : Non. j’ai pas confiance ; Par principe j’ai pas confiance. Oui, c’est un vrai sujet, la réparabilité. C’est un sujet de plus en plus sérieux. Pour moi il y a une telle question autour de… En fait, sur les terminaux comme sur les grandes plateformes il y a des questions fondamentales d’interopérabilité et de pouvoir qu’il faut redonner à l’utilisateur final. Ça passe par le fait de pouvoir réparer son téléphone, ça passe par le fait de pouvoir choisir le système d’exploitation qui tourne dessus, ça passe par le fait de pouvoir modifier le système d’exploitation qui tourne dessus, ça passe par le fait de pouvoir installer l’application qu’on veut. Et pas seulement l’application qui a été validée par Google et Apple. Pour moi, la décision de Google et Apple sur leurs API typiquement viole fondamentalement le règlement européen sur la neutralité du net puisque je n’ai pas le droit d’utiliser l’application de mon choix sur le terminal de mon choix. C’est ma lecture à moi du règlement qui n’est pas la lecture officielle du régulateur. J'ai une lecture que tout le monde admet comme étant plus rude.
 
 
SS : OK, bon… Merci beaucoup, je crois qu’on est arrivé au temps de ce dialogue. Merci beaucoup, Benjamin Bayart.
 
 
BB : Merci de votre invitation.
 
 
SS : J’ai été particulièrement… Enfin j’ai beaucoup apprécié votre analyse sur la question de l’optimisation du réseau, de l’optimisation des applications. Je trouve que c’est vraiment une approche qui est très intéressante et qui ne manquera pas d’éclairer nos travaux futurs. Merci beaucoup vraiment, un grand merci. Merci à tous nos auditeurs (je n’ose pas dire téléspectateurs [rire]) et à tout ceux qui nous ont suivi ; voilà. Merci beaucoup, encore un grand merci à tous les contributeurs à nos travaux, encore un grand merci à Serge Abiteboul et à tous les services de l’ARCEP qui ont porté ces travaux et préparé cette discussion. Un grand merci à tous et puis il ne me reste qu'à vous souhaiter de bons échanges sur les réseaux avec un internet qui fonctionne au mieux. Voilà ! Merci beaucoup, merci à tous, portez vous bien.
 
 
 
 
 
 
 

by Khrys at August 19, 2020 04:41 PM

July 27, 2020

FAImaison

Municipales 2020

Avant les deux tours des élections municipales 2020, FAImaison a adressé huit questions à l'ensemble des listes candidates pour connaître leur opinion sur la protection des données personnelles, la promotion du logiciel libre et des alternatives aux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, et tous les autres), la vidéo surveillance et la reconnaissance faciale. Vous retrouverez le contenu exhaustif du questionnaire en cliquant ici.

Nous aurions été ravi·es de pouvoir échanger sur ces sujets d'importance, à l'heure de la dématérialisation des services publics et dans un contexte d'utilisation de nombreux services numériques pendant le confinement, des services audio et vidéo à « stopcovid ». Nous avons reçu trois réponses, de Saint-Herblain en Commun, Rezé à gauche toute et Nantes ensemble dont vous trouverez le contenu en fin de cet article. Quelles que soient les causes de ce nombre réduit de réponses, nous pensons qu'il est indispensable de poursuivre ce travail de sensibilisation et de questionnement des élu·es. FAImaison continuera d'informer et d'être actif sur ces thèmes.

Si ces sujets t'intéressent, n'hésite pas à passer nous voir par exemple pour un apéromaison (le 3ème jeudi de chaque mois) ou à la permanence à B17. Tous les renseignements sont ici

Réponse de Saint-Herblain en commun (reçue dans le cadre du premier tour) :

Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?

Saint-Herblain en Commun envisage de former les citoyens et citoyennes notamment par le biais d’ateliers, en partenariat avec les CSC et l’accueil municipal au public. Le collectif souhaite s’appuyer sur les acteurs de son territoire, pour être au plus proches des habitant.e.s et de leurs réalités.

Comment garantir la bonne application du RGPD (règlement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?

Le référent RGPD (Monsieur Stéphane POIBEAU, Responsable du Service des Systèmes d’Information, comme délégué à la protection des données [DPO]) est obligatoire au sein des services municipaux, il existe déjà sur la ville de Saint-Herblain. Saint-Herblain en Commun tient à maintenir confiance et transparence vis-à-vis des aministré.e.s et des agents de la commune.

Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?

Le premier garde-fou auquel s’engage Saint-Herblain en Commun est la formation des agents. Le service informatique de la ville a été sensibilisé à ce sujet par le biais de formations. Par le passé, les systèmes informatiques de la commune ont déjà été attaqués mais aucune conséquence n’a été répertoriée.

Comptez-vous favoriser l'usage des logiciels libres dans l'ensemble de l'administration ? Comment ?

Saint-Herblain en Commun envisage de mettre en place les formations et les outils libres à disposition des agents de la commune.

Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?

Le collectif s’affirme pour la prééminence des moyens humains sur les techniques et numériques, notamment sur la thématique de la sécurité.

Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?

Saint-Herblain en commun est contre la technologie de reconnaissance faciale.

Réponse de Rezé à gauche toute (reçue dans le cadre du premier tour)

Réponses publiées sur le site de liste Rezé à gauche toute

Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?

Ce n’est pas à proprement parler une compétence de la commune. Néanmoins, des leviers existent et c’est ainsi que nous souhaitons réorienter le projet de la galerie numérique de la médiathèque vers un programme d’éducation populaire sur les questions de numérique. Les jeunes et les séniors font partie des publics naturels de la médiathèque.

Comment garantir la bonne application du RGPD (réglement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?

Le RGPD est obligatoire et à ce titre les services de la ville sont déjà tenus de l’appliquer dans leur action. Néanmoins nous souhaitons le mettre en avant, afin qu’il soit compris et utilisé par l’ensemble de la population. Avec une page explicative sur le site de la mairie qui à ce jour ne retourne aucun résultat pour « RGPD ». Dans la même idée, nous proposons d’identifier le ou la responsable RGPD de la commune dans les mentions légales du site web afin que tout·e citoyen·ne puisse faire valoir simplement ses droits de consultation, de rectification, de transmission, mais également de suppression définitive de ses données.

Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?

C’est à nouveau du ressort des services communaux concernés. En terme d’orientation politique, nous proposons de favoriser l’usage des logiciels libres dans les services. De part leur audit libre, nous considérons qu’ils offrent une protection supplémentaire face à ces attaques. De même, nous comptons mettre en place une politique de limitation des données collectées et de leur conservation par la commune. Réduire la quantité de données sensibles, c’est aussi réduire les risques et les conséquences d’attaques informatiques.

Comptez-vous favoriser l’usage des logiciels libres dans l’ensemble de l’administration ? Comment ?

Oui, notamment en les privilégiant pour tout ce qui relève des achats publics. En les proposant sur les postes des personnels de la ville et ceux utilisés par le public, en lieu et place des logiciels privateurs existants. Rapidement dans les domaines où les équivalents sont immédiatement connus (navigation internet, bureautique, email), puis progressivement pour les applications-métiers et les systèmes d’exploitation.

Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?

Nous y sommes opposé·es et avons été les seul·es à voter contre la surveillance de masse de la population au conseil municipal de Rezé.

Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?

Nous y sommes opposé·es puisqu’elle est concomitante de la vidéosurveillance. Davantage même, puisque les risques pour les libertés individuelles sont encore plus graves.

Que pensez-vous du portail captif requérant le passage par les GAFAMs pour l’accès au réseau WiFi Rezé-public ?

Nous y sommes fermement opposé·es, comme indiqué au point 7.2 de notre programme.

Réponse de Nantes ensemble (reçue dans le cadre du premier tour)

Comment comptez-vous former les citoyens et citoyennes à la protection de leurs données personnelles, notamment les plus jeunes et les séniors ?

Nous souhaitons renforcer les Tiers-Lieux, des lieux de proximité au sein des quartiers qui seront des lieux de co-réparation et de réemploi. Au sein de ces lieux, des associations seront encouragées à organiser des ateliers de médiation et d’acculturation au numérique responsable, et donc à la prise de conscience des dangers de l’exploitation des données individuelles. Ces ateliers permettent aussi de parler de diffuser les bonnes pratiques en matière de numérique.

Nous prévoyons la mise en place d’une équipe de médiateur.rice.s dédiée à l’éducation numérique au sein même des lieux gérés par la Ville ou la Métropole, et interviendrons dans les écoles, les entreprises.

Comment garantir la bonne application du RGPD (réglement général sur la protection des données) par les différents services de la ville ?

La Charte Métropolitaine de la Donnée atteint aujourd’hui un niveau satisfaisant de respect de la RGPD. Nous souhaitons aller plus loin et y intégrer les principes de la sobriété numérique, qui visent à limiter le déploiement de nouveaux logiciels et applications. Le DPO sera chargé de veiller au respect de ces principes.

  • Nos partenaires et sous-traitants seront sélectionnés selon des critères Numérique Responsable qui imposent un cahier des charges strict en matière de respect de la protection des données.
  • Les sites de la ville et la métropole devront proposer une interface utilisateur claire et éco-conçue, mettant en avant l’accord d’utilisation de données, conformément à l’application de la RGPD notamment en cas d’utilisation des cookies.
  • Nous créerons un comité Numérique rassemblant les différents corps de la société civile et économique d’experts du numérique responsable. Ce comité sera chargé de passer en revue la politique numérique publique et sera garant de l’intérêt écologique et sociétal des mesures.
  • Ce comité aura aussi pour but de favoriser la mise en commun de la feuille de route numérique des organismes publiques et des organismes privés et s’assurer que la politique numérique sert les stratégies environnementales.

Comment comptez-vous garantir la sécurité des données personnelles des citoyens face aux cyberattaques de plus en plus nombreuses visant les collectivités ?

Comptez-vous favoriser l'usage des logiciels libres dans l'ensemble de l'administration ? Comment ?

Oui. Nous voulons expérimenter les logiciels libres à l’échelle de la métropole. Les valeurs de l’opensource et du libre rejoignent dans une large mesure celles de notre liste : travail communautaire, service de l’intérêt général, transparence et juste prix.

Nous travaillerons selon un calendrier inspiré par le retour d’expérience de la mairie de Fontaine :

  • 1er temps : choix de logiciels libres d’infrastructure (messagerie, serveur de fichiers, annuaire informatique, etc.)
  • 2è temps : migration des logiciels tournant sur PC sous Windows vers du libre (eg. : Thunderbird pour les mails, Firefox pour le web)
  • 3è temps : changement de suite bureautique. Ce changement devra être accompagné de sessions de formation pour les aider à migrer leurs connaissances et leurs données.
  • 4è temps : migration du système d’exploitation. Ce processus, complexe, devra être conduit selon le principe de l’apprentissage par l’exemple plutôt que par la contrainte.

Ce processus devra se faire avec le concours de tou.te.s et sous la supervision de la direction de systèmes informatiques. Il s’agit à la fois d’un changement culturel dans l’approche du numérique et de l’informatique et d’un changement technique important qui demandera une rigueur particulière et des moyens humains associés.

Êtes-vous pour ou contre la vidéo-surveillance ?

Contre (est-ce qu’on a besoin d’argumenter ?)

Êtes-vous pour ou contre la reconnaissance faciale ?

Contre (est-ce qu’on a besoin d’argulenter ? )

Depuis quelques mois, l'accès Internet via Nantes Wifi public ouvre automatiquement une page sur le moteur de recherche Google. Seriez-vous d'accord de modifier cela pour proposer par défaut https://qwant.fr ou https://start.duckduckgo.com ?

Qwant : Oui ! C’est une initiative nationale et plus il y aura d’utilisateurs, plus le moteur de recherche prendra de l’ampleur devant Google. C’est notre devoir de soutenir les initiatives numériques « locales ».

by FAImaison at July 27, 2020 10:00 PM

July 17, 2020

French Data Network

Assemblée Générale 2020 – le retour !

Après avoir été reportée une première fois par effet du confinement de ce printemps, l’Assemblée Générale 2020 portant sur l’année 2019 de French Data Network aura lieu le samedi 5 septembre 2020, à partir de 9h, à l’Electrolab (un grand merci aux personnes de l’Electrolab pour leur accueil et l’aide à l’organisation \o/). Outre les […]

by Khrys at July 17, 2020 09:35 AM

July 15, 2020

Le Blog de SCANI

Bilan moral 2019

Il est encore arrivé tard, mais mieux vaut tard que jamais.

On peut le consulter ici.

C’est le bilan moral 2019. Accompagné de son inévitable kyrielle de chiffres dans le bilan financier qu’on peut, quant à lui, retrouver ici.

Comme chaque année, ce bilan est une première version destinée à être amendée et complétée en fonction des débats et discussions qui auront lieu jusqu’au 15 septembre au sein de l’assemblée générale de la coopérative. Ces éléments seront intégrés au fur et à mesure de leur réception sur cette page.

by bruno at July 15, 2020 08:51 AM

July 11, 2020

Le Blog de SCANI

Premier pylône public équipé

Dans le cadre du « newdeal mobile », les quatre gros opérateurs de téléphonie mobile en France ont obtenu le renouvellement d’autorisation ou l’attribution de nouvelles fréquences de façon gratuite (un cadeau de quelques 3 milliards d’euro) contre l’engagement d’aller (pour résumer) couvrir la pampa à minima en 3G, idéalement en 4G.

Dans notre département, ce « deal » s’est soldé par la construction de 25 nouveaux pylônes (aux frais du contribuable) qui ont ensuite été équipés (par Free au nord de l’Yonne et Bouygues au sud et à l’ouest, de ce qu’on sait) pour permettre de boucher un certain nombre de trous de couverture.

On parle ici de téléphonie mobile, pas d’internet fixe. La puissance publique paie le terrain, le pylône et son installation, l’opérateur paie son matériel et son installation sur le pylône et il n’y a aucun coût de location, chacun devant prendre soin de ses affaires.

Plus haut, toujours plus haut

Lors du vote du budget relatif à ces constructions (on parle quand même en millions d’euro pour 25 pylônes), quelques élus de notre département ont, à juste titre, souligné qu’investir autant d’argent uniquement pour que 4 multinationales puissent vendre leurs services, c’était un peu « too much » et que tant qu’à monter des pylônes, il faudrait veiller à ce que (par exemple) notre petit opérateur local puisse également y avoir accès (SCANI, donc).

Avant avoir eu le temps de dire « ouf », et sans que nous ayons été consultés, la décision est prise de rehausser tous les pylônes de plusieurs mètres. De notre côté, on préfère militer pour que tous les acteurs, petits comme gros, puissent utiliser ces infrastructures, mais beaucoup considèrent que ces quelques mètres en plus sont « pour SCANI ». Fort heureusement, nos antennes ne sont pas si grosses et 50 centimètres suffisent amplement. Ça laisse de la place pour les copains suivants !

Début 2019, cette affaire de nouveaux pylônes et de rehausse fini par arriver à nos oreilles. On notera qu’au moment ou on écrit ces lignes (1 an 1/2 plus tard, donc) on ne connaît pas la localisation précise de la majorité de ces pylônes … Personne n’a été en mesure de nous fournir la liste.

Ça n’a pas grande importance dans la mesure ou SCANI ne déploie du réseau que là ou il y en a besoin. Si d’aventure un membre repérait un de ces pylônes lors de ses promenades, on finirait bien par avoir l’information.

Revenons en à début 2019. La mairie de la commune nouvelle de Charny Orée de Puisaye nous indique 4 implantations, respectivement sur Villefranche, Chevillon, Dicy et Prunoy. 4 villages en manque criant de débit et proche de notre relais principal du secteur situé au sud de Charny. On se dirige donc vers l’équipement de ces 4 pylônes et on installe, au printemps 2019, deux premiers coffrets prévus pour accueillir notre petit matériel en bas des pylônes (à droite sur la photo). On prépare l’installation électrique et le câblage et on laisse l’arrivée en attente sous le tableau électrique installé par Bouygues (au centre sur la photo).

Pour le courant, on fait comment ?

S’engage alors un chemin de croix pour arriver à brancher ce câble : la solution la plus commune est que chaque opérateur dispose de son propre compteur électrique, mais la perspective de plusieurs milliers d’euro de mise en service et d’un abonnement mensuel pour une consommation équivalente à celle d’un frigo de camping car ne nous séduit pas énormément.

On fini par parvenir à convaincre Bouygues de nous laisser nous alimenter chez eux. C’était à la fin de l’été 2019. Reste un tout petit détail : qui fait ce branchement ? Bien entendu, on sait faire, proprement et, sauf incident, sans coupure d’alimentation, mais, s’agissant de l’installation d’un autre opérateur, on préfère que ce soit quelqu’un qui soit officiellement mandaté par l’opérateur en question qui effectue l’opération.

A force de tergiversation et à la fin du confinement, on fini par avoir un RDV pour mettre en service l’électricité sur les 4 implantations. Rendez-vous qui se solde, pour résumer, par « oh ben c’est une clé standard pour le tableau électrique et y’a des disjoncteurs en rabe déjà installés, faites votre vie, vous avez pas l’air d’une bande de vandale ». Quasi un an d’attente pour ça .. si on avait su, on se serait branchés en septembre 2019.

Préparation en amont

Qui dit nouveau relais, surtout à cette hauteur, dit arrivée potentielle de quelques nouveaux membres. Nous avons donc commencé par renforcer le réseau en amont pour permettre d’amener sur place un débit suffisant.

L’opération a consisté à changer deux antennes en haut du château d’eau situé au sud de Charny. On remercie au passage la Fédération des Eaux de Puisaye pour leur prompte réponse et on s’excuse pour les deux annulations de dernière minute.

Cette opération permet le renfort de deux des trois liaison principales du secteur :

  • La primaire, ralliant la zone de Grandchamp ou nous disposons d’une collecte fibre. C’est par là que le trafic s’écoule en temps normal
  • La secondaire, ralliant le plateau de Taingy ou nous disposons d’une ligne VDSL de secours
  • La tertiaire, ralliant la zone du Val d’Ocre, elle même connectée aux zones d’Auxerre et de Joigny (toutes deux munies d’une collecte fibre)

Plus tard, si le nouveau secteur couvert par les 4 fameux pylônes venait à s’étoffer, une antenne directionnelle dédiée serait installée sur ce château d’eau et un plan (encore hypothétique) est possible pour relier directement l’un des 4 pylônes à la zone existante de Joigny

Maintenant, il faut monter

Le jour J est arrivé, il va falloir grimper. Ça n’a l’air de rien, 45 mètres, mais sans nacelle, il faut non seulement monter le bonhomme mais aussi le peu de matériel dont il a besoin en haut. L’antenne de réception (1kg), un routeur (1kg) et les 3 antennes d’émission (500 grammes chacune), de l’eau, quelques outils … Mais surtout, les câbles pour brancher tout ça en bas du pylône.

C’est finalement ça qui est le plus lourd et le plus enquiquinant à monter, le vent n’aidant pas à ce que tout reste bien droit et ne s’emmêle pas dans la quantité de lamelles et de boulons qui traînent un peu partout dans le corps d’un pylône.

Et une fois le matériel installé en haut, il faut descendre et fixer les câbles aux lamelles prévues tout le long de l’échelle, sans oublier la petite photo souvenir :

Côté sécurité, ces gros engins sont tout de même forts sympathiques et embarquent, tout le long, un rail dans lequel on glisse un bloc anti-chute, lui même accroché au bonhomme, qui ne risque donc rien d’autre que de la fatigue :

La mise en sécurité de la personne qui monte est importante, mais une fois qu’il est perché, il ne faut pas que ceux qui sont en bas oublient que des objets peuvent dégringoler. On a beau attacher ou ranger les outils au maximum, on a quand même vu un mètre et une boite en plastique faire le grand saut. Casque recommandé !

Ce n’était pas le premier pylône équipé par SCANI, mais c’était le premier du « newdeal mobile » et c’est quand même chouette d’avoir réussi, donc deuxième petite photo souvenir (qui donne une idée de la taille de nos antennes)

Remerciements

Ce nouveau relais n’aurait pas été possible sans :

  • l’attention des élus de notre département qui ont défendu la possibilité pour les petits opérateurs d’accéder à ces équipements publics (un merci particulier à Nicolas et à Thierry)
  • l’accompagnement et les autorisations de la commune nouvelle de Charny Orée de Puisaye (un merci particulier à Michel)
  • la bienveillance de la Fédération des Eaux de Puisaye Forterre (la liste des mercis particuliers serait trop longue)
  • l’autorisation de Bouygues pour se brancher sur leur TGBT pour alimenter notre relais (un merci particulier à Thierry)
  • la pugnacité et l’entêtement des locaux qui ont fait les repérages, la coordination, la logistique, les coups de fil, les relances, etc. (un merci particulier à Morvan)

Plus que 3 pylônes avant d’attaquer les 21 suivants ! 🙂

by bruno at July 11, 2020 08:42 AM

June 23, 2020

Franciliens

Services pour les adhérents 🎉

Nous sommes heureuxes d’annoncer que nous avons décidé d’ouvrir gratuitement à nos adhérentes plusieurs services !

Compte Jabber (XMPP)

XMPP est un système de messagerie instantanée (chat). C’est une bonne alternative à des systèmes de messageries centralisées (comme WhatsApp pour ne pas le citer). En effet, XMPP permet une architecture décentralisée car tous les messages ne sont pas stockés au même endroit ou pas la même entité. Nous avons donc mis en place notre propre serveur et c’est ainsi que Franciliens.net vous propose de vous créer un compte @franciliens.net.

Pour commencer avec XMPP, voici une liste de logiciels compatibles:

Et un bon tutoriel pour démarrer: https://www.chapril.org/XMPP.html

Références

Résolveur DNS Secondaire

Imagine deux secondes si tu devais retenir et taper le numéro de téléphone de chaque personne que tu voulais appeler. Galère! C’est pareil pour les sites web, tu devrais retenir 91.198.174.192 pour te connecter à wikipedia.org par exemple. Non, à la place, tu tapes wikipedia.org, et ton ordinateur s’occupe du reste.

Pour faire cette traduction d’un numéro en un nom, ton ordinateur utilise un résolveur DNS.
Un résolveur, c’est un ordinateur qui transforme un nom de domaine (ex:wikipedia.org) en un numéro (ex:91.198.174.192). Un annuaire en ligne quoi.

Si jamais le résolveur que ton ordinateur utilise par défaut n’est plus joignable, tu ne sera plus en mesure de te promener sur le net sans connaître l’IP du site que tu souhaites consulter. Il est donc souvent pratique d’avoir un résolveur de secours, et c’est ce que peux te fournir Franciliens.net !

Reverse DNS

A l’inverse du résolveur DNS présenté ci-dessus qui te permet d’obtenir une adresse IP depuis un nom de domaine, le « reverse DNS » permet d’obtenir un domaine depuis une IP.

En pratique, c’est principalement utilisé pour vérifier que l’émetteur d’un email est bien celui qu’ielle prétend être. Lorsqu’on reçoit un mail on peut vérifier que le domaine de l’email de l’émetteur (toto@franciliens.net) correspond bien au domaine associé à l’IP de l’émetteur (contenu dans l’entête de l’email).

Franciliens.net vous propose de mettre en place une entrée dans son serveur DNS afin que vos destinataires puissent vérifier votre identité et donc de ne pas finir dans leur spams. Bien évidemment, comme nous pouvons fournir cette garantie uniquement pour les adresses IP que nous gérons, ce service s’adresse aux personnes qui hébergent un serveur sur une adresse IP assignée par Franciliens.net (via un abonnement VPN ou xDSL).

MX Secondaire

Ça c’est quand ton serveur de mail autohébergé décide de te lâcher un vendredi soir alors que tu viens juste de partir en randonnée à la montagne pour une semaine. Si ça arrive et que tu n’as pas de MX secondaire, les emails envoyés vers toi seront perdus.

Pour rappel lorsque quelq’un.e t’envoie un email, le programme avec lequel ielle rédige son email (MUA de son petit nom) transmet l’email à un son serveur (ou le serveur de son fournisseur de mail) qui le transmet ensuite à ton serveur.

Lorsque tu consultes tes emails, tu te connectes sur ton logiciel (ton MUA), ce dernier récupère les emails stockés sur ton serveur.

Si ton serveur n’est pas joignable, le serveur de la personne qui t’envoie l’email va réessayer plusieurs fois (en général 5 jours). Si ton serveur n’est pas joignable au delà de cette durée, l’email sera perdu.

En pratique le MX secondaire est très peu utilisé car cela implique que le serveur ne sont pas joignable pendant 5 jours (ça dépend de la configuration du serveur qui envoie l’email).

Réferences

by Keoma at June 23, 2020 11:47 PM

June 15, 2020

Franciliens

Abonnements VPN – Pause de nouvelles souscriptions

Fondée en 2010, Franciliens.net aura dix ans à l’automne 2020.
Aujourd’hui nous sommes plus de 160 adhérents.
Sans fêter l’anniversaire avant l’heure, nous pouvons déjà faire un constat : nous avons grandi !

C’est une très bonne nouvelle qui nous oblige à faire une révision de ce qu’est notre infrastructure technique, qui avait été pensée pour une toute petite structure aux moyens très limités. Aujourd’hui nous constatons en effet que nous touchons aux limites de notre infrastructure et nous devons l’adapter à notre nouvelle taille, tout particulièrement pour le VPN, qui compte désormais plus de 40 abonnés.

Pendant que nous faisons grandir nos capacités, notre souci est de ne pas fournir un service dégradé à nos abonnés actuels.

Pour cela, nous choisissons de suspendre temporairement la vente du service VPN.

Que se passe-t-il du point de vue pratique ?

  • Tu es abonnée VPN ? Aucun changement pour toi
  • Tu souhaites devenir abonnée VPN ? Pour l’instant, tu peux nous envoyer ta demande : nous la prendrons en compte et nous la traiterons dès lors que nous aurons augmenté notre capacité

Et nous travaillons pour accueillir toutes les abonnées et abonnés de nos prochains dix ans 🎊

by Anne at June 15, 2020 11:25 PM

May 31, 2020

FAImaison

Assemblée générale 2020

L'assemblée générale ordinaire (AGO) a eu lieu le samedi 15 février 2020 au 1 place de la Gare de l'État dans la salle A de la Maison des syndicats, à Nantes.

Publication des bilans et compte-rendus suite à l'assemblée générale

Sont disponible au format PDF :

by FAImaison at May 31, 2020 10:00 PM

Hébergement matériel

FAImaison mutualise entre ses membres de l'espace au sein d'une baie du datacenter, il est possible d'y faire héberger du matériel. Le tarif mensuel de location comprend le coût du réseau, de l'électricité, et de l'espace.

Hébergement de petites machines

Il est possible de faire héberger une machine « hors format », de type NUC, Raspberry PI, brique internet, ordinateur portable ou toute autre avec une consommation raisonnable (< à 30W de moyenne).

Hébergement de machine rackables

La location de U pour y placer une machine rackable n'est plus possible faute de place suffisante en baie pour le moment.

Tarifs

Tarif libre

by FAImaison at May 31, 2020 10:00 PM

April 30, 2020

FAImaison

Interview pour Radio Canut

Nous avons été sollicité·e·s le 24 avril 2020 par Radio Canut (Lyon) pour une interview sur les libertés numériques en général et l'application StopCovid en particulier.

C'est ainsi que MeTaL_PoU et Chre ont participé à l'émission « On est pas des cadeaux ! » et on pu échanger avec -so- le 27 avril sur ces sujets.

Vous pouvez écouter cette émission [1h] diffusée à l'antenne le 1er mai 2020 ici :

Sur le site de l'émission « on n'est pas des cadeaux »

(copie locale de l'interview)

Et n'oubliez pas au passage d'apprécier la savoureuse bande son !

by FAImaison at April 30, 2020 10:00 PM

April 29, 2020

Le Blog de SCANI

Mobilisations citoyennes

Depuis le début de la crise, l’espace médiatique est, dans sa grande majorité, occupé par les grandes déclarations de nos gouvernants qui tentent, par tous les moyens possibles, d’entretenir le mythe de l’état providence et de rassurer du mieux qu’ils peuvent l’ensemble de la population.

Dans le même temps, des manques criants dans l’organisation publique nationale sont apparus. On peut heureusement compter sur nos organisations plus locales, au premier rang desquels on trouve nos communes.

La « société civile », mot de novlangue utilisé depuis quelques années pour désigner tantôt les associations ou tantôt les individus, prend cette crise de plein fouet (et ce n’est pas terminé) mais se mobilise du mieux qu’elle peut, parfois avec la complicité de nos élus locaux.

En quelques semaines à peine, et sans que ce panorama ne soit exhaustif (si vous avez d’autres infos, n’hésitez pas à les mentionner dans les commentaires), plusieurs initiatives sont nées. Les actifs de SCANI participent à l’une ou plusieurs de ces initiatives, on vous en parle donc un peu :

Makers 89 contre le Covid

À l’initiative du fablab des Beaux Boulons à Auxerre, rapidement rejoint par le Maillet de Joigny et des makers du Sénonais et d’un peu partout dans le département, le collectif fédère aujourd’hui une centaine d’imprimantes 3D qui produisent en continu des visières de protection, des fixations pour masques, des systèmes d’ouverture de portes avec le coude, etc …

Après que chacun ait épuisé ses stocks personnels, une cagnotte helloasso a permis les premières commandes de réassort de matière première, rapidement complétée par une donation de la Fondation Free de près 200kg de fil pour les imprimantes 3D. La région devrait également prendre en charge une partie des frais engagés, mais la méthode choisie est bien plus complexe et symptomatique des modes verticaux de fonctionnement (il faut dénicher la facture, l’envoyer à un fablab à l’autre bout de la région qui a reçu une subvention globale de la région et qui est, si on a bien tout saisi, chargé de la répartir entre tous ceux qui ont engagé des frais .. l’histoire ne dit pas si un particulier pourra se faire rembourser directement)

A cette occasion, même si la chose n’est pas simple sans pouvoir se réunir, nous avons rapidement mis en place une organisation qui fonctionne plutôt bien :

  • Le fabmanager Auxerrois se charge de la coordination générale et de tenir les comptes (près de 4000 visières produites !)
  • Deux ou trois personnes, déjà amenées à se déplacer pour leur activité professionnelle, assurent le transport et la répartition de la matière première
  • Sur l’Auxerrois, un bout de jardin (le désormais fameux « 93 ») a été aménagé avec une petite armoire de stockage, un parasol et du matériel de désinfection, permettant la récupération de matière première et le dépôt d’objets par les makers
  • Pour une grande partie des EHPAD, la production de visières a été centralisée à Toucy puis la redistribution a été directement gérée en interne par les établissements
  • Un partenariat a été noué avec un transporteur de matériel médical et les pharmacie, permettant de faire voyager les objets imprimés partout dans le département

La couture Jovinienne

A l’initiative de la mairie de Joigny et de la communauté de commune du Jovinien, plus de 70 couturières et couturiers sont à l’œuvre depuis 3 semaines pour produire des masques en tissus. La collectivité fourni le tissus et les élastiques, les élus se chargent de la distribution du tissus, du ramassage des masques et de la distribution.

Un centre de couture, équipé en machines, a été crée en respectant les distances de sécurité et accueil les personnes non équipées à domicile mais qui savent utiliser les machines à coudre.

Services numériques locaux

On parle beaucoup de la nécessité de relocaliser une partie de la production des biens et services dont nous avons besoin au quotidien. La crise actuelle a mis en évidence une trop grande interdépendance des continents, des pays et même parfois des régions ou des départements.

S’il semble évident qu’il faudra, à l’avenir, assurer les capacité de production de médicament et de matériel, beaucoup semblent se reposer sur internet comme si c’était un acquis infaillible et qui sera toujours disponible.

Pour remettre les choses en perspective, Youtube a fêté son 15e anniversaire le mois dernier, Gmail n’existait pas lors de la présidentielle de 2002, si Zoom (célèbre service de communication vidéo en ligne) était humain, il rentrerait en CE1 en septembre prochain et si la légende dit qu’Internet a été conçu par l’armée américaine pour résister à une guerre nucléaire, la réalité est qu’il s’agit d’un réseau principalement financé et maintenu par des entreprises privées dont l’objectif premier, malgré ce qu’en disent leurs publicités, est le profit financier.

Dès lors, il semble curieux qu’on fasse reposer la quasi totalité de nos interactions sociales et nos activités économiques et citoyennes sur ce seul outil sans se poser un minimum de questions.

La principale question tient en quelques mots : « si demain tel service disparaît d’internet (parce qu’il n’est plus rentable) ou que la connexion au réseau est tout simplement impossible (parce que l’opérateur chargé d’entretenir le réseau fait défaut), que se passe-t-il ? ».

Les réponses sont beaucoup moins évidentes à apporter, mais pour amoindrir l’impact de ce type d’incident, SCANI, déploie son un réseau Icaunais depuis 7 ans en s’assurant qu’il soit une propriété collective (tant qu’il y aura des membres et de l’électricité, le réseau devrait continuer à fonctionner).

Nous avons, depuis le début de la crise, mis en place, avec, entre autre, la complicité de F.E.L.I.N et l’aide de la CCJ, une plateforme d’hébergement de services et déploie des outils de conférence audio et vidéo, de discussion en ligne, d’hébergement de fichiers et de vidéos, d’organisation, de prise de note, etc.

L’ensemble de ces outils sont rassemblés sur le portail Jovinien-Solidaire.

Et demain ?

Comme on dit, « c’est à la fin du festival qu’on compte les bouses ». En réalité, on en a déjà aperçu quelques unes : le délabrement de l’hôpital public, plus de la moitié du secteur privé au chômage partiel, les retraits massifs de l’assurance vie qui vont mettre l’état en difficulté d’ici quelques semaines. La suite sera, de l’avis de quelques spécialistes encore trop peu écoutés, bien pire.

Il y a 7 ans, quelques fadas, ignorant que c’était impossible, ont fondé un fabricant d’accès à internet associatif. Ce FAI est devenu SCANI. Des années, des mois, des jours, des heures innombrables passées à connecter l’Yonne avec une obsession en tête : faire qu’ici (et ailleurs), internet soit élevé au rang qu’il mérite : celui de commun.

Nous ne sommes pas seuls, et ça fait chaud au cœur chaque jour. Les communs, sacrifiés sur les autels de la mondialisation et de la consommation, sont toujours en vie et se développent à tous les niveaux, dans toutes les strates de la société et dans toutes les activités.

Pour les défenseurs et faiseurs des communs, les récents évènements sont à la fois une épreuve et une formidable chance de faire la preuve que ce modèle de société non seulement fait sens, mais est résilient et pertinent.

Certains d’entre nous travaillent littéralement 18 heures par jour depuis mi-mars. À organiser la communication entre les collectifs, à rassembler du matériel, à dénicher des matières premières, à venir en aide à nos soignants, à accompagner ceux qui ont du mal avec les outils numériques, ou à proposer leur aide là ou elle est nécessaire tout simplement.

Cet investissement spontané est impressionnant : en temps normal, ces personnes et ces collectifs sont souvent relégués au second rang. L’économie est plus importante, c’est elle qui prime, et si possible l’économie de gros sous. Et quand l’économie s’arrête, que reste-t-il ?

  • Les services publics à bout de souffle, déjà quasiment en mort cérébrale après des décennies de casse méticuleusement organisée ;
  • la passion du monde associatif et coopératif qui ne fonde pas son activité sur l’argent roi.

Est-ce suffisant pour amortir les chocs à venir ? Certainement pas. Mais comment mettre plus de gens en mouvement ? Que faire avec quelqu’un qui propose son aide mais à qui on ne sait répondre que « euhhh ben viens, intéresse toi, et trouve toi même à quoi tu peux te rendre utile ! » ? Quels sont les domaines qu’il faudrait collectivement considérer comme prioritaires et dans lesquels toute notre énergie disponible devrait être investie ? Ce sont encore beaucoup de questions et elles sont passablement déprimantes.

On se console en se disant que le monde a d’autres choses à penser aujourd’hui, mais on a tout de même l’impression qu’il y a urgence. Que si ce n’est pas maintenant qu’on arrive à faire comprendre l’importance de s’investir personnellement et localement, on n’y parviendra jamais.

Mais comme on n’est pas du genre à se laisser abattre, on se lance dans une idée un peu folle : quitte à être là en attendant une probable seconde vague et un nouveau confinement, on va profiter du temps libéré pour favoriser l’échange de compétences. Vous voulez apprendre et/ou transmettre ce que vous savez ? Vous avez un micro sur votre ordinateur et, idéalement, une caméra ? Envoyez un mail à formation@scani.fr en précisant vos sujets de prédilection (à la fois dans ce que vous voudriez apprendre et ce que vous voudriez transmettre).

Pas de sujets imposés. On risque bien entendu de parler d’informatique et de réseau, mais on voudrait aussi parler culture (de l’esprit et du sol), de musique, …

Le ministre de l’éducation nationale veut une nation apprenante ? Prenons-le au pied de la lettre, apprenons à nous connaître et à travailler ensemble à améliorer (pour ne pas dire « rendre moins pire ») nos avenirs communs.

Et dès qu’on pourra de nouveau se réunir, on ira plus vite, puisqu’on se sera déjà apprivoisés !

by bruno at April 29, 2020 04:24 PM

April 28, 2020

French Data Network

Après talk, FDN propose un nouvel outil de vidéoconférence : bbb

Après talk.fdn.fr, outil de visio-conférence basé sur Jitsi, des bénévoles de FDN ont mis en place bbb.fdn.fr, basé sur BigBlueButton, qui permet des visio-conférences avec plus de monde,  un·e maître·sse de cérémonie et fonctionnalité de prise de parole,  un « tableau blanc », possibilité de partage d’écran,  d’enregistrement de la présentation et plein d’autres choses encore (notes […]

by Khrys at April 28, 2020 08:42 AM